Français · CE2 · Exercice

Exercices sens propre et sens figuré CE2 : reconnaitre le sens d'un mot (PDF + corrigés)

Le mot ne change pas. Ce qui l'accompagne, si — et c'est cela seul qui décide du sens.

CE2 Français Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le verbe « inonder » écrit une fois, et deux groupes de mots qui l'accompagnent : une pluie d'un côté, le soleil de l'autre.

Ce que ces fiches font travailler

Dix mots — sept verbes et trois noms —, chacun employé deux fois : une fois au sens propre, une fois au sens figuré. Vingt phrases, réparties en cinq fiches de vingt points.

Les deux premières fiches reprennent les exemples du programme, mot pour mot : la pluie qui inonde la cave et le soleil qui inonde la pièce, les bougies qu'on souffle et la réponse qu'on souffle à sa voisine.

Chaque fiche imprime l'article de dictionnaire des deux mots étudiés. C'est le document de travail que le programme demande de savoir consulter, et il ne donne jamais le classement des phrases : ses exemples sont d'autres phrases.

1 sur 5

Fiche 1 — le mot que l'eau a quitté

« Une forte pluie inonde la cave » et « le soleil inonde la pièce » : c'est l'exemple que donne le programme lui-même. Le mot n'a pas changé, ce qui l'accompagne a changé — et c'est cela, et cela seul, qui décide du sens.

« Une forte pluie inonde la cave. » « Le soleil inonde la pièce. » Le programme donne ces deux phrases comme exemple de réussite, et cette première fiche s'ouvre dessus.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'article de dictionnaire d'« inonder » et de « couler » est imprimé en tête : deux sens chacun, numérotés, avec leur exemple. Ces exemples sont d'autres phrases que celles à classer.

Le tri demande de ranger les quatre phrases en deux colonnes. On n'y recopie pas les phrases, on y écrit leur numéro : elles sont imprimées juste au-dessus, et les recopier dans des cases étroites ne les rendrait que moins lisibles.

Le QCM porte sur autre chose : ce que le mot GARDE en passant d'un sens à l'autre. Inonder garde l'idée d'envahir tout un espace ; couler, celle d'un mouvement continu que rien n'arrête. C'est cela que le programme appelle le lien sémantique.

Les trois dernières questions font justifier un classement, expliquer un sens figuré, puis rédiger une phrase. La rédaction vaut deux points, et le corrigé en publie le critère.

Les deux phrases du programme sont reprises telles qu'il les écrit.

  • L'exemple du programme
  • Un tri en deux colonnes
  • Un QCM

2 sur 5

Fiche 2 — ce qui passe comme un souffle

Le second exemple du programme : souffler ses bougies, souffler une réponse. Ici le sens ne se lit pas sur celui qui souffle, toujours le même, mais sur ce qu'il souffle.

« Souffler ses bougies », « souffler une réponse » : c'est le second exemple de réussite du texte officiel, et il apporte une difficulté que le premier n'avait pas.

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Ici, celui qui souffle ne change jamais : c'est Léa dans les deux phrases. Le sens ne se lit donc pas sur le sujet du verbe, mais sur son complément — sur ce qu'on souffle.

C'est pourquoi chaque mot de ces fiches déclare où regarder. Pour « souffler », le complément ; pour « glacer », le sujet. Un élève qui regarderait toujours au même endroit se tromperait une fois sur deux.

Le QCM ouvre la fiche sur huit points, et l'exercice d'associations suit : relier chaque phrase au groupe qui accompagne le mot. Deux intrus s'y glissent, pris dans le dictionnaire des mêmes mots, et il faut revenir au texte pour les écarter.

Les questions finales font expliquer, puis écrire une phrase à son tour — ce que le programme appelle rédiger un énoncé.

« Glacer » se lit sur son sujet, « souffler » sur son complément.

  • Le second exemple du programme
  • Un QCM
  • Des associations

3 sur 5

Fiche 3 — ce qu'on avale sans en laisser

Dévorer une gamelle, dévorer un roman. Avant de classer, il faut savoir où regarder : cette fiche fait d'abord repérer le groupe qui accompagne le mot, puis juger trois copies d'élèves.

Dévorer une gamelle, dévorer un roman. Grimper le long d'un tronc, grimper comme grimpent les prix. Quatre phrases, deux mots, et la même question sous les quatre.

