EMC · CE2 · Exercice

EMC CE2 : la République, le président, le maire et la devise (5 fiches PDF + corrigés)

Retirez un mot de la devise, et il arrive quelque chose de précis.

CE2 EMC Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Les trois mots de la devise, barrés un à un, et ce qui arrive alors selon le programme.

Ce que ces fiches font travailler

Les deux élus que le programme nomme — le président de la République et le maire —, ce que chacun dirige, par qui il est élu, et les quatre domaines dont le maire s'occupe.

Et la devise, prise au sérieux : retirer un mot, et voir ce qui arrive. Le programme donne les trois réponses en toutes lettres, ce qui rend la question notable.

Aucun énoncé ne demande son avis à l'élève : un contrôle refuse « à ton avis », « es-tu d'accord », « préfères-tu » sur tout ce que les fiches impriment.

1 sur 5

Fiche 1 — deux élus, deux rôles

Le président dirige l'État, le maire dirige la commune. Ni l'un ni l'autre n'est arrivé là par hasard : les deux ont été élus.

Le président de la République dirige l'État ; le maire dirige la commune. Le tableau demande les deux, et surtout par qui chacun a été élu.

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Le président est élu par les citoyens français. Le maire l'est par le conseil municipal — que les habitants ont élu. La chaine entière figure dans le corrigé : dire « par les habitants » serait plus simple, et faux.

Le QCM qui suit attribue quatre domaines. « Les deux ensemble » y figure comme troisième réponse, et n'est jamais la bonne : chaque domaine relève d'un seul élu, et le module le garantit.

L'ordre des trois choix tourne à chaque ligne. Sans cela, le maire — qui porte trois des quatre domaines — tomberait trois fois à la même place.

Les questions finales font nommer le chef de l'État, dire si le maire est élu lui aussi, et citer deux domaines dont il s'occupe.

« Les deux ensemble » n'est jamais la bonne réponse.

  • Deux élus, six cases
  • Quatre domaines à attribuer
  • Personne n'est là par hasard

2 sur 5

Fiche 2 — que devient une société sans…

Le programme le dit lui-même : retirer un mot de la devise a une conséquence, et une seule. Trois mots, trois conséquences.

« La liberté sans l'égalité fait régner la loi du plus fort. » Le programme donne les trois phrases, et cette fiche les fait retrouver.

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On ne demande pas ce qu'est la fraternité — cela n'a pas de réponse unique, et une évaluation ne peut pas le noter. On demande ce que devient une société où elle manque.

Les trois choix du QCM sont les trois conséquences. Chacune est bonne réponse une fois et leurre deux fois : compter les occurrences n'apprend rien, il faut lire.

Le tri qui suit range quatre phrases sous l'élu dont elles parlent. Aucune ne convient aux deux, et un contrôle du corpus le vérifie.

Les questions finales font réciter la devise, dire ce qui arrive sans égalité, et expliquer pourquoi les trois mots vont ensemble.

Chaque conséquence est réponse une fois et leurre deux fois.

  • Trois conséquences
  • Quatre phrases à trier
  • Ce que le programme écrit

3 sur 5

Fiche 3 — de qui parle-t-on ?

Six phrases, et chacune ne convient qu'à un seul des deux élus. Aucune ne convient aux deux.

Six phrases, et chacune ne convient qu'à un seul des deux élus. « Il dirige l'État » n'est pas « il dirige la commune », et « il est élu par les citoyens » n'est pas « il est élu par le conseil municipal ».

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Ces phrases ne sont pas écrites à la main : elles sont engendrées depuis ce que chaque élu déclare. Une phrase ne peut donc pas contredire le tableau de la fiche 1.

Un contrôle vérifie qu'aucune ne convient aux deux : sans lui, le tri n'aurait pas de réponse.

La chasse aux erreurs qui suit montre trois attributions, chacune avec la phrase attribuée. Les deux fautes portent sur des élus différents.

Les questions finales font nommer le représentant de l'État dans la commune, dire qui élit le président, et expliquer pourquoi une phrase ne peut pas convenir aux deux.

Aucune phrase ne convient aux deux élus.

  • Six phrases à trier
  • Trois attributions à corriger
  • Aucune ne convient aux deux

4 sur 5

Fiche 4 — trois attributions à corriger

Se tromper d'élu n'est pas grave. Ne pas savoir dire à qui la phrase revient, si.

Se tromper d'élu n'est pas grave. Ne pas savoir dire à qui la phrase revient, si — et c'est ce que cette fiche fait travailler sur huit points.

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Chaque correction du corrigé est calculée : le module retrouve à qui la phrase appartient, et le dit. Rien n'est écrit à la main.

L'association qui suit relie chaque manque à ce qu'il entraine : sans liberté, sans égalité, sans fraternité.

Les trois conséquences sont différentes, et un contrôle le vérifie : deux identiques rendraient l'association incorrigible.

Les questions finales font dire ce qu'il faut donner en plus du bon élu, et redonner deux des trois conséquences de la devise. La première appelle une réponse précise : ce qui prouve l'attribution — ce que l'élu dirige, ou par qui il a été élu. Nommer le bon élu sans le prouver ne vaut que la moitié des points.

Chaque copie montre la phrase attribuée.

  • Trois attributions à corriger
  • Trois manques à relier
  • Dire ce qui le prouve

5 sur 5

Fiche 5 — la devise dans la classe

Trois mots gravés sur les mairies, et trois gestes de tous les jours. Ce sont les mêmes.

Liberté : chacun choisit le livre qu'il veut à la bibliothèque. Égalité : tous les élèves ont la même part de gâteau. Fraternité : on aide celui qui n'a pas compris.

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Ces trois exemples sont déclarés, et non calculés — ils se choisissent, et se choisissent mal si l'on n'y regarde pas. Un contrôle vérifie qu'aucun ne demande son avis à l'élève.

Le programme demande justement de partir de ce que les élèves vivent : « expérimenter la prise de décision à la majorité dans la classe ».

Le tableau ferme la fiche sur les quatre domaines du maire, avec la première ligne donnée en exemple, pour six points.

Les questions finales font dire où l'on peut lire la devise, donner un exemple d'égalité dans la classe, et nommer qui s'occupe de l'école.

La première ligne du tableau est donnée en exemple.

  • Trois mots, trois gestes
  • Quatre domaines à écrire
  • La devise se vit

Compétences travaillées

Deux élus, et aucun n'est là par hasard

Le président de la République dirige l'État ; le maire dirige la commune. Le programme demande de savoir les deux, et de savoir surtout que les deux ont été élus.

Le président est élu par les citoyens français. Le maire, lui, est élu par le conseil municipal — que les habitants de la commune ont élu. Dire « par les habitants » serait plus simple, et faux : ces fiches donnent la chaine entière.

Le maire est aussi le représentant de l'État dans la commune, et c'est à ce titre qu'il s'occupe de l'état civil, de l'école et de l'environnement. Chacun de ces domaines relève de lui seul.

La devise, prise au sérieux

« Liberté, Égalité, Fraternité » se récite en trois secondes et ne s'explique pas si vite. Le programme donne pourtant le moyen de la faire comprendre, et il le donne en toutes lettres.

« La liberté sans l'égalité fait régner la loi du plus fort ; l'égalité sans la liberté empêche les différences de s'exprimer ; la liberté et l'égalité sans la fraternité, c'est une société où chacun ne pense qu'à soi. »

Retirez un mot, et il arrive quelque chose de précis. C'est la question que ces fiches posent — et c'est une question qui a une réponse, ce qui la rend notable.

Ce qu'on peut noter en EMC

La question se pose dès qu'on met une note sur 20 à côté d'un sujet d'EMC. Le programme y répond dans son préambule : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ».

Sont donc notables : qui dirige quoi, par qui il est élu, ce que devient une société où un terme de la devise manque. Chacun a une seule bonne réponse, et c'est le texte officiel qui la donne.

Ne le sont pas : ce que l'élève ressent, ce qu'il croit, ce qu'il préfère. Un contrôle refuse ces tournures sur l'ensemble des fiches — il ne suffit pas de ne pas y penser.

Méthode et vérification

Le programme donne lui-même le raisonnement que ces fiches font tenir : « la liberté sans l'égalité fait régner la loi du plus fort ; l'égalité sans la liberté empêche les différences de s'exprimer ; la liberté et l'égalité sans la fraternité, c'est une société où chacun ne pense qu'à soi ». Trois phrases, trois conséquences — et c'est ce qui rend la question notable. On ne demande pas « qu'est-ce que la fraternité ? », qui n'a pas de réponse unique, mais « que devient une société où elle manque ? », qui en a une, écrite dans le texte officiel. Le module la calcule : retirer un terme de la devise désigne une conséquence, et une seule, et il refuse deux termes qui auraient la même. De même, un domaine relève d'un élu et d'un seul — « les deux ensemble » n'est jamais la bonne réponse du QCM, et le noyau le garantit plutôt que de l'espérer. Les phrases à trier ne sont pas écrites à la main non plus : elles sont engendrées depuis ce que chaque élu déclare, si bien qu'aucune ne peut contredire la fiche voisine. Enfin le contrôle d'opinion des quatre articles d'EMC du cours moyen est appelé sur tout ce que ces fiches impriment : le programme veut « la mobilisation de connaissances utiles à la formulation claire d'arguments rigoureux », non « l'expression polémique d'opinions antagonistes ».

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement moral et civique, arrêté du 1er août 2024 (BO nº 31 du 22 août 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, thème « Apprendre ensemble et vivre ensemble », second volet : « La République et son fonctionnement ».

Questions fréquentes

Qui est le chef de l'État en France ?
Le président de la République, et il est élu par les citoyens français. C'est ce que le programme de CE2 demande de savoir.
Comment le maire est-il élu ?
Par le conseil municipal, que les habitants de la commune ont eux-mêmes élu. Le maire est un élu local, et aussi le représentant de l'État dans la commune.
De quoi le maire s'occupe-t-il ?
Le programme le dit : l'état civil, l'école et l'environnement de la commune. Chacun de ces domaines relève de lui, et pas du président.
Comment expliquer la devise à un élève de CE2 ?
En retirant un mot à la fois, comme le programme le propose. Sans égalité, la loi du plus fort règne ; sans liberté, les différences ne peuvent pas s'exprimer ; sans fraternité, chacun ne pense qu'à soi.