EMC · CM2 · Exercice

Exercices respecter les droits de tous CM2 (PDF + corrigés)

Cinq fiches sur trois mots qu'on confond, six atteintes que la loi nomme, le rôle du témoin et l'école laïque — programme d'EMC de CM2, arrêté du 29 mai 2024.

CM2 EMC Exercice
Durée 30 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois lignes montrent une idée, un jugement puis un acte ; seule la troisième porte la mention « sanctionné par la loi ».

Deux sections du programme, cinq fiches

« Respecter les droits de tous » et « À l'école laïque » sont les deux dernières des quatre sections que le programme de CM2 consacre à « Vivre en République ». Elles se travaillent ensemble, parce que la seconde applique à l'école ce que la première énonce en général.

Les trois premières fiches installent le vocabulaire exact — trois degrés, six atteintes —, la quatrième porte sur le rôle du témoin, la cinquième sur la laïcité et les textes qui l'ont construite.

Aucune fiche ne demande à un élève ce qu'il croit ni ce qu'il a vécu. Sur ce chapitre, ce n'est pas une précaution de style : c'est une condition, et un contrôle la fait respecter énoncé par énoncé.

1 sur 5

Fiche 1 — trois mots qu'on confond

Une idée, un jugement, un acte — et ce qui les sépare.

Trois mots reviennent sans cesse sur ce sujet, et on les emploie souvent l'un pour l'autre. La fiche les sépare par trois questions : y a-t-il une idée toute faite sur un groupe ? est-elle appliquée à quelqu'un ? est-elle suivie d'un acte ?

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L'exercice 1 présente les trois notions comme trois entrées de dictionnaire, avec pour chacune une définition et un exemple. Les trois exemples partent de la même idée de départ : ce qui change d'une entrée à l'autre, c'est jusqu'où cette idée va. C'est ce déplacement que les questions font formuler.

Le tri de l'exercice 2 range six phrases selon qu'elles restent une idée ou constituent un acte, et fait dire ce que la loi sanctionne. Le dernier exercice pose la question que le programme relie explicitement aux deux autres : pourquoi lutter contre les discriminations oblige-t-il à s'occuper aussi des stéréotypes ?

Les définitions viennent du noyau, et le degré de chaque exemple est calculé à partir de ce qu'il contient. Aucune situation n'est étiquetée à la main.

  • 3 entrées
  • Un tri
  • La loi

2 sur 5

Fiche 2 — l'un mène à l'autre

Comment une idée toute faite finit en acte.

Les trois notions ne sont pas trois cases rangées côte à côte : elles s'enchaînent. Une idée circule, quelqu'un l'applique à une personne, un acte suit. Cette fiche fait remonter l'enchaînement plutôt que de le décrire.

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La chaîne de l'exercice 1 porte cinq maillons dont deux sont effacés. Le troisième maillon dit une chose qu'on oublie souvent : le jugement est prêt avant même qu'on ait vu ce que la personne sait faire. Le cinquième dit ce que la loi ne peut pas faire seule — elle sanctionne l'acte, elle ne fait pas disparaître l'idée.

Le QCM de l'exercice 2 fixe les trois points en jeu, et le dernier exercice fait raisonner sur l'ordre : peut-il y avoir une discrimination sans préjugé ? Non, et savoir le justifier vaut mieux que retenir trois définitions séparées.

Les maillons effacés sont les deux déductions. La prémisse et la conclusion restent visibles : ce sont elles qui permettent de reconstruire ce qui manque.

  • 5 maillons
  • QCM
  • La racine

3 sur 5

Fiche 3 — les atteintes que la loi nomme

Six mots précis, et ce que chacun désigne.

Le programme ne parle pas en général de méchanceté : il nomme six atteintes aux personnes, une par une. Le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, l'homophobie et le harcèlement. Chacune vise quelque chose de précis, et cette précision a une raison.

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Le tableau de l'exercice 1 fait écrire ce que chaque mot désigne. Cinq d'entre elles visent des personnes à cause de ce qu'elles sont ou de ce qu'on croit qu'elles sont ; la sixième, le harcèlement, vise une personne par des actes répétés qui l'isolent. La question fait relever cette différence.

L'exercice 2 relie quatre atteintes à ce qu'elles visent, et sa question donne la raison d'employer le mot exact : sans lui, on ne reconnaît pas l'atteinte quand elle se produit, et l'on ne peut ni la nommer ni la signaler. Le dernier exercice rappelle que leur expression est sanctionnée par la loi.

Les six définitions viennent du noyau, et un contrôle vérifie que les six sont nommées quelque part sur l'article. Aucune ne peut être oubliée en silence.

  • 6 atteintes
  • Un tableau
  • Nommer

4 sur 5

Fiche 4 — le témoin n'est pas un spectateur

Trois rôles possibles, et un seul qui arrête la situation.

Dans une situation de harcèlement, il n'y a jamais seulement deux personnes. Il y a celui ou celle qui subit, celui ou celle qui agit, et tous les autres — les témoins. Cette fiche porte sur eux, et sur le fait que leur rôle est plus grand qu'il n'y paraît.

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Les trois copies de l'exercice 1 rassemblent les deux façons de se tromper : croire qu'un témoin qui se tait n'a rien fait, et croire que repartager n'engage pas puisqu'on n'a rien commencé. Les deux laissent la situation continuer, et la question fait nommer ce point commun.

Le texte de l'exercice 2 distingue signaler de dénoncer — dénoncer cherche à nuire, signaler cherche à protéger — et présente le programme pHARe, qui organise la prévention et le traitement du harcèlement à l'école. Le dernier exercice demande à qui l'on signale, et pourquoi rire équivaut à participer.

