SVT · 6ème · Exercice

Êtres vivants et environnement en 6e — 5 fiches d’exercices (PDF + corrigés)

Comparer deux milieux avec des nombres, lire une chaine dans le bon sens — et découvrir que sur six espèces, une seule hiberne.

6ème SVT Exercice
Durée 45 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Six êtres vivants d’un même milieu et six façons différentes de passer l’hiver, dont une seule hibernation.

Ce que ces fiches demandent

Lire deux relevés — deux stations le même jour de juin, un même étang à quatre dates de l'année ; ranger douze étiquettes, six êtres vivants selon leur milieu et six paramètres selon leur sorte ; compléter un maillon manquant de chaine alimentaire et neuf cases de frise ; juger huit copies d'élèves, dont quatre sont fausses ; et répondre à quinze questions rédigées sur ce que les relevés permettent de conclure.

Chaque fiche porte un rappel de quatre lignes, deux exercices avec schéma et un exercice de questions rédigées.

Deux pages A4 par fiche, en noir et blanc, corrigé séparé, barème détaillé.

1 sur 5

Fiche 1 — deux stations, un même jour

Trois grandeurs relevées au bord de l’étang puis sous les arbres, et six êtres vivants à ranger dans le milieu où ils vivent.

La première fiche pose l’attendu que le site ne traitait nulle part : comparer un milieu aquatique et un milieu terrestre à partir de données recueillies lors d’une sortie.

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Une classe a relevé trois grandeurs au bord de l’étang, puis les mêmes trois grandeurs sous les arbres, cent mètres plus loin, le même jour à la même heure. Le rappel dit pourquoi cela compte : sans cette précaution, l’écart pourrait venir de la météo.

L’éclairement sépare les deux stations de très loin — 95 % du plein soleil contre 10 % —, et c’est la première question. La seconde demande ce qui explique cet écart.

Six êtres vivants suivent, à ranger dans le milieu où ils vivent. Aucun ne porte le mot de sa colonne : un contrôle le mesure en mots entiers, faute de quoi le tri se remplirait sans rien savoir.

Cent mètres suffisent, quand la lumière passe de 95 % à 10 %.

  • Lire les deux relevés
  • Qui vit où
  • Le milieu et son peuplement

2 sur 5

Fiche 2 — ce qui change, et qui mange qui

Six paramètres à ranger selon leur sorte, puis une chaine alimentaire de l’étang dont un maillon manque.

Le programme parle de « paramètres physiques ET biologiques ». Ce partage n’est pas de nous : le texte les nomme dans cet ordre, et ses quatre exemples se rangent exactement ainsi.

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Six paramètres sont à trier. Le second exercice de la fiche demande le critère employé — et c’est là que se joue la différence entre avoir rangé juste et avoir compris pourquoi.

Une chaine alimentaire de l’étang suit, dont un maillon manque. La réponse ne s’écrit pas au hasard : l’être vivant attendu doit manger le maillon précédent ET être mangé par le suivant, et le barème le dit.

Les trois questions rédigées lisent la chaine dans les deux sens, puis demandent pourquoi elle commence toujours par un végétal.

Un hiver doux n’aide un animal que s’il trouve encore de quoi manger.

  • Deux sortes de paramètres
  • La chaine de l’étang
  • Lire une chaine dans les deux sens

3 sur 5

Fiche 3 — la flèche a un sens

Une chaine alimentaire du sous-bois à lire dans les deux sens, puis quatre copies dont deux se trompent de flèche.

Une flèche de chaine alimentaire ne se lit que dans un sens, et elle ne relie que deux maillons voisins. Les deux erreurs qui en découlent sont les plus fréquentes du chapitre.

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La chaine du sous-bois est donnée complète : il n’y a rien à écrire dessus. Les deux questions la font lire — qui mange qui, et combien d’êtres vivants séparent le premier maillon du dernier.

Quatre copies suivent. L’une inverse une flèche, l’autre saute un maillon ; les deux autres disent vrai. L’ordre des verdicts n’est ni alterné ni groupé, et un contrôle le vérifie.

Les trois dernières questions portent sur ce qu’une chaine n’affirme PAS : elle ne dit pas qu’un animal ne mange que cela, et plusieurs chaines d’un même milieu forment un réseau.

Inverser une flèche revient à faire manger le renard par la poule.

