Le troisième thème du nouveau programme de géographie
« Se déplacer » suit « Les inégalités dans le monde » dans le programme de géographie du CM1 issu de l'arrêté du 22 avril 2026. Sa question directrice est écrite dans le texte officiel : comment se déplace-t-on dans le monde ?
Le thème tient en une période, et il porte deux choses : les modes de transport avec leurs infrastructures, et les deux unités qui mesurent un déplacement. Les cinq fiches vont du trajet de la maison à l'école jusqu'aux liaisons entre continents.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — deux façons de mesurer un trajet
Le plus court n'est pas toujours le plus rapide.
Le thème s'ouvre sur ce qui le distingue : un déplacement se mesure de deux façons, et les deux ne disent pas la même chose.
L'exercice 1 est un tableau de quatre trajets d'une journée, avec leur distance et le mode employé ; il faut calculer la durée de chacun, en divisant la distance par la vitesse moyenne retenue. Les vitesses sont écrites dans le document, en toutes lettres : ce ne sont pas des horaires relevés, et la fiche ne prétend pas qu'ils le soient.
L'exercice 2 est un diagramme des durées, où deux barres sont exactement de même hauteur pour des distances qui vont du simple au double. Le dernier exercice fait dire pourquoi : c'est le mode qui fait la différence, non la distance seule. Et si l'on veut annoncer à quelqu'un le temps qu'il lui faut, c'est la durée qu'on lui donne, non les kilomètres.
Toutes les durées sont divisées à l'impression : une durée retapée finirait par contredire sa distance.
- Un tableau
- Un diagramme
- Rédiger
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Fiche 2 — du plus court au plus long
Six trajets, deux modes, un seul point de départ.
Après les trajets d'une journée, ceux qui traversent le monde. Six trajets partent de Paris : trois en train, trois en avion, et c'est la distance qui décide du mode.
L'exercice 1 est un diagramme des six distances, à l'échelle. Trois questions suivent : le plus court, le plus long, et combien de fois le second contient le premier. La troisième demande à partir de quelle distance on passe du train à l'avion — il n'y a pas de nombre exact à trouver, et c'est voulu : le tableau ne donne aucun trajet entre les deux, et la réponse attendue est un intervalle.
L'exercice 2 range les six trajets selon qu'ils durent plus ou moins de deux heures, et fait constater que les trajets en train ne tombent pas tous dans la même colonne. Le dernier exercice fait justifier deux choix de mode, dans un sens et dans l'autre.
Les distances sont calculées à partir des coordonnées réelles des villes, par la formule de haversine.
- Un diagramme
- Un tri
- Rédiger
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Fiche 3 — chaque mode, son infrastructure
Un mode ne va pas sans ce qui le porte.
Le programme demande de nommer les principaux modes de transport de personnes et les infrastructures associées. Il les écrit lui-même, appariés deux à deux.
L'exercice 1 range les modes selon le trajet auquel ils conviennent — court ou long — puis pose la question qui compte : lequel n'a besoin d'aucune infrastructure ? La réponse est la marche, et elle explique pourquoi celle-ci termine presque tous les trajets : aucun autre mode ne dépose devant la porte.
L'exercice 2 relie les six modes à leurs six infrastructures. Une question suit sur ce qui se passerait sans voie cyclable dans une ville : les cyclistes rouleraient au milieu des voitures, et beaucoup renonceraient. Sans l'aménagement, le mode recule. Le dernier exercice fait définir le mot « infrastructure » et en donner des exemples.
Les six couples viennent du texte officiel, dans son ordre : le moteur refuse un couple qui s'en écarterait.
- Un tri
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 4 — un trajet en plusieurs étapes
Presque aucun déplacement n'emploie un seul mode.
Un déplacement réel n'emploie presque jamais un seul mode. Cette fiche fait décrire un enchainement, et nommer les endroits où l'on passe de l'un à l'autre.
L'exercice 1 relie quatre modes à ce à quoi chacun sert le mieux — les petits trajets, quelques kilomètres en ville, deux villes éloignées, un continent à franchir. Une question suit sur l'avion pour aller à l'école : il n'apporterait rien sur huit cents mètres, et il n'y a pas d'aéroport devant l'école.
