La première entrée du nouveau programme de sciences
« Masse et volume » ouvre le domaine « la matière, les mouvements et les signaux » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026 et en vigueur depuis la rentrée 2026-2027.
Le programme y demande deux choses : comparer des masses avec un dispositif simple, et mesurer une masse avec une balance, en tarant si nécessaire. Les cinq fiches suivent cet ordre, du geste le plus simple au plus construit.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — peser sept objets
Une balance donne un nombre ; encore faut-il l'écrire.
Le chapitre s'ouvre sur le geste le plus simple : lire ce qu'affiche une balance, et l'écrire correctement.
L'exercice 1 est un tableau de sept objets de classe, du dictionnaire au stylo, avec ce que la balance indique en grammes. Il faut réécrire chaque masse en kilogrammes et en grammes quand elle dépasse mille. Deux questions suivent : quel objet est le plus lourd, quel est le plus léger, et combien de grammes les séparent. L'écart est une soustraction, et les deux masses doivent d'abord être dans la même unité.
L'exercice 2 est un diagramme des sept masses, à l'échelle, où il faut compter les objets sous un seuil. Le dernier exercice fait dire pourquoi l'on écrit 1 kg 530 g plutôt que 1530 g : les deux écritures disent la même masse, mais l'une se représente mieux.
Toutes les conversions sont calculées à l'impression : une masse retapée finirait par contredire le diagramme.
- Un tableau
- Un diagramme
- Rédiger
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Fiche 2 — plus lourd, plus léger
Un repère, et tout se range de part et d'autre.
Pour comparer vite, on se donne un repère. Cette fiche en prend un — deux cents grammes, à peu près une tablette de chocolat — et range les sept objets de part et d'autre.
L'exercice 1 zoome sur les quatre objets les plus légers, dont les masses seraient écrasées dans le diagramme complet. Trois questions suivent : les ranger du plus léger au plus lourd, calculer combien de stylos il faudrait pour atteindre la masse d'une pomme, et vérifier qu'aucun des quatre n'a la même masse qu'un autre.
L'exercice 2 est le tri autour du repère. Le dernier exercice pose la question qui compte : si l'on changeait le repère, quels objets changeraient de colonne — et surtout, le repère change-t-il la masse des objets ? Non. C'est l'outil de comparaison qui change, non ce qu'on mesure.
Le tri est recalculé à l'impression en comparant chaque masse au repère.
- Un diagramme
- Un tri
- Rédiger
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Fiche 3 — comparer n'est pas mesurer
Une balance à plateaux dit lequel, jamais combien.
C'est la fiche qui porte le chapitre. Le programme nomme cinq dispositifs, et un seul d'entre eux affiche un nombre.
L'exercice 1 range les dispositifs selon la question à laquelle ils répondent : « lequel est le plus lourd ? » pour la balance à plateaux, la romaine, le fléau et la poulie ; « combien pèse-t-il ? » pour la seule balance électronique. Une question demande alors si l'on peut connaitre la masse d'une pomme avec des plateaux. Non : l'instrument compare, il ne mesure pas.
L'exercice 2 relie chaque dispositif à ce qu'il montre concrètement — deux plateaux qui penchent, un curseur qui glisse, un nombre qui s'affiche. Le dernier exercice fait écrire la différence entre comparer et mesurer, puis expliquer comment on classerait sept objets avec des plateaux seuls : en les comparant deux à deux.
Le tri des dispositifs suit le noyau : un instrument qui comparerait et mesurerait à la fois serait refusé.
- Un tri
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 4 — la tare, étape par étape
La balance fait la soustraction à votre place.
On ne pose pas de l'eau sur une balance : il faut un récipient, et la balance pèse alors les deux à la fois. La touche tare résout cela.
L'exercice 1 relie trois récipients à la masse de leur contenu — un verre d'eau, un saladier de riz, une bouteille. Chaque réponse est une soustraction, et l'ordre compte : le plein moins le vide, jamais l'inverse. Une seconde question fait refaire le calcul sur un cas donné.
L'exercice 2 est la chaine des cinq étapes de la tare, dont une à retrouver. La question qui l'accompagne demande ce qui se passerait si l'on oubliait d'appuyer : la balance afficherait le récipient et le contenu ensemble, et il faudrait soustraire soi-même. Le dernier exercice fait nommer les deux façons que le programme donne, et dire pourquoi elles se rejoignent.