  • La chaine du sous-bois
  • Quatre copies devant la même chaine
  • Ce qu’une chaine ne dit pas

4 sur 5

Fiche 4 — passer la mauvaise saison

Quatre copies sur la façon dont six espèces passent l’hiver, puis l’année de l’hirondelle mois par mois.

« Présenter différentes adaptations au passage de la « mauvaise » saison » : cet attendu ne laissait aucune trace sur le site. « Hibernation » y comptait zéro occurrence.

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Quatre copies ouvrent la fiche, et la première porte l’idée reçue en toutes lettres : « tous les animaux hibernent ». Sa correction recompte sur le corpus — une espèce sur six.

L’année de l’hirondelle suit, sur une frise de cinq mois. Elle commence au printemps et traverse le 31 décembre : son ordre n’est pas celui du calendrier, et le contrôle le vérifie en repartant du premier repère.

Les trois questions rédigées demandent deux espèces qui restent et ce que fait chacune — quatre autres réponses que celles du corrigé sont possibles, et le barème le dit.

Six êtres vivants, un même problème, six réponses différentes.

  • Quatre copies sur l’hiver
  • L’année de l’hirondelle
  • Rester, ou partir

5 sur 5

Fiche 5 — le même étang au fil de l’année

Quatre notes d’un naturaliste à replacer dans la bonne saison, puis le relevé des conditions aux mêmes quatre dates.

La dernière fiche relie les deux moitiés du chapitre : le même étang, relevé quatre fois dans l’année, ne montre pas les mêmes êtres vivants — et rien n’a bougé.

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Quatre notes d’un naturaliste sont à replacer dans la bonne saison. Elles ne se devinent pas : chacune annonce un nombre de têtards, et le tableau de l’exercice suivant porte les quatre comptes, deux à deux différents. Un contrôle vérifie que ces comptes restent distincts — sans quoi deux notes deviendraient interchangeables.

Le relevé pose ensuite la vraie question du chapitre : l’eau est la plus chaude en juillet, mais les têtards sont les plus nombreux en avril. Ce décalage est ce que l’attendu demande d’expliquer.

La dernière question sépare deux choses que l’on confond : la durée du jour et le nombre de têtards varient ensemble, mais varier ensemble n’est pas expliquer.

Le milieu n’a pas changé de place : il a changé de peuplement.

  • Les quatre notes du naturaliste
  • Les conditions aux mêmes dates
  • Relier les deux tableaux

Compétences travaillées

  • Deux relevés se comparent le même jour

    Même heure, mêmes instruments. Sans cela, ce qui sépare les deux stations pourrait venir de la météo, pas du milieu.

  • Le milieu décide du peuplement

    Cent mètres suffisent à tout changer, quand la lumière passe de 95 % à 10 % du plein soleil.

  • La flèche part de la proie

    Elle se lit « est mangé par », et elle ne relie que deux maillons voisins.

  • L’hiver a plusieurs réponses

    Partir, hiberner, s’enfouir, attendre en graine, perdre ses feuilles, faire des réserves. Une seule des six est une hibernation.

Deux attendus que le site ne traitait pas

L’entrée « Écosystème » du programme porte cinq attendus en fin de sixième. Deux d’entre eux ont été cherchés dans les 505 articles du site, et n’y laissaient aucune trace.

Le premier demande de comparer « écosystèmes aquatique et terrestre » : le mot « aquatique » comptait zéro occurrence. Le second demande de « présenter différentes adaptations au passage de la « mauvaise » saison » : « hibernation » comptait zéro, « dormance » zéro.

Ces fiches les prennent l’un et l’autre. Une sortie à deux stations, relevées le même jour ; et six êtres vivants d’un même milieu, chacun avec sa façon de passer l’hiver.

Une hibernation sur six

L’erreur la plus fréquente du chapitre tient en un mot : « ils hibernent tous ». Le corpus de ces fiches l’écarte par construction — six espèces, six stratégies différentes, et une seule hibernation.

L’hirondelle part et revient ; la grenouille s’enfouit dans la vase ; le coquelicot meurt en laissant des graines ; le chêne reste sans feuilles ; l’écureuil reste actif et puise dans ses caches. Le hérisson est le seul à dormir.

