Ce que ces fiches demandent
Ranger treize étiquettes en colonnes ; cocher huit lignes de questions à choix ; compléter dix étapes de deux enchainements ; tracer huit traits entre deux colonnes ; remplir dix cases de tableaux ; et répondre à dix questions rédigées.
Chaque fiche s’ouvre sur un court document, puis enchaine deux exercices avec schéma et un temps de rédaction.
Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.
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Fiche 1 — trois composantes dans un paysage
Ranger ce qu'on voit dans un paysage selon les trois composantes que le programme nomme.
La première fiche porte l’attendu que le programme place en tête de la sixième : décrire les composantes d’un paysage.
Sept éléments sont à ranger en trois colonnes — ce qui est vivant, ce qui relève du sol et des roches, et ce que les humains ont mis là. Le document donne la règle du partage sans nommer aucun des sept, et un contrôle le vérifie avant la production.
Le questionnaire qui suit porte sur les cas limites, qui sont les seuls intéressants : un nichoir abrite un oiseau et reste une composante anthropique, parce que c’est son ORIGINE qui décide, pas son usage.
Les deux questions rédigées demandent pourquoi le programme distingue une troisième composante au lieu d’opposer simplement le vivant au non-vivant, puis de trouver dans le paysage un objet qui abrite un être vivant sans en être un.
- Sept éléments à ranger
- Quatre lignes à cocher
- Ce qu'une composante dit du paysage
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Fiche 2 — après la tempête, après le feu
Décrire une perturbation naturelle et remettre dans l'ordre les étapes de la reprise.
La deuxième fiche porte la perturbation naturelle : le programme cite le chablis et l’incendie, et demande d’en décrire les effets ET l’évolution au cours du temps.
Le questionnaire pose d’abord ce qu’est une perturbation, et ce qu’un écosystème en fait. La réponse attendue n’est ni « il est détruit » ni « il repousse » : c’est qu’il se reconstitue peu à peu, et dans certaines limites.
L’enchainement des cinq étapes vient ensuite. Sous chacune, l’élève écrit ce qui la caractérise, et l’ordre des végétaux — les herbes, puis les arbustes, puis les arbres — n’est pas un hasard : chaque étape change les conditions de la suivante.
Les deux questions rédigées font expliquer pourquoi les arbres ne repoussent pas les premiers, puis ce que veut dire une résilience « dans certaines limites ».
- Quatre lignes à cocher
- Les cinq étapes de la reprise
- Pourquoi cet ordre
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Fiche 3 — ce que deviennent les feuilles mortes
Suivre la matière morte jusqu'aux sels minéraux, et distinguer ceux qui fragmentent de ceux qui décomposent.
La troisième fiche porte l’attendu le plus difficile à faire voir : la matière organique décomposée après la mort, et le cycle qu’elle referme.
Cinq étapes mènent de la feuille tombée au végétal qui repart. Sous chacune, l’élève écrit QUI agit — et la réponse change en cours de route, ce qui est tout l’intérêt.
Le tableau qui suit distingue deux gestes qu’on confond : les vers de terre et les cloportes DÉCOUPENT la matière morte ; les champignons et les bactéries la TRANSFORMENT. Le programme demande de dégager le rôle-clé des seconds, et il ne se voit que par contraste avec les premiers.
Les deux questions rédigées font nommer les micro-organismes parmi les quatre, puis imaginer une forêt où ils auraient disparu — les feuilles s’accumuleraient, et les sels minéraux ne reviendraient plus.
- Les cinq étapes du cycle
- Quatre habitants du sol
- Le rôle des plus petits
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Fiche 4 — pourquoi les végétaux sont à la base
Distinguer les trois rôles, et dire d'où le végétal tire ce dont il a besoin.
La quatrième fiche porte la production primaire, que le programme demande de faire JUSTIFIER : pourquoi les végétaux sont-ils à la base d’une chaine alimentaire ?
Le tableau des trois rôles ouvre la fiche. Pour chacun — producteur primaire, consommateur, décomposeur —, l’élève écrit ce qu’il fait de la matière et donne un exemple. Un exemple juste ne suffit pas : c’est le rôle qui est évalué.
Les quatre besoins du végétal sont ensuite à relier à l’endroit d’où ils viennent. Deux d’entre eux viennent du sol, mais pas par le même chemin, et c’est ce qui rend l’exercice moins mécanique qu’il n’en a l’air.
Les deux questions rédigées font dire pourquoi un végétal vit sans manger aucun être vivant, puis ce que deviendrait un écosystème qui les perdrait tous.
- Trois rôles à décrire
- Quatre traits à tracer
- Ce que « à la base » veut dire
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Fiche 5 — ce que nous faisons au milieu
Relier chaque action humaine à sa conséquence, et la distinguer d'une perturbation naturelle.
La cinquième fiche porte l’attendu de fin de cycle : caractériser les conséquences d’une action humaine sur un écosystème.
Quatre actions sont à relier à ce qu’elles entrainent. Deux abiment le milieu, deux l’améliorent — et le programme demande de les CARACTÉRISER, c’est-à-dire de dire ce qui change, pas de les juger en bloc.
