Ce que ces fiches font travailler
Choisir une préposition à partir de la situation et non du mot français ; distinguer ce qui touche de ce qui ne touche pas ; compter les repères ; lire ce que le verbe fait de la préposition ; et retourner une phrase de lieu — quand c'est possible.
Aucune préposition n'est écrite à la main : les fiches décrivent la scène par ses traits, et le module cherche le mot qui les porte.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois.
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Fiche 1 — où est l’objet ?
On regarde la situation, jamais le mot français.
Une préposition de lieu ne décrit pas un objet tout seul : elle dit où il se trouve par rapport à un autre, qu'on appelle le repère. Il en faut donc toujours deux.
Le programme en cite sept, et cette première fiche les énonce toutes avant de faire choisir. Chacune se place devant le nom du repère, comme en français.
La méthode tient en quatre questions : est-ce dedans ? au-dessus ? au-dessous ? y a-t-il contact ? combien de repères ? Chaque réponse écarte des prépositions, et il n'en reste qu'une.
Ce qu'il ne faut pas faire, c'est traduire le mot français. Un même mot français correspond souvent à plusieurs prépositions anglaises, et l'anglais demande des renseignements que le français ne donne pas.
Deux objets, toujours : celui dont on parle, et le repère.
- Quatre prépositions à écrire
- Trois lignes à cocher
- Deux questions de méthode
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Fiche 2 — le contact décide
Est-ce que ça touche ? Le français ne le demande jamais.
Le français dit « sur » pour un livre posé sur la table et pour un nuage au-dessus de la maison. Le même petit mot, alors que les deux situations n'ont rien à voir.
L'anglais, lui, demande s'il y a contact. Si l'objet touche son repère, c'est un mot ; s'il flotte au-dessus sans le toucher, c'en est un autre. La question tient en trois mots : est-ce que ça touche ?
C'est un renseignement qu'on voit, pas qu'on devine. Sur une image, le contact se constate ; dans une phrase française, il faut le chercher dans ce qui est décrit autour.
Le tri de cette fiche ne range donc pas des mots mais des SITUATIONS, et toutes se diraient « sur » ou « au-dessus » en français. C'est là que se joue la faute.
Est-ce que ça touche ? Le français ne le demande jamais.
- Quatre lignes à cocher
- Six situations à ranger
- Deux questions sur le contact
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Fiche 3 — un repère, ou deux ?
Une seule des sept en réclame deux, et elle les relie par « and ».
Une préposition réclame un certain nombre de repères, et ce nombre fait partie du mot. Six des sept en demandent un seul ; une seule en demande deux, et elle les relie par « and ».
Écrire un seul repère derrière celle-là laisse la phrase inachevée : on a dit entre quoi, mais pas entre quoi et quoi. Il manque la moitié du renseignement.
Une préposition peut aussi s'écrire en plusieurs mots. L'une d'elles en compte trois, et les trois sont obligatoires : le dernier n'est pas une décoration, il fait partie du mot.
Et aucune autre ne prend de petit mot derrière elle. En ajouter un est une faute, même si l'oreille française y pousse — c'est d'ailleurs l'une des copies que l'évaluation fait corriger.
Le nombre de repères fait partie du mot.
- Sept prépositions à ranger
- Quatre traits à tracer
- Deux questions d'écriture
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Fiche 4 — le verbe change tout
Une position, ou un trajet : c’est le verbe qui tranche.
Le programme cite les verbes d'action à côté des prépositions, et ce n'est pas un hasard : le verbe change ce que la préposition décrit.
Avec un verbe qui pose, elle décrit une position : l'objet est quelque part et il y reste, et la phrase répond à la question « où ? ».
Avec un verbe qui déplace, elle décrit un trajet : l'objet passe d'un endroit à un autre, et la préposition dit par où. La phrase répond à « par où ? ».
D'où une faute qu'on entend souvent. Deux prépositions du chapitre placent l'objet plus haut que son repère, mais une seule accepte le passage ; l'autre décrit une position et ne peut donc pas suivre un verbe de déplacement. Le module refuse de l'écrire.
Regarder le verbe, puis choisir la préposition.
- Quatre traits à tracer
- Trois copies à corriger
- Deux questions sur le verbe
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Fiche 5 — et de l’autre côté ?
Trois prépositions sur sept se retournent. Les autres, non.
Une phrase de lieu peut se dire de deux côtés. « Le livre est sur la table » et « la table est sous le livre » décrivent exactement la même scène : on a seulement changé d'objet de départ.
Mais cela ne marche pas toujours. Sur les sept prépositions du chapitre, trois seulement se retournent, et les quatre autres n'ont pas d'inverse au programme de sixième.
