Peut-on noter un élève sur ce chapitre ?
La question mérite d'être posée avant de produire cinq sujets. Le programme y répond dans son préambule : une discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances utiles à la formulation claire d'arguments rigoureux ».
Sont donc notés le sens exact de trois mots, les six atteintes que le programme nomme, ce que la loi sanctionne, le rôle du témoin, et les deux règles de la laïcité. Tout cela se prouve, et chaque question a une seule bonne réponse.
Ne sont notés — et ne peuvent l'être — ni ce que l'élève croit, ni ce qu'il pense, ni ce qu'il a vécu. Un contrôle relit chaque énoncé et refuse « à ton avis », « ta religion » et leurs variantes.
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Sujet 1 — trois mots à ne pas confondre
Une idée, un jugement, un acte.
Le premier sujet donne trois situations et demande de nommer chacune. Elles ne sont pas celles des fiches d'exercices : le sujet change, pour que l'évaluation ne se réussisse pas de mémoire. Le degré de chacune est calculé par le moteur, non écrit à la main.
La première question demande laquelle des trois est sanctionnée par la loi, et pourquoi. La réponse attendue n'est pas seulement « la troisième » : il faut dire que c'est un acte, et que les deux autres restent une idée et un jugement.
Le QCM de l'exercice 2 vérifie les trois points en jeu, et sa question ouverte fait expliquer pourquoi lutter contre les discriminations suppose de défaire les idées. Le dernier exercice fait raisonner sur l'ordre des trois degrés, puis produire soi-même un exemple d'idée toute faite portant sur un groupe.
Un contrôle vérifie qu'aucune situation des fiches d'exercices ne reparaît ici, et qu'aucun couple de formats n'est repris.
- Tableau
- QCM
- 8 + 6 + 6
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Sujet 2 — reconnaître les atteintes
Six mots précis, et ce que chacun vise.
Ce sujet range les six atteintes que le programme nomme selon ce qui les distingue : cinq visent des personnes à cause de ce qu'elles sont ou de ce qu'on croit qu'elles sont, la sixième vise une personne par des actes répétés qui l'isolent.
La question la plus exigeante porte sur cette différence de nature : le harcèlement ne nomme pas un motif, il nomme une façon de s'y prendre. Le repérer suppose d'avoir lu les six définitions plutôt que d'avoir retenu une liste.
L'exercice 2 relie quatre atteintes à ce qu'elles visent, et fait dire pourquoi le mot exact vaut mieux qu'un mot général. Le dernier exercice pose une question que les élèves se posent : ces atteintes sont-elles permises tant qu'elles ne sont que des paroles ? Non — c'est leur expression que la loi sanctionne.
Un contrôle vérifie que les six atteintes sont nommées sur l'article : aucune ne peut disparaître d'une révision à l'autre sans que la production s'arrête.
- 6 mots
- Un tri
- Associations
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Sujet 3 — le rôle du témoin
Trois façons d'être témoin, et une seule qui arrête.
Les trois copies de ce sujet portent sur ce qu'un témoin fait, ou ne fait pas. L'une confond signaler et dénoncer, une autre croit que se taire revient à ne pas participer, la troisième décrit correctement l'effet d'un partage.
La seconde question est la plus fine du sujet : elle demande quelle copie décrit un témoin qui met fin à la situation. Aucune des trois ne le fait — celui qui signale n'y figure pas. Répondre suppose de relire les trois avant de choisir, plutôt que d'en désigner une par élimination.
La carte mentale de l'exercice 2 rassemble les quatre branches du chapitre, et fait désigner celle qui montre que la loi ne suffit pas à elle seule. Le dernier exercice demande à qui l'on signale et comment s'appelle le programme qui organise cette prévention.
La question dont la réponse est « aucune des trois » est délibérée : elle empêche de répondre par élimination, et oblige à relire les trois copies.
- 3 copies
- Carte mentale
- Signaler
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Sujet 4 — à l'école laïque
Deux règles, et les textes qui les portent.
Le texte de ce sujet met en scène deux élèves dans une cour : l'un dit qu'il va à un lieu de culte, l'autre qu'il ne croit en rien, et ils continuent de jouer ensemble. Rien, dans cette scène, ne pose de difficulté — et c'est précisément ce que la première question fait constater.
