Ce que ces sujets évaluent
Huit autres situations, quatre autres services : aucun ne figure dans l'article d'exercices, et un contrôle du corpus le vérifie.
Ce qui est noté ici a une seule bonne réponse — qui profite d'une action, ce qu'un service assure, quel enjeu il sert. Le programme le demande ainsi : « la mobilisation de connaissances », et non « l'expression polémique d'opinions antagonistes ».
Les cinq couples de formats sont les cinq que la séance n'emploie pas, et le QCM ne pose pas ses bonnes réponses aux mêmes places.
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Sujet 1 — des services au service de tous
Quatre services dont personne n'est propriétaire, et huit actions de la vie de classe à ranger.
La cantine, le parc de la commune, les infirmières et les médecins, le journal de l'école : quatre services que personne ne possède, et dont chacun profite.
Le tableau demande ce que chacun assure, sur huit points. La réponse se voit : c'est ce qu'on les voit faire.
Le tri qui suit range six actions selon qu'elles profitent au groupe ou à soi seul, trois de chaque côté.
Aucune de ces situations ne figure dans l'article d'exercices : un contrôle compare les deux corpus, action par action et service par service.
Les questions finales font définir un bien commun, définir l'intérêt général, et citer un service qui aide n'importe qui. La première appelle une réponse précise : quelque chose dont personne n'est propriétaire tout seul, et dont tout le monde profite.
Aucune situation n'est reprise de la séance.
- Quatre services publics
- Six actions à ranger
- Ce que personne ne possède
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Sujet 2 — pour le groupe, ou pour soi seul ?
Huit actions, aucune méchante. Quatre seulement tiennent compte des autres.
Huit actions de la classe et de la cour, quatre de chaque sorte. Courir dans le couloir pour être le premier dehors n'est pas méchant, mais on bouscule ceux qui marchent.
C'est la différence que le programme demande de faire sentir, « dans des situations concrètes » : celles-ci le sont toutes.
L'association qui suit relie les quatre enjeux d'intérêt collectif au service qui s'en occupe, sur six points.
La liste des enjeux est fermée — le programme les énumère, et le module refuse d'en écrire un cinquième.
Les questions finales font dire si une action peut être interdite sans être méchante, donner le moyen de trancher, et définir l'intérêt particulier. Le moyen tient en une question qu'on se pose : qui profite de cette action, une seule personne ou tout le monde ?
Quatre actions de chaque sorte, exactement.
- Huit actions à ranger
- Quatre enjeux à relier
- Aucune n'est méchante
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Sujet 3 — que fait chacun ?
Relier chaque service à ce qu'il assure, puis dire ce qu'entraine une action de la cour.
Relier chaque service à ce qu'il assure : la cantine donne un repas chaud à chaque élève, le parc garde des arbres au milieu des maisons.
Ces quatre services ont un point commun que la question finale fait dire : ils sont payés par tous, et ouverts à tous. C'est la définition d'un service public.
Le QCM qui suit passe aux actions de la cour : pour chacune, laquelle des trois suites est la sienne ?
Les trois suites existent toutes, et l'ensemble est équilibré : chacune est bonne réponse une fois et leurre deux fois.
Les questions finales font définir un service public, expliquer pourquoi la cantine sert l'intérêt général, et nommer un service qui sert l'information. Un service public se reconnait à deux traits : il est payé par tous, et il est ouvert à tous.
Deux services n'assurent jamais la même chose.
- Quatre services à relier
- Trois actions et leurs suites
- Payé par tous, ouvert à tous
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Sujet 4 — que se passe-t-il alors ?
Chaque action a une suite, et c'est elle qui dit si l'action sert le groupe.
Chaque action a une suite, et c'est elle qui dit si l'action sert le groupe. « Fermer le robinet pendant qu'on se savonne » : l'eau économisée sert à tout le village.
Le QCM propose trois suites par action, toutes réelles, et il ne pose pas ses bonnes réponses aux mêmes places que la séance — un élève qui aurait retenu l'ordre les retrouverait sinon.
La chasse aux erreurs qui suit montre trois classements, chacun avec la situation qu'il classe.
Les deux fautes vont dans les deux sens, et chaque correction reprend la suite que la situation déclare.
Les questions finales font expliquer pourquoi penser aux autres, dire ce qu'il faut donner en plus du classement, et donner un exemple d'action qui ne profite qu'à soi.
Le QCM n'a pas le même ordre que celui de la séance.