Le moteur calcule la tare et la différence séparément, puis compare les deux résultats.
- Des associations
- Une chaine
- Rédiger
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Fiche 5 — tout relier
Comparer, mesurer, tarer : trois gestes, un chapitre.
La dernière fiche donne l'autre chemin — celui qui se passe de touche tare — et rassemble les quatre récipients du chapitre.
L'exercice 1 est la chaine de la différence : peser le vide, remplir, peser le plein, soustraire. Deux questions suivent : en quoi ce chemin diffère de celui de la fiche 4, et peut-on l'employer avec une balance à plateaux. Non — il faut lire deux nombres pour les soustraire, et des plateaux n'en affichent aucun. On revient ainsi à la distinction de la fiche 3.
L'exercice 2 est un tableau des quatre récipients, vide et plein, dont la dernière colonne se calcule. Le dernier exercice demande deux idées du chapitre, expliquées, puis une phrase sur la raison de vérifier une mesure.
Les deux chaines du chapitre ne partagent aucune étape : le moteur le vérifie.
- Une chaine
- Un tableau
- Rédiger
Compétences travaillées
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Comparer ou mesurer
Savoir quel dispositif répond à « lequel est le plus lourd ? » et lequel répond à « combien pèse-t-il ? ».
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Écrire une masse
Passer des grammes aux kilogrammes et retour, et écrire 1 kg 530 g plutôt que 1530 g quand c'est plus lisible.
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Tarer une balance
Comprendre que la tare ne retire rien du plateau : elle décide que ce qui est posé comptera pour zéro.
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Vérifier un résultat
Employer un second dispositif, différent du premier — car refaire la même mesure avec le même instrument ne prouve rien.
Comparer n'est pas mesurer
Le programme distingue deux gestes, et il nomme les instruments de chacun. Comparer, c'est dire lequel de deux objets est le plus lourd : une balance à plateaux, une balance romaine, une simple poulie avec une cordelette y suffisent. Elles penchent, elles ne comptent pas.
Mesurer, c'est dire combien. Un seul instrument du chapitre affiche un nombre : la balance électronique. C'est une distinction que les élèves ne font pas spontanément, et la couverture des fiches la met en image — le même dictionnaire, d'un côté un fléau penché, de l'autre un écran qui indique 950 g.
L'inclinaison du fléau dessiné n'est pas choisie : elle se calcule à partir du rapport des deux masses, et un contrôle vérifie que le plateau qui descend est bien celui du plus lourd. Un dessin penché du mauvais côté enseignerait le contraire de ce qu'il illustre.
Le programme demande lui-même de vérifier autrement
Une phrase du texte officiel mérite d'être lue deux fois : « l'élève identifie l'objet le plus lourd à l'aide d'un dispositif simple et teste la robustesse de son résultat à l'aide d'un autre dispositif ». Autrement dit : un résultat ne vaut que si deux chemins indépendants y mènent.
Ces fiches le prennent au mot. Le moteur classe les sept objets deux fois. La première méthode ne lit aucun nombre : elle compare deux à deux, comme un élève avec une balance à plateaux, et il lui faut six pesées. La seconde lit les masses sur une balance électronique et les range. Si les deux classements différaient, l'article ne serait pas produit.
L'évaluation 2 fait travailler cette idée sur une copie : une élève affirme que son classement est bon parce qu'elle l'a refait deux fois avec la même balance. C'est faux, et pour une raison qui n'a rien d'évident — un instrument déréglé se trompe toujours de la même façon, et cette constance rassure à tort.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur, autour d'un contrôle que le programme réclame lui-même : « l'élève teste la robustesse de son résultat à l'aide d'un autre dispositif ». Le moteur classe donc les sept objets deux fois — une première sans jamais lire un nombre, par comparaisons deux à deux comme le ferait une balance à plateaux ; une seconde en lisant les masses — et il refuse de produire si les deux classements divergent. Même chose pour la tare : la touche tare et la soustraction sont calculées séparément, puis comparées. Les masses sont des exemples, et les fiches le disent.