Français · CE2 · Exercice

Exercices groupe nominal CE2 : accords, pluriels irréguliers et féminins (5 fiches PDF + corrigés)

Le nom commande ; le déterminant et l'adjectif suivent.

CE2 Français Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois groupes nominaux au singulier puis au pluriel, les mots changés en couleur et le compte à droite.

Ce que ces fiches font travailler

L'accord de tout le groupe nominal, les deux pluriels irréguliers que le programme nomme, la différence entre le pluriel qu'on entend et celui qui ne se voit qu'à l'écrit, et les féminins qui s'entendent.

Aucun groupe nominal n'est écrit à la main : chacun est produit par le moteur d'accords, et le corrigé le reproduit par le même appel. Sur un sujet qui EST l'accord, c'est la seule façon d'être sûr.

L'article d'évaluation de ce chapitre existe déjà. Ces fiches en sont la séance : elles n'emploient aucun de ses groupes, ni aucun de ses cinq couples de formats.

1 sur 5

Fiche 1 — un nom, quatre formes

Un nom change deux fois : quand il passe au pluriel, et quand il passe au féminin. Quatre cases suffisent à tout dire.

Un nom change deux fois : quand il passe au pluriel, et quand il passe au féminin. Quatre cases suffisent donc à tout dire de lui — masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le tableau donne la première colonne et demande les trois autres. Aucune de ces formes n'est recopiée : le moteur les produit, et le corrigé les reproduit.

La chasse aux erreurs qui suit montre trois copies, chacune avec son point de départ. Sans lui, la ligne serait injugeable : « des danseuses joyeuses » est du français juste, et n'est fausse que parce qu'on demandait le pluriel de « un danseur joyeux ».

Les deux fautes proposées sont celles qu'on voit en classe : le déterminant seul au pluriel, et le nom passé au féminin sans raison.

Les questions finales font dire ce qui change au pluriel, si le féminin s'entend toujours, et qui commande l'accord dans un groupe.

Chaque copie montre son point de départ.

  • Quatre noms, seize formes
  • Trois copies à corriger
  • Le pluriel et le féminin

2 sur 5

Fiche 2 — trois copies à corriger

Les formes écrites par les élèves existent toutes. Elles sont seulement employées là où elles ne conviennent pas.

Trois copies, et une seule est juste. Les deux autres ne sont pas des inventions : ce sont des groupes réels, accordés au mauvais nombre ou au mauvais genre.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

« l'animal → les animal » : le déterminant est passé au pluriel, le nom non. La chaine est rompue au premier maillon, et c'est la faute la plus fréquente du niveau.

Le tri qui suit oppose quatre noms selon que leur pluriel s'entend ou non. Le fait vient du moteur, qui le déduit de la marque : seul -al/-aux change le son.

Deux noms de chaque côté, et le partage est exact — un tri qui pencherait se remplirait à l'aveugle.

Les questions finales font expliquer ce qui arrive quand le déterminant seul passe au pluriel, si l'on entend toujours le pluriel, et comment vérifier l'accord d'un groupe.

Une seule copie sur trois est juste.

  • Trois copies à corriger
  • Quatre noms à ranger
  • La chaine rompue

3 sur 5

Fiche 3 — celui qu'on entend, celui qu'on ne voit qu'écrit

Six noms au pluriel, et une seule sorte s'entend. Le -s et le -x sont muets ; seul -al/-aux change le mot.

« chats » se dit comme « chat ». « gâteaux » se dit comme « gâteau ». « chevaux » ne se dit pas comme « cheval » : c'est la seule des trois marques que l'oreille repère.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Six noms à ranger, trois de chaque côté, et le fait vient du moteur plutôt que d'une impression : il le déduit de la marque de pluriel, qui est déclarée nom par nom.

C'est un exercice d'orthographe autant que d'oreille : il apprend justement à ne pas se fier à l'oreille pour écrire.

Le QCM qui suit fait compter, sur trois groupes, les mots qui changent au pluriel. La réponse ne se devine pas : elle se compte, mot à mot.

Les questions finales font nommer la marque qui s'entend, dire pourquoi on écrit un -s muet, et si un seul mot peut changer dans un groupe.

Trois noms de chaque côté du tri.

  • Six noms à ranger
  • Trois groupes à compter
  • Deux marques muettes sur trois

4 sur 5

Fiche 4 — compter ce qui change

Écrire le groupe au pluriel, puis comparer mot à mot : la chaine d'accords devient un compte, et non une impression.

Écrire le groupe au pluriel dans sa tête, puis comparer mot à mot : la chaine d'accords devient un compte, et non une impression.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Deux mots changent au minimum — le déterminant et le nom. Trois quand le groupe porte un adjectif… sauf si cet adjectif a la même forme au pluriel, comme « gris ».

Ce cas-là est instructif, et il figure dans les quatre groupes : l'adjectif s'accorde bien, mais sa forme du pluriel est la même. S'accorder ne veut pas dire changer.

Les associations qui suivent relient trois adjectifs à leur féminin, et ces féminins-là s'entendent tous : c'est ce que la consigne affirme, et un contrôle le vérifie sur le fait déclaré dans le moteur.

Les questions finales font dire combien de mots changent au minimum, ce que l'adjectif ajoute, et si le féminin de « gris » s'entend.

Le compte se fait mot à mot, il ne se devine pas.

  • Quatre groupes à compter
  • Trois féminins à relier
  • Deux mots au minimum

5 sur 5

Fiche 5 — les féminins qui s'entendent

« Joyeux » ne devient pas « joyeuxe » : le mot change, et l'oreille l'entend. C'est le cas que le programme nomme.

