Un thème où presque tout ce qu'on croit savoir est faux
Un élève de CM2 se sert de l'Internet tous les jours et pense donc le connaitre. Il dira que ses photos sont « dans les nuages », que les messages passent par les satellites, et que tout le monde est connecté. Ces trois idées sont fausses, et le thème consiste à les remplacer par des faits.
Les cinq fiches suivent les trois entrées du programme : un monde de réseaux, un habitant connecté au monde, des habitants inégalement connectés — plus une fiche sur les infrastructures matérielles que le texte demande explicitement de découvrir, et une synthèse.
Le programme demande de faire comprendre « l'immédiateté ». On peut l'affirmer, ou on peut la calculer : un message met cinquante-huit millièmes de seconde à faire Paris – New York aller-retour, quand un avion met sept heures. Le rapport est de neuf cent mille. C'est ce nombre qui reste.
Aucune proportion n'est écrite en pourcentage. Le programme de mathématiques du cycle 3 réserve cette notation à la classe de sixième ; les proportions s'écrivent donc « 4 habitants sur 10 », dans la même forme que le « a chances sur b » des probabilités du CM2.
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Fiche 1 — un monde de réseaux
Situer quatre régions sur un planisphère, lire le tracé d'un câble sous-marin, comprendre ce qu'est un réseau.
La fiche s'ouvre sur un planisphère où quatre zones numérotées attendent leur nom, et où le tracé d'un câble transatlantique relie la Bretagne à New York.
Un questionnaire suit sur trois idées reçues : les satellites, l'instantanéité, et l'endroit où sont réellement stockées les pages et les vidéos.
- Quatre régions du monde à situer
- Un câble sous-marin, tracé sur la carte
- Un réseau, ce sont des éléments reliés
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Fiche 2 — les infrastructures matérielles
Relier chaque équipement au lieu où il se trouve, et distinguer ce qui est visible de ce qui ne l'est pas.
Le programme demande de découvrir « les infrastructures matérielles nécessaires au fonctionnement de l'Internet ». La fiche les fait situer : les câbles au fond des océans, les centres de données dans des bâtiments, les antennes sur les toits.
Un tri en deux colonnes sépare ensuite ce qu'un habitant peut voir de ce qu'il ne voit jamais.
- Quatre familles d'équipements, quatre lieux
- Ce qu'on voit, ce qu'on ne voit jamais
- L'Internet occupe de la place sur la Terre
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Fiche 3 — l'immédiateté : un message contre un avion
Compléter un tableau de distances et de durées, puis comparer un message à un avion sur le même trajet.
On calcule la durée d'un message comme celle d'un train : en divisant la distance par la vitesse. Dans une fibre, la lumière avance à environ 200 000 kilomètres par seconde.
Le diagramme compare ensuite un avion et un TGV sur Paris – New York, et la fiche demande si l'on pourrait y tracer la barre du message. On ne peut pas : elle serait invisible.
- Une durée se calcule, même pour un message
- Ce sont des minimums, et la fiche dit pourquoi
- Trop rapide pour tenir sur un diagramme
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Fiche 4 — des habitants inégalement connectés
Lire une proportion sur dix, corriger deux affirmations fausses, calculer un effectif d'habitants.
Le programme demande de « constater les inégalités d'accès à l'Internet en France et dans le monde ». La fiche donne les proportions par région et fait calculer ce qu'elles représentent en millions d'habitants.
Deux affirmations d'élèves ouvrent la réflexion : « tout le monde a l'Internet » et « en France, tous les habitants sont connectés ». Les deux sont fausses.
- Neuf sur dix en Europe, quatre sur dix en Afrique
- Ce que cela fait en millions d'habitants
- Deux idées reçues à corriger
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Fiche 5 — synthèse du thème
Organiser le thème en quatre branches, puis reconstituer le trajet réel d'un message.
La carte mentale rassemble le thème : ce qu'est le réseau, ce qu'il a fallu construire, ce qu'il change, et qui y a accès.
Une chaîne causale suit, dont deux maillons ont été effacés : le trajet d'un message, de l'appui sur « envoyer » jusqu'à l'affichage sur l'écran d'en face.
- Quatre branches pour tout le thème
- Le trajet réel d'un message, maillon par maillon
- Pourquoi l'accès est un enjeu d'égalité
Compétences travaillées
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L'Internet est fait de câbles
Plus de cinq cents câbles posés au fond des océans relient les continents et portent presque tout le trafic entre eux — pas les satellites.
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Des infrastructures matérielles
Câbles, fibres, antennes, centres de données : des objets réels qu'il a fallu construire, qui occupent de la place et consomment de l'énergie.
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Très vite n'est pas instantané
Un message met un temps court mais mesurable, qui augmente avec la distance. On le calcule en divisant la distance par la vitesse dans la fibre.
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Des habitants inégalement connectés
Environ 9 habitants sur 10 en Europe, 4 sur 10 en Afrique, 3 sur 10 sans accès à l'échelle du monde.
Pourquoi aucune proportion n'est écrite en pourcentage
Le programme de mathématiques du cycle 3 est explicite : « En classe de 6e, la fraction opère également sur un nombre, notamment quand elle est exprimée sous forme de pourcentage. » Le pourcentage arrive donc au collège, pas au cours moyen.
Écrire « 40 % » sur une fiche de CM2 emploierait une notation que l'élève n'a pas rencontrée, et qui masquerait le calcul au lieu de le rendre visible.
Les proportions s'écrivent donc « 4 habitants sur 10 » — exactement la forme que le même programme demande pour les probabilités au CM2, « a chances sur b ». Un contrôle refuse le signe « % » dans l'ensemble des fiches.
Des minimums, et la fiche le dit
Les durées calculées supposent un câble en ligne droite. Aucun câble ne l'est : ils contournent les continents et passent par des points de raccordement.
C'est pourquoi un message réellement mesuré met davantage. Sur Paris – New York, le minimum théorique est de 58 millièmes de seconde ; les mesures publiées donnent 70 à 95. Cet écart n'est pas une erreur du calcul : il est la trace du trajet réel, et c'est ce que la fiche fait comprendre.
Ce recoupement sert aussi de contrôle : le minimum doit passer sous la mesure la plus rapide sans en être absurdement loin. Si la formule ou les coordonnées étaient fausses, la comparaison le montrerait.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Durées des messages calculées depuis les coordonnées des villes et la vitesse de la lumière dans une fibre, puis recoupées avec des temps d'aller-retour mesurés et publiés. Proportions données en « habitants sur 10 », le pourcentage relevant du programme de sixième.