- Quatre actions et leurs suites
- Trois classements à corriger
- La suite dit l'intérêt
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Sujet 5 — trois classements à corriger
Se tromper de classement n'est pas grave. Ne pas savoir dire qui profite de l'action, si.
Trois élèves ont classé une action, et un seul a raison. Dire lequel ne suffit pas : il faut donner le bon classement et la raison.
Chaque correction est calculée : elle reprend la suite déclarée par la situation, et l'intérêt que son bénéficiaire désigne.
Le tableau ferme l'évaluation en demandant l'enjeu de chaque service, pour six points. Ce n'est ni la même question ni le même barème que le sujet 1.
Deux tableaux ne posent jamais la même question — un contrôle compare le couple formé par le tableau et les cases qu'il cache.
Les questions finales font dire ce qu'il faut regarder pour classer, nommer les quatre enjeux, et expliquer pourquoi planter un arbre sert l'intérêt général. La réponse porte sur le temps : l'arbre donnera de l'ombre à ceux qui viendront après, et pas seulement à celui qui l'a planté.
Deux tableaux ne posent jamais la même question.
- Trois classements à corriger
- Quatre enjeux à écrire
- Dire qui en profite
Compétences travaillées
Une action se juge à sa suite
Le programme demande de « sensibiliser à la notion de bien commun et amener les élèves à prendre conscience que les actions individuelles doivent tenir compte de l'intérêt collectif ».
Aucune des huit actions de ces fiches n'est méchante. Jeter un papier par terre parce que la poubelle est loin, passer devant tout le monde à la cantine, garder le ballon toute la récréation : ce sont des gestes ordinaires.
Ce qui les sépare des quatre autres, c'est leur suite. « Quelqu'un d'autre devra le ramasser », « chacun attend plus longtemps » — et cette suite-là se constate, elle ne s'opine pas.
Ce qu'on peut noter en EMC, et ce qu'on ne peut pas
La question se pose dès qu'on met une note sur 20 à côté d'un sujet d'EMC. Le programme y répond dans son préambule : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ».
Sont donc notables : qui profite d'une action, ce qu'un service assure, quel enjeu il sert. Chacun a une seule bonne réponse, et elle se démontre.
Ne le sont pas : ce que l'élève ressent, ce qu'il préfère, ce qu'il croit. Un contrôle refuse ces tournures sur l'ensemble des fiches — il ne suffit pas de ne pas y penser.
Quatre enjeux, et le programme les nomme
« Aborder des enjeux d'intérêt collectif : l'éducation pour tous, l'environnement, la sécurité, l'information. » La liste est close, et le module refuse d'en écrire un cinquième.
À chacun correspond un service qu'un élève de CE2 croise vraiment : l'école, les agents qui ramassent les déchets, les pompiers, la bibliothèque de la commune.
Le programme demande justement de « présenter une institution ou une association servant l'intérêt général », et ajoute qu'il faut « montrer que la fonction de l'école est d'être elle aussi au service de l'intérêt général ».
Méthode et vérification
Une évaluation d'EMC ne peut pas noter une opinion, et le programme le dit lui-même : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances utiles à la formulation claire d'arguments rigoureux ». Le contrôle écrit pour les quatre articles d'EMC du cours moyen est donc appelé ici sur TOUT ce que les fiches impriment — titres, consignes, questions, réponses, tableaux et étiquettes. Il refuse « à ton avis », « es-tu d'accord », « préfères-tu », et laisse passer « explique pourquoi », « que se passe-t-il alors ». Ce qui est noté ici a une seule bonne réponse : qui profite d'une action, ce qu'un service assure, quel enjeu il sert. Le classement d'une situation, d'ailleurs, ne se déclare pas — il se déduit du bénéficiaire, si bien qu'écrire « intérêt général » à côté d'une action qui ne profite qu'à soi est impossible dans ce module. Les leurres du QCM ne sont pas inventés non plus : ce sont les conséquences des autres actions du même corpus, et l'ensemble est équilibré — chaque conséquence est réponse une fois et leurre deux fois, de sorte que compter les occurrences n'apprend rien. Enfin la liste des quatre enjeux est FERMÉE : le programme les énumère, et le module refuse un cinquième.
- Programme d'enseignement moral et civique, arrêté du 1er août 2024 (BO nº 31 du 22 août 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, thème « Apprendre ensemble et vivre ensemble », premier volet : « L'engagement pour le bien commun ».