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Cette fiche commence par ce que toutes les autres supposent : repérer le groupe qui accompagne le mot. Sans lui, il n'y a rien à comparer, et le classement devient une devinette.

Deux intrus sont mêlés aux quatre groupes à relier. Ils ne sont pas faux — « l'enfant » grimpe très bien, « un os » se dévore — mais aucune des quatre phrases ne les emploie. Il faut donc lire pour les écarter.

La chasse aux erreurs suit. Trois élèves ont classé les exemples que le dictionnaire imprime ; l'un a raison, les deux autres non, et il faut dire pourquoi.

Elle porte sur les exemples du dictionnaire, et non sur les quatre phrases : une chasse affiche ses copies dès le sujet, et la moitié du tri serait donnée avant d'être demandée.

Les deux intrus viennent du dictionnaire des mots étudiés.

  • Des associations
  • Une chasse aux erreurs
  • Deux intrus

4 sur 5

Fiche 4 — ce qui attire le regard

Le soleil brille, un élève brille en mathématiques. Le dictionnaire dit ce que « briller » désigne au sens propre ; la fiche demande de le relever, puis de corriger trois classements.

Le soleil brille au-dessus du village ; Nina brille en mathématiques. Une pluie d'orage trempe la cour ; une pluie de compliments suit le spectacle.

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La chasse aux erreurs ouvre la fiche sur huit points. Trois copies, un seul classement juste, et il faut expliquer les deux autres — l'explication vaut à elle seule deux points.

Le tableau vient ensuite : le mot, sa classe, et ce qu'il désigne quand il garde son sens premier. La dernière colonne est vide, et elle se remplit en consultant l'article imprimé en tête de fiche.

C'est exactement le geste que le programme demande : « consulter avec aisance des articles de dictionnaire adapté pour y vérifier le sens supposé de mots rencontrés ». L'article n'est pas la question, il est l'outil.

« Pluie » est un nom, et le dictionnaire l'écrit « n. f. ». L'abréviation est imprimée telle qu'un dictionnaire l'imprime, genre compris.

Le tableau se remplit en lisant l'article de dictionnaire.

  • Une chasse aux erreurs
  • Un tableau
  • Le relevé au dictionnaire

5 sur 5

Fiche 5 — ce qui tient au sol

La racine d'un chêne, la racine d'un mot. Le pied d'un coureur, le pied d'une montagne. Deux noms dont le sens figuré s'emploie chaque jour en classe, sans qu'on y prenne garde.

La racine d'un chêne, la racine d'un mot. Le pied d'une élève, le pied d'une montagne. Deux noms dont le sens figuré s'emploie chaque jour en classe, sans qu'on y prenne garde.

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« La racine du mot chanteur est chant » : la phrase se dit en cours de français, et personne ne s'arrête sur ce que « racine » y fait. C'est pourtant le même mot que celui de l'arbre, et la même image — ce qui tient au sol et d'où le reste part.

Le tableau ouvre la fiche : les deux mots, leur classe, et ce qu'ils désignent au sens propre, à relever dans l'article.

Le tri ferme le lot sur six points. Sa répartition n'est pas celle de la fiche 1, où il valait huit : un point par phrase, et deux de plus si les quatre sont justes. Le barème se calcule sur les points de l'exercice, il n'est pas recopié.

Les trois dernières questions font justifier, expliquer et écrire, comme sur les quatre fiches précédentes.

Le barème du tri change avec les points de l'exercice.

  • Deux noms
  • Un tableau
  • Un tri

Compétences travaillées

Le sens ne se lit pas dans le mot

« Une forte pluie inonde la cave. » « Le soleil inonde la pièce. » Le verbe est le même, lettre pour lettre. Ce qui a changé, c'est ce qui l'accompagne : une pluie d'un côté, le soleil de l'autre.

C'est là toute la règle, et elle tient en une phrase : un mot garde son sens propre quand ce qui l'accompagne appartient au domaine où ce mot est né. Inonder est né de l'eau. Une pluie, c'est de l'eau ; le soleil, non.

Un élève qui cherche la réponse dans le mot ne la trouvera jamais, puisque le mot ne bouge pas. Ces fiches font donc toujours commencer par la même question : quel groupe accompagne ce mot, et que désigne-t-il ?

