Ce que ces sujets évaluent
Les faits de ce thème sont finis : un président, un maire, une devise à trois termes. On ne peut donc pas donner à l'évaluation d'autres faits — le programme énumère ce qu'il y a à savoir, et il n'y a rien d'autre.
Elle diffère donc par ce qu'elle DEMANDE : d'autres colonnes cachées, les colonnes du tri échangées, l'association lue dans l'autre sens, le QCM posé dans un autre ordre. Un contrôle vérifie chacun de ces points, et refuse un exercice repris tel quel.
Les cinq couples de formats sont les cinq que la séance n'emploie pas.
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Sujet 1 — deux élus, deux rôles
Le président dirige l'État, le maire dirige la commune, et le programme demande de savoir ce que chacun EST.
Le tableau demande cette fois par qui chacun est élu, et ce qu'il EST : le chef de l'État, ou le représentant de l'État dans la commune.
Ce sont les mots du programme, et ils ne se déduisent d'aucun autre : c'est pour cela qu'ils sont demandés.
Les colonnes cachées ne sont pas celles de la séance — un contrôle refuse un tableau repris tel quel.
Le tri qui suit range quatre phrases sous l'élu dont elles parlent, et ce ne sont pas les quatre de la séance.
Les questions finales font nommer le chef de l'État, dire ce qu'est le maire en plus d'être un élu local, et citer deux domaines dont il s'occupe. La deuxième attend les mots du programme : le représentant de l'État dans la commune.
Les colonnes cachées ne sont pas celles de la séance.
- Deux élus, quatre cases
- Quatre phrases à trier
- Ce que chacun EST
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Sujet 2 — de qui parle-t-on ?
Six phrases, et aucune ne convient aux deux élus. Chacune dit ce que l'un fait et que l'autre ne fait pas.
Six phrases, et aucune ne convient aux deux élus. Mais les deux colonnes sont échangées par rapport à la séance : le maire vient en premier.
Un élève qui aurait retenu « la colonne de gauche, c'est le président » rangerait tout à l'envers. C'est voulu, et c'est la seule façon de mesurer autre chose que la mémoire d'une disposition.
L'association qui suit relie chaque manque de la devise à ce qu'il entraine, sur six points.
Les trois conséquences sont celles du programme, et elles diffèrent toutes les trois — un contrôle le vérifie.
Les questions finales font dire qui élit le président, qui élit le maire, et pourquoi une phrase ne peut pas convenir aux deux. La réponse tient en deux faits : chacun dirige autre chose, et chacun est élu autrement.
Les colonnes du tri sont échangées par rapport à la séance.
- Six phrases à trier
- Trois manques à relier
- Les colonnes échangées
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Sujet 3 — la devise dans la classe
Trois mots gravés sur les mairies, et trois gestes de la classe. Ce sont les mêmes.
Liberté, égalité, fraternité : trois mots gravés sur les mairies, et trois gestes que l'on fait en classe tous les jours.
L'association les relie, sur huit points. Les trois exemples sont ceux de la vie de classe, comme le programme le demande.
Le QCM qui suit attribue les quatre domaines, dans un ordre de choix décalé par rapport à la séance : un élève qui aurait retenu les places les retrouverait sinon.
« Les deux ensemble » y figure toujours, et n'est jamais la bonne réponse : chaque domaine relève d'un seul élu.
Les questions finales font réciter la devise, donner un exemple de fraternité, et nommer qui s'occupe de l'école de la commune. L'exemple de fraternité est noté sur un critère, non sur une réponse attendue : toute aide portée à quelqu'un convient.
L'ordre des choix du QCM est décalé par rapport à la séance.
- Trois mots, trois gestes
- Quatre domaines à attribuer
- La devise se vit
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Sujet 4 — que devient une société sans…
Retirer un mot de la devise a une conséquence, et le programme la donne pour les trois.
Retirer un mot de la devise a une conséquence, et le programme la donne pour les trois. Le QCM les fait retrouver, sur huit points.
Les bonnes réponses n'y sont pas aux mêmes rangs qu'à la séance : un élève qui aurait retenu l'ordre les retrouverait sinon.
Chaque conséquence est bonne réponse une fois et leurre deux fois. Compter les occurrences n'apprend donc rien.
La chasse aux erreurs qui suit montre trois attributions, chacune avec la phrase attribuée, et les deux fautes portent sur des élus différents.
Les questions finales font dire ce qui arrive sans égalité, sans liberté, et pourquoi les trois mots vont ensemble. Les deux premières ont la réponse du programme ; la troisième se note sur le lien établi entre les trois, quel que soit l'ordre choisi pour le dire.
