Géographie · CM1 · Exercice

Exercices se nourrir dans le monde CM1 (PDF + corrigés)

Cinq fiches sur le premier thème de géographie du CM1 : ce que chacun a à manger selon l'endroit où il vit, et tout ce qu'il faut pour qu'un aliment arrive jusqu'à l'assiette.

CM1 Géographie Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Neuf barres à l'échelle comparent la ration alimentaire de neuf pays ; un trait vertical marque la moyenne mondiale et les partage en deux groupes.

Le premier thème du nouveau programme de géographie

« Se nourrir » ouvre la géographie du CM1 dans le programme issu de l'arrêté du 22 avril 2026, en vigueur depuis la rentrée 2026-2027. La question directrice est écrite dans le texte officiel : comment nourrir toute l'humanité ?

Les cinq fiches suivent cet ordre. La première mesure l'inégalité des rations ; la deuxième et la troisième installent le vocabulaire exact du programme ; les deux dernières suivent un aliment de sa production jusqu'au magasin.

Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.

1 sur 5

Fiche 1 — des rations très inégales

Le même jour, la même planète, et du simple au double.

Le thème s'ouvre sur un fait qui se mesure : en 2023, la ration alimentaire disponible va de 1 811 kilocalories par jour au Yémen à 3 947 aux États-Unis. Ces neuf chiffres viennent de la FAO ; aucun n'est arrondi ni inventé.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 est un diagramme en barres où les neuf pays sont rangés du plus au moins pourvu. Trois questions suivent : lire la plus grande ration, calculer de combien la plus petite est inférieure à la moyenne mondiale, et compter les pays au-dessus de cette moyenne. La dernière surprend : ils ne sont que quatre sur neuf.

L'exercice 2 fait calculer l'écart de quatre pays, dans un sens comme dans l'autre. Le troisième pose la question qui compte : dans un pays où la ration moyenne est élevée, est-ce que tout le monde mange à sa faim ? La réponse attendue est non, et elle vaut pour toutes les moyennes du chapitre.

Les écarts sont soustraits à l'impression, jamais recopiés d'une liste.

  • Un diagramme
  • Un tableau
  • Rédiger

2 sur 5

Fiche 2 — produit agricole, produit transformé

La liste des ingrédients suffit à décider.

Le programme demande de décrire la différence entre produits agricoles et produits alimentaires transformés. Cette fiche ne donne pas deux listes à retenir : elle donne une règle qui tranche tous les cas.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 est un tableau de huit aliments avec, en face de chacun, ce qu'il a fallu réunir pour le faire. Une pomme, du blé, du lait et une tomate n'ont rien en face : ils sont eux-mêmes l'ingrédient. Le pain, le yaourt, le biscuit et la sauce tomate ont chacun leur liste. L'élève conclut à partir de ce qu'il lit, sans qu'aucune étiquette ne lui souffle la réponse.

L'exercice 2 relie chaque produit transformé au produit agricole dont il vient. Le pain et le biscuit viennent tous deux du blé : la question suivante demande pourquoi ils ne sont pas le même aliment. Le dernier exercice fait ranger un aliment absent du cours — c'est l'épreuve de la règle.

Le moteur refuse un « produit transformé » qui n'aurait qu'un seul ingrédient.

  • Un tableau
  • Des associations
  • Rédiger

3 sur 5

Fiche 3 — manger assez, manger équilibré

Deux mots voisins, et ce n'est pas le même problème.

Deux mots du programme se ressemblent au point d'être confondus toute l'année : sous-nutrition et malnutrition. Le premier parle de quantité, le second d'équilibre — et l'un contient l'autre.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 relie les quatre mots-clés du thème à leur sens exact. Une question suit, qui décide de la compréhension : peut-on souffrir de malnutrition en mangeant beaucoup ? Oui, parce que le mot ne parle pas de quantité mais d'équilibre. C'est là que la plupart des élèves se trompent, et la question est posée pour cela.

L'exercice 2 range les neuf pays selon qu'ils sont au-dessus ou en dessous de la moyenne mondiale. Les colonnes ne sont pas égales, et la question le fait constater : quatre pays d'un côté, cinq de l'autre. Le dernier exercice fait employer chaque mot dans une phrase qui en montre le sens.

Le tri est recalculé à l'impression en comparant chaque ration à la moyenne mondiale.

  • Des associations
  • Un tri
  • Rédiger

4 sur 5

Fiche 4 — du lait au yaourt

Une chaine de production traverse plusieurs lieux.

Le programme demande de décrire une chaine de production alimentaire. Celle du yaourt tient en six étapes, et elle a l'avantage de traverser trois lieux différents : la ferme, l'usine et le magasin.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 présente la chaine avec deux maillons manquants, à retrouver. Deux questions suivent : par quoi commence-t-elle et par quoi finit-elle, puis que se passerait-il si le camion-citerne ne passait pas. La seconde fait comprendre ce qu'est une chaine : retirer un maillon interrompt tout ce qui vient après lui.

L'exercice 2 range les six étapes selon qu'elles ont lieu à l'usine ou ailleurs — trois de chaque côté. Le dernier exercice demande à quel moment exactement le lait cesse d'être du lait. Ce n'est pas quand on le chauffe : c'est quand on y ajoute des ferments, parce que la transformation est un ajout.