C’est ce que la couverture montre, et un contrôle vérifie que l’espèce mise en avant est bien celle que le module désigne comme hibernante.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3, attendus de fin de sixième. CINQ FICHES DE VINGT POINTS, en noir et blanc, corrigés séparés. LE SUJET A ÉTÉ TROUVÉ PAR LA MESURE, PAS PAR L'INTUITION : les cinq attendus de l'entrée ont été comptés, puis cherchés un à un dans les 505 articles du site. Deux rendaient zéro. LES DEUX STATIONS SONT COMPARABLES PARCE QU'ELLES ONT ÉTÉ RELEVÉES LE MÊME JOUR, à la même heure, avec les mêmes instruments — c'est ce que la première fiche fait constater avant de faire lire les nombres. Les relevés sont donnés pour ce qu'ils sont : des données de sortie, jamais des valeurs de référence. SIX ÊTRES VIVANTS SE RANGENT DANS LEUR MILIEU SANS QU'AUCUN NE PORTE LE MOT DE SA COLONNE, et un contrôle le mesure en mots entiers. LES DEUX CHAINES ALIMENTAIRES NE PARTAGENT AUCUN MAILLON, et une seule en cache un. SIX ADAPTATIONS DISTINCTES à la mauvaise saison, dont UNE SEULE est une hibernation : c'est le fait que la couverture met en avant, et l'idée reçue que la quatrième fiche défait. LES QUATRE NOTES DU NATURALISTE SE TRANCHENT SUR LE RELEVÉ VOISIN — les quatre comptes de têtards sont deux à deux différents, et un contrôle le vérifie : sans cela, deux notes deviendraient interchangeables. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en SVT de sixième. Total vérifié à 20 points par fiche.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences et technologie du cycle 3, thème « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent », entrée « Écosystème », colonne « Connaissances et compétences attendues en fin de sixième » — Bulletin officiel n° 25 du 22 juin 2023. TROIS DES CINQ ATTENDUS DE CETTE ENTRÉE SONT TRAITÉS ICI, et deux d'entre eux n'avaient AUCUNE TRACE MESURABLE sur les 505 articles du site : « aquatique » 0 occurrence, « hibernation » 0, « précipitations » 0, « dormance » 0. Les trois attendus, cités mot pour mot : « Comparer deux écosystèmes, à l'aide de données recueillies lors de sorties et/ou de recherches documentaires, pour établir un lien entre le milieu et son peuplement (écosystèmes aquatique et terrestre). » ; « Suivre les changements de peuplement au cours des saisons pour un même écosystème et les relier aux changements des paramètres physiques et biologiques (température, ensoleillement, précipitations, présence de nourriture, etc.). » ; « Présenter différentes adaptations au passage de la « mauvaise » saison. » LE PARTAGE DES PARAMÈTRES EN PHYSIQUES ET BIOLOGIQUES N'EST PAS DE NOUS : le texte les nomme dans cet ordre, et ses quatre exemples se rangent exactement ainsi. CE QUI RESTE AUX DEUX AUTRES ARTICLES DU MÊME THÈME : la décomposition et la litière, le réseau trophique complet, la perturbation naturelle, les nichoirs et les hôtels à insectes.

Questions fréquentes

Comment comparer deux milieux en 6e ?
En relevant les mêmes grandeurs, le même jour, à la même heure et avec les mêmes instruments. C’est ce qui rend les deux relevés comparables : ce qui les sépare vient alors du milieu, et de rien d’autre.
Qu’est-ce qu’un paramètre physique, un paramètre biologique ?
Un paramètre physique se mesure avec un instrument et existerait sans les êtres vivants : température, ensoleillement, précipitations. Un paramètre biologique dépend des êtres vivants présents : présence de nourriture, nombre de prédateurs, abris offerts par les plantes.
Tous les animaux hibernent-ils l’hiver ?
Non, et c’est l’erreur la plus fréquente du chapitre. Sur les six espèces de ces fiches, une seule hiberne. Les autres partent, s’enfouissent, passent l’hiver sous forme de graines, perdent leurs feuilles ou restent actives grâce à des réserves.
Dans quel sens se lit une flèche de chaine alimentaire ?
Elle part de ce qui est mangé et arrive sur celui qui mange : elle se lit « est mangé par ». Et elle ne relie que deux maillons voisins — sauter un maillon fait dire à la chaine une chose qu’elle n’affirme pas.