Trois objectifs, et ce que le CM1 avait laissé
Le programme de français du cycle 3 énonce trois objectifs de grammaire au CM2 sur les compléments du verbe : différencier le complément d'objet direct du complément d'objet indirect, différencier l'attribut du sujet du complément d'objet, et différencier l'épithète de l'attribut du sujet.
Le CM1 avait commencé le premier, mais « dans des phrases prototypiques sans ambigüité » : la restriction saute au CM2. Les deux autres sont entièrement neufs — le CM1 se contentait d'« aborder la notion d'épithète ».
Les cinq fiches prennent un geste chacune, et s'appuient sur les manipulations que le programme nomme : la question posée au verbe, le remplacement par un pronom, et l'accord.
Aucune phrase n'a été écrite à la main : chacune est assemblée par un module qui en déduit ensuite la fonction. Le corrigé et l'énoncé sortent du même calcul.
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Le complément d'objet direct
Le poser par la question, le confirmer par le pronom — deux gestes plutôt qu'une impression.
Le tableau de l'exercice 1 demande deux choses sur quatre phrases : le complément d'objet direct, puis le pronom qui peut le remplacer. Le second sert à vérifier le premier — si aucun pronom ne convient, c'est qu'on n'a pas trouvé le bon groupe.
Les pronoms ne sont pas tous les mêmes, et la seconde question demande pourquoi : parce que le pronom s'accorde avec le complément. « Le » pour un masculin singulier, « la » pour un féminin, « les » pour un pluriel. C'est ce qui rend la vérification utile : elle oblige à regarder le genre et le nombre de ce qu'on a relevé.
Le QCM de l'exercice 2 fixe les trois traits du complément d'objet direct : la question qui l'isole — « qui ? » ou « quoi ? » posée après le verbe —, l'absence de préposition, et le fait qu'il suive le verbe. Le dernier exercice le supprime pour voir : la phrase perd son sens, ce qui distingue un complément d'objet d'un complément circonstanciel.
La dernière question supprime le COD pour voir ce qu'il advient de la phrase.
- La question posée au verbe
- Le pronom qui remplace
- Supprimer pour voir
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Le complément d'objet indirect
Une préposition entre le verbe et lui — et un autre pronom pour le remplacer.
Le complément d'objet indirect se reconnaît à un mot que le complément direct n'a pas : une préposition. L'exercice 1 fait relever le complément de quatre phrases, puis le pronom qui le remplace. La préposition « à » s'y contracte parfois en « au » ou « aux », et il faut savoir la reconnaître sous cette forme.
La seconde question porte sur les deux pronoms possibles, « lui » et « leur », et sur ce qui décide entre eux : le nombre du complément, et lui seul. Le genre ne joue plus — « lui » sert au masculin comme au féminin, ce qui n'est pas le cas des pronoms du complément direct.
L'exercice 2 relie quatre phrases à leur pronom, et sa question écarte la confusion la plus fréquente : on ne peut pas remplacer ces compléments par « le » ou « les », parce qu'ils sont indirects. Le dernier exercice demande si « téléphoner » peut avoir un complément direct — il ne le peut pas — et ce qu'il en est de « regarder ». C'est le verbe qui commande, avant même qu'on lise le complément.
La dernière question porte sur la construction du verbe.
- La préposition
- Lui, leur
- La construction du verbe
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COD ou COI ?
Une préposition, et tout change — y compris le pronom qui remplace.
Six phrases, deux colonnes, et un seul critère : la préposition. L'exercice 1 les range selon que leur complément d'objet est direct ou indirect, et sa première question fait nommer ce qui a permis de décider — « à », parfois contractée en « au » ou « aux ».
Sa seconde question fait remplacer un complément par un pronom, et constater où celui-ci se place : avant le verbe, alors que le groupe le suivait. Ce déplacement est le second test du chapitre, et il confirme ce que la préposition avait déjà dit.
Les trois copies de l'exercice 2 partagent la même faute : elles n'ont pas regardé la préposition. Le dernier exercice remonte à la source — on peut savoir, avant même de lire le complément, s'il sera direct ou indirect, à condition de connaître la construction du verbe. « Obéir à », « parler à », « regarder » quelque chose : la préposition appartient au verbe.
La dernière question porte sur ce qu'on peut savoir avant même de lire le complément.
- Six phrases à ranger
- Trois copies à corriger
- Le verbe commande
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L'attribut du sujet
Il dit ce que le sujet EST — et il s'accorde avec lui, ce que le COD ne fait jamais.