Le moteur vérifie que la chaine part du lieu de production et finit là où l'aliment est vendu.

  • Une chaine
  • Un tri
  • Rédiger

5 sur 5

Fiche 5 — tout relier

Une chaine, un manque, et les mots pour le dire.

La dernière fiche relie les deux moitiés du chapitre : la chaine qui mène un aliment jusqu'à l'assiette, et le fait que cette assiette ne soit pas la même partout.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 suit le blé jusqu'au pain, en six étapes dont deux sont à retrouver. Deux questions suivent : à quelle étape le blé cesse-t-il d'être un produit agricole, et quels points communs cette chaine partage-t-elle avec celle du yaourt. Toutes deux partent d'un produit agricole et finissent au magasin ; toutes deux passent par une étape d'ajout.

L'exercice 2 est un second diagramme, qui ne mesure plus les rations mais ce qui leur manque pour atteindre la moyenne mondiale. Le dernier exercice pose la question décisive : un pays qui produit beaucoup nourrit-il forcément tous ses habitants ? Non — produire et répartir sont deux choses différentes.

Le moteur refuse que les deux chaines partagent une étape : elles doivent être réellement différentes.

  • Une chaine
  • Un diagramme
  • Rédiger

Compétences travaillées

  • Lire une ration

    Comparer neuf rations à la moyenne mondiale, calculer un écart par soustraction et un rapport par division.

  • Deux mots à ne pas confondre

    Distinguer la sous-nutrition, qui est une affaire de quantité, de la malnutrition, qui est une affaire d'équilibre — par manque comme par excès.

  • Agricole ou transformé

    Décider d'après la liste des ingrédients, et non d'après une liste apprise par cœur.

  • Une chaine de production

    Décrire les étapes qui mènent du lieu de production au magasin, et nommer les lieux traversés.

Une moyenne mondiale ne dit pas ce qu'on croit

En 2023, la moyenne mondiale est de 3 006 kilocalories par personne et par jour. Le chiffre est rassurant : il dépasse largement ce dont un adulte a besoin. Il faut pourtant s'en méfier, et ces fiches apprennent à le faire.

Une moyenne est un partage imaginaire : c'est ce que chacun aurait si toute la nourriture du monde était répartie également. Personne ne mange exactement cela. Sur les neuf pays du diagramme, cinq restent en dessous — la moyenne ne coupe pas le groupe en deux moitiés égales, et c'est précisément ce que le premier exercice fait constater.

Le même piège se rejoue à l'intérieur de chaque pays. Une ration nationale élevée n'empêche pas que certains habitants manquent : la fiche 1 pose la question directement, et la réponse attendue est non.

Agricole ou transformé : une règle, pas une liste

Le programme demande de « décrire la différence entre produits agricoles et produits alimentaires transformés ». Beaucoup de fiches y répondent par deux colonnes à apprendre par cœur. Un élève qui les retient n'a rien compris : donnez-lui un aliment absent de la liste, il ne saura pas le ranger.

Ici, la règle est visible et elle tranche tous les cas : un produit transformé a une liste d'ingrédients, un produit agricole est lui-même l'ingrédient. Le tableau de la fiche 2 montre les ingrédients et demande la conclusion, non l'inverse.

La dernière question de cette fiche est l'épreuve de vérité : on demande un aliment qui n'était pas dans le cours. C'est là que se voit la différence entre retenir une liste et comprendre une règle.

Méthode et vérification

Contenu produit par un moteur. Aucune ration n'est écrite de mémoire : les neuf pays cités portent les chiffres de la FAO pour l'année 2023, et un contrôle refuse toute kilocalorie imprimée sans son année — un chiffre sans date ne se vérifie pas et vieillit sans prévenir. La distinction entre produit agricole et produit transformé n'est pas une étiquette posée à côté de chaque aliment : elle se déduit de sa liste d'ingrédients, et le moteur refuse un « produit transformé » qui n'en aurait qu'un seul.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre sous-nutrition et malnutrition ?
La sous-nutrition, c'est ne pas manger assez : la quantité de nourriture ne suffit pas. La malnutrition, c'est mal manger : l'alimentation est déséquilibrée, par manque ou par excès. On peut donc souffrir de malnutrition sans manquer de nourriture.
Comment reconnaitre un produit alimentaire transformé ?
À sa liste d'ingrédients. S'il a fallu réunir plusieurs choses pour le faire — de la farine, de l'eau, du sel et de la levure pour le pain — il est transformé. Un produit agricole, lui, est directement l'ingrédient : une pomme, du blé, du lait.
Une pomme épluchée est-elle un produit transformé ?
Non. On lui a retiré quelque chose, on ne lui a rien ajouté : c'est toujours une pomme. Transformer, ce n'est pas préparer, c'est réunir plusieurs ingrédients.
Que veut dire la moyenne mondiale de 3 006 kcal ?
C'est ce que chaque personne aurait si toute la nourriture du monde était partagée également. Personne ne mange exactement cela : en 2023, les rations vont de 1 811 à 3 947 kcal selon les pays.
Sur quel programme ces fiches sont-elles écrites ?
Sur l'arrêté du 22 avril 2026, qui s'applique au CM1 depuis la rentrée 2026-2027. « Se nourrir » est le premier thème de géographie de l'année, et sa question directrice est « Comment nourrir toute l'humanité ? ».