Ce que ces fiches demandent
Nommer dix lieux sur deux cartes — six cités et sanctuaires de Grèce, quatre colonies lointaines ; identifier deux documents par leur nature, leur auteur et leur date ; ranger sept repères dans leur siècle ; juger huit copies d'élèves, dont quatre sont fausses ; compléter quatre maillons de deux chaines de causes ; et répondre à douze questions rédigées sur ce que l'on sait, et sur la manière dont on le sait.
Chaque fiche porte un rappel de quatre lignes, deux exercices avec schéma et un exercice de questions rédigées.
Deux pages A4 par fiche, en noir et blanc, corrigé séparé, barème détaillé.
1 sur 5
Fiche 1 — situer, puis lire
Six lieux du monde grec à nommer sur la carte, puis un poème du VIIe siècle av. J.-C. à identifier avant de le comprendre.
La première fiche pose les deux gestes que tout le chapitre réclame : situer, puis identifier.
Six lieux de Grèce sont placés sur la carte par leurs coordonnées réelles, et cachés derrière leur seul numéro. Quatre sont des cités, deux sont des sanctuaires — et l’ordre des numéros ne le dit pas : il ne groupe ni n’alterne les deux natures, faute de quoi la carte donnerait sa réponse par la seule position.
Un poème du VIIe siècle av. J.-C. suit, et les quatre questions du rappel lui sont posées avant qu’on cherche ce qu’il raconte. Son auteur est un paysan qui parle de sa propre terre : il écrit au moment même, et c’est ce qui fait sa valeur.
Les trois dernières questions séparent ce qu’il permet de savoir de ce qu’il ne permet pas — la seconde moitié, celle qu’on oublie.
Un texte sans auteur ni date ne se questionne pas.
- Six lieux à nommer
- Identifier le document
- Ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas
2 sur 5
Fiche 2 — ce que le document dit
Un traité du IVe siècle av. J.-C. sur les réformes d’Athènes, puis quatre copies dont deux lui font dire ce qu’il ne dit pas.
Un traité du IVe siècle av. J.-C. décrit les deux réformes qui changent Athènes. Son auteur écrit cent cinquante ans après les faits : il rapporte, il ne témoigne pas.
Les deux questions du premier exercice font distinguer ce que fait Solon de ce que fait Clisthène, puis demandent POURQUOI Clisthène mêle les habitants de trois régions dans les mêmes tribus.
Quatre copies suivent. L’une prête au document un fait qu’il ne rapporte pas ; l’autre prend son auteur pour un témoin. Ce sont les deux formes de la même erreur, et le rappel les nomme sans donner aucune des deux corrections.
Les trois dernières questions portent sur trois mots que les deux évaluations du chapitre n’écrivent jamais : tyran, aristocratie, métèque.
Un document exact peut n’avoir rien vu.
- Deux réformes, deux hommes
- Quatre copies devant le même document
- Les mots de la cité
3 sur 5
Fiche 3 — dire un siècle
Quatre copies qui se trompent de siècle ou de sens du temps, puis les sept repères du chapitre à ranger dans leur siècle.
Avant Jésus-Christ, les nombres se lisent à l’envers, et le siècle se calcule. Cette fiche ne fait que cela.
Quatre copies ouvrent le sujet. L’une se trompe de siècle, l’autre croit que le plus petit nombre est la date la plus ancienne. Les deux autres disent vrai, dont une sur un auteur qui écrit APRÈS J.-C. — le seul du chapitre.
La frise porte ensuite les sept repères du chapitre, et l’élève écrit sous chacun son siècle. Sept dates, quatre siècles : trois tombent dans le même, et deux autres se partagent un second. Les sept réponses sont recalculées depuis l’année avant production, et un contrôle refuse toute case qui ne correspondrait plus à la règle.
Les trois questions rédigées font poser deux soustractions et expliquer ce que change une date postérieure à Jésus-Christ.
Deux dates voisines peuvent tomber dans deux siècles différents.
- Quatre copies devant les mêmes dates
- Le siècle de chaque repère
- Compter les années
4 sur 5
Fiche 4 — comment la démocratie nait
Un fait par siècle sur la frise, puis la suite des causes qui mène de l’endettement des paysans au vote de tous les citoyens.
La seconde question du programme demande DANS QUELLES CONDITIONS la démocratie nait à Athènes. C’est une suite de causes, et cette fiche la fait remonter.
La frise porte d’abord les quatre siècles du chapitre, et l’élève écrit sous chacun le fait qui l’ouvre. C’est le pas suivant de la fiche précédente : on ne range plus des dates dans des siècles, on raconte un siècle par un fait.
La chaine de causes suit, avec deux maillons laissés en blanc. Elle commence loin de la politique — chez des paysans qui empruntent en donnant leur propre personne en garantie — et se termine par un vote.
Les trois questions rédigées demandent si la réforme de Solon suffit, et qui vote — donc aussi qui ne vote pas : les métèques, les femmes et les esclaves.
Deux hommes, à quatre-vingt-six ans d’écart.
- Un fait par siècle
- La suite des causes
- Ce que la chaine explique
5 sur 5
Fiche 5 — partir fonder une cité
La suite des causes qui pousse une cité à envoyer des colons, puis quatre colonies réelles à placer et à relier à leur métropole.
La dernière fiche revient à la première question du programme : comment des cités rivales ont-elles pu partager une culture commune ?
La chaine de causes explique le départ des colons — la population augmente, la terre manque, la cité envoie des habitants. Deux maillons manquent, et ce ne sont pas les mêmes rangs que la fiche précédente : un contrôle le vérifie, faute de quoi la seconde chaine se remplirait par habitude.