Le texte est écrit pour cette fiche. Il ne met en scène aucun élève nommé et ne raconte aucune situation réelle : il décrit des rôles.

  • 3 rôles
  • Signaler
  • pHARe

5 sur 5

Fiche 5 — à l'école laïque

Ce que la laïcité assure, et ce qu'elle limite.

La laïcité tient en deux règles, que le programme écrit l'une à côté de l'autre : nul ne peut être discriminé pour sa croyance ou ses convictions, et nul n'a le droit d'imposer les siennes aux autres. La première protège, la seconde limite.

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La frise de l'exercice 1 place cinq textes, des lois scolaires de 1882 à la Charte de la laïcité à l'École, en passant par la loi de 1905, le préambule de la Constitution de 1946 et la loi du 15 mars 2004. Cent trente-et-un ans séparent le premier repère du dernier : la laïcité s'est construite lentement, et la frise le montre.

La question sur la Journée de la laïcité n'est pas décorative : elle tombe le 9 décembre parce que c'est l'anniversaire de la loi de 1905. La carte mentale de l'exercice 2 range ensuite ce que la laïcité assure et ce qu'elle interdit, et le dernier exercice fait appliquer les deux règles à deux cas concrets.

Un contrôle refuse tout article où la laïcité serait présentée comme une interdiction de croire. C'est le contresens le plus répandu, et il se cherche dans le texte plutôt qu'il ne se promet.

  • 2 règles
  • 5 textes
  • 9 décembre

Compétences travaillées

  • Trois degrés

    Distinguer un stéréotype, un préjugé et une discrimination, et savoir que seule la dernière est un acte sanctionné par la loi.

  • Six atteintes

    Nommer le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, l'homophobie et le harcèlement, et dire ce que chacun vise.

  • Le témoin

    Comprendre qu'un témoin qui rit ou repartage amplifie, qu'un témoin qui se tait laisse faire, et que signaler protège.

  • L'école laïque

    Énoncer les deux règles de la laïcité, les appliquer à un cas, et situer les textes qui les portent.

Trois mots que l'on confond, et pourquoi cela compte

Un stéréotype est une idée toute faite sur un groupe entier. Un préjugé applique cette idée à une personne. Une discrimination y ajoute un acte : la personne est traitée moins bien. Les trois s'enchaînent dans cet ordre, et une seule est sanctionnée par la loi.

Le programme relie explicitement les deux bouts : « la lutte contre les discriminations suppose la déconstruction des préjugés et des stéréotypes ». Punir l'acte sans toucher à l'idée laisse l'enchaînement recommencer, et c'est pourquoi l'école travaille les idées.

Sur ces fiches, le degré d'une situation n'est jamais écrit : il se calcule à partir de trois questions — y a-t-il une idée, un jugement, un acte ? Une situation qui porterait un acte sans jugement est refusée par le moteur.

Ce que la laïcité assure, et ce qu'elle limite

Le programme énonce deux règles côte à côte : « nul ne peut être discriminé pour sa croyance ou ses convictions, mais nul n'a non plus le droit d'imposer ses croyances ou ses convictions aux autres ». La première protège, la seconde limite.

La laïcité ne juge donc pas les convictions elles-mêmes. Elle juge ce qu'on en fait. C'est ce qui écarte le contresens le plus répandu — la laïcité n'interdit pas de croire, et elle protège aussi bien l'élève qui croit que celui qui ne croit en rien.

Les textes qui l'ont construite s'échelonnent sur cent trente-et-un ans, des lois scolaires de 1882 à la Charte de la laïcité à l'École. La Journée de la laïcité tombe le 9 décembre pour une raison précise : c'est l'anniversaire de la loi de 1905.

Méthode et vérification

Contenu produit par un moteur : le degré d'une situation — stéréotype, préjugé ou discrimination — se déduit de ce qu'elle contient, jamais d'une étiquette, et le verdict d'un comportement se calcule par les deux seules règles que le programme énonce sur la laïcité. Aucune question ne demande à l'élève ce qu'il croit ou ce qu'il pense : un contrôle relit chaque énoncé et le refuse.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Quelle différence entre un stéréotype, un préjugé et une discrimination ?
Un stéréotype est une idée toute faite sur un groupe entier. Un préjugé applique cette idée à une personne précise. Une discrimination y ajoute un acte : la personne est traitée moins bien. Les trois s'enchaînent, et seule la discrimination est sanctionnée par la loi.
Quelles atteintes aux personnes le programme de CM2 nomme-t-il ?
Six : le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, l'homophobie et le harcèlement. Le programme demande de les faire reconnaître, et de savoir que leur expression est sanctionnée par la loi.
Que peut faire un élève témoin d'une situation de harcèlement ?
La signaler à un adulte de l'école — un professeur, un membre de la vie scolaire, la direction. Signaler n'est pas dénoncer : dénoncer cherche à nuire, signaler cherche à protéger quelqu'un. Le programme pHARe organise cette prévention dans les écoles.
La laïcité interdit-elle de croire ?
Non, c'est le contresens le plus répandu. La laïcité assure le respect des croyances et des convictions de chacun. Elle pose deux règles : nul ne peut être discriminé pour sa croyance, et nul n'a le droit d'imposer la sienne aux autres. Elle ne juge pas les convictions, mais ce qu'on en fait.
Pourquoi la Journée de la laïcité tombe-t-elle le 9 décembre ?
Parce que c'est l'anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, qui sépare les Églises et l'État et garantit la liberté de conscience. La date n'a pas été choisie au hasard.