Ce que ces fiches travaillent
Nommer le représentant et l'assemblée de chaque échelle, lire le résultat d'un vote, comprendre ce qu'un délégué doit rapporter, différencier l'intérêt général de l'intérêt particulier, et tenir compte des générations futures.
Le cas central du chapitre est représenté, et un contrôle le vérifie : une déléguée qui a voté contre et qui rapporte pourtant la décision de sa classe. Sans lui, on ne verrait pas la différence entre porter la parole des autres et donner son avis.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'évaluations n'emploie pas.
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Fiche 1 — à quelle échelle se décide une question
Une question se décide là où sont ceux qu'elle concerne.
Le programme nomme sept échelles de représentation, de la classe au Parlement européen. À chacune son public, son représentant et son assemblée — et les trois se répondent : le conseiller municipal siège au conseil municipal.
Le tableau en fait remplir quatre. Les trois autres sont travaillées par l'article d'évaluations, de sorte que les deux articles couvrent la liste exactement une fois.
Le questionnaire pose ensuite la question qui compte à chaque échelle : qui la décision concerne-t-elle ? L'échelle en découle, et rien d'autre ne la détermine.
La dernière partie demande pourquoi l'on ne consulte pas tous les habitants avant chaque décision. C'est la définition même de la démocratie représentative, et elle s'explique par un argument concret : le nombre de décisions et le nombre de citoyens.
Le nom de l'assemblée reprend celui du représentant.
- Huit cases à remplir
- Qui décide ?
- Pourquoi des représentants
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Fiche 2 — élire, et compter les voix
La majorité ne s'apprécie pas : elle se compte.
Une majorité ne s'apprécie pas : elle se compte. Le questionnaire donne trois votes avec leurs voix, et demande ce que la classe a décidé — rien d'autre à faire que comparer deux nombres.
La chasse aux erreurs porte sur les deux idées fausses qui suivent immédiatement. La première : un vote serré déciderait moins qu'un autre. La seconde : ceux qui ont voté contre ne seraient pas tenus par la décision.
Les deux sont fréquentes, et elles se réfutent de la même façon. Si un vote gagné de peu ne comptait pas, il faudrait fixer à partir de combien de voix une décision compte — et plus rien ne pourrait être décidé.
Les dernières questions font écrire ce qu'un élève de la minorité doit faire. Respecter une décision et l'approuver sont deux choses différentes, et c'est cette distinction que la fiche installe.
Une décision prise à une voix près s'applique comme une autre.
- Trois votes à lire
- Trois copies à juger
- Après le vote
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Fiche 3 — porter la parole des autres
Un délégué rapporte ce que la classe a décidé, pas ce qu'il pense.
Un délégué vote comme les autres. Puis il va au conseil, et là il ne parle plus en son nom : il porte la parole de sa classe. Le programme le dit ainsi — un élu « exprime la parole des électeurs ».
Trois délégués sont mis sous les yeux, et il faut dire lequel se trompe. Inès a voté contre et rapporte pourtant la décision de sa classe : c'est exactement son travail. Malo rapporte son propre avis, et c'est la faute.
Le cas d'Inès est celui qui enseigne le chapitre, et un contrôle vérifie qu'il figure bien dans le jeu : sans lui, on ne verrait pas la différence entre représenter et donner son avis.
La dernière partie pose la question qui reste : un délégué a-t-il le droit de ne pas être d'accord avec sa classe ? Oui — à condition de dire d'abord ce qu'elle a décidé.
Un délégué garde son avis ; il ne le met pas à la place de celui de la classe.
- Trois délégués au conseil
- Chacun et ce qu'il a fait
- Être responsable
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Fiche 4 — l'intérêt général, et ce qu'il coûte
Une décision peut servir tout le monde et coûter à certains.
Voici la fiche qui porte la phrase du programme : l'intérêt général « n'est pas toujours compatible avec les intérêts de chacun ». Six décisions sont à ranger en deux colonnes, et trois d'entre elles coûtent quelque chose à quelqu'un.
La surprise est que ces trois-là ne tombent pas dans la même colonne. Deux servent l'intérêt général en coûtant à certains ; une sert un intérêt particulier. Le coût ne range rien.
L'association fait ensuite relier chaque décision d'intérêt général à ce qu'elle coûte. Il faut donc écrire noir sur blanc qu'une décision juste fait un perdant, et qu'elle reste juste.
La dernière partie donne la phrase d'un élève à réfuter : « Ce n'est pas d'intérêt général, puisque ça gêne certains. » La réponse tient en une question : pour qui la décision est-elle prise ?
Une décision d'intérêt général peut aussi ne coûter à personne.
- Six décisions à ranger
- Qui y perd quelque chose
- Ce que le coût ne dit pas
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Fiche 5 — et ceux qui ne sont pas encore là
L'intérêt général compte aussi ceux qui ne sont pas encore nés.
