Cinq évaluations sur vingt, en noir et blanc
Ces cinq évaluations portent sur le premier thème de géographie du CM1, tel que l'arrêté du 22 avril 2026 le définit. Elles sont tirées en noir et blanc pour être photocopiées sans perte, et chacune se note sur vingt.
Les formats sont ceux d'une évaluation, non ceux d'un exercice : questionnaires à choix, copies à corriger, articles de dictionnaire à lire, cartes mentales à compléter et textes à comprendre. Aucun n'est repris des fiches d'exercices.
Le barème est réparti en huit, six et six points. Sur plusieurs questions, la méthode est notée à part : trouver le bon résultat sans savoir dire comment ne vaut que la moitié des points.
1 sur 5
Évaluation 1 — les mots du chapitre
Sur 20 · les deux mots que le programme oppose.
La première évaluation porte sur les deux mots que le programme oppose et sur les deux qu'il définit : sous-nutrition, malnutrition, produit agricole, produit alimentaire transformé.
L'exercice 1 est un questionnaire de quatre lignes, suivi d'une justification notée à part. Cocher juste sans savoir pourquoi ne vaut que la moitié des points : c'est le raisonnement qui servira au cas suivant, et c'est lui qu'on évalue.
L'exercice 2 donne les deux mots sous forme d'articles de dictionnaire, avec un exemple pour chacun. La question demande si les deux mots peuvent décrire la même personne. Les deux moitiés de la réponse sont exigées : oui dans un sens, non dans l'autre. Le dernier exercice fait employer chaque mot dans une phrase de son cru, ce qui est la seule preuve qu'il est compris.
L'exemple de chaque article de dictionnaire emploie le mot défini : le moteur le vérifie.
- Un QCM
- Un dictionnaire
- Rédiger
2 sur 5
Évaluation 2 — agricole ou transformé
Sur 20 · la liste des ingrédients tranche.
La deuxième évaluation vérifie que la règle du chapitre est comprise, et non que deux listes ont été retenues.
L'exercice 1 donne deux articles de dictionnaire — « agricole » et « transformer » — puis demande de ranger le pain en justifiant. La justification vaut le double du mot, parce que c'est elle qui prouve que la règle est comprise. Une seconde question fait dire lequel, du blé ou du pain, est agricole : l'ordre compte, l'agricole vient toujours avant le transformé.
L'exercice 2 propose trois copies d'élèves. L'une est juste, les deux autres se fient à autre chose qu'aux ingrédients : l'une à l'origine du produit, l'autre à son lieu de vente. La question demande l'erreur commune, non deux corrections séparées. Le dernier exercice fait écrire la règle, puis l'appliquer à un aliment absent du cours.
Toute copie fausse porte sa correction : une copie fausse sans correction est refusée avant l'impression.
- Un dictionnaire
- Trois copies
- Rédiger
3 sur 5
Évaluation 3 — lire un chiffre sans se tromper
Sur 20 · une moyenne ne dit pas ce qu'on croit.
La troisième évaluation ne porte pas sur des connaissances mais sur une compétence : lire un chiffre pour ce qu'il est, et non pour ce qu'on croit qu'il dit.
L'exercice 1 propose trois copies. La première est juste. La deuxième prend la moyenne mondiale pour ce que chacun reçoit ; la troisième conclut d'une moyenne nationale que tous les habitants ont faim. La question demande l'erreur commune aux deux : prendre une moyenne pour la situation de chaque personne.
L'exercice 2 est une carte mentale à compléter, où les chiffres du chapitre figurent avec leur année. Une question de calcul l'accompagne : de combien une ration dépasse-t-elle une autre. « De combien » demande une soustraction, et l'opération choisie est notée à part du résultat. Le dernier exercice fait expliquer pourquoi un chiffre porte toujours sa date.
Toutes les valeurs imprimées viennent du noyau : un chiffre retapé finirait par diverger.
- Trois copies
- Une carte mentale
- Rédiger
4 sur 5
Évaluation 4 — une chaine de production
Sur 20 · de la ferme au magasin, sans sauter d'étape.
La quatrième évaluation porte sur la chaine de production, que le programme demande explicitement de savoir décrire.
L'exercice 1 est une carte mentale à deux branches : les lieux traversés d'un côté, ce qui change en route de l'autre. Deux questions suivent : nommer les trois lieux, et dire à quelle étape le lait devient un yaourt. La seconde est celle qui sépare : ce n'est pas quand on chauffe, c'est quand on ajoute les ferments.
