Ce que ces sujets évaluent
Les cinq objectifs du bloc « Se repérer dans la phrase simple » : les constituants, les trois types, les deux formes, la ponctuation de fin, et les marques du discours rