Français · CE2 · Exercice

Exercices familles de mots CE2 : radical, préfixe et suffixe (PDF + corrigés)

Le radical porte le sens, le préfixe le retourne ou non, et le suffixe décide de la classe.

CE2 Français Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Un mot découpé en trois cases — préfixe, radical, suffixe — et deux mots qui portent les mêmes lettres sans être de la famille.

Ce que ces fiches font travailler

Dix familles de mots et 34 mots en tout, dont les imposteurs qui portent les lettres d'un radical sans en être. Cinq fiches de vingt points, cinq gestes du programme.

Le cours du même chapitre existe déjà et il est complet : ces fiches ne le redisent pas, elles le font appliquer. Elles affrontent en particulier les quatre pièges qu'il se borne à nommer, à commencer par « terrible », qui n'est pas de la famille de « terre ».

Aucun mot dérivé n'y est écrit à la main : on déclare un radical, un préfixe, un suffixe, et le module assemble. Un mot que les règles d'assemblage ne savent pas produire est refusé plutôt que forcé.

1 sur 5

Fiche 1 — la partie commune

Un porteur, un portage, un portable : la même suite de lettres revient, et c'est elle qui dit de quoi ces mots parlent. La fiche fait d'abord découper, puis trier une famille où deux imposteurs se sont glissés.

« Porter », « portage », « portable » : la même suite de lettres revient au début de chaque mot, et c'est elle qui dit de quoi ils parlent. La fiche commence par la faire voir.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le tableau de découpage a trois colonnes — préfixe, radical, suffixe — et deux cases sur trois sont vides à chaque ligne. Une case sans contenu porte un tiret : « porter » n'a pas de préfixe, et le dire est une réponse, pas un oubli.

Le tri vient ensuite, sur une autre famille : celle de « terre ». Six mots à ranger, dont « terrible » et « terreur », qui portent les lettres du radical sans être de la famille.

Le document ne dit pas quels mots en sont — il dit seulement de quoi la famille parle. Sans cela, le tri se recopierait au lieu de se décider.

Les trois dernières questions font justifier l'exclusion d'un intrus, retrouver un radical commun, et nommer la classe d'un mot d'après sa fin.

Le document donne le sens de la famille, jamais la liste de ses membres.

  • Un découpage en trois cases
  • Un tri
  • Deux intrus

2 sur 5

Fiche 2 — les lettres ne suffisent pas

« Un chantier » commence comme « un chant » et n'a rien à voir avec la musique. Trier d'abord, puis regarder ce que « dé- », « re- » et « in- » ajoutent au mot qui les suit.

« Un chantier » commence comme « un chant » et n'a rien à voir avec la musique : le mot vient d'un mot latin qui désignait un support de bois. C'est le tri qui ouvre la fiche.

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Quatre mots seulement, et c'est assez : trois sont de la famille, un ne l'est pas, et rien dans les lettres ne permet de le dire. Il faut se demander de quoi chaque mot parle.

Le QCM porte ensuite sur autre chose : ce qu'ajoute le début d'un mot. « Défaire », « refaire », « immobile » — trois mots, trois débuts, et deux d'entre eux seulement retournent le sens.

Les leurres du QCM ne sont pas inventés : ce sont les sens des autres préfixes du chapitre. L'élève choisit entre « le contraire », « encore une fois » et « avant ».

Les questions finales font expliquer l'exclusion de « chantier », puis ce que « dé- » ajoute à « faire ».

Deux préfixes sur trois retournent le sens : c'est ce qui permet de les distinguer.

  • Un tri
  • Un QCM
  • Trois préfixes

3 sur 5

Fiche 3 — ce que le début ajoute

Trois préfixes retournent le sens d'un mot — dé-, mal-, in- — et deux autres ne le retournent pas. Les distinguer, c'est tout l'exercice ; ensuite, on regarde ce que fabrique la fin des mots.

« Malhabile », « prévoir », « revoir », « déterrer » : quatre mots, quatre débuts différents, et deux d'entre eux seulement retournent le sens du radical.

