Ce que les corrigés donnent
Le classement des quatre phrases, les traits de l'association, les réponses du QCM, les cases du tableau, et le détail des vingt points.
Surtout, la raison de chaque classement : « le soleil », ce n'est pas de l'eau, donc le mot est employé au sens figuré. C'est cette phrase-là qu'on attend de l'élève, pas l'étiquette seule.
La dernière question de chaque fiche fait rédiger. Son corrigé publie donc le critère de réussite et non une réponse unique : un élève qui écrit une autre phrase juste doit avoir ses deux points.
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Fiche 1 — le mot que l'eau a quitté
« Une forte pluie inonde la cave » et « le soleil inonde la pièce » : c'est l'exemple que donne le programme lui-même. Le mot n'a pas changé, ce qui l'accompagne a changé — et c'est cela, et cela seul, qui décide du sens.
Le corrigé range les quatre phrases, entoure les deux bonnes réponses du QCM et détaille les vingt points.
Chaque classement y est justifié par le groupe qui l'a décidé, jamais par l'étiquette seule.
Deux points par phrase bien rangée, trois par mot au QCM.
- L'exemple du programme
- Un tri en deux colonnes
- Un QCM
2 sur 5
Fiche 2 — ce qui passe comme un souffle
Le second exemple du programme : souffler ses bougies, souffler une réponse. Ici le sens ne se lit pas sur celui qui souffle, toujours le même, mais sur ce qu'il souffle.
Le corrigé donne les deux réponses du QCM, les quatre traits justes, et nomme les deux intrus vers lesquels aucun trait ne part.
Il rappelle où se lit le sens pour chacun des deux mots.
Quatre points par mot au QCM ; un point par trait juste.
- Le second exemple du programme
- Un QCM
- Des associations
3 sur 5
Fiche 3 — ce qu'on avale sans en laisser
Dévorer une gamelle, dévorer un roman. Avant de classer, il faut savoir où regarder : cette fiche fait d'abord repérer le groupe qui accompagne le mot, puis juger trois copies d'élèves.
Le corrigé donne les quatre traits, les deux intrus, le jugement de chaque copie et la raison de chaque erreur.
Il détaille les vingt points, exercice par exercice.
Deux points par trait juste ; deux par copie jugée et expliquée.
- Des associations
- Une chasse aux erreurs
- Deux intrus
4 sur 5
Fiche 4 — ce qui attire le regard
Le soleil brille, un élève brille en mathématiques. Le dictionnaire dit ce que « briller » désigne au sens propre ; la fiche demande de le relever, puis de corriger trois classements.
Le corrigé juge les trois copies, remplit les deux cases du tableau et détaille les vingt points.
Il donne pour chaque mot ce qu'il désigne au sens propre, dans les termes de l'article.
Deux points par copie jugée et expliquée ; trois par case.
- Une chasse aux erreurs
- Un tableau
- Le relevé au dictionnaire
5 sur 5
Fiche 5 — ce qui tient au sol
La racine d'un chêne, la racine d'un mot. Le pied d'un coureur, le pied d'une montagne. Deux noms dont le sens figuré s'emploie chaque jour en classe, sans qu'on y prenne garde.
Le corrigé remplit le tableau, range les quatre phrases et détaille les vingt points.
Il donne l'image commune aux deux sens de chaque nom.
Quatre points par case ; un point par phrase, deux si les quatre sont justes.
- Deux noms
- Un tableau
- Un tri
Méthode et vérification
Aucun sens n'est écrit à la main sur ces fiches : il est calculé. Chaque mot déclare le domaine où il garde son sens premier — pour « inonder », de l'eau, la pluie, la rivière, la mer, un tuyau ; pour « doux », le tissu, la laine, le pelage, le velours — et le module regarde si le groupe qui accompagne le mot dans la phrase appartient à ce domaine. Le corrigé ne peut donc pas classer autrement que le sujet, et il justifie chaque réponse en nommant ce groupe plutôt qu'en répétant l'étiquette. Trois contrôles refusent au chargement ce qu'une relecture laisserait passer. Le premier exige de chaque mot une vraie paire, un emploi propre et un emploi figuré, et refuse un domaine qui ne sépare pas les deux. Le deuxième vérifie que les exemples imprimés dans l'article de dictionnaire ne sont aucune des phrases à classer — sans quoi le tri se lirait dans le document au lieu de se décider — et que chacun tombe bien du côté sous lequel l'article le range. Le troisième interdit le vocabulaire du cycle 3 : ni métaphore, ni comparaison, ni image, mots que le programme du CE2 n'emploie jamais. Enfin la phrase du barème est elle aussi calculée à partir des points de l'exercice, de sorte qu'un même format servant tantôt sur huit points, tantôt sur six, ne puisse pas annoncer une répartition qui ne fait pas le total.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, parties « Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines » et « Réemployer le vocabulaire étudié ».