Géographie · 6ème · Exercice

Habiter les littoraux en 6e (PDF + corrigés)

Ce qu'on y a bâti dit ce qu'on vient y faire — et rien n'oblige un rivage à choisir.

6ème Géographie Exercice
Durée 45 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Six littoraux du monde, leur pays et leur type : un port, une station, ou les deux à la fois.

Ce que ces fiches font travailler

Distinguer un littoral industrialo-portuaire d'un littoral touristique ; rattacher chaque aménagement à son usage ; expliquer un aménagement par les conditions naturelles ; suivre la chaîne qui va de la profondeur de l'eau à l'extension d'une ville ; et distinguer d'où vient la menace qui pèse sur ces espaces.

Aucun littoral n'est étiqueté : son type est calculé à partir de ce qu'on y a bâti, et le module refuse un lieu dont les conditions naturelles ne permettent pas ce qu'on y fait.

Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois.

1 sur 5

Fiche 1 — deux façons d'habiter un littoral

Ce qu'on y a bâti dit ce qu'on vient y faire — et rien n'oblige un rivage à choisir.

Le programme donne l'entrée en quatre mots : « Littoral industrialo-portuaire, littoral touristique. » Deux façons d'habiter un rivage, et une première fiche pour apprendre à les reconnaître.

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Un littoral industrialo-portuaire reçoit les navires de commerce : on y trouve de quoi charger, décharger, stocker et transformer. Un littoral touristique reçoit des vacanciers : on y trouve de quoi loger, se baigner et se promener.

Mais le programme écrit exactement « à vocation industrialo-portuaire ET/OU touristique », et ce « et/ou » compte. Une même ville peut charger des conteneurs sur un quai et recevoir des baigneurs sur la plage voisine : le tableau de la fiche en porte une.

La méthode tient en une question : que voit-on ? Le type ne se devine pas au nom du lieu, il se lit dans ce qu'on y a bâti.

Le « et/ou » est dans le texte du programme.

  • Quatre littoraux à classer
  • Trois lignes à cocher
  • Deux questions de méthode

2 sur 5

Fiche 2 — les aménagements du littoral

Huit aménagements, deux usages : chacun a été bâti pour quelque chose.

Le programme range « les choix et les capacités d'aménagement » parmi les éléments à prendre en compte. Cette fiche fait le tri de huit aménagements, quatre pour chaque usage.

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Chacun a été construit pour quelque chose, et c'est ce qui permet de lire un littoral sans le connaître. Des grues et des quais assez longs pour les navires géants ; des cuves pour les liquides ; des usines qui transforment sur place ; des routes, des rails ou des canaux pour emporter le reste vers l'intérieur.

En face : de quoi loger les vacanciers, de quoi les baigner, de quoi les promener, et de quoi amarrer leurs bateaux de loisir.

Le mot « capacités » mérite qu'on s'y arrête, car il porte une inégalité. Creuser un port en eau profonde ou bâtir des kilomètres d'hôtels demande des moyens que tous les pays n'ont pas — et c'est aussi pour cela que les littoraux du monde ne se ressemblent pas.

Chaque aménagement a été bâti pour quelqu'un.

  • Huit aménagements à ranger
  • Trois lignes à cocher
  • Deux questions sur les aménagements

3 sur 5

Fiche 3 — les conditions naturelles

La nature dit ce qui est possible ; les hommes décident de ce qu'ils en font.

Le programme cite « les conditions naturelles » en troisième, et elles décident pourtant en premier : la nature dit ce qui est possible avant que les hommes ne décident de ce qu'ils feront.

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Un port de commerce a besoin de deux choses. De la profondeur, d'abord : un navire chargé s'enfonce de plus de quinze mètres, et il ne peut accoster là où le fond remonte. De l'abri, ensuite — une baie ou un estuaire — pour que la houle ne rende pas le déchargement impossible.

Une station balnéaire en demande d'autres : du sable sur une longue distance, une mer ni glacée ni dangereuse, un ciel dégagé une grande partie de l'année.