Les raisons diffèrent. Parfois le mot contraire existe en anglais sans être au programme. Parfois plusieurs situations se disent avec le même mot, et la phrase retournée ne dirait pas de laquelle on vient. Parfois enfin la préposition relie l'objet à deux repères, et la retourner demanderait deux phrases.
Le tableau de cette fiche accepte donc « aucune » comme réponse, et la leçon prévient que c'est une réponse juste — savoir pourquoi vaut mieux que de le savoir par cœur.
« Aucune » est une réponse juste, quand c'est le cas.
- Quatre copies à corriger
- Quatre inverses à chercher
- Deux questions sur l'inverse
Compétences travaillées
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On décrit la scène, on ne traduit pas
Dedans ? plus haut ? en contact ? Chaque réponse écarte des prépositions.
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Le contact sépare deux mots
Le français dit « sur » dans les deux cas, et ne demande jamais si ça touche.
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Le verbe change la lecture
Une position après un verbe qui pose, un trajet après un verbe qui déplace.
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« Aucune » est parfois la bonne réponse
Quatre prépositions sur sept n'ont pas de contraire au programme de sixième.
Pourquoi le programme cite les verbes avec les prépositions
Le texte officiel ne se contente pas d'une liste de prépositions : il ajoute « et les verbes d'action associés : to go, to sit, to jump, to walk ». Cette précision n'est pas un ornement.
Une même préposition ne décrit pas la même chose selon le verbe qui la précède. Après un verbe qui pose, elle dit où l'objet se trouve et il y reste ; après un verbe qui déplace, elle dit par où il passe. La relation est la même, la lecture change.
Et cela a une conséquence pratique : deux prépositions du chapitre placent l'objet plus haut que son repère, mais une seule accepte le passage. L'autre décrit une position, et ne peut donc pas suivre un verbe de déplacement — le module refuse de l'écrire.
Trois prépositions sur sept se retournent
« Le livre est sur la table » et « la table est sous le livre » décrivent la même scène : on a seulement changé d'objet de départ. C'est ce que fait la dernière fiche.
Mais cela ne marche pas toujours, et les raisons diffèrent. Parfois le mot contraire existe en anglais sans être au programme de sixième. Parfois plusieurs situations se disent avec le même mot, si bien qu'en repartant de lui on ne saurait pas de laquelle on vient. Parfois enfin la préposition relie l'objet à deux repères, et la retourner demanderait deux phrases.
Un exercice qui n'accepterait qu'une préposition en réponse serait donc faux quatre fois sur sept. La fiche demande explicitement d'écrire « aucune » le cas échéant, et la leçon prévient que c'est une réponse juste.
Méthode et vérification
Aucune fiche n'écrit « on » ou « above » à la main : elle décrit une situation par cinq traits — dedans, plus haut ou plus bas, en contact, franchi, un repère ou deux — et le module cherche la préposition qui les porte. Il refuserait que deux prépositions portent les mêmes : une situation ne les distinguerait plus. Le chapitre tient sur trois faits que ce calcul rend visibles. Le premier : le CONTACT sépare deux prépositions que le français confond, puisqu'il dit « sur » dans les deux cas. Le deuxième : le VERBE décide de ce que la préposition décrit — une position après un verbe qui pose, un trajet après un verbe qui déplace —, et c'est pour cela que le programme cite les verbes à côté des prépositions ; le module refuse d'ailleurs une préposition de position après un verbe de déplacement. Le troisième : l'INVERSE n'existe pas toujours. Trois prépositions sur sept se retournent ; les quatre autres non, et chacune pour une raison différente que le module nomme. « Aucune » est donc une réponse juste, et la dernière fiche la demande. Enfin, la liste du programme est FERMÉE : le silence du texte écarte « behind » et « next to », et un contrôle vérifie qu'aucune copie du chapitre n'emploie un verbe hors des quatre cités — une première version en avait glissé un.
- Programme de langues vivantes du collège, arrêté du 5 mai 2025, publié au BO nº 22 du 29 mai 2025, classe de sixième, niveau visé A1 (LVB) et A1+ (LVA). C'est le texte EN VIGUEUR depuis la rentrée 2025. Sous « Les adverbes et les groupes prépositionnels pour situer dans le temps et dans l'espace », il écrit : « Utiliser quelques prépositions permettant des repérages dans l'espace : on, in, under, over, between, in front of, above, etc., et les verbes d'action associés : to go, to sit, to jump, to walk, etc. » Les sept prépositions et les quatre verbes sont donc CITÉS par le texte officiel, et le chapitre s'y tient.