Un sujet par facette
Le programme du cycle 3 consacre une section entière à l'initiation à la pensée informatique. Au CM2, elle comprend cinq facettes : le programme de calcul, la suite de nombres, la suite de motifs, le codage de déplacement et le programme de construction.
Chacune a son sujet, noté sur vingt. Une classe qui n'a pas encore abordé les programmes de construction peut donc n'en donner que quatre.
Les suites, motifs, programmes et chemins de ces sujets ne sont aucun de ceux des fiches d'exercices : une évaluation qui reprendrait les exercices ne mesurerait que la mémoire.
Les sujets sont imprimés en noir et blanc : un sujet noté se photocopie.
1 sur 5
Sujet 1 — Exécuter un programme de calcul
Suivre trois instructions dans l'ordre, et savoir les remonter.
Un programme à trois instructions, à faire passer par deux nombres de départ.
Puis trois copies à corriger : l'une s'est arrêtée trop tôt, l'autre a inversé l'ordre.
- Deux nombres de départ
- Retrouver le nombre choisi
- Écrire un programme
2 sur 5
Sujet 2 — Poursuivre une suite de nombres
Trouver la règle, puis l'appliquer — quatre familles de règles.
Quatre suites à ranger selon la taille de leur terme suivant.
Puis un tableau où chaque règle est à écrire.
- Quatre suites à ranger
- Quatre règles à écrire
- Une suite ambiguë
3 sur 5
Sujet 3 — Poursuivre une suite de motifs
Traduire un dessin qui grandit en une suite de nombres.
Une équerre de carrés, montrée sur quatre étapes ; la cinquième est à dessiner.
Puis chaque étape à relier à son nombre de carrés.
- Une équerre qui grandit
- Pair ou impair
- Une étape lointaine
4 sur 5
Sujet 4 — Coder un déplacement
Suivre un codage case par case, et en écrire un plus court.
Un quadrillage, une case de départ, sept flèches à suivre.
Puis trois questions sur ce qu'un codage dit et ne dit pas.
- Suivre sept flèches
- Le codage le plus court
- Plusieurs chemins, une arrivée
5 sur 5
Sujet 5 — Produire un programme de construction
Écrire des instructions exécutables — dans un ordre où rien n'est nommé avant d'exister.
Quatre instructions à ranger selon qu'elles supposent ou non une étape précédente.
Puis trois questions sur ce qu'un programme doit garantir.
- Ce que chaque instruction suppose
- La première instruction
- Écrire son programme
Compétences travaillées
-
L'ordre fait partie du programme
Un programme de calcul se lit de haut en bas. Multiplier avant d'ajouter donne un autre résultat — et c'est l'erreur la plus fréquente.
-
Une règle se prouve
« 1 ; 2 ; 4 » se poursuit par 8 ou par 7 selon la règle. Trois termes ne suffisent pas toujours à la prouver.
-
Un motif se traduit en nombres
Compter les carrés de chaque étape donne une suite, et la règle de cette suite répond pour une étape lointaine sans qu'on la dessine.
-
Une instruction doit être exécutable
Un programme de construction s'écrit pour quelqu'un qui ne voit pas la figure : chaque instruction doit pouvoir être suivie au moment où on la lit.
Pourquoi rien n'est repris des fiches
Le programme de calcul, les quatre suites, le motif et le chemin de ces sujets sont tous différents de ceux des fiches d'exercices.
Un élève qui a fait les fiches et retrouve les mêmes suites dans l'évaluation peut répondre de mémoire, sans avoir cherché de règle. La note ne mesurerait alors plus rien.
Un contrôle confronte les deux articles avant toute production, et refuse d'imprimer si un seul élément se répète.
Ce que ces sujets n'emploient pas
Aucun vocabulaire de collège : ni variable, ni boucle, ni condition, ni suite arithmétique ou géométrique. Le programme du cycle 3 ne les nomme pas, et le module les refuse.
Aucune suite ambiguë : chacune est confrontée à une famille de règles simples, et refusée si deux d'entre elles la prolongent différemment.
Aucun nombre négatif ni division qui ne tombe pas juste : le programme dit « choisir un nombre entier », et les programmes de calcul restent dans les entiers du début à la fin.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 3 en vigueur, section « Initiation à la pensée informatique », paragraphe « Cours moyen deuxième année ». Les sujets sont imprimés en noir et blanc. Aucun résultat, aucun terme de suite et aucune case de motif n'est saisi : tout est calculé par un module partagé avec les fiches d'exercices. Les réponses fausses des copies à corriger sont elles-mêmes calculées, pour qu'elles portent bien l'erreur qu'on leur attribue.