L'exercice 2 est une chaine de quatre étapes, de la porte de la maison au quai d'une gare : on marche, on prend le métro, on marche encore. Deux changements de mode, dans deux infrastructures. Le dernier exercice fait décrire son propre trajet vers l'école, en nommant chaque mode dans l'ordre — c'est l'ordre qui est noté.
Chaque chaine finit à pied : le moteur le vérifie avant l'impression.
- Des associations
- Une chaine
- Rédiger
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Fiche 5 — tout relier
Du pas de la porte à l'autre bout du monde.
La dernière fiche met les deux échelles côte à côte : celle de la journée et celle du monde. La question est la même des deux côtés — quelle distance, et par quel mode ?
L'exercice 1 suit un trajet d'un continent à l'autre : un train jusqu'à l'aéroport, un avion, un autre train, et la marche pour finir. Trois modes, et le même que sur huit cents mètres pour les derniers pas. Deux questions suivent, dont l'une fait remarquer que la marche revient au début et à la fin, quelle que soit la longueur du trajet.
L'exercice 2 est un tableau de quatre trajets, du plus petit au plus grand, à compléter dans les deux unités. La question qui l'accompagne est la plus fine du chapitre : entre le premier et le dernier, la distance et la durée grandissent-elles autant l'une que l'autre ? Non — parce que le mode change en route.
Le tableau est rempli par le moteur à partir des mêmes coordonnées et des mêmes vitesses que les fiches précédentes.
- Une chaine
- Un tableau
- Rédiger
Compétences travaillées
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Les deux unités
Mesurer un déplacement en kilomètres et en temps, et savoir que le plus court n'est pas toujours le plus rapide.
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Six modes, six infrastructures
Nommer chaque mode de transport et l'aménagement qu'il demande, et savoir que la marche n'en demande aucun.
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Calculer une durée
Diviser une distance par une vitesse, et écrire le résultat en heures et en minutes.
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Un trajet enchaine des modes
Décrire un déplacement qui passe d'un mode à l'autre, et nommer l'infrastructure où se fait chaque changement.
Deux unités, et elles ne classent pas pareil
Le programme donne deux unités pour mesurer un déplacement : la distance kilométrique et la distance en temps. Ce n'est pas une redondance, et c'est là que ces fiches passent du vocabulaire au raisonnement.
Douze kilomètres en voiture prennent dix minutes ; trois kilomètres à vélo en prennent douze. Le plus court en kilomètres est donc le plus long en temps. La première fiche fait trouver cette inversion, et la couverture la dessine : deux colonnes, un trait par trajet, et les traits se croisent.
Le moteur va plus loin qu'illustrer. Il refuse de produire si aucune paire de trajets n'est classée en sens contraire par les deux unités. Sans cette inversion, les deux unités diraient toujours la même chose, et l'élève en retiendrait qu'elles sont interchangeables.
La marche n'a pas d'infrastructure, et le programme le dit
Le texte officiel apparie six modes à six infrastructures, avec une barre oblique : avion/aéroport, bateau/port, train/gare, voiture/route, métro/station, vélo/voie cyclable. La marche, elle, figure ailleurs — parmi les modalités de déplacement des élèves, et sans infrastructure associée.
Cette asymétrie n'est pas un oubli : c'est ce qui fait de la marche le mode qui commence et termine presque tous les trajets. Aucun autre ne dépose devant la porte, et il reste toujours quelques mètres à faire à pied.
Le moteur vérifie que la marche est bien le seul mode sans infrastructure. Si un autre la rejoignait, la couverture placerait deux modes à part sans pouvoir dire pourquoi.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Les distances entre villes sont calculées à partir des coordonnées géographiques réelles, par la formule de haversine : ce sont des distances à vol d'oiseau, et les fiches le disent. Les durées sont des divisions, faites à partir de vitesses moyennes déclarées en toutes lettres sur la fiche — ce ne sont pas des horaires relevés. Le moteur refuse de produire si aucune paire de trajets n'est classée en sens contraire par les deux unités : sans cette inversion, le repère du programme serait décoratif.