Le texte donne ensuite les deux cas qui en poseraient une : exiger de l'autre qu'il croie la même chose, ou refuser de jouer avec lui à cause de sa religion. Un cas pour chacune des deux règles du programme. La troisième question fait définir la liberté de conscience à partir du texte.
La frise de l'exercice 2 situe les cinq textes de la laïcité, et sa question porte sur la date du 9 décembre. Le dernier exercice fait juger deux comportements par « permis » ou « interdit », en disant laquelle des deux règles s'applique — le verdict et sa raison sont calculés par le moteur.
Le texte est écrit pour cette évaluation. Aucune confession n'y est nommée, et la scène de départ est délibérément banale : c'est elle qui écarte le contresens.
- Un texte
- Une frise
- 2 verdicts
5 sur 5
Sujet 5 — du stéréotype à l'acte
Lire trois définitions, et remonter l'enchaînement.
Le dernier sujet reprend les trois notions sous forme de trois entrées de dictionnaire, avec un exemple pour chacune. Les questions portent sur ce qui les sépare : quel mot désigne un acte, et ce qu'une discrimination ajoute à un préjugé.
La chaîne de l'exercice 2 porte cinq maillons dont un seul est effacé — le troisième, celui de l'acte. Le retrouver demande de lire le maillon suivant, qui parle d'un acte sanctionné par la loi. C'est un raisonnement, non un souvenir.
Le dernier exercice ferme le chapitre sur sa question la plus importante : pourquoi la loi seule ne suffit-elle pas à faire disparaître les discriminations ? Parce qu'elle sanctionne l'acte une fois commis, sans supprimer l'idée qui l'a produit — et c'est cette idée qu'il faut défaire en plus.
La chaîne de ce sujet n'efface qu'un maillon là où les fiches d'exercices en effacent deux : l'évaluation mesure, elle n'entraîne pas.
- Dictionnaire
- Chaîne
- La racine
Compétences travaillées
-
Trois degrés
Distinguer un stéréotype, un préjugé et une discrimination, et savoir que seule la dernière est un acte sanctionné par la loi.
-
Six atteintes
Nommer le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, l'homophobie et le harcèlement, et dire ce que chacun vise.
-
Le témoin
Comprendre qu'un témoin qui rit ou repartage amplifie, qu'un témoin qui se tait laisse faire, et que signaler protège.
-
L'école laïque
Énoncer les deux règles de la laïcité, les appliquer à un cas, et situer les textes qui les portent.
Trois mots que l'on confond, et pourquoi cela compte
Un stéréotype est une idée toute faite sur un groupe entier. Un préjugé applique cette idée à une personne. Une discrimination y ajoute un acte : la personne est traitée moins bien. Les trois s'enchaînent dans cet ordre, et une seule est sanctionnée par la loi.
Le programme relie explicitement les deux bouts : « la lutte contre les discriminations suppose la déconstruction des préjugés et des stéréotypes ». Punir l'acte sans toucher à l'idée laisse l'enchaînement recommencer, et c'est pourquoi l'école travaille les idées.
Sur ces fiches, le degré d'une situation n'est jamais écrit : il se calcule à partir de trois questions — y a-t-il une idée, un jugement, un acte ? Une situation qui porterait un acte sans jugement est refusée par le moteur.
Ce que la laïcité assure, et ce qu'elle limite
Le programme énonce deux règles côte à côte : « nul ne peut être discriminé pour sa croyance ou ses convictions, mais nul n'a non plus le droit d'imposer ses croyances ou ses convictions aux autres ». La première protège, la seconde limite.
La laïcité ne juge donc pas les convictions elles-mêmes. Elle juge ce qu'on en fait. C'est ce qui écarte le contresens le plus répandu — la laïcité n'interdit pas de croire, et elle protège aussi bien l'élève qui croit que celui qui ne croit en rien.
Les textes qui l'ont construite s'échelonnent sur cent trente-et-un ans, des lois scolaires de 1882 à la Charte de la laïcité à l'École. La Journée de la laïcité tombe le 9 décembre pour une raison précise : c'est l'anniversaire de la loi de 1905.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : le degré d'une situation — stéréotype, préjugé ou discrimination — se déduit de ce qu'elle contient, jamais d'une étiquette, et le verdict d'un comportement se calcule par les deux seules règles que le programme énonce sur la laïcité. Aucune question ne demande à l'élève ce qu'il croit ou ce qu'il pense : un contrôle relit chaque énoncé et le refuse.