Le programme énumère cinq besoins collectifs auxquels les représentants répondent, à toutes les échelles : l'éducation, la santé, les secours, les transports, et le développement durable et la transition écologique.
Le dernier change la façon de juger une décision. Le texte écrit que « dans une perspective de développement durable, la définition de l'intérêt général prend en compte les générations futures ».
Le tri met alors les six décisions de la fiche précédente devant une seconde question, indépendante de la première : jusqu'à quand valent-elles ? Chauffer le gymnase toute la nuit sert tous les élèves et ne laisse rien pour demain.
C'est le point le plus difficile du chapitre, parce qu'il demande de tenir deux questions à la fois sans les confondre. Une décision peut être d'intérêt général sans être durable — et le module les calcule séparément, précisément pour cela.
Deux questions se posent, et elles ne se déduisent pas l'une de l'autre.
- Cinq besoins à relier
- Jusqu'à quand ?
- Les générations futures
Compétences travaillées
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Sept échelles, un même principe
Savoir qu'une question se décide là où sont ceux qu'elle concerne, et nommer le représentant et l'assemblée de chaque échelle, de la classe au Parlement européen.
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Une majorité se compte
Lire le résultat d'un vote, et savoir qu'une décision serrée s'applique comme une autre, y compris à ceux qui ont voté contre.
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Porter la parole des autres
Comprendre qu'un délégué rapporte la décision de sa classe même quand il a voté dans l'autre sens — et qu'il reste pourtant libre de son avis.
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Ce que le coût ne dit pas
Différencier l'intérêt général de l'intérêt particulier sur les seuls bénéficiaires, et savoir qu'une décision d'intérêt général compte aussi les générations futures.
Ce que la sixième ajoute à ce que le primaire a déjà dit
Au CE2, l'élève a appris à distinguer ce qui sert le groupe de ce qui sert soi seul. C'est juste, et cela ne suffit plus au collège, parce que le programme de sixième écrit une phrase que celui du CE2 n'écrit pas.
La voici : l'intérêt général « n'est pas toujours compatible avec les intérêts de chacun ». Autrement dit, une décision peut servir tout le monde et coûter à certains. Réserver la cour aux piétons sert tous les élèves, et gêne ceux qui la traversaient à vélo. Elle reste une décision d'intérêt général.
C'est la confusion la plus fréquente du chapitre, et les fiches sont bâties pour la défaire : une seule question range une décision, et ce n'est pas celle du prix.
Un délégué qui a voté contre
Le programme demande de comprendre que les représentants élus « expriment la parole des électeurs ». La formule paraît simple ; elle a une conséquence que les élèves ne voient pas d'eux-mêmes.
Un délégué vote comme les autres. Puis il va au conseil, et là il ne parle plus en son nom : il rapporte ce que sa classe a décidé, même si ce n'est pas ce qu'il a voté. C'est cette situation que la fiche 3 met sous les yeux, avec trois délégués dont un seul se trompe.
Il ne perd pas son avis pour autant. Il n'a pas le droit de le faire passer pour celui de la classe : ce sont deux choses différentes, et les élèves les séparent rarement du premier coup.
Méthode et vérification
Tout le chapitre tient sur une phrase du programme, et cette phrase sépare la sixième du primaire : l'intérêt général « n'est pas toujours compatible avec les intérêts de chacun ». Au CE2, une action sert le groupe ou sert soi seul, et les deux s'opposent. En sixième, une décision peut servir tout le monde ET coûter à certains — et rester d'intérêt général. Le module l'impose plutôt qu'il ne le rappelle : une décision déclare séparément POUR QUI elle est prise, À QUI elle coûte et JUSQU'À QUAND elle vaut, et la qualification se calcule sur le premier fait seul, sans aucun accès aux deux autres. Une donnée qui confondrait le coût et le bénéficiaire est impossible à écrire. Un contrôle exige en outre que le jeu porte les deux cas opposés : une décision d'intérêt général qui coûte, et une qui ne coûte à personne — sans la première, l'article ferait croire que l'intérêt général est ce qui arrange tout le monde ; sans la seconde, qu'une décision juste doit forcément faire un perdant. La majorité d'un vote se compte depuis les voix imprimées, et la fidélité d'un délégué se mesure contre cette majorité, jamais contre son propre vote : c'est ce qui rend possible le cas central du chapitre, celui d'une déléguée qui a voté contre et rapporte pourtant la décision de sa classe. Enfin, deux contrôles bornent le niveau et le ton : l'un refuse les notions de quatrième et de troisième — Constitution, séparation des pouvoirs, opinion publique, État de droit —, l'autre refuse toute question qui demanderait à l'élève ce qu'il pense plutôt que ce qu'il sait.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024). Son article 3 l'applique à la classe de sixième à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027 : le chapitre est neuf cette année. Section « Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique », première partie, « Représenter les autres et servir l'intérêt général » (5 à 6 heures). Les sept échelles, les cinq besoins collectifs et les deux phrases sur l'intérêt général sont ceux du texte, mot pour mot.