L'attribut du sujet ne se reconnaît pas à sa place — il suit le verbe, comme un complément d'objet — mais à son comportement. L'exercice 1 fait récrire quatre phrases avec un sujet féminin, puis demande lesquelles ont vu leur groupe changer. Trois ont changé : leur groupe est un attribut, et il s'accorde avec le sujet.
La seconde question fait écrire les quatre formes d'un adjectif, ce qui rend le test utilisable : on ne peut vérifier un accord que si l'on sait quelles formes existent. C'est le lien entre ce chapitre et l'orthographe grammaticale.
L'exercice 2 range huit verbes en deux familles — verbes d'état et verbes d'action — et explique pourquoi un verbe d'état ne peut pas avoir de complément d'objet : il n'exprime aucune action subie. Le dernier exercice fait comparer deux phrases voisines et supprimer l'attribut pour voir : « Le danseur semble. » ne veut plus rien dire.
La dernière question fait comparer deux phrases voisines.
- Le sujet passe au féminin
- Verbes d'état, verbes d'action
- Le test qui tranche
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Épithète ou attribut ?
Le même adjectif, deux places — et deux fonctions.
Le même adjectif peut occuper deux fonctions selon l'endroit où on le place. L'exercice 1 range six phrases selon la fonction de leur adjectif, et sa première question désigne ce qui les sépare : un verbe d'état entre le nom et l'adjectif. Sans ce verbe, l'adjectif reste dans le groupe nominal.
Sa seconde question fait passer un adjectif d'une fonction à l'autre : « Le chat noir joue. » devient « Le chat est noir. » — le même mot, la même orthographe, une autre fonction. C'est la démonstration la plus courte du chapitre.
Le QCM de l'exercice 2 fixe les trois repères : où se trouve une épithète, où se trouve un attribut, et avec quoi chacun s'accorde. Le dernier exercice fait écrire les deux phrases soi-même à partir d'un nom et d'un adjectif, puis demande dans laquelle l'adjectif peut être supprimé. Dans celle où il est épithète : le groupe nominal existe sans lui.
Le dernier exercice demande d'écrire soi-même les deux phrases.
- La place décide
- L'accord reste dû
- Écrire les deux phrases
Compétences travaillées
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Le COD se colle au verbe
Aucune préposition ne s'intercale. On le trouve par la question « qui ? » ou « quoi ? » posée après le verbe, et on le remplace par le, la ou les.
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Le COI passe par une préposition
Le plus souvent « à », contractée en « au » ou « aux ». Il se remplace par « lui » au singulier, « leur » au pluriel — c'est le nombre qui décide, pas le genre.
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L'attribut s'accorde avec le sujet
C'est le test décisif : on met le sujet au féminin, l'attribut change, le complément d'objet ne bouge pas.
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Un verbe d'état n'a jamais de COD
Être, sembler, paraître, devenir, rester, demeurer : rien n'y est regardé ni préparé. Ce qui les suit qualifie le sujet.
Ce que le site portait déjà, et ce qu'il ne portait pas
Un article de CM2 traitait déjà le complément d'objet : « Circonstanciel ou complément d'objet ? », dans les fiches sur le complément circonstanciel. Mais il l'y traite en bloc — il ne prononce jamais « COD », « COI » ni « attribut ».
Relevé dans le PDF en ligne, pas supposé. Aucun autre article de CM2 ne les nommait non plus.
Ces cinq fiches complètent donc l'article existant plutôt qu'elles ne le refont : lui oppose le complément d'objet au circonstanciel, elles découpent le complément d'objet lui-même.
Une contradiction dans le programme, relevée et tranchée
Un paragraphe de prose du programme annonce que « à partir de la classe de 6e […] l'enseignement de la grammaire conduit l'élève à repérer et identifier les compléments du verbe : le COD, le COI puis l'attribut du sujet ».
Les tableaux d'objectifs, eux, placent le COD et le COI au CM1 et l'attribut du sujet au CM2, sans ambiguïté — et réservent à la sixième d'« opposer et distinguer attribut du sujet et COD ».
Ce sont les tableaux qui font foi : ils sont la partie prescriptive du texte, celle qui liste les objectifs d'apprentissage année par année. Ces fiches les suivent.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 3 en vigueur, « Cours moyen deuxième année — Identifier les constituants d'une phrase simple ». Aucune phrase n'est écrite à la main : chacune est assemblée par un module qui demande le groupe nominal, l'accord de l'adjectif et la conjugaison à des moteurs partagés, puis en DÉDUIT la fonction. Le corrigé imprime la fonction que le module déduit de la phrase imprimée sur le sujet : les deux ne peuvent pas diverger.
- Arrêté du 10 avril 2025 — programme de français du cycle de consolidation (cycle 3), Bulletin officiel nº 16 du 17 avril 2025, section « Cours moyen deuxième année ».