Ces conditions n'imposent rien, elles PERMETTENT. Un rivage profond et abrité peut rester vide ; c'est une décision humaine qui en fait un port. C'est la distinction que la dernière question fait formuler.

La nature permet, elle n'impose pas.

  • Six conditions à ranger
  • Quatre traits à tracer
  • Deux questions sur la nature

4 sur 5

Fiche 4 — pourquoi un port fait grandir sa ville

Cinq maillons, de la profondeur de l'eau à l'extension de la ville.

Cette fiche répond à une question que le programme n'écrit pas mais que ses éléments appellent : pourquoi les grands ports sont-ils aussi de grandes villes ?

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La chaîne compte cinq maillons, et chacun découle du précédent. L'eau est profonde et la baie abritée ; les plus grands navires peuvent donc accoster ; on bâtit alors des quais, des grues et des entrepôts ; des usines s'installent, parce qu'il coûte moins cher de transformer sur place que de transporter deux fois ; et les usines demandent des ouvriers, qui demandent des logements.

Le point de départ n'est pas humain. Sans profondeur ni abri, la chaîne ne commence pas : aucun navire ne peut accoster, et rien de ce qui suit n'a lieu d'être.

C'est aussi pourquoi les plus grands ports du monde se ressemblent beaucoup, qu'ils soient en Europe ou en Asie. Ce sont les mêmes contraintes qui les ont dessinés.

Le premier maillon ne dépend de personne.

  • Un maillon à retrouver
  • Quatre traits à tracer
  • Deux questions sur la chaîne

5 sur 5

Fiche 5 — des littoraux fragiles

La mer n'est pas seule en cause : trois de ces quatre menaces viennent d'ailleurs.

La vulnérabilité est le dernier des quatre éléments que le programme demande de prendre en compte, et la dernière fiche lui est consacrée.

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Certaines menaces viennent de la mer : elle monte, elle emporte le sable, elle envoie des tempêtes et parfois des cyclones. Elles existaient avant les aménagements, et elles frappent aussi bien un port qu'une station.

D'autres viennent de ce que les hommes ont fait. Pomper l'eau du sous-sol fait s'enfoncer une ville ; bâtir sur les dunes coupe la plage de sa réserve de sable ; recevoir cent mille vacanciers l'été épuise l'eau douce d'une région sèche.

Distinguer les deux n'est pas un exercice d'école : on ne se protège pas d'une tempête comme on corrige un aménagement mal pensé. La première demande des digues, le second demande de changer d'habitude.

Digues d'un côté, changement d'habitude de l'autre.

  • Un maillon à retrouver
  • Quatre menaces à situer
  • Deux questions sur la fragilité

Compétences travaillées

  • Le type se lit dans les aménagements

    Des quais à conteneurs disent un port ; des hôtels et des plages aménagées disent une station.

  • Et souvent, c'est les deux

    Le programme écrit « industrialo-portuaire ET/OU touristique » : rien n'oblige un rivage à choisir.

  • La nature permet, elle n'impose pas

    Un rivage profond et abrité peut rester vide ; c'est une décision humaine qui en fait un port.

  • La menace ne vient pas toujours de la mer

    Pomper l'eau du sous-sol, bâtir sur les dunes : la moitié des fragilités vient des aménagements.

Un thème qui disparaîtra du niveau en 2027

« Habiter les littoraux » est le troisième thème de géographie du programme de sixième publié au BO du 30 juillet 2020. C'est le texte en vigueur cette année, et il le restera jusqu'à la rentrée 2027.

L'arrêté du 22 avril 2026, qui réécrit l'histoire-géographie du cycle 3, retire ce thème de la sixième — comme il en retire « habiter un espace de faible densité ». À sa place viendront quatre thèmes nouveaux, dont « habiter un espace exposé aux risques ».

Ces fiches décrivent donc le programme d'aujourd'hui, et le disent. Elles resteront utiles trois rentrées.

