Le deuxième thème du nouveau programme de géographie
« Les inégalités dans le monde » suit « Se nourrir » dans le programme de géographie du CM1 issu de l'arrêté du 22 avril 2026. Sa question directrice est écrite dans le texte officiel : comment décrire les inégalités de niveau de vie dans le monde ?
Décrire — le verbe compte. Le thème n'apprend pas à juger, il apprend à décrire avec précision : un pays plutôt qu'un continent, un chiffre plutôt qu'une impression, une année plutôt qu'un présent flou.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — huit aires sur un planisphère
Les nommer, c'est déjà pouvoir en parler.
Le programme demande de « localiser et nommer sur un planisphère les aires régionales ». Il en nomme huit, et cette première fiche les met en place.
L'exercice 1 est un planisphère où huit rectangles portent un numéro. Chacun désigne une aire, non un pays : c'est la première chose à comprendre, et la légende le rappelle. Deux questions accompagnent la carte : combien d'aires se trouvent en Afrique, et quels continents n'en portent qu'une seule. La seconde oblige à vérifier les cinq continents, non à s'arrêter au premier trouvé.
L'exercice 2 est un tableau où chaque numéro reçoit son nom et son continent. Le dernier exercice fait situer la France et le Japon, puis demande la différence entre une aire et un pays : une aire rassemble plusieurs pays voisins et n'a pas de frontières précises.
Les huit boites du planisphère viennent du noyau : une boite retapée aurait fini par s'en écarter.
- Un planisphère
- Un tableau
- Rédiger
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Fiche 2 — qui a l'eau, qui ne l'a pas
Cent moins la part, et l'on voit ceux qui manquent.
Le programme demande de traiter l'inégal accès à l'eau, à la santé ou à l'éducation. Ces fiches prennent l'eau, parce qu'elle se mesure d'un nombre qu'un élève de CM1 peut manipuler lui-même.
L'exercice 1 donne quatre pays d'aires différentes avec la part de leurs habitants ayant accès à l'eau potable en 2024, et demande de calculer la part qui ne l'a pas. L'opération est simple — cent moins la part — mais son sens ne l'est pas : les deux parts se complètent parce qu'elles font ensemble la population entière.
L'exercice 2 est un diagramme de dix pays où il faut compter ceux qui restent sous la moyenne mondiale. Le dernier exercice fait dire, en toutes lettres, ce que signifie un pourcentage, puis pourquoi l'année accompagne toujours le chiffre.
Les parts qui manquent sont soustraites à l'impression, jamais recopiées.
- Un tableau
- Un diagramme
- Rédiger
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Fiche 3 — deux voisins, deux mondes
La même aire, et pourtant tout les sépare.
C'est la fiche qui porte tout le thème. Elle est écrite contre une lecture que la carte du monde invite à faire : celle qui range les continents en riches et en pauvres.
L'exercice 1 est un diagramme de quatre couples de pays, chacun pris dans une même aire régionale. Trois questions suivent : quel couple montre le plus grand écart, quel couple le plus petit, et ce que ces quatre couples prouvent. La réponse à la troisième n'est pas un chiffre : être dans la même aire ne suffit pas à avoir la même vie.
L'exercice 2 range huit pays selon leur position par rapport à la moyenne mondiale, et fait constater que les quatre pays bien pourvus viennent de continents différents. Le dernier exercice demande de réfuter une phrase fausse — « sur ce continent, personne n'a l'eau » — avec deux pays du même continent qui ne se ressemblent pas.
Le moteur vérifie que chaque couple appartient bien à une seule aire : sinon la comparaison ne prouverait rien.
- Un diagramme
- Un tri
- Réfuter
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Fiche 4 — ce qu'une carte ne montre pas
Un chiffre situe ; il ne raconte pas une journée.
Un pourcentage dit combien. Il ne dit pas ce que cela change dans une journée, et le programme demande précisément d'« identifier les manifestations » des inégalités de niveau de vie.
L'exercice 1 range six phrases selon qu'une carte peut les montrer ou non. D'un côté l'aire d'un pays, la part de ses habitants, les pays les moins pourvus ; de l'autre le temps qu'il faut chaque jour pour aller chercher l'eau, les écarts entre habitants d'un même pays, les raisons du manque. La question qui suit fait dire pourquoi une carte efface les écarts internes : parce qu'elle donne un seul chiffre par pays, et qu'un seul chiffre est une moyenne.
