Cinq évaluations sur vingt, en noir et blanc
Ces cinq évaluations portent sur le deuxième thème de géographie du CM1, tel que l'arrêté du 22 avril 2026 le définit. Elles sont tirées en noir et blanc pour être photocopiées sans perte, et chacune se note sur vingt.
Le planisphère figure des deux côtés, dans les fiches d'exercices comme dans les évaluations : « localiser et nommer sur un planisphère les aires régionales » est un attendu du programme, donc quelque chose qui doit s'apprendre et se vérifier. Les autres formats, eux, ne sont pas repris des fiches.
Le barème est réparti en huit, six et six points. Sur plusieurs questions, la méthode est notée à part : trouver le bon résultat sans savoir dire comment ne vaut que la moitié des points.
1 sur 5
Évaluation 1 — localiser et nommer
Sur 20 · les huit aires régionales du programme.
La première évaluation porte sur l'attendu le plus concret du thème : localiser et nommer sur un planisphère les huit aires régionales du programme.
L'exercice 1 est un planisphère à huit rectangles numérotés. Deux questions l'accompagnent : écrire les huit noms dans l'ordre, puis nommer les deux aires d'Afrique. L'ordre est noté à part des noms, parce que savoir nommer une aire et savoir la situer sont deux compétences différentes.
L'exercice 2 est un questionnaire de quatre lignes, suivi d'une justification sur le Maroc. Le mot « subsaharienne » porte lui-même sa définition — au sud du Sahara — et c'est cela qu'on attend. Le dernier exercice fait expliquer pourquoi l'Afrique est découpée en deux aires plutôt que traitée d'un seul mot, et ce qui distingue une aire d'un pays.
Les boites du planisphère viennent du noyau, et le moteur refuse deux aires qui se recouvriraient.
- Un planisphère
- Un QCM
- Rédiger
2 sur 5
Évaluation 2 — lire un pourcentage
Sur 20 · cent moins la part, et ce que cela veut dire.
La deuxième évaluation ne porte pas sur une connaissance mais sur une compétence : lire un pourcentage pour ce qu'il est, et non pour ce qu'on croit qu'il dit.
L'exercice 1 est un questionnaire de quatre lignes sur le sens d'une part, sur son complément à cent, sur la moyenne mondiale et sur ce qui rend un pourcentage comparable d'un pays à l'autre. La justification demandée porte sur le complément : les deux parts font ensemble la population entière, et c'est cette idée qui est notée, non le seul résultat.
L'exercice 2 propose trois copies. L'une est juste. La deuxième prend un pourcentage pour un nombre de personnes ; la troisième prend une moyenne pour un minimum. Ce sont les deux confusions les plus fréquentes sur ce thème, et la question demande de les nommer séparément. Le dernier exercice fait calculer une part manquante et expliquer pourquoi un chiffre porte sa date.
Toute copie fausse porte sa correction : une copie fausse sans correction est refusée avant l'impression.
- Un QCM
- Trois copies
- Calculer
3 sur 5
Évaluation 3 — ce qu'on ne peut pas conclure
Sur 20 · une carte ne juge pas un continent.
La troisième évaluation est celle qui compte le plus. Elle cite la généralisation du thème — « tous les pays d'Afrique manquent d'eau potable » — et demande à l'élève de la corriger avec un chiffre.
Ce choix est délibéré. On pourrait ne jamais écrire cette phrase ; il vaut mieux l'écrire et la démonter, parce que l'élève l'entendra ailleurs. L'exercice 1 propose trois copies : une juste, celle de la généralisation, et une troisième qui conclut d'une moyenne nationale que chaque habitant a l'eau chez lui. La question demande pourquoi la généralisation est fausse même si certains pays manquent : parce qu'elle dit « tous », et qu'un seul contre-exemple la démentit.
L'exercice 2 est une carte mentale à deux branches — entre les aires, et à l'intérieur d'une aire. Le dernier exercice fait récrire correctement la phrase fausse.
Le moteur vérifie qu'aucune copie présentée comme juste ne contient de généralisation.
- Trois copies
- Une carte mentale
- Réfuter
4 sur 5
Évaluation 4 — derrière le chiffre
Sur 20 · ce qu'un pourcentage change dans une journée.
La quatrième évaluation porte sur l'attendu que les chiffres seuls ne couvrent pas : identifier les manifestations concrètes des inégalités de niveau de vie.
L'exercice 1 est une carte mentale à deux branches : ce que le manque d'eau demande chaque jour, et ce qu'il empêche. Deux questions suivent, dont l'une fait expliquer pourquoi le manque d'eau fait manquer l'école. Deux raisons sont attendues, et elles valent chacune leurs points : le temps du trajet, et la maladie.