Ce que le programme demande de regarder

Le texte énumère quatre éléments « à prendre en compte pour caractériser et différencier les façons d'habiter ces littoraux » : les types d'activités, les capacités d'aménagement, les conditions naturelles, et la vulnérabilité.

L'ordre n'est pas indifférent. Ce qu'on FAIT sur un littoral vient avant ce qu'on y bâtit pour le faire, et les deux viennent après ce que la nature y permet. Un rivage sans eau profonde ne deviendra jamais un grand port, quels que soient les moyens engagés.

La quatrième fiche met cet enchaînement en chaîne causale : de la profondeur de l'eau à l'extension de la ville, en cinq maillons dont chacun découle du précédent. Le premier ne dépend d'aucune décision humaine, et c'est pour cela qu'il vient en tête.

Méthode et vérification

Le programme nomme quatre éléments à prendre en compte, et les cinq fiches en font leurs cinq sujets : les types d'activités, les capacités d'aménagement, les conditions naturelles, la vulnérabilité — plus la question de la protection, que le texte ajoute en dernier. Le principe de production est le même partout : rien n'est déclaré de ce qui peut être déduit. AUCUN LITTORAL DU CORPUS N'EST ÉTIQUETÉ « touristique » ou « portuaire » : son type est LU dans ses aménagements, parce que des hôtels et des plages aménagées disent une station comme des quais à conteneurs disent un port. Deux refus complètent le module. Le premier porte sur les conditions naturelles : un littoral dont la nature ne permet pas ce qu'on y fait ne peut pas être construit — un port sans eau profonde ni abri lève une erreur. Le second porte sur le « et/ou » du programme : le corpus doit contenir un littoral qui relève des DEUX types, faute de quoi l'article enseignerait une opposition que le texte ne fait pas. Un dernier contrôle vise l'idée reçue de la vulnérabilité : on croit les stations balnéaires fragiles et les ports solides, et le module exige que les deux types portent une menace.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie du cycle 3, publié au BO nº 31 du 30 juillet 2020, classe de sixième, thème 3 de géographie : « Habiter les littoraux ». C'est le texte EN VIGUEUR en sixième — l'arrêté du 22 avril 2026 ne s'y applique qu'à la rentrée 2027, et il retire ce thème du niveau. L'entrée est citée mot pour mot : « Littoral industrialo-portuaire, littoral touristique. » Le paragraphe qui l'accompagne l'est aussi : « Les littoraux concentrent une part accrue de la population mondiale et sont des espaces aménagés pour des usages et pratiques très variés. La question porte plus spécifiquement sur les espaces littoraux à vocation industrialo-portuaire et/ou touristique. Les types d'activités, les choix et les capacités d'aménagement, les conditions naturelles, leur vulnérabilité sont autant d'éléments à prendre en compte pour caractériser et différencier les façons d'habiter ces littoraux. C'est l'occasion de sensibiliser les élèves à la richesse de la faune et de la flore des littoraux et aux questions liées à leur protection. »

Questions fréquentes

Ce thème est-il au programme cette année ?
Oui. Il figure au programme d'histoire-géographie du cycle 3 publié au BO nº 31 du 30 juillet 2020, en vigueur en sixième jusqu'à la rentrée 2027.
Un littoral peut-il être port ET station balnéaire ?
Oui, et le programme l'écrit : « à vocation industrialo-portuaire et/ou touristique ». Barcelone charge des conteneurs sur ses quais et reçoit des baigneurs sur ses plages aménagées.
Pourquoi un grand port a-t-il besoin d'eau profonde ?
Parce qu'un navire chargé s'enfonce de plus de quinze mètres : il toucherait le fond bien avant d'atteindre un rivage en pente douce, et ne pourrait pas accoster.
Les stations balnéaires sont-elles plus fragiles que les ports ?
Non. Une grande partie des Pays-Bas est sous le niveau de la mer, et Shanghai s'enfonce à force de pomper l'eau de son sous-sol. La vulnérabilité ne dépend pas du type de littoral.