L'exercice 2 relie quatre pays à leur aire régionale, dont deux pays africains qui ne sont pas dans la même. Le dernier exercice fait citer deux conséquences concrètes du manque d'eau pour un enfant.
Les manifestations citées viennent du noyau, et le moteur en exige au moins trois — le programme dit « les manifestations », au pluriel.
- Un tri
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 5 — tout relier
Quatre aires, quatre écarts, une conclusion.
La dernière fiche mesure ce que les quatre premières ont installé, et elle le fait par un calcul que le chapitre n'avait pas encore nommé : l'écart à l'intérieur d'une aire.
L'exercice 1 relie quatre aires à l'écart mesuré entre leurs pays. Les résultats surprennent : l'aire la plus inégale n'est pas la moins bien pourvue. L'Océanie compte quarante-sept points d'écart parce qu'elle réunit l'Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ; l'Europe en compte zéro entre les deux pays cités. Un écart nul ne veut pas dire qu'aucune inégalité n'existe — il veut dire qu'aucune ne se voit entre ces deux pays-là.
L'exercice 2 est un second planisphère, de quatre aires seulement, à retrouver par leur lettre. Le dernier exercice demande de réfuter la phrase du chapitre — « il suffit de connaitre le continent pour savoir comment on y vit » — avec un exemple chiffré.
L'écart de chaque aire est recalculé à l'impression entre son meilleur et son moins bon pays.
- Des associations
- Un planisphère
- Réfuter
Compétences travaillées
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Huit aires régionales
Localiser et nommer sur un planisphère les huit aires que le programme retient, et savoir qu'un continent peut en porter plusieurs.
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Lire une part
Comprendre qu'un pourcentage se dit « sur cent », et calculer ce qui manque par une soustraction à cent.
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L'écart interne
Mesurer l'écart entre deux pays d'une même aire, et refuser d'en conclure qu'un continent se juge d'un seul mot.
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Les manifestations
Identifier ce que le manque d'eau change dans une journée : le trajet, la maladie, l'école manquée.
Le contresens que ce thème risque d'installer
Une carte des inégalités se lit très vite comme une carte des continents : celui-ci pauvre, celui-là riche. C'est faux, et c'est pourtant ce qu'un élève retient si rien ne l'en empêche.
Le fait qui l'en empêche est dans les chiffres eux-mêmes. En 2024, l'Australie compte 100 % d'habitants ayant accès à l'eau potable ; la Papouasie-Nouvelle-Guinée, sa voisine dans la même aire, en compte 53 %. Quarante-sept points séparent deux pays d'une même région du monde — davantage que ce qui sépare bien des continents entre eux.
Ces fiches sont construites autour de ce fait. Une fiche entière compare quatre couples de voisins pris dans une même aire, et le moteur vérifie que chaque couple appartient bien à une seule aire : sans cela, la comparaison ne prouverait rien de plus qu'un rapprochement au hasard.
Pourquoi l'accès à l'eau, et pas autre chose
Le programme laisse le choix : « l'inégal accès à l'eau ; ou à la santé ; ou à l'éducation ». Ces fiches prennent l'eau, pour une raison de méthode.
L'accès à l'eau se mesure d'un seul nombre — la part des habitants qui disposent au moins d'un service élémentaire — et ce nombre se lit, se compare et se soustrait. Un élève de CM1 peut calculer lui-même ce qui manque : cent moins la part. La santé et l'éducation se mesurent moins simplement, et le chapitre y perdrait le calcul.
Mais un pourcentage ne raconte pas une journée. Une fiche entière porte donc sur les manifestations concrètes du manque : le trajet quotidien, l'eau qui rend malade, l'école manquée. Décrire une inégalité demande les deux — le chiffre, et ce que le chiffre change.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Aucune part d'accès à l'eau n'est écrite de mémoire : les vingt pays cités portent les chiffres du programme commun OMS-UNICEF pour l'année 2024, et un contrôle refuse tout pourcentage imprimé sans son année. Un second contrôle, propre à ce thème, refuse toute phrase qui jugerait un continent en bloc — « en Afrique, on n'a pas l'eau » est faux, et l'apprendre serait pire que ne rien apprendre. Le moteur calcule enfin l'écart à l'intérieur de chaque aire, et il refuserait de produire si aucune aire ne montrait un grand écart interne.