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Le programme demande à l'élève d'identifier un sens négatif dans dé-, mal- et in-. On n'identifie que ce qui se distingue : si tous les préfixes de la fiche retournaient le sens, la question n'aurait qu'une réponse.

Un contrôle refuse d'ailleurs un exercice dont tous les préfixes seraient de la même sorte. C'est une règle du module, pas une attention de relecture.

L'exercice d'associations suit, et il change d'objet : relier chaque suffixe à ce qu'il fabrique. « -eur » désigne celui qui fait, « -ation » l'action elle-même, « -able » ce qui peut être fait, « -er » un verbe.

Deux suffixes qui fabriqueraient la même chose sont refusés : « -er » et « -ir » donnent tous deux un verbe, et l'association aurait alors deux réponses justes.

Les leurres du QCM sont les sens des autres préfixes du chapitre.

  • Un QCM
  • Des associations
  • Cinq préfixes

4 sur 5

Fiche 4 — ce que la fin décide

« -eur » désigne celui qui fait, « -age » l'action elle-même, « -able » ce qui peut être fait. Le suffixe décide de la classe du mot ; la fiche le fait relier, puis corriger trois orthographes.

« -age » désigne l'action, « -eux » dit qu'il y en a beaucoup, « -er » fait un verbe, « -eur » désigne celui qui fait. La fin d'un mot décide de sa classe : c'est la phrase du cours, mise à l'épreuve.

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On relie chaque suffixe au couple classe et sens, jamais à la classe seule : « -eur » et « -age » donnent tous deux un nom, et une case « un nom » aurait deux réponses.

La chasse aux erreurs vient ensuite. Trois élèves ont écrit trois mots ; deux ont oublié la lettre muette de la fin, un a écrit juste.

Corriger ne suffit pas : il faut donner le mot de la famille qui le prouve. « Porter » fait entendre le t de « un port », et c'est cette réponse-là que le barème paie.

Le document ne montre donc pas les mots simples de ces familles — seulement leurs dérivés, qui sont l'outil et non la réponse.

Trois familles distinctes pour trois copies : sans cela, une copie juste corrigerait une copie fausse.

  • Des associations
  • Une chasse aux erreurs
  • La lettre muette

5 sur 5

Fiche 5 — écrire juste grâce à la famille

Le t de « un chant » ne s'entend pas ; celui de « chanter » si. C'est tout le service que rend une famille de mots, et la fiche le fait employer avant de redécouper quatre mots construits.

Le t de « un chant » ne s'entend pas ; celui de « chanter » si. C'est tout le service que rend une famille de mots, et le programme en fait un objectif d'orthographe.

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Trois copies à corriger, et pour chacune la même exigence : écrire le mot juste, puis nommer le mot de la famille qui le prouve. Le barème réserve deux points à cette preuve.

Le découpage ferme la fiche sur six points, avec quatre mots que les fiches précédentes n'ont pas découpés : « observation », « observable », « déterrer », « chanteur ».

Sa répartition n'est pas celle de la fiche 1, où il valait huit points. Le barème se calcule sur les points de l'exercice, il n'est pas recopié — et la moitié des barèmes serait fausse s'il l'était.

Les questions finales font retrouver un radical, nommer une classe, et prouver une lettre muette.

Le mot simple des familles d'orthographe n'est jamais imprimé sur le sujet.

  • Une chasse aux erreurs
  • Un découpage
  • Quatre familles

Compétences travaillées

Une famille se reconnait au sens, pas aux lettres

« Terrible » commence par les mêmes cinq lettres que « terre », et il n'est pas de sa famille : le mot vient d'un verbe latin qui veut dire effrayer. « Une montre » commence comme « un mont » et ne parle d'aucune hauteur.

C'est le piège que le cours du même chapitre annonce, et ces fiches le font affronter : chaque tri mêle aux mots d'une famille un ou deux imposteurs qui en portent les lettres. Le corrigé ne se contente pas de les écarter, il dit d'où ils viennent.