Ce que le programme demande, et dans quels termes

Le programme de français du cycle 2 nomme cette notion trois fois pour la seule classe de CE2. Comme objectif d'enrichissement : « Comprendre le lien sémantique entre sens propre et sens figuré dans les cas les plus fréquents. » Comme objectif de réemploi : « Comprendre la différence entre sens propre/sens figuré. »

Et il donne ses deux exemples de réussite. « Il perçoit que le verbe souffler a un sens différent dans souffler ses bougies et souffler une réponse et comprend le passage du sens propre au sens figuré. » « Il rédige des énoncés utilisant le même mot au sens propre et au sens figuré (ex. : Une forte pluie inonde la cave./Le soleil inonde la pièce.). »

Les deux exemples ouvrent les deux premières fiches, tels quels. Le reste du corpus reste dans « les cas les plus fréquents » que le programme désigne : couler, glacer, dévorer, grimper, briller, éclater, mordre, plonger, fondre, semer, et six noms ou adjectifs de tous les jours.

Méthode et vérification

Aucun sens n'est écrit à la main sur ces fiches : il est calculé. Chaque mot déclare le domaine où il garde son sens premier — pour « inonder », de l'eau, la pluie, la rivière, la mer, un tuyau ; pour « doux », le tissu, la laine, le pelage, le velours — et le module regarde si le groupe qui accompagne le mot dans la phrase appartient à ce domaine. Le corrigé ne peut donc pas classer autrement que le sujet, et il justifie chaque réponse en nommant ce groupe plutôt qu'en répétant l'étiquette. Trois contrôles refusent au chargement ce qu'une relecture laisserait passer. Le premier exige de chaque mot une vraie paire, un emploi propre et un emploi figuré, et refuse un domaine qui ne sépare pas les deux. Le deuxième vérifie que les exemples imprimés dans l'article de dictionnaire ne sont aucune des phrases à classer — sans quoi le tri se lirait dans le document au lieu de se décider — et que chacun tombe bien du côté sous lequel l'article le range. Le troisième interdit le vocabulaire du cycle 3 : ni métaphore, ni comparaison, ni image, mots que le programme du CE2 n'emploie jamais. Enfin la phrase du barème est elle aussi calculée à partir des points de l'exercice, de sorte qu'un même format servant tantôt sur huit points, tantôt sur six, ne puisse pas annoncer une répartition qui ne fait pas le total.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, parties « Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines » et « Réemployer le vocabulaire étudié ».

Questions fréquentes

Comment savoir si un mot est au sens propre ou au sens figuré ?
On ne le lit pas dans le mot, qui ne change pas. On le lit dans le groupe qui l'accompagne. « Inonder » est né de l'eau : si ce qui inonde est de l'eau — une pluie, une rivière —, le mot garde son sens propre ; si c'est le soleil ou une lumière, il est employé au sens figuré. La question à se poser est donc toujours : qu'est-ce qui accompagne ce mot, et à quoi cela appartient-il ?
Faut-il parler de métaphore au CE2 ?
Non. Le programme du cycle 2 n'emploie ni « métaphore », ni « comparaison », ni « image » : ces mots appartiennent au cycle 3. Il parle de « lien sémantique entre sens propre et sens figuré », c'est-à-dire de ce que le mot garde en passant d'un sens à l'autre. Ces fiches s'en tiennent à ce vocabulaire, et un contrôle refuse tout terme du cycle suivant.
À quoi sert le dictionnaire dans ces fiches ?
Il est le document, jamais la question. Le programme demande de « consulter avec aisance des articles de dictionnaire adapté pour y vérifier le sens supposé de mots rencontrés » : chaque fiche imprime donc l'article des deux mots étudiés, avec ses deux sens numérotés et ses exemples. Ces exemples ne sont jamais les phrases à classer — sinon le classement se lirait dans le document.
Un mot peut-il avoir plus de deux sens ?
Souvent, oui, et un dictionnaire complet en donne parfois cinq ou six. Le programme borne le travail du CE2 aux « cas les plus fréquents » : ces fiches s'en tiennent à deux sens par mot, le premier et le plus courant des figurés. C'est aussi ce que fait un dictionnaire scolaire.