Ce que ces fiches font travailler
Le repère de 90 mots par minute et la façon de le mesurer, l'ensemble des marques de ponctuation, les liaisons et le son que chacune fait entendre, et la lecture expressive d'une scène de théâtre.
Un récit de 170 mots sur 11 lignes, une scène à six répliques, trois relevés de vitesse à calculer, six groupes à trier et quatre liaisons à reconnaitre. Les deux textes sont originaux.
La marge du texte ne numérote pas les lignes : elle compte les mots. C'est ce qui permet à l'élève de lire sa vitesse sans que personne ne compte pour lui.
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Fiche 1 — le repère : 90 mots par minute
Le programme donne un chiffre : 90 mots par minute au CE2. La fiche montre ce qu'il veut dire, et le texte porte dans sa marge le nombre de mots lus à la fin de chaque ligne.
Le programme donne le chiffre, cette fiche le rend concret. Combien de mots faut-il avoir lus au bout de 30 secondes ? de 45 ? d'une minute entière ? Trois cases, et la règle de trois se fait de tête.
Le texte est là, sous les yeux, avec sa marge : 20 mots à la première ligne, 31 à la deuxième, 170 à la dernière. L'élève voit où tombe le quatre-vingt-dixième.
Le QCM qui suit vérifie que le chiffre est compris et non récité : 90 mots par minute, ce n'est pas un texte de 90 mots, ni 90 mots à apprendre.
Il demande aussi combien de temps ce texte-ci réclame. La réponse se calcule : 170 mots au repère de 90, cela fait presque deux minutes.
Les questions finales font expliquer à quoi sert le chiffre de la marge, et dire s'il faut lire vite pour bien lire.
Les trois durées ne donnent pas le même nombre de mots.
- Quatre-vingt-dix mots par minute
- Un tableau à trois durées
- La marge qui compte les mots
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Fiche 2 — les marques de ponctuation
« Lire un texte en respectant l'ensemble des marques de ponctuation » : c'est l'objectif du programme. Un point arrête, une virgule fait respirer — et les confondre hache la lecture.
« Lire un texte en respectant l'ensemble des marques de ponctuation » : le programme le demande, et cette fiche sépare les deux gestes que la ponctuation commande.
Le point, le point d'exclamation et le point d'interrogation arrêtent la phrase. La virgule, le point-virgule et les deux points la font seulement respirer. Confondre les deux hache la lecture.
Six groupes pris dans le texte sont à ranger dans l'une ou l'autre colonne — « La porte grince. » d'un côté, « Le samedi matin, » de l'autre. Chacun se trouve mot pour mot dans le texte, et un contrôle le vérifie.
Le QCM qui ouvre la fiche revient sur le repère, mais il n'y vaut plus le même nombre de points qu'au sujet 1 : le barème se calcule sur les points de l'exercice, il ne se recopie pas.
Les questions finales font dire ce que la voix fait à la fin d'une phrase interrogative, et pourquoi on lit un texte une première fois pour soi.
Chaque groupe se trouve mot pour mot dans le texte.
- Ce qui arrête, ce qui fait respirer
- Six groupes à trier
- L'ensemble des marques
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Fiche 3 — trois lecteurs, une seule bonne lecture
Sami s'arrête à chaque virgule, Malo ne s'arrête jamais. Juger trois lectures, c'est apprendre à écouter la sienne.
Sami s'arrête à chaque virgule aussi longtemps qu'à un point. Malo ne s'arrête jamais, d'un seul souffle. Iris respire aux virgules et s'arrête aux points.
Une seule de ces trois lectures est juste, et l'élève doit dire laquelle — puis expliquer ce qui cloche dans les deux autres. Juger la lecture d'un autre, c'est apprendre à écouter la sienne.
Le tri des six groupes ouvre la fiche, sur huit points cette fois-ci : le même exercice qu'au sujet 2, mais jamais au même barème.
Les questions finales font décrire ce qui arrive quand on s'arrête trop, ou pas assez — et demandent un moyen de savoir si l'on a bien lu.
Le moyen existe et tient en une phrase : s'enregistrer, ou lire devant quelqu'un qui suit le texte des yeux.
Une seule des trois lectures est juste.
- Trois lectures à juger
- Six groupes à trier
- Écouter la sienne
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Fiche 4 — lire une scène de théâtre
« L'élève est capable de lire une scène de théâtre en incarnant un personnage et en jouant de l'expressivité de la ponctuation » : c'est la réussite que le programme décrit, et cette fiche la fait travailler.
« L'élève est capable de lire une scène de théâtre en incarnant un personnage et en jouant de l'expressivité de la ponctuation » : c'est la réussite que le programme décrit, et cette fiche la fait travailler.