La règle qui s'en dégage est celle du programme : on identifie la partie commune des mots, puis on vérifie qu'ils parlent bien de la même chose. Les deux conditions, pas une seule.

Le préfixe change le sens, le suffixe change la classe

Le programme demande à l'élève d'« identifier un sens négatif dans les préfixes dé-, mal-, in-, etc. précédant le radical ». Or on n'identifie que ce qui se distingue : si tous les préfixes d'un exercice retournaient le sens, la question n'aurait qu'une réponse et l'élève répondrait sans lire.

Chaque fiche mêle donc les deux sortes. « Défaire » et « immobile » retournent ; « refaire » et « prévoir » non. Un contrôle refuse un exercice qui n'en présenterait qu'une sorte.

Du côté des fins de mots, l'exemple de réussite du texte officiel est repris : « nom observation, verbe observer, adjectif observable ». Le même radical, trois classes, et c'est la fin du mot qui décide à chaque fois.

Méthode et vérification

Aucun mot dérivé de ces fiches n'est tapé à la main : il est assemblé. On déclare un radical, un préfixe, un suffixe, et le module colle les trois en appliquant les deux règles que le français impose et que le CE2 rencontre sans les nommer : « in- » devient « im- » devant m, b et p — d'où « immobile », l'exemple que le programme cite lui-même, et jamais « inmobile » — et « dé- » devient « dés- » devant une voyelle, d'où « désobéir ». Chaque dérivé déclare aussi sa forme attestée, et la déclaration est refusée si l'assemblage ne la retrouve pas : un mot que ces règles ne savent pas produire ne rentre pas dans le corpus, plutôt que d'y être forcé. Le schéma de découpage refuse pour sa part trois morceaux qui, recollés, ne redonnent pas le mot. La lettre muette est elle aussi calculée, et son critère a dû être resserré : « la dernière lettre est une consonne qu'un dérivé fait suivre d'une voyelle » acceptait « fleur → fleurir », alors que le r de fleur s'entend. Seules d, t, s, x, p, g et b se taisent en fin de mot ; c, f, l et r se prononcent, m et n nasalisent. Enfin la phrase du barème est calculée à partir des points de l'exercice, de sorte qu'un même format servant tantôt sur huit points, tantôt sur six, ne puisse pas annoncer une répartition qui ne fait pas le total.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, parties « Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines » et « Mémoriser l'orthographe des mots ».

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le radical d'un mot ?
C'est la partie commune à tous les mots d'une même famille, ce qui reste quand on enlève le début et la fin. Dans « porter », « portage », « portable » et « porteur », c'est « port ». Le radical porte le sens : tous ces mots parlent d'un lieu où les bateaux s'arrêtent, ou de ce qu'on y fait.
Pourquoi écrit-on « immobile » et non « inmobile » ?
Parce que le préfixe « in- » s'écrit « im- » devant les lettres m, b et p. On écrit donc immobile, impossible, imbattable — et invisible, inutile, incapable partout ailleurs. C'est une règle d'écriture, pas une exception à mémoriser mot par mot : le programme cite lui-même « immobile » comme exemple de réussite.
Comment une famille aide-t-elle à écrire un mot ?
En faisant entendre une lettre qu'on n'entend pas. « Un chant » finit par un t muet ; « chanter » et « un chanteur » le font entendre, donc la lettre est bien là. Attention toutefois : le mot trouvé doit appartenir à la même famille, c'est-à-dire parler de la même chose. Un mot qui se prononce pareil ne prouve rien.
Toutes les lettres finales sont-elles muettes ?
Non, et c'est ce qui rend la règle utile. Les lettres d, t, s, x, p, g et b se taisent souvent en fin de mot — un bond, un chant, un camp. En revanche c, f, l et r s'entendent — un sac, un chef, le sel, la mer — et m et n font sonner la voyelle qui les précède, comme dans « un jardin ». On ne cherche donc pas une lettre muette partout.