L'exercice 2 donne un texte court sur une journée qui commence par un trajet. Le temps passé à chercher l'eau n'est pris sur rien d'autre que sur l'école, le travail ou le repos. Le dernier exercice fait décrire une inégalité en une phrase, avec un chiffre daté et une manifestation : les deux moitiés sont exigées, parce que le chiffre situe et la manifestation explique.
Les manifestations viennent du noyau, et elles figurent dans un document visible, non dans les seules réponses.
- Une carte mentale
- Un texte
- Décrire
5 sur 5
Évaluation 5 — tout le chapitre
Sur 20 · les aires, les chiffres et ce qu'ils cachent.
La cinquième évaluation reprend le chapitre entier et pose sa question directrice : comment décrire les inégalités de niveau de vie dans le monde ?
L'exercice 1 donne un texte sur ce qu'une carte du monde efface. Colorier chaque pays d'après un seul chiffre est commode, mais ce chiffre est une moyenne : il gomme les différences entre la ville et la campagne, entre les familles. Une seconde question demande un exemple, tiré du chapitre, de deux pays voisins que le chiffre sépare — et le couple doit venir d'une même aire, sinon il ne prouve rien.
L'exercice 2 est un second planisphère, de quatre aires seulement, à retrouver par leur lettre. Le dernier exercice fait donner deux règles apprises dans le chapitre : nommer un pays plutôt qu'un continent, donner le chiffre avec son année, dire ce qu'il change, se rappeler qu'une moyenne cache des écarts.
Le total de chaque évaluation est vérifié à vingt points avant l'impression.
- Un texte
- Un planisphère
- Rédiger
Compétences travaillées
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Huit aires régionales
Localiser et nommer sur un planisphère les huit aires que le programme retient, et savoir qu'un continent peut en porter plusieurs.
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Lire une part
Comprendre qu'un pourcentage se dit « sur cent », et calculer ce qui manque par une soustraction à cent.
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L'écart interne
Mesurer l'écart entre deux pays d'une même aire, et refuser d'en conclure qu'un continent se juge d'un seul mot.
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Les manifestations
Identifier ce que le manque d'eau change dans une journée : le trajet, la maladie, l'école manquée.
Le contresens que ce thème risque d'installer
Une carte des inégalités se lit très vite comme une carte des continents : celui-ci pauvre, celui-là riche. C'est faux, et c'est pourtant ce qu'un élève retient si rien ne l'en empêche.
Le fait qui l'en empêche est dans les chiffres eux-mêmes. En 2024, l'Australie compte 100 % d'habitants ayant accès à l'eau potable ; la Papouasie-Nouvelle-Guinée, sa voisine dans la même aire, en compte 53 %. Quarante-sept points séparent deux pays d'une même région du monde — davantage que ce qui sépare bien des continents entre eux.
Ces fiches sont construites autour de ce fait. Une fiche entière compare quatre couples de voisins pris dans une même aire, et le moteur vérifie que chaque couple appartient bien à une seule aire : sans cela, la comparaison ne prouverait rien de plus qu'un rapprochement au hasard.
Pourquoi l'accès à l'eau, et pas autre chose
Le programme laisse le choix : « l'inégal accès à l'eau ; ou à la santé ; ou à l'éducation ». Ces fiches prennent l'eau, pour une raison de méthode.
L'accès à l'eau se mesure d'un seul nombre — la part des habitants qui disposent au moins d'un service élémentaire — et ce nombre se lit, se compare et se soustrait. Un élève de CM1 peut calculer lui-même ce qui manque : cent moins la part. La santé et l'éducation se mesurent moins simplement, et le chapitre y perdrait le calcul.
Mais un pourcentage ne raconte pas une journée. Une fiche entière porte donc sur les manifestations concrètes du manque : le trajet quotidien, l'eau qui rend malade, l'école manquée. Décrire une inégalité demande les deux — le chiffre, et ce que le chiffre change.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Aucune part d'accès à l'eau n'est écrite de mémoire : les vingt pays cités portent les chiffres du programme commun OMS-UNICEF pour l'année 2024, et un contrôle refuse tout pourcentage imprimé sans son année. Un second contrôle, propre à ce thème, refuse toute phrase qui jugerait un continent en bloc — « en Afrique, on n'a pas l'eau » est faux, et l'apprendre serait pire que ne rien apprendre. Le moteur calcule enfin l'écart à l'intérieur de chaque aire, et il refuserait de produire si aucune aire ne montrait un grand écart interne.