La scène tient en six répliques entre Lina et Tom. Elle porte deux indications de jeu — « sans lever les yeux », « il se lève enfin » — et l'élève doit dire ce qu'elles lui apprennent.
Trois façons de dire sont à juger. « Viens ! » murmuré ne convient pas : le point d'exclamation demande d'appeler. « Tu as vu la cabane ? » sans monter la voix ne convient pas non plus.
C'est la ponctuation qui tranche, et non le goût. Le corrigé le dit ainsi, et la question de préparation est notée sur ce critère.
L'exercice des liaisons suit, sur les quatre sons possibles. Il ne renvoie pas au texte : les quatre groupes sont imprimés, et la question porte sur ce qu'on entend en les disant.
On ne mesure pas une vitesse sur une scène : les noms ne se prononcent pas.
- Une scène à six répliques
- Trois façons de dire
- Le nom ne se prononce pas
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Fiche 5 — les liaisons
« Tout est en désordre » : le t muet se réveille devant la voyelle. C'est le second appui que le programme nomme au CE2, et la fiche finit par le calcul d'une vitesse.
« Tout est en désordre » se dit « tou-t-est ». Le t de « tout », qu'on n'entend jamais seul, s'entend ici parce que le mot suivant commence par une voyelle.
Quatre groupes, et quatre réponses différentes : on entend un t, un z, un n, ou rien de plus. Deux groupes qui feraient le même son sont impossibles à écrire — l'exercice se construit à raison d'un groupe par son.
La fiche finit sur trois relevés de vitesse à convertir. 52 mots en 30 secondes font 104 mots par minute : le repère est tenu. 78 mots en 60 secondes font 78 : il ne l'est pas.
Le calcul est le même qu'au sujet 1, mais il se fait dans l'autre sens : là on cherchait le nombre de mots pour une durée, ici la vitesse d'un relevé.
Les questions finales font définir la liaison, dire pourquoi on la fait, et juger un dernier relevé.
Quatre groupes, quatre sons différents.
- Quatre sons, quatre groupes
- Trois vitesses à calculer
- Le t muet qui se réveille
Compétences travaillées
Quatre-vingt-dix mots par minute, c'est quoi sur une page ?
Le programme est net : « Lire un texte adapté à son niveau de lecture avec une vitesse de 90 mots par minute. » Le chiffre est simple à lire, difficile à voir.
C'est pourquoi le texte de ces fiches ne numérote pas ses lignes : sa marge porte le nombre de mots lus à la fin de chacune. L'élève lit une minute, s'arrête, et lit son résultat en face de son dernier mot. Aucun comptage à faire.
Le texte compte 170 mots sur 11 lignes, soit presque deux minutes de lecture. Ce n'est pas un hasard : un texte qu'une minute achèverait ne mesurerait plus rien, puisque le lecteur rapide s'arrêterait avant la fin.
Deux appuis au CE2, et pas trois
« Lire un texte en respectant l'ensemble des marques de ponctuation et les liaisons » : le programme du CE2 en nomme deux, et deux seulement.
Les « unités syntaxiques » — découper la phrase en groupes de sens — n'apparaissent qu'au CM2. Elles ne figurent nulle part dans ces fiches, et un contrôle en refuse jusqu'au vocabulaire : il ne suffit pas de ne pas y penser.
La ponctuation se travaille par un tri — ce qui arrête, ce qui fait respirer — et par trois lectures à juger. Les liaisons se travaillent par le son qu'on entend entre les deux mots : un t, un z, un n, ou rien du tout.
Méthode et vérification
Le programme donne un chiffre — « lire un texte adapté à son niveau de lecture avec une vitesse de 90 mots par minute » — et un chiffre ne s'enseigne pas seul. Le texte de ces fiches porte donc dans sa marge, non le numéro de ses lignes, mais le nombre de mots lus à la fin de chacune : l'élève lit une minute, s'arrête, et le chiffre en face de son dernier mot lui donne sa vitesse. Ce cumul est calculé sur les lignes réellement tracées par la mise en page, jamais estimé — si le repli changeait, la marge changerait avec lui. Le texte compte 170 mots, presque le double d'une minute de lecture : un texte qu'une minute achèverait ne mesurerait rien, et le module refuse de se produire s'il descendait sous une fois et demie le repère. Les vitesses des relevés se calculent de même — 52 mots en 30 secondes font 104 mots par minute, et c'est la comparaison à 90 qui dit si le repère est tenu. Enfin le CE2 nomme deux appuis, la ponctuation et les liaisons ; les « unités syntaxiques » n'apparaissent qu'au CM2, et un contrôle refuse ce vocabulaire sur l'ensemble des cinq fiches.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Lire à voix haute ».