Français · CM2 · Exercice

Fluence CM2 : 120 mots par minute (PDF + corrigés)

Un texte long, le compte des mots dans la marge, et quatre fiches pour préparer la lecture — la ponctuation, les liaisons, les groupes de souffle, et le calcul de la vitesse.

CM2 Français Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Les trois repères du cycle 3 : 110 mots par minute au CM1, 120 au CM2, 130 en sixième.

Ce que le CM2 ajoute au CM1

Le programme de CM2 demande de « lire correctement en ciblant 120 mots par minute en moyenne ». Le repère était de 110 au CM1 ; il sera de 130 en sixième.

Mais le chiffre n'est pas seul à changer. Le texte passe de « court » à « long », et deux appuis apparaissent que le CM1 ne nommait pas : les liaisons et les unités syntaxiques. L'objectif complet se lit ainsi : « lire à voix haute, après préparation, un texte long en tenant compte des marques de ponctuation, des liaisons et des unités syntaxiques ».

Ces cinq fiches portent donc sur la PRÉPARATION de la lecture. Une vitesse ne se note pas sur vingt — mais repérer les pauses, marquer les liaisons, découper en groupes de souffle et calculer une vitesse, cela se travaille et se vérifie.

Le texte est original et documentaire : il raconte la fabrication du pain, du champ à la boutique. Le compte des mots figure dans la marge, ligne après ligne : l'élève lit une minute, s'arrête, et lit le chiffre en face de son dernier mot.

1 sur 5

Le texte et le repère

Cent vingt mots par minute : le repère du CM2, et le texte sur lequel on le mesure.

La fiche s'ouvre sur le texte entier — trois cent quarante-deux mots sur la fabrication du pain — avec, dans la marge, le nombre de mots lus à la fin de chaque ligne. L'élève lit une minute, s'arrête, et lit le chiffre en face de son dernier mot : il n'a rien à recompter.

Deux des 3 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le tableau de l'exercice 1 traduit le repère du programme en nombres, pour trois durées de lecture. Cent vingt mots en une minute, mais aussi soixante en trente secondes et quatre-vingt-dix en quarante-cinq : la vitesse ne dépend pas de la durée choisie, et une mesure courte vaut une mesure longue.

Ses deux questions font constater que le texte compte près de trois fois le repère : une minute de lecture n'en vient pas à bout, et c'est justement ce que le programme entend par « texte long ». Le QCM de l'exercice 2 rappelle que lire vite, c'est d'abord lire correctement, et le dernier exercice fait écrire les trois gestes de la mesure dans l'ordre.

Le dernier exercice fait écrire les trois gestes de la mesure.

  • Le texte, mots comptés
  • Le repère en chiffres
  • Le protocole

2 sur 5

Les marques de ponctuation

Certains signes arrêtent la voix, d'autres la font seulement respirer — et l'on ne les traite pas pareil.

Tous les signes de ponctuation ne demandent pas la même chose à la voix. L'exercice 1 les range en deux familles : le point, le point d'exclamation et le point d'interrogation arrêtent la voix ; la virgule, le point-virgule et les deux-points la font seulement respirer. Six signes, deux comportements.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Ses deux questions font décrire ces deux comportements avec des mots d'élève : devant un point, la voix s'arrête et la phrase suivante repart ; devant une virgule, le souffle se renouvelle sans que la phrase s'interrompe. C'est une différence qu'on entend avant de la nommer.

Les trois copies de l'exercice 2 ont compté les respirations de trois phrases du texte, et deux se sont trompées — l'une a oublié deux virgules, l'autre a compté un signe qui arrête. Le dernier exercice demande pourquoi l'on prépare un texte avant de le lire à voix haute : parce que le programme demande une lecture « après préparation », et qu'on ne découvre pas la ponctuation en lisant.

Le dernier exercice porte sur l'intérêt de préparer sa lecture.

  • La voix s'arrête
  • La voix respire
  • Préparer sa lecture

3 sur 5

Les liaisons

Une consonne muette se réveille devant une voyelle — et la lecture cesse de hacher les mots.

Beaucoup de mots français se terminent par une consonne muette. Devant une voyelle, cette consonne se réveille et se prononce avec le mot suivant : « les épis » se lit « lé-zépis ». L'exercice 1 range six groupes de mots selon qu'on y fait ou non la liaison, et les six viennent du texte de la première fiche.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Ses deux questions donnent la règle et sa raison d'être. Ce qui déclenche une liaison, c'est la voyelle qui commence le mot suivant — devant une consonne, rien ne se passe. Et les liaisons aident à lire vite parce qu'elles relient les mots : une lecture sans liaison hache le texte, mot après mot.

L'exercice 2 relie trois groupes au son que la liaison fait entendre, et ce son n'est pas toujours celui qu'on écrit : « s » et « x » donnent « z », « t » et « d » donnent « t ». Le dernier exercice fait retrouver le groupe qui ne demande aucune liaison, puis rappelle qu'une liaison ne change jamais l'orthographe — seulement la façon de dire.

Le dernier exercice porte sur un groupe sans liaison.

  • Ce qui déclenche la liaison
  • Le son entendu
  • Chercher dans le texte

4 sur 5

Les groupes de souffle

On ne lit pas mot à mot : on lit par groupes, et l'on respire entre eux.

