Français · CM1 · Exercice

Exercices variations du radical CM1 : -cer, -ger, -yer, -eler, -eter (PDF + corrigés)

Cinq fiches sur les verbes du premier groupe dont le radical change : couper un verbe en deux, comprendre pourquoi le radical bouge, et savoir à quelles personnes.

CM1 Français Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux verbes conjugués au présent côte à côte : « manger », dont le radical ne change qu'à « nous », et « espérer », qui change partout sauf à « nous » et « vous ».

Ce qui bouge n'est pas toujours la terminaison

Le programme de 2025 demande au CM1 de « mettre en évidence les variations du radical » de certains verbes du premier groupe. Aucun article de ce site ne le faisait, et le moteur de conjugaison refusait même ces verbes : il avait été écrit pour le CE2, dont le programme ne les nomme pas.

Ces cinq fiches partent donc du découpage — radical et terminaison — et montrent que le premier peut bouger lui aussi. Jamais par caprice : toujours pour que le mot garde le même son.

Aucune forme n'y est écrite à la main. Chacune est calculée, et le corrigé la recalcule par le même chemin.

1 sur 5

Fiche 1 — le radical et la terminaison

Un verbe conjugué se coupe en deux. Parfois, c'est le début qui bouge.

La première fiche installe le découpage sur lequel tout le chapitre repose.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le document coupe un verbe régulier en deux morceaux : le radical, qui porte le sens, et la terminaison, qui dit le temps et la personne. Il illustre avec un verbe que la fiche ne fait pas conjuguer, pour que l'exercice reste entier.

L'exercice 1 fait conjuguer deux verbes réguliers au présent, et fait constater que le radical ne bouge d'aucune ligne. Une question demande les six terminaisons du premier groupe : elles serviront à toutes les fiches suivantes.

L'exercice 2 range six verbes selon que leur radical change ou non. La réponse ne vient pas d'un jugement : le moteur reconnait la famille de chaque verbe, et un verbe qui changerait de famille changerait de colonne tout seul. Le dernier exercice fait définir le radical, puis dire pourquoi certains changent.

Le document illustre avec un verbe que la fiche ne conjugue pas : la moitié du travail y était écrite.

  • Une conjugaison
  • Un tri
  • Rédiger

2 sur 5

Fiche 2 — devant a et o, « nous » seulement

Le c et le g durciraient : on écrit ç et ge pour garder le son.

La deuxième fiche traite la première des deux causes, celle qui ne touche qu'une personne.

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Le document explique le durcissement : le c se prononce comme un s et le g comme un j, mais devant a et o ils deviennent « k » et « gue ». La cédille et le e glissé après le g existent pour empêcher cela.

L'exercice 1 range les six formes d'un verbe en -cer selon que leur radical a changé ou non. Cinq restent, une bouge : celle de « nous », dont la terminaison commence par o. Une question fait dire pourquoi « vous » ne prend pas de cédille.

L'exercice 2 ajoute l'imparfait, où quatre terminaisons commencent par a : le même verbe y change à quatre personnes. Le dernier exercice fait écrire « nous » et « vous » pour les deux verbes, puis énoncer la règle commune.

Les quatre formes du tableau sortent du moteur : la cédille et le e du g ne sont pas écrits à la main.

  • Un tri
  • Un tableau
  • Deux étapes

3 sur 5

Fiche 3 — devant une terminaison muette

Quatre terminaisons ne s'entendent pas. C'est là que le radical bouge.

La troisième fiche traite l'autre cause, celle qui touche quatre personnes sur six.

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Le document nomme les quatre terminaisons muettes du présent — celles de « je », « tu », « il » et « ils ». Quand la terminaison ne s'entend pas, c'est la dernière voyelle du radical qu'on entend ; si elle est faible, elle disparaitrait.

L'exercice 1 met trois familles côte à côte — un verbe en -yer, un verbe à e muet, un verbe à é — et fait écrire « je » puis « nous » pour chacun. La même règle produit trois solutions différentes, et c'est ce qu'il faut voir.

L'exercice 2 relie trois verbes aux personnes où leur radical change. Une question fait remarquer que deux d'entre eux changent à des personnes opposées, et demande pourquoi. Le dernier exercice fait énumérer les quatre terminaisons muettes.

Les personnes reliées à chaque verbe sont celles que le moteur désigne, écrites en toutes lettres.

  • Un tableau
  • Une association
  • Rédiger

4 sur 5

Fiche 4 — -eler et -eter : deux listes à connaitre

Les uns doublent leur consonne, les autres prennent un accent. Rien ne le dit à l'avance.

La quatrième fiche traite la seule famille où la règle ne suffit pas.

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Le document pose le problème : les verbes en -eler et en -eter ont tous la même difficulté — le e du radical ne s'entendrait plus devant une terminaison muette — mais ils ne la résolvent pas de la même façon. Les uns doublent la consonne, les autres accentuent le e.

L'exercice 1 relie quatre infinitifs à leur forme avec « je », deux de chaque sorte. Deux questions font ensuite séparer les deux listes : celle des verbes qui doublent, celle des verbes qui accentuent.

L'exercice 2 corrige trois copies, dont deux fausses : la première n'a pas changé le radical là où il fallait, la seconde l'a changé là où il ne fallait pas. Le dernier exercice fait dire pourquoi les deux listes s'apprennent par cœur, puis conjuguer un verbe entier.