« joyeux » ne devient pas « joyeuxe » : la fin du mot change, et l'oreille l'entend. C'est le cas que le programme nomme, et il donne l'exemple lui-même.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Quatre adjectifs à relier à leur féminin, tous choisis parmi ceux dont le féminin s'entend. Le fait est déclaré dans le moteur, parce qu'il ne se déduit pas de l'orthographe.

« gris / grise » ajoute un e à l'écrit et change pourtant de son ; « joli / jolie » ajoute le même e sans que rien ne change. Une règle écrite sur la forme écrite se tromperait sur l'un des deux.

Le tableau ferme la fiche sur trois noms et leurs quatre formes, pour six points au lieu de huit : le barème se calcule sur les points de l'exercice, il ne se recopie pas.

Les questions finales font expliquer pourquoi ces féminins s'entendent, donner un exemple qui ne s'entend pas, et dire si un nom peut avoir un féminin qui s'entend.

Tous les féminins reliés s'entendent, et le moteur le garantit.

  • Quatre féminins à relier
  • Trois noms, douze formes
  • Le mot change, pas seulement la lettre

Compétences travaillées

Une chaine, et non une marque isolée

« Le chat noir » devient « les chats noirs » : trois mots, trois changements. C'est ce que le programme appelle la chaine d'accords, et le mot est juste — chaque maillon tient au précédent.

Le nom commande, le déterminant et l'adjectif suivent. Un élève qui n'accorde que le nom rompt la chaine au premier maillon, et c'est exactement la faute que la chasse aux erreurs fait corriger.

Ces fiches font compter les mots qui changent, plutôt que réciter la règle : la chaine devient un nombre, et un nombre se vérifie.

Le pluriel qu'on entend, et celui qu'on ne voit qu'écrit

« chat » et « chats » se disent exactement pareil : le -s est muet. « gâteau » et « gâteaux » aussi : le -x l'est autant.

« cheval » et « chevaux », non. C'est la seule des trois marques que l'oreille suffit à repérer, et le programme la nomme explicitement : -al/-aux.

D'où la question que pose la fiche 3 : entend-on le pluriel ? Elle apprend à ne pas se fier à l'oreille pour écrire, puisque deux marques sur trois n'y sont pour rien.

Les féminins qui s'entendent

Le programme ne demande pas tous les féminins : il demande « les marques du féminin QUAND ELLES S'ENTENDENT », et il donne deux exemples — lecteur/lectrice pour les noms, joyeux/joyeuse pour les adjectifs.

La distinction n'est pas orthographique. « gris / grise » ajoute un e à l'écrit et change de son ; « joli / jolie » ajoute le même e sans que rien ne change à l'oreille.

Elle est donc déclarée dans le moteur, adjectif par adjectif, et un contrôle vérifie qu'aucun de la table n'a été oublié. Les associations de la fiche 5 ne portent que sur ceux qui s'entendent : c'est ce que la consigne affirme, et elle doit être vraie.

Méthode et vérification

Aucun groupe nominal n'est écrit dans ces fiches. Un exercice déclare un déterminant, un nom, un adjectif, un genre et un nombre ; le moteur produit le groupe accordé, et le corrigé le reproduit par le même appel. Ce n'est pas un détail de fabrication : le sujet de l'article EST l'accord, et une faute d'accord dans un corrigé d'accord ne serait pas une coquille — ce serait le contraire de la fiche. Les copies fausses de la chasse aux erreurs sont calculées elles aussi : ce sont des groupes réels, accordés au mauvais nombre ou au mauvais genre, jamais des chaines inventées. Chacune montre d'ailleurs son point de départ, faute de quoi elle serait injugeable : « des danseuses joyeuses » est du français juste, et n'est fausse que parce qu'on demandait le pluriel de « un danseur joyeux ». Le compte du QCM est un compte : on écrit le groupe au singulier, puis au pluriel, et l'on compare mot à mot. Enfin deux faits ne se calculent pas et sont donc DÉCLARÉS dans le moteur, à côté des tables qu'ils concernent : qu'un pluriel s'entende — seul -al/-aux change le son —, et qu'un féminin s'entende. Ce dernier ne se déduit pas de l'orthographe : « gris / grise » ajoute un e à l'écrit et change pourtant de son, tandis que « joli / jolie » ajoute le même e sans que rien ne change à l'oreille.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l'orthographe grammaticale ».

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la chaine d'accords ?
L'ensemble des marques que le nom impose aux autres mots de son groupe. « Le chat noir » au pluriel donne « les chats noirs » : le déterminant, le nom et l'adjectif portent tous les trois la marque du pluriel.
Quels sont les pluriels irréguliers au CE2 ?
Deux, et le programme les nomme : les noms en -x, comme « gâteau / gâteaux », et les noms en -al qui font -aux, comme « cheval / chevaux ».
Pourquoi écrire un -s qu'on n'entend pas ?
Parce que l'accord se voit à l'écrit, et pas seulement à l'oral. Sur les trois marques du pluriel du CE2, une seule s'entend — celle des noms en -al.
Quels féminins le CE2 doit-il savoir former ?
Ceux qui s'entendent, dit le programme : lecteur/lectrice, danseur/danseuse pour les noms ; joyeux/joyeuse, neuf/neuve pour les adjectifs. Un féminin qui ne s'entend pas, comme joli/jolie, relève de l'accord régulier.