Ce que ces cinq sujets évaluent
Remonter d'un dérivé à son mot de départ et à son suffixe ; rattacher un suffixe à sa direction ; reconnaitre les mots dont la fin change ; écrire le seul dérivé que la règle ne produit pas ; et distinguer une faute d'orthographe d'une faute de direction.
Aucun mot n'est inventé : l'évaluation n'emploie que les neuf couples que le programme cite, et un contrôle refuse tout autre mot.
Cinq sujets, cinq couples de formats, tous complémentaires de ceux des fiches d'exercices.
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Sujet 1 — remonter au mot de départ
Le dérivé est donné : à toi de retrouver d’où il vient.
Un dérivé se lit dans les deux sens. À partir du mot de départ on trouve le dérivé ; à partir du dérivé on retrouve le mot de départ et le suffixe qu'on lui a ajouté. C'est le second sens que ce sujet demande.
Remonter est plus difficile que dériver, et pour une raison précise : il faut défaire ce que la règle avait fait. Un « i » redevient un « y », un « e » disparu doit être remis. Deux des quatre dérivés de ce sujet sont dans ce cas.
Le tri qui suit part au contraire de cinq mots de départ, et demande où chacun mène. Aucun n'est repris du tableau : partir des mêmes mots aurait fait de l'un la réponse de l'autre.
La dernière question porte sur une limite de la méthode. Savoir qu'un mot est devenu un nom ne dit pas lequel des deux suffixes possibles a été employé : la classe d'arrivée ne suffit pas.
Remonter, c'est défaire ce que la règle avait fait.
- Quatre dérivés à remonter
- Cinq mots à ranger
- Deux questions de lecture
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Sujet 2 — le suffixe et sa direction
Un couple : d’où l’on part, où l’on arrive.
Chaque suffixe porte une direction, c'est-à-dire un couple : la classe d'où l'on part, et celle où l'on arrive.
Trois suffixes du chapitre mènent au nom, et ils ne partent pas tous du même endroit : deux partent d'un verbe, le troisième part d'un nom.
Les deux qui partent d'un verbe font exactement la même chose. Rien dans la règle ne dit lequel employer : c'est le mot qui décide, et il faut l'avoir rencontré. C'est un fait de vocabulaire, pas de grammaire.
C'est pourquoi le programme demande de repérer plutôt que de fabriquer, et la dernière question de ce sujet le fait dire. Sur un mot jamais rencontré, choisir entre les deux reviendrait à tirer au sort — un exercice qui le demanderait ne mesurerait rien.
L'association qui précède fait relier quatre suffixes à leur direction, écrite sous la forme d'un couple. Deux d'entre eux partent d'un nom, et c'est là que se joue la difficulté : le point de départ ne suffit pas à deviner l'arrivée.
Un couple : d'où l'on part, où l'on arrive.
- Quatre lignes à cocher
- Quatre traits à tracer
- Deux questions sur la direction
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Sujet 3 — quand la fin du mot change
Deux cas sur trois modifient le mot de départ.
La règle d'orthographe a trois cas, et deux d'entre eux changent la fin du mot de départ.
Le premier est le plus courant : on ajoute la terminaison, et rien d'autre ne bouge. Sept des neuf mots du programme sont dans ce cas, et c'est justement ce qui rend les deux autres difficiles à voir.
Le deuxième concerne les mots qui finissent par un « e » muet : ce « e » disparait, mais seulement si la terminaison commence par une voyelle. Le troisième concerne les mots qui finissent par une consonne puis « y » : ce « y » devient « i », mais seulement si la terminaison commence par une consonne.
Les deux conditions sont donc inverses l'une de l'autre. Il faut regarder la fin du mot ET la première lettre de la terminaison, dans cet ordre.
Sept mots sur neuf ne changent pas : c'est ce qui trompe.
- Six mots à ranger
- Trois copies à corriger
- Deux questions sur la règle
4 sur 5
Sujet 4 — le mot qui échappe à la règle
Un irrégulier, c’est un mot que la règle ne produit pas.
Un mot du programme n'obéit à aucun des cinq suffixes. Le texte le cite pourtant, juste à côté de son voisin régulier : les deux viennent du même verbe, et l'un se fabrique quand l'autre pas.
Un irrégulier, c'est un mot que la règle NE PRODUIT PAS. Ce n'est pas une étiquette qu'on colle : on applique la règle, et si elle rendait déjà la forme, le mot ne serait pas irrégulier. Le module le vérifie avant de produire la fiche.
Celui-ci change la fin du mot au lieu d'y ajouter quelque chose, et aucun des cinq suffixes du chapitre ne fait cela. Il se retient donc avec son voisin, comme un couple — c'est d'ailleurs ainsi que le programme les cite.
Le tableau de ce sujet le fait écrire, en dernière ligne. Le reste du chapitre, lui, se calcule : un seul mot fait exception sur les neuf que le texte donne.
Un irrégulier se prouve, il ne se déclare pas.
- Quatre traits à tracer
- Quatre dérivés à écrire
- Deux questions sur l'exception
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Sujet 5 — deux sortes de fautes
L’une se corrige en relisant, l’autre en réfléchissant avant.
Deux sortes de fautes, et elles ne viennent pas du même oubli.
La faute d'orthographe : le bon suffixe a été choisi, mais collé sans regarder la fin du mot. Une lettre en trop, une lettre non changée. Elle se corrige en relisant la règle des trois cas.
La faute de direction : le suffixe employé existe bien, mais il ne mène pas là où l'on voulait aller. Le mot obtenu ressemble à un mot anglais, et c'est ce qui la rend difficile à voir.
Elle se corrige autrement : en se demandant, AVANT d'écrire, quelle classe de mot on veut obtenir. Relire la règle d'orthographe ne sert à rien ici, puisqu'elle a été appliquée correctement — et c'est exactement ce que la dernière question fait formuler.
Confondre les deux revient à réviser dans le vide.
- Quatre copies à corriger
- Trois lignes à cocher
- Deux questions sur la correction
Compétences travaillées
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Cinq sujets sur 20 points
Chacun est autonome : huit, six et six points, et un barème détaillé dans le corrigé.
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Entièrement en noir et blanc
Aucun tracé coloré : les sujets s'impriment tels quels sur n'importe quelle imprimante.
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On remonte du dérivé au mot
L'opération inverse de celle des fiches d'exercices.
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L'exception y est employée
Le seul mot du programme que la règle ne produit pas, et il faut l'écrire.
Ce que ces cinq sujets mesurent vraiment
Une évaluation sur les suffixes peut se réduire à neuf couples à réciter. Celle-ci demande autre chose : remonter d'un dérivé à son mot de départ, rattacher un suffixe à sa direction, appliquer la règle d'orthographe à ses trois cas, écrire le mot qui n'obéit à aucune règle, et distinguer deux sortes de fautes.
Le premier sujet inverse le sens de lecture, et c'est plus difficile qu'il n'y parait : pour remonter, il faut défaire ce que la règle avait fait. Un « i » redevient un « y », un « e » disparu doit être remis.
Le cinquième ferme le chapitre sur la question qui compte pour la suite : de quelle sorte est la faute qu'on vient de faire ? L'une se corrige en relisant une règle, l'autre en réfléchissant avant d'écrire, et les confondre revient à réviser dans le vide.
Le seul mot qui n'obéit à rien
Le programme cite neuf couples de mots. Huit se fabriquent par la règle ; un seul n'obéit à aucun des cinq suffixes, et le texte le cite pourtant, juste à côté de son voisin régulier — les deux viennent du même verbe.
Ce mot-là change la fin au lieu d'y ajouter quelque chose, et aucun des cinq suffixes ne fait cela. C'est ce qui le rend irrégulier, et ce n'est pas une étiquette : le module applique la règle et vérifie qu'elle ne le produit pas.
Le quatrième sujet le fait écrire. Une première version de cette fiche en parlait dans son rappel sans le faire paraitre une seule fois dans ses exercices : le titre promettait un fait que la fiche n'employait jamais. Un contrôle l'interdit désormais.
Méthode et vérification
Le sens de lecture est INVERSÉ au premier sujet : les fiches d'exercices partaient du mot pour trouver son dérivé ; ici le dérivé est donné, et c'est le mot de départ et son suffixe qu'il faut retrouver. Remonter demande de rétablir ce que la règle avait changé — un « i » qui redevient un « y », un « e » disparu qu'il faut remettre. Les copies fausses sont elles aussi les autres : le module en porte huit, quatre fautes d'ORTHOGRAPHE — le bon suffixe mal collé — et quatre fautes de DIRECTION — un suffixe qui mène ailleurs ; les fiches en emploient une moitié, l'évaluation le reste, et un contrôle vérifie qu'aucune ne sert des deux côtés. Le quatrième sujet mérite d'être signalé : il porte sur le SEUL mot du programme qui n'obéit à aucun des cinq suffixes, et le module le prouve irrégulier au lieu de le déclarer — aucun des cinq ne le produit. Une première version de ce sujet parlait de l'exception dans son rappel sans la faire paraitre dans un seul de ses exercices ; un contrôle exige désormais qu'une fiche qui annonce un fait l'emploie.
- Programme de langues vivantes du collège, arrêté du 5 mai 2025, publié au BO nº 22 du 29 mai 2025, classe de sixième, niveau visé A1 (LVB) et A1+ (LVA). C'est le texte EN VIGUEUR depuis la rentrée 2025. « Repérer certains suffixes pour dériver un nom en adjectif : cloud/cloudy, sport/sporty, un nom en nom : magic/magician, music/musician, ou un verbe en nom : act/actor/actress, sing/singer, write/writer, ou un adjectif en adverbe : happy/happily, fortunate/fortunately, etc. »