Les deux listes sont déclarées dans le moteur : un verbe en -eler qui n'y figure pas est refusé, non deviné.

  • Une association
  • Trois copies
  • Rédiger

5 sur 5

Fiche 5 — reconnaitre la famille d'un verbe

Six familles, deux causes, et une question à se poser : qu'est-ce qui suit le radical ?

La cinquième fiche rassemble les deux causes et les fait opposer.

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Le document les met face à face : devant a et o, le radical change à « nous » et nulle part ailleurs ; devant une terminaison muette, il change partout sauf à « nous » et « vous ». Pour trouver la famille d'un verbe, il suffit donc de regarder la fin de son infinitif.

L'exercice 1 corrige trois classements d'élèves. Le premier est juste ; les deux autres attribuent à un verbe les personnes de l'autre cause, ce qui est l'erreur exacte que la fiche veut défaire.

L'exercice 2 fait conjuguer deux verbes de causes opposées côte à côte, puis comparer les lignes où le radical a bougé : elles ne se rencontrent jamais. Le dernier exercice fait dire ce qu'il faut vérifier devant un verbe en -cer, puis devant un verbe en -eter.

Un contrôle prouve que les deux ensembles de personnes sont disjoints, avant que la fiche ne l'affirme.

  • Trois copies
  • Une conjugaison
  • Deux étapes

Compétences travaillées

  • Couper en deux

    Un verbe conjugué se coupe en radical et terminaison : chant-ons, lanç-ons.

  • Devant a et o

    Le c prend une cédille, le g prend un e : nous lançons, nous mangeons.

  • Devant une terminaison muette

    La voyelle du radical s'accentue, la consonne double, ou le y devient i.

  • -eler et -eter

    La seule famille à apprendre par cœur : les uns doublent, les autres accentuent.

Une seule raison derrière six familles

Le programme énumère six familles de verbes du premier groupe dont le radical varie : ceux dont l'avant-dernière syllabe contient un e muet ou un é, ceux en -yer, en -eler et -eter, en -cer et en -ger. Présentées ainsi, ce sont six listes à apprendre.

Elles n'en font qu'une. Le radical change toujours pour la même raison : garder le son. Le c de « lancer » durcirait devant le o de « -ons » ; le e de « peser » ne s'entendrait plus devant un « -e » qui ne se prononce pas.

C'est cette raison unique que les dix fiches font découvrir. Une règle qu'on comprend se retient ; six listes, non.

Deux causes, et des personnes opposées

La raison est unique, mais elle se déclenche pour deux causes différentes — et ces deux causes touchent des personnes qui ne se rencontrent jamais.

Devant une terminaison qui commence par a ou par o, le c et le g durcissent : au présent, seul « nous » est concerné. Devant une terminaison muette — -e, -es, -e, -ent —, la voyelle du radical s'efface : ce sont alors toutes les personnes sauf « nous » et « vous ».

Les deux ensembles sont exactement complémentaires, et le moteur le vérifie avant d'imprimer : un contrôle refuse que les deux verbes témoins changent une même personne. C'est ce contraste, et non les listes, que la couverture montre.

Méthode et vérification

Contenu produit par un moteur. Aucune forme verbale n'est saisie : un exercice déclare un verbe, un temps et une personne, et la forme est calculée. Le corrigé la recalcule par le même chemin, si bien qu'une faute de frappe ne peut pas se glisser dans une fiche sans se glisser aussi dans son corrigé — c'est-à-dire nulle part, puisque la forme n'est écrite qu'une fois. Le moteur refusait jusqu'ici les six familles de ce chapitre, ayant été écrit pour le CE2 dont le programme ne les nomme pas ; il a donc fallu l'étendre avant d'écrire la moindre fiche. L'extension est strictement additive, et un témoin de 3 132 formes relu par son nom le prouve : aucune forme changée, aucune perdue, et neuf cents refus devenus des résultats. Ce témoin a d'ailleurs arrêté une règle trop large qui écrivait « j'èntre » et « je fèrme ». Enfin, les verbes en -ayer sont refusés : « je paye » et « je paie » sont tous deux corrects, et un exercice dont deux réponses sont justes ne se corrige pas.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Qu'appelle-t-on le radical d'un verbe ?
Le morceau du début, celui qui porte le sens et qu'on retrouve dans l'infinitif. Dans « nous chantons », le radical est « chant » et la terminaison « ons ».
Pourquoi écrit-on « nous mangeons » avec un e ?
Parce que le g durcirait devant le o : on entendrait « gue ». Le e glissé après le g garde le son du j. La même raison donne la cédille de « nous lançons ».
À quelles personnes le radical de « peser » change-t-il ?
À « je », « tu », « il » et « ils » : ce sont les quatre personnes dont la terminaison est muette. À « nous » et « vous », la terminaison s'entend et le radical ne bouge pas.
Comment savoir si un verbe en -eter double ou accentue ?
Rien dans l'infinitif ne le dit : il faut connaitre les deux listes. « Jeter » double son t — je jette — ; « acheter » prend un accent — j'achète.
Écrit-on « je paye » ou « je paie » ?
Les deux sont corrects, et c'est pourquoi les verbes en -ayer ne figurent pas dans ces fiches : un exercice dont deux réponses sont justes ne se corrige pas.