Les bonnes réponses ne sont pas aux rangs de la séance.
- Trois conséquences
- Trois attributions à corriger
- Ce que le programme écrit
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Sujet 5 — trois attributions à corriger
Se tromper d'élu n'est pas grave. Ne pas savoir dire à qui la phrase revient, si.
Trois attributions, et une seule est juste. Dire laquelle ne suffit pas : il faut donner le bon élu et ce qui le prouve.
Chaque correction est calculée : le module retrouve à qui la phrase appartient, depuis ce que chaque élu déclare.
Le tableau ferme l'évaluation sur les quatre domaines du maire, sans aucune ligne donnée en exemple — la séance en donnait une.
C'est la seule différence possible sur ce tableau-là, et elle va dans le bon sens : l'évaluation demande davantage que la séance.
Les questions finales font dire ce qu'il faut donner en plus du bon élu, si un domaine peut relever des deux, et où l'on peut lire la devise. La deuxième appelle un non ferme : chaque domaine relève d'un seul élu, et c'est ce qui rend la question corrigible.
Aucune ligne du tableau n'est donnée en exemple.
- Trois attributions à corriger
- Quatre domaines à écrire
- Dire ce qui le prouve
Compétences travaillées
Deux élus, et aucun n'est là par hasard
Le président de la République dirige l'État ; le maire dirige la commune. Le programme demande de savoir les deux, et de savoir surtout que les deux ont été élus.
Le président est élu par les citoyens français. Le maire, lui, est élu par le conseil municipal — que les habitants de la commune ont élu. Dire « par les habitants » serait plus simple, et faux : ces fiches donnent la chaine entière.
Le maire est aussi le représentant de l'État dans la commune, et c'est à ce titre qu'il s'occupe de l'état civil, de l'école et de l'environnement. Chacun de ces domaines relève de lui seul.
La devise, prise au sérieux
« Liberté, Égalité, Fraternité » se récite en trois secondes et ne s'explique pas si vite. Le programme donne pourtant le moyen de la faire comprendre, et il le donne en toutes lettres.
« La liberté sans l'égalité fait régner la loi du plus fort ; l'égalité sans la liberté empêche les différences de s'exprimer ; la liberté et l'égalité sans la fraternité, c'est une société où chacun ne pense qu'à soi. »
Retirez un mot, et il arrive quelque chose de précis. C'est la question que ces fiches posent — et c'est une question qui a une réponse, ce qui la rend notable.
Ce qu'on peut noter en EMC
La question se pose dès qu'on met une note sur 20 à côté d'un sujet d'EMC. Le programme y répond dans son préambule : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ».
Sont donc notables : qui dirige quoi, par qui il est élu, ce que devient une société où un terme de la devise manque. Chacun a une seule bonne réponse, et c'est le texte officiel qui la donne.
Ne le sont pas : ce que l'élève ressent, ce qu'il croit, ce qu'il préfère. Un contrôle refuse ces tournures sur l'ensemble des fiches — il ne suffit pas de ne pas y penser.
Méthode et vérification
Le programme donne lui-même le raisonnement que ces fiches font tenir : « la liberté sans l'égalité fait régner la loi du plus fort ; l'égalité sans la liberté empêche les différences de s'exprimer ; la liberté et l'égalité sans la fraternité, c'est une société où chacun ne pense qu'à soi ». Trois phrases, trois conséquences — et c'est ce qui rend la question notable. On ne demande pas « qu'est-ce que la fraternité ? », qui n'a pas de réponse unique, mais « que devient une société où elle manque ? », qui en a une, écrite dans le texte officiel. Le module la calcule : retirer un terme de la devise désigne une conséquence, et une seule, et il refuse deux termes qui auraient la même. De même, un domaine relève d'un élu et d'un seul — « les deux ensemble » n'est jamais la bonne réponse du QCM, et le noyau le garantit plutôt que de l'espérer. Les phrases à trier ne sont pas écrites à la main non plus : elles sont engendrées depuis ce que chaque élu déclare, si bien qu'aucune ne peut contredire la fiche voisine. Enfin le contrôle d'opinion des quatre articles d'EMC du cours moyen est appelé sur tout ce que ces fiches impriment : le programme veut « la mobilisation de connaissances utiles à la formulation claire d'arguments rigoureux », non « l'expression polémique d'opinions antagonistes ».
- Programme d'enseignement moral et civique, arrêté du 1er août 2024 (BO nº 31 du 22 août 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, thème « Apprendre ensemble et vivre ensemble », second volet : « La République et son fonctionnement ».