Le tri qui suit sépare ce que des humains ont décidé de ce qui arrive sans eux. Une tempête et un incendie de forêt ne sont pas des actions humaines, même s’ils peuvent avoir des effets comparables.
Les deux questions rédigées font justifier une action qui améliore le milieu, puis comparer l’effet d’une action humaine à celui d’une perturbation naturelle. L’effet peut se ressembler ; l’origine, non.
- Quatre traits à tracer
- Six évènements à ranger
- Juger une action
Compétences travaillées
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Trois composantes, pas deux
Un paysage se décrit par ses êtres vivants, par son sol et ses roches, et par ce que les humains y ont fait. La troisième est celle qu’on oublie, parce qu’elle se confond avec le décor.
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Rien ne s’accumule
La matière morte est découpée par des animaux du sol, puis transformée par des champignons et des bactéries. Les sels minéraux libérés retournent au sol, où les racines les reprennent.
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Le végétal fabrique, l’animal prend
Un végétal produit sa propre matière à partir de lumière, d’eau, de sels minéraux et de dioxyde de carbone. C’est pourquoi il est toujours au début d’une chaine alimentaire.
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Un écosystème se répare, dans certaines limites
Après un incendie ou une tempête, le milieu se reconstitue par étapes — des herbes, des arbustes, puis des arbres. Mais il n’est ni figé ni indestructible.
Pourquoi ces cinq attendus, et pas les cinq autres
Le site portait déjà des exercices de SVT de sixième sur ce thème : chaines alimentaires, saisons, comparaison de deux milieux. Écrire un second article sur les mêmes tâches n’aurait servi à personne.
Le partage a donc été MESURÉ. Sur le texte de l’article existant, huit notions du programme comptaient zéro occurrence : les composantes anthropiques et géologiques d’un paysage, la décomposition, les micro-organismes, l’incendie, la résilience, les sels minéraux et la production primaire.
Ce sont ces cinq attendus-là que les fiches travaillent, un par fiche. Et la mesure n’est pas un souvenir : elle est rejouée à chaque production, de sorte qu’un déplacement de la frontière arrêterait la fabrication au lieu de créer un doublon.
Les mots que le programme n’emploie pas
« Biotope » et « biocénose » ne figurent pas une seule fois dans le texte de 2023. Il dit « milieu de vie », « peuplement », et surtout « composantes biologiques, géologiques et anthropiques ».
Ce n’est pas une nuance de vocabulaire. Le couple biotope/biocénose partage le monde en deux — le vivant et le non-vivant — et n’a pas de place pour ce que les humains ont fait du paysage. Les trois adjectifs du programme, si.
« Biomasse », « pyramide écologique » et « niveau trophique » sont dans le même cas : ils appartiennent au cycle 4. Un garde relit le texte entier des fiches et refuse ces mots avant toute production.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur en sixième en 2026-2027. CINQ FICHES DE VINGT POINTS, corrigés séparés, un attendu du programme par fiche. LE CHOIX DES CINQ ATTENDUS EST UNE MESURE, pas une préférence : le site portait déjà un article d'exercices de SVT de sixième sur ce thème, et huit notions y comptaient ZÉRO occurrence — anthropique, géologique, décomposition, micro-organisme, incendie, résilience, sels minéraux, production primaire. Ce sont exactement celles que ces fiches travaillent, et un contrôle rejoue la mesure avant chaque production : si l'autre article se mettait à les traiter, celui-ci s'arrêterait. LES DONNÉES VIENNENT D'UN NOYAU PARTAGÉ avec l'article d'évaluations — les composantes du paysage, les perturbations, les décomposeurs, les besoins des végétaux, les actions humaines — de sorte que les deux pages ne peuvent pas se contredire. LE VOCABULAIRE QUE LE PROGRAMME N'EMPLOIE PAS EST INTERDIT : biotope, biocénose, biomasse et « niveau trophique » comptent zéro occurrence, et un garde le vérifie sur le texte entier. Les cinq couples de formats sont tous différents entre eux, et aucun n'a servi ailleurs en SVT de sixième, jumeau compris. Total vérifié à 20 points par fiche.
- Programme de sciences et technologie du cycle 3, texte de 2023 (Bulletin officiel nº 25 du 22 juin 2023), thème « Écosystème : structure, fonctionnement et dynamique ». Le nouveau programme (arrêté du 5 juin 2026) ne s'applique en sixième qu'à la rentrée 2027-2028 : c'est donc le texte de 2023 qui cadre ces fiches. Les attendus travaillés, cités mot pour mot dans la colonne de sixième : « Décrire et interpréter les composantes biologiques, géologiques et anthropiques d'un paysage local à partir d'une sortie » ; « Décrire les effets d'une perturbation naturelle (chablis, incendie) et son évolution au cours du temps » ; « Mettre en évidence que la matière organique est décomposée après la mort (exemple du sol), et dégager le rôle-clé des micro-organismes […] contribuant au cycle de la matière » ; « Justifier la place des végétaux par leur propriété de production primaire ». S'y ajoute l'attendu de fin de cycle « Caractériser les conséquences d'une action humaine sur un écosystème ».