Quatre colonies réelles sont ensuite placées sur la Méditerranée par leurs coordonnées, avec leur métropole donnée dans la consigne. Aucune n’est employée par les évaluations du chapitre — un contrôle compare les deux cartes, en exemptant les cités et sanctuaires de Grèce, qui sont le sujet et non un choix.
Les trois dernières questions posent le mot « métropole », l’indépendance de la colonie, et ce qu’un Grec retrouvait sur l’agora d’une cité fondée au loin.
Une colonie n’obéit pas : elle ressemble.
- Pourquoi l’on part
- Quatre colonies à nommer
- Métropole et colonie
Compétences travaillées
-
Un document s’identifie avant de se lire
Sa nature, son auteur, sa date — puis ce qu’il permet de savoir, et ce qu’il ne permet pas.
-
Le siècle se calcule
On divise l’année par cent et l’on arrondit au supérieur : 500 av. J.-C. est au Ve siècle, 501 au VIe.
-
Le plus grand nombre est la date la plus ancienne
776 av. J.-C. vient longtemps avant 431 av. J.-C. C’est le piège le plus fréquent du niveau.
-
Une colonie est un État, pas une possession
Elle n’obéit pas à sa métropole : elle en garde la langue, les dieux et les fêtes, et rien de plus.
Lire un document n’est pas l’identifier
Les deux articles du chapitre portent, chacun sur ses cinq fiches, un exercice « document ». Ils font donc lire dix documents. Mais sur leurs 44 313 caractères, « source » compte zéro occurrence, « nature du document » zéro, « témoignage » zéro, et « auteur » une seule fois dans chacun.
Or la compétence du cycle 3 ne dit pas « lire un document » : elle dit « identifier le document et savoir pourquoi il doit être identifié ». Un texte sans auteur ni date ne se questionne pas.
Ces fiches posent donc les quatre questions à trois documents choisis pour leurs écarts : un poème écrit au moment même, un traité rédigé cent cinquante ans après les faits, et un récit de voyage écrit neuf cents ans plus tard. Le troisième est exact et n’a rien vu — c’est ce que la couverture montre.
Pourquoi le siècle se calcule
Avant Jésus-Christ, les nombres se lisent à l’envers : plus le nombre est grand, plus la date est ancienne. Et le siècle ne se devine pas au premier chiffre.
La règle est une division : on divise l’année par cent et l’on arrondit au nombre entier supérieur. C’est pourquoi 500 av. J.-C. appartient encore au Ve siècle, mais 501 au VIe — deux années voisines, deux siècles différents.
Inversement, 594 et 508 av. J.-C. sont séparées de quatre-vingt-six ans et tombent dans le même siècle. La frise de la troisième fiche porte sept repères pour quatre siècles seulement, et c’est ce déséquilibre qui fait travailler la règle.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire du cycle 3, classe de sixième. CINQ FICHES DE VINGT POINTS, en noir et blanc, corrigés séparés. CES FICHES FONT IDENTIFIER LES DOCUMENTS, ET PAS SEULEMENT LES LIRE : les quatre questions — nature, auteur, date, ce qu'il permet et ce qu'il ne permet pas de savoir — sont posées à trois documents de trois natures et de trois distances différentes : un poème écrit au moment même, un traité rédigé cent cinquante ans après les faits, un récit de voyage écrit neuf cents ans plus tard. AUCUN N'EST UNE CITATION : chaque texte est un résumé écrit pour ces fiches, annoncé par « D'après » — une traduction moderne a son propre auteur, et ne se recopie pas. LA SECONDE DIFFICULTÉ DU NIVEAU EST LA DATATION AVANT J.-C. : le siècle se CALCULE — on divise par cent et l'on arrondit au supérieur, si bien que 500 av. J.-C. appartient encore au Ve siècle et 501 au VIe — et le plus GRAND nombre désigne la date la plus ANCIENNE. Les SEPT siècles de la frise sont recalculés depuis l'année avant production ; aucun n'est tapé. LES QUATRE SOURCES DES DEUX ÉVALUATIONS — Homère, Hérodote, Platon, Thucydide — ne sont reprises par aucun document d'ici, et un contrôle le mesure sur leurs modules, par la référence ET par le nom de l'auteur. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en histoire de sixième. Total vérifié à 20 points par fiche.
- Programme d'histoire et géographie du cycle 3, classe de sixième, thème 2 « Récits fondateurs, croyances et citoyenneté dans la Méditerranée antique au Ier millénaire avant J.-C. », sous-thème « Le monde des cités grecques » — arrêté du 9 novembre 2015 modifié, rédaction publiée au Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020. Le texte pose DEUX questions : « Que sait-on de l'univers culturel commun des Grecs vivant dans des cités rivales ? » et « Dans quelles conditions la démocratie nait-elle à Athènes ? » LA COMPÉTENCE DU CYCLE 3 QUI COMMANDE CES FICHES est « comprendre un document — identifier le document et savoir pourquoi il doit être identifié ». ELLE N'AVAIT AUCUNE TRACE : mesuré sur les 44 313 caractères des deux articles du chapitre, dont chacune des dix fiches porte pourtant un exercice « document » — « source » 0 occurrence, « nature du document » 0, « témoignage » 0, « auteur » 1 et 1. Le vocabulaire du chapitre y manquait aussi : « agora » 0, « métèque » 0, « tyran » 0, « aristocratie » 0. HORS DU SOUS-THÈME, ET ÉCARTÉ : les conquêtes d'Alexandre et l'impérialisme athénien n'entrent en sixième qu'avec le texte publié au BO du 28 mai 2026, applicable à la rentrée 2027.