Un bon lecteur ne lit pas les mots un par un : il lit des groupes, et respire entre eux. L'exercice 1 donne six groupes découpés dans deux phrases du texte, mélangés, et demande de rendre chaque groupe à sa phrase. Reconstituer une phrase par morceaux oblige à reconnaître les morceaux.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Ses deux questions portent sur le découpage lui-même : chaque phrase compte trois groupes, donc deux respirations, et l'on ne coupe pas n'importe où. Séparer un déterminant de son nom casse le groupe nominal, et celui qui écoute perd le fil.

Le QCM de l'exercice 2 explique à quoi sert ce découpage : les groupes portent le sens, et les respecter rend la phrase compréhensible à celui qui écoute. Lire par groupes ne ralentit pas la lecture — c'est même ce qui l'accélère. Le dernier exercice fait découper une phrase soi-même et placer ses respirations.

Le dernier exercice fait découper une phrase soi-même.

  • Six groupes à replacer
  • Où l'on ne coupe pas
  • Découper à son tour

5 sur 5

Mesurer sa vitesse

Des mots, un temps, une division — et le chiffre qu'on reporte sur sa fiche de suivi.

La vitesse de lecture se donne en mots par minute, et se calcule : mots lus multipliés par soixante, divisés par la durée en secondes. L'exercice 1 aligne quatre relevés et demande, pour chacun, la vitesse puis si le repère du CM2 est atteint.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Ses deux questions font comprendre ce que la division produit. Deux relevés durent le même temps et donnent des vitesses différentes, parce que le nombre de mots lus n'est pas le même. Et un relevé de trente secondes peut parfaitement atteindre le repère : il suffit d'avoir lu soixante mots, puisque la vitesse ne dépend pas de la durée choisie.

Les trois copies de l'exercice 2 montrent la même erreur sous deux formes : n'avoir pas regardé la durée. Un compte de mots seul ne dit pas une vitesse. Le dernier exercice fait écrire la formule, puis demande pourquoi l'on mesure plusieurs fois dans l'année — une seule mesure ne dit rien d'un progrès.

Le dernier exercice fait écrire la formule.

  • Quatre relevés
  • La formule
  • Sa propre mesure

Compétences travaillées

  • Cent vingt mots par minute

    C'est le repère du CM2. Il était de 110 au CM1 et sera de 130 en sixième : il monte d'une année à l'autre.

  • Trois appuis, pas un seul

    La ponctuation, les liaisons et les unités syntaxiques. Le CM1 ne nommait que la première ; le CM2 les demande toutes les trois.

  • Un texte long

    Le programme le dit. Si l'élève achève le texte avant la fin de la minute, la mesure s'arrête au texte et non au temps : elle ne dit plus sa vitesse.

  • La vitesse se calcule

    Mots lus × 60 ÷ durée en secondes. Un compte de mots seul ne dit pas une vitesse.

Pourquoi un seul article, et pas d'évaluation notée

Une vitesse de lecture ne se note pas sur vingt : le programme demande une mesure en mots par minute, pas un barème. Ce sujet ne donne donc qu'un article, et c'était prévu dès le plan.

Ce qui entoure la lecture, en revanche, se travaille et se vérifie : repérer les pauses, marquer les liaisons, découper en groupes de souffle, calculer une vitesse. Les cinq fiches portent là-dessus, et la mesure reste ce qu'elle est — un chiffre à reporter sur une fiche de suivi.

Le texte est original

Le site n'emprunte pas ses textes, et les œuvres encore protégées n'y figurent jamais. Celui-ci a été écrit pour cet article : un texte documentaire sur la fabrication du pain, du champ à la boutique.

Il porte assez de ponctuation pour faire travailler les pauses et les respirations, assez de liaisons pour les faire entendre, et il est assez long pour qu'une minute de lecture n'en vienne pas à bout — trois conditions que le module vérifie avant de produire la moindre page.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 3 en vigueur, « Cours moyen deuxième année — Lire avec fluidité ». Le compte des mots, le cumul de la marge, la vitesse et la comparaison au repère sont calculés par un module : aucun chiffre n'est saisi. Deux comptes indépendants — celui du noyau et celui du schéma de lecture qui trace la page — sont confrontés avant toute production, et ils ont divergé au premier jet : le point-virgule isolé était compté comme un mot.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Combien de mots par minute un élève de CM2 doit-il lire ?
Cent vingt en moyenne, selon le programme. Le repère est de 110 au CM1 et de 130 en sixième.
Comment mesurer la vitesse de lecture ?
L'élève lit une minute, s'arrête et marque son dernier mot. Le chiffre de la marge, en face de ce mot, donne le nombre de mots lus.
Et si la lecture dure moins d'une minute ?
On calcule : mots lus × 60 ÷ durée en secondes. Soixante-quinze mots en trente secondes valent cent cinquante mots par minute.
Pourquoi travailler les liaisons ?
Parce qu'elles relient les mots entre eux : une lecture sans liaison hache le texte, et celui qui écoute perd le sens.
Y a-t-il une évaluation notée sur ce chapitre ?
Non. Une vitesse de lecture se mesure en mots par minute, pas sur vingt : le suivi se fait avec la fiche de mesure, plusieurs fois dans l'année.