L'exercice 2 donne un texte court sur ce qu'un magasin ne montre pas — la ferme, le camion, l'usine. La question demande de situer le magasin dans la chaine, à partir du texte et non d'un souvenir. Le dernier exercice fait choisir un maillon et dire ce qui se passerait s'il disparaissait ; c'est la conséquence qui est notée, non le choix du maillon.
Les mots-clés du programme figurent dans les documents visibles, non dans les seules réponses cachées.
- Une carte mentale
- Un texte
- Rédiger
5 sur 5
Évaluation 5 — tout le chapitre
Sur 20 · les chiffres, les mots et la chaine.
La cinquième évaluation reprend le chapitre entier et pose sa question directrice : comment nourrir toute l'humanité ?
L'exercice 1 donne un texte sur une idée que les chiffres seuls ne montrent pas : le monde produit assez, et pourtant des millions de personnes ne mangent pas à leur faim. Produire et répartir sont deux choses différentes. Une seconde question relie ce texte à la chaine de production : où celle-ci peut-elle se rompre ?
L'exercice 2 est un questionnaire de quatre lignes qui balaie le chapitre — la moyenne mondiale, la fin d'une chaine, la sorte du yaourt, ce qu'une moyenne cache. La justification demandée exige un exemple chiffré, non une phrase générale. Le dernier exercice fait donner deux difficultés apprises dans le chapitre : deux expliquées valent mieux que quatre citées.
Le total de chaque évaluation est vérifié à vingt points avant l'impression.
- Un texte
- Un QCM
- Rédiger
Compétences travaillées
-
Lire une ration
Comparer neuf rations à la moyenne mondiale, calculer un écart par soustraction et un rapport par division.
-
Deux mots à ne pas confondre
Distinguer la sous-nutrition, qui est une affaire de quantité, de la malnutrition, qui est une affaire d'équilibre — par manque comme par excès.
-
Agricole ou transformé
Décider d'après la liste des ingrédients, et non d'après une liste apprise par cœur.
-
Une chaine de production
Décrire les étapes qui mènent du lieu de production au magasin, et nommer les lieux traversés.
Une moyenne mondiale ne dit pas ce qu'on croit
En 2023, la moyenne mondiale est de 3 006 kilocalories par personne et par jour. Le chiffre est rassurant : il dépasse largement ce dont un adulte a besoin. Il faut pourtant s'en méfier, et ces fiches apprennent à le faire.
Une moyenne est un partage imaginaire : c'est ce que chacun aurait si toute la nourriture du monde était répartie également. Personne ne mange exactement cela. Sur les neuf pays du diagramme, cinq restent en dessous — la moyenne ne coupe pas le groupe en deux moitiés égales, et c'est précisément ce que le premier exercice fait constater.
Le même piège se rejoue à l'intérieur de chaque pays. Une ration nationale élevée n'empêche pas que certains habitants manquent : la fiche 1 pose la question directement, et la réponse attendue est non.
Agricole ou transformé : une règle, pas une liste
Le programme demande de « décrire la différence entre produits agricoles et produits alimentaires transformés ». Beaucoup de fiches y répondent par deux colonnes à apprendre par cœur. Un élève qui les retient n'a rien compris : donnez-lui un aliment absent de la liste, il ne saura pas le ranger.
Ici, la règle est visible et elle tranche tous les cas : un produit transformé a une liste d'ingrédients, un produit agricole est lui-même l'ingrédient. Le tableau de la fiche 2 montre les ingrédients et demande la conclusion, non l'inverse.
La dernière question de cette fiche est l'épreuve de vérité : on demande un aliment qui n'était pas dans le cours. C'est là que se voit la différence entre retenir une liste et comprendre une règle.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Aucune ration n'est écrite de mémoire : les neuf pays cités portent les chiffres de la FAO pour l'année 2023, et un contrôle refuse toute kilocalorie imprimée sans son année — un chiffre sans date ne se vérifie pas et vieillit sans prévenir. La distinction entre produit agricole et produit transformé n'est pas une étiquette posée à côté de chaque aliment : elle se déduit de sa liste d'ingrédients, et le moteur refuse un « produit transformé » qui n'en aurait qu'un seul.