Mathématiques · CM2 · Exercice

Exercices opérations posées CM2 — multiplication à virgule et division décimale (PDF + corrigés)

Cinq fiches, une par objectif du programme. La division ne s'arrête plus au reste, la multiplication accepte un multiplicateur à deux chiffres, et la parenthèse devient ce qui décide de l'ordre des calculs.

CM2 Mathématiques Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le même calcul dans deux cadres : au CM1, 54 ÷ 4 = 13 et il reste 2 ; au CM2, 54 ÷ 4 = 13,5 et il ne reste rien.

Ce que le CM2 ajoute au CM1

Le programme énonce cinq attendus pour les quatre opérations au CM2 : estimer le résultat d'une opération, réaliser un calcul contenant une ou deux paires de parenthèses, poser la multiplication d'un décimal par un entier, et poser deux sortes de divisions décimales — dividende entier, puis dividende décimal.

Deux de ces objectifs sont entièrement neufs : les deux divisions décimales. Au CM1, la division s'arrêtait au reste. Deux autres sont élargis : le multiplicateur d'une multiplication à virgule n'est plus borné à dix, et les parenthèses sont désormais comptées — une paire, ou deux.

Chaque fiche prend un objectif et le travaille seul, avec deux formats de travail différents et une dernière question à rédiger.

Aucun résultat n'a été saisi à la main : produits, quotients et places de virgule sont calculés par un module partagé avec l'évaluation, en nombres exacts.

1 sur 5

Estimer avant de calculer

Répondre à « est-ce à peu près ça ? » avant de poser — et savoir ce que l'estimation ne peut pas voir.

Estimer, c'est remplacer chaque nombre par un voisin plus simple, calculer de tête, et garder ce résultat en réserve. L'exercice 1 fait ranger six opérations selon la taille de leur résultat sans en poser aucune — ce qui n'est possible que par l'estimation.

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Ses deux questions font expliciter deux raisonnements différents. Pour « 24,6 × 5 », on arrondit à 25 × 5 et l'on obtient environ 125. Pour « 4,2 ÷ 8 », il n'y a rien à arrondir : 4,2 est plus petit que 8, donc le quotient est inférieur à 1. Savoir quand l'estimation n'exige aucun calcul est un savoir à part entière.

Les trois copies de l'exercice 2 se jugent à l'estimation seule. Le dernier exercice pose pourtant la limite de la méthode : « 3,4 × 6 = 9,2 » est faux, et pourtant 9,2 et 20,4 sont tous deux proches de 18 — l'estimation ne les sépare pas. Elle écarte les résultats impossibles ; elle ne remplace jamais le calcul posé.

La dernière question porte sur une erreur que l'estimation ne voit pas.

  • Ranger par ordre de grandeur
  • Trois copies à vérifier
  • Ce que l'estimation ne voit pas

2 sur 5

Une ou deux paires de parenthèses

La parenthèse dit ce qu'on calcule d'abord — et la déplacer change le résultat.

Une parenthèse ne décore pas un calcul : elle dit ce qu'on effectue d'abord. Le tableau de l'exercice 1 aligne trois couples de calculs qui ne diffèrent que par la place des parenthèses, et fait comparer les résultats colonne par colonne. « (3 + 4) × 2 » donne 14, « 3 + (4 × 2) » en donne 11.

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Sa seconde question fait chercher la ligne où l'écart est le plus grand — 100 contre 52 — ce qui montre que le déplacement d'une parenthèse n'est pas une nuance. Le résultat peut doubler, et rien dans l'écriture ne prévient : les mêmes nombres, les mêmes signes.

L'exercice 2 relie six calculs à leur résultat, dont deux portent deux paires de parenthèses — le maximum travaillé au CM2. Le dernier exercice part d'une situation d'achat et fait écrire le calcul complet : trois cahiers à 2 € et quatre stylos à 1,50 € donnent « (3 × 2) + (4 × 1,5) ». Sans parenthèses, rien ne dirait qu'il faut multiplier avant d'ajouter.

Le dernier exercice demande d'écrire soi-même le calcul d'une situation.

  • Les mêmes nombres, deux résultats
  • Relier calcul et résultat
  • Écrire le calcul d'un achat

3 sur 5

Poser une multiplication à virgule

Multiplier un nombre décimal par un nombre entier — et savoir où retombe la virgule.

On pose une multiplication à virgule comme si les deux nombres étaient entiers, puis on compte : le produit porte autant de chiffres après la virgule que le facteur décimal. L'exercice 1 en fait poser quatre, et demande d'écrire les quatre résultats.

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Sa seconde question porte sur un cas qui déroute : 1,25 × 8 donne 10, sans virgule. La règle n'est pourtant pas violée — 125 × 8 = 1000, et les trois chiffres après la virgule tombent sur des zéros qui ne s'écrivent pas. Comprendre cela évite de croire qu'on s'est trompé.

Le QCM de l'exercice 2 fixe la règle du comptage et rappelle une borne du programme : le CM2 multiplie un décimal par un entier, jamais deux décimaux entre eux. Le dernier exercice pose un problème d'achat, puis demande l'estimation qui permettait de le contrôler — environ 3 × 15 = 45, un peu au-dessus des 42 € trouvés.

Un achat de quinze cahiers termine la fiche.

  • Quatre multiplications posées
  • Où retombe la virgule
  • Un multiplicateur à deux chiffres

4 sur 5

La division décimale : un dividende entier

Ne plus s'arrêter au reste : mettre la virgule au quotient et abaisser un zéro.

C'est la nouveauté du CM2. Au CM1, 54 ÷ 4 donnait 13 et il restait 2, et l'on s'arrêtait là. Cette année, on met une virgule au quotient, on abaisse un zéro, et l'on continue. L'exercice 1 fait poser trois divisions jusqu'à un reste nul.

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Sa seconde question fait compter les zéros abaissés : trois pour 45 ÷ 8, dont le quotient 5,625 porte trois chiffres après la virgule. Le compte n'est pas un détail — c'est le lien entre le geste posé et l'écriture du résultat, et il permet de vérifier qu'on n'en a pas oublié un.

Les trois copies de l'exercice 2 opposent la réponse du CM1 et celle du CM2 sur le même calcul : l'une donne un quotient entier et un reste, l'autre un quotient décimal. Aucune n'est absurde, mais une seule répond à la consigne. Le dernier exercice le montre par un partage d'argent : 54 € entre quatre amis se partagent sans reste, à 13,50 € chacun.

Un partage de cinquante-quatre euros entre quatre amis.

  • Trois potences à mener au bout
  • Le zéro que l'on abaisse
  • Un partage sans reste

5 sur 5

La division décimale : un dividende décimal

Diviser un nombre à virgule — et vérifier son quotient en le remultipliant.

Quand le dividende porte déjà une virgule, le geste se déplace mais ne change pas. On pose la division comme d'habitude, et dès qu'on a fini d'utiliser les chiffres situés avant la virgule du dividende, on écrit la virgule au quotient. L'exercice 1 en fait poser trois.

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Sa seconde question demande à quel moment précis on écrit cette virgule — juste après avoir divisé le chiffre des unités. Répondre oblige à décrire son propre geste, ce qui est une façon de vérifier qu'on ne l'a pas appliqué au hasard.

Le tableau de l'exercice 2 introduit le contrôle : multiplier le quotient par le diviseur doit redonner exactement le dividende de départ. C'est une preuve, pas une relecture. Le dernier exercice pose un partage de liquide, puis explique la borne du programme — le CM2 ne divise que par un diviseur à un chiffre.

Un partage de treize litres et demi en six bouteilles.

  • La virgule au bon moment
  • Vérifier par une multiplication
  • Un quotient plus petit que 1

Compétences travaillées

  • La division ne s'arrête plus au reste

    Quand les chiffres du dividende sont épuisés et que le reste n'est pas nul, on écrit la virgule au quotient et l'on abaisse un zéro. 54 ÷ 4 ne donne plus « 13 reste 2 » mais 13,5.

  • La virgule ne gêne pas la multiplication

    On multiplie les chiffres comme s'il n'y avait pas de virgule, puis on rend au résultat autant de décimales que le facteur décimal en portait.

  • C'est la parenthèse qui décide

    Au cours moyen, rien d'autre ne dit quelle opération passe avant l'autre. Les mêmes nombres et les mêmes signes donnent 32 ou 17 selon l'endroit où l'on met la parenthèse.

  • Estimer avant, jamais après

    On arrondit, on calcule de tête, et l'on garde ce résultat en réserve. Une fois le calcul posé, on compare : une virgule oubliée saute alors aux yeux.

Ce que ces fiches ne travaillent pas, et pourquoi

Aucun produit de deux nombres décimaux : c'est un objectif de sixième. Au CM2, l'un des deux facteurs est toujours un nombre entier — et le module qui produit ces fiches refuse d'en écrire un autre.

Aucun diviseur à deux chiffres : le programme écrit « avec un diviseur à un chiffre », et toutes les divisions de ces fiches tombent juste.

Aucune règle de priorité entre la multiplication et l'addition. Le mot ne figure nulle part dans le programme du cycle 3 avant la sixième : au CM2, un calcul qui mêlerait les deux sans parenthèses n'aurait pas de résultat unique pour l'élève. Les exercices comparent donc deux placements de parenthèses, jamais un calcul nu.

Une estimation ne rattrape pas tout

La première fiche demande une chose que les manuels omettent souvent : ce que l'estimation NE voit PAS.

Elle voit une virgule oubliée — le résultat est alors dix fois trop grand. Elle ne voit pas une erreur sur le dernier chiffre : 9,2 et 9,4 sont tous deux « à peu près 8 ».

Le savoir évite une fausse sécurité : après avoir estimé, il faut encore relire son calcul.

Ce que ces fiches ne refont pas

L'article sur les nombres décimaux au CM2, déjà en ligne, porte la numération : fraction décimale, demi-droite graduée, comparer et intercaler, les millièmes.

Celui sur la division euclidienne porte le quotient et le reste — le geste du CM1.

Les seize opérations de ces cinq fiches sont donc seize autres : aucune n'est reprise de ces deux articles, et un contrôle le vérifie avant toute production.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 3 en vigueur, domaine « Nombres et calculs », sous-partie « Les quatre opérations », classe de CM2. Aucun produit, aucun quotient et aucune place de virgule n'est saisi : tout est calculé par un module partagé où un nombre est un entier de millièmes — jamais un flottant, donc sans erreur d'arrondi. Chaque potence dessinée est recomposée chiffre à chiffre puis confrontée au quotient calculé directement : si les deux routes divergent, rien ne s'imprime.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Arrêté du 10 avril 2025 — programme de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), Bulletin officiel nº 16 du 17 avril 2025, section « Cours moyen deuxième année », domaine « Nombres et calculs ».

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le CM2 ajoute au CM1 sur les opérations posées ?
Deux objectifs entièrement neufs — les divisions décimales à dividende entier, puis à dividende décimal — et deux élargis : le multiplicateur d'une multiplication à virgule n'est plus borné à dix, et les parenthèses sont comptées, une paire ou deux.
Peut-on multiplier deux nombres décimaux au CM2 ?
Non. Le programme demande « la multiplication d'un nombre décimal par un nombre entier ». Le produit de deux décimaux est un objectif de sixième.
Jusqu'où faut-il poursuivre une division décimale ?
Jusqu'à ce que le reste soit nul. Toutes les divisions de ces fiches tombent juste, avec un diviseur à un chiffre comme le programme le prescrit.
Faut-il apprendre que la multiplication passe avant l'addition ?
Pas au CM2. C'est la parenthèse, et elle seule, qui dit ce qu'on calcule d'abord. La règle de priorité vient en sixième.
Où sont les évaluations sur ce chapitre ?
Dans un article séparé : cinq sujets notés sur vingt, un par objectif, avec seize autres opérations et d'autres formats de travail.