Ce que ces sujets évaluent
Huit notions dites de trois façons — vingt-quatre mots en tout —, trois situations de communication, et la correspondance qui les lie.
Aucune notion n'est reprise de l'article d'exercices : un contrôle compare les deux tables mot pour mot. Une évaluation qui rejouerait les mots de la séance ne mesurerait que la mémoire de la séance.
Les cinq couples de formats sont eux aussi les cinq que la séance n'emploie pas.
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Sujet 1 — trois colonnes, un seul mot par colonne
Six mots qui disent deux choses, et trois façons de les dire. Chaque mot n'a qu'une place.
« Se grouiller », « se dépêcher », « se hâter » : trois façons de dire la même chose, et une seule colonne pour chacune.
Le tri ouvre l'évaluation sur six mots, deux notions. Aucun ne vient de la séance : un contrôle compare les deux tables mot pour mot.
Le tableau qui suit donne deux colonnes et demande la troisième — la soutenue. Le sens est là ; il ne reste que le registre à trouver.
C'est plus difficile que le tri, et c'est voulu : reconnaitre un registre et le produire ne sont pas le même geste, et le CE2 demande le second.
Les questions finales font nommer les trois registres, dire lequel s'emploie à l'école, et si deux mots de registres différents veulent dire la même chose.
Aucun mot n'est repris de l'article d'exercices.
- Six mots à ranger
- Trois formes soutenues à écrire
- Un mot, une colonne
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Sujet 2 — le mot qui manque
Deux colonnes données, une à trouver. Le sens est là ; il ne reste que le registre à choisir.
Deux colonnes données, une à trouver : cette fois la familière. Le sens ne fait aucun doute, et c'est bien le registre seul qui est évalué.
Quatre notions, quatre mots à produire — le geste que le CE2 demande, et que le CE1 ne demandait pas.
Le QCM qui suit renverse la question : on donne le mot, et l'élève choisit la situation. Trois situations, et une seule convient.
La correspondance entre situation et registre est une bijection, et un contrôle le vérifie : sans elle, la question n'aurait pas de réponse unique.
Les questions finales font dire ce qui change entre deux registres, à qui l'on peut dire un mot familier, et ce qui décide du registre à employer. La dernière appelle une réponse en deux temps : à qui l'on parle, et dans quelle situation.
Chaque situation appelle un registre, et un seul.
- Quatre formes familières à écrire
- Trois phrases à situer
- Le sens est donné
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Sujet 3 — à qui peut-on le dire ?
Quatre phrases, trois situations. C'est le mot employé qui décide, pas ce qu'il veut dire.
« Se grouiller » ne se dit pas au maire ; « être épuisé » ne se dit pas beaucoup dans la cour. C'est le mot employé qui décide de la situation, pas ce qu'il veut dire.
Quatre phrases, trois situations, et les bonnes réponses ne sont pas toutes à la même place — un contrôle le vérifie.
La chasse aux erreurs qui suit montre trois élèves ayant parlé. Chacun apparait avec ce qu'il a dit ET à qui : sans la situation, la ligne serait injugeable.
Aucun n'a employé un mot faux. Deux l'ont employé dans la mauvaise situation, et les deux fautes vont dans des sens différents.
Les questions finales font expliquer pourquoi l'on ne parle pas pareil à un camarade et au maire, si un mot familier est un mot faux, et ce qu'il faut regarder pour choisir.
Les bonnes réponses du QCM ne sont pas toutes à la même place.
- Quatre phrases à situer
- Trois élèves à corriger
- C'est le mot qui décide
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Sujet 4 — trois élèves ont parlé
Aucun n'a dit un mot faux. Deux l'ont dit à la mauvaise personne.
Aucun des trois élèves n'a dit un mot faux. Deux l'ont dit à la mauvaise personne, et c'est cela qu'il faut voir.
Le corrigé ne dit donc pas « faux » : il donne le mot qu'il fallait, et le registre auquel il appartient. Cette correction est calculée, prise dans la même table que la phrase.
L'association qui suit relie les trois registres aux trois formes d'une même notion. Trois mots, trois registres, et rien à deviner.
Deux registres qui donneraient le même mot rendraient l'association incorrigible ; le module refuse d'ailleurs une notion dont deux formes seraient identiques.
Les questions finales font dire ce qu'il faut donner en plus quand on corrige, quel registre convient dans une lettre à un inconnu, et si le soutenu se dit entre camarades.
Chaque copie montre à qui l'élève parlait.
- Trois élèves à corriger
- Trois façons de le dire
- Mal placé n'est pas faux
5 sur 5
Sujet 5 — quel registre pour quelle situation ?
Trois situations, trois registres, et une règle qui vaut pour toutes : c'est celui à qui l'on parle qui décide.
Trois situations, trois registres : avec un camarade dans la cour, avec la maitresse en classe, dans une lettre au maire de la commune.
Ce sont les trois que le programme nomme — « conversation entre pairs, dialogue avec un adulte connu, une personnalité inconnue » —, et l'évaluation s'y tient.
Le tri ferme le sujet sur six mots, deux notions que le sujet 1 n'employait pas, et pour six points au lieu de huit.
Le barème se calcule sur les points de l'exercice ; il ne se recopie pas d'un sujet à l'autre.
Les questions finales font citer une situation pour le courant, une pour le soutenu, et dire si le familier est interdit. La dernière attend un non franc : il convient entre camarades, et n'est déplacé qu'ailleurs. Un registre ne se juge jamais seul.
Les deux tris ne portent pas sur les mêmes notions.
- Trois situations à relier
- Six mots à ranger
- L'interlocuteur décide
Compétences travaillées
Le sens ne change pas, la situation si
« Les godasses », « les chaussures », « les souliers » désignent la même chose. Aucun de ces trois mots n'est faux, et aucun n'est meilleur que les autres.
Ce qui les sépare, c'est à qui l'on parle. Le programme le dit ainsi : « adapter le registre de langue utilisé à la situation de communication proposée — conversation entre pairs, dialogue avec un adulte connu, une personnalité inconnue ».
Ces cinq sujets font donc travailler la situation autant que le mot : trois situations, trois registres, et une correspondance qui ne souffre pas d'exception.
Ce que le CE2 ajoute au CE1
C'est le CE1 qui nomme les trois registres. Le CE2 ne renomme rien : il demande de produire, et à l'oral — « utiliser un registre de langue et adopter des postures adaptées aux situations proposées ».
Une évaluation qui se contenterait de faire classer des mots en trois colonnes noterait donc le travail du CE1. Ces sujets gardent ce classement pour un exercice sur dix, et consacrent les autres à ce que le CE2 ajoute : compléter, choisir, corriger.
Le programme demande aussi d'éviter « les tics verbaux, les mots familiers » lors des prestations orales — c'est-à-dire de reconnaitre le registre de ce qu'on est en train de dire.
Un mot mal placé n'est pas un mot faux
C'est la nuance que la chasse aux erreurs fait tenir. Les trois élèves emploient des mots qui existent tous ; deux les emploient dans la mauvaise situation.
Le corrigé ne dit donc pas « faux » : il donne le mot qu'il fallait, et le registre auquel il appartient. « Se casser la figure » n'a rien d'incorrect — mais pas dans une lettre au maire.
C'est aussi ce que fait le module : il compare le registre du mot employé à celui que la situation appelle, et calcule la correction depuis la même table.
Méthode et vérification
Une notion est déclarée une fois avec ses trois formes — familier, courant, soutenu — et le tri, le tableau, le QCM et les copies en découlent tous. Un mot ne peut donc pas être rangé « familier » dans un exercice et « courant » trois sujets plus loin. Les huit notions de cette évaluation sont neuves : aucune n'est reprise de la séance, et un contrôle compare les deux tables mot pour mot. Le moteur de la séance a été rendu paramétrable pour cela — la table est désormais un argument, son défaut reste celle de la séance, et la non-régression a été prouvée sur ses dix PDF, zéro écart de texte. La correspondance entre situation et registre est une bijection, vérifiée : sans elle, « à qui peut-on le dire ? » n'aurait pas de réponse unique. Enfin les copies de la chasse aux erreurs se jugent par calcul — on compare le registre du mot employé à celui que la situation appelle —, et leur correction donne le mot qu'il fallait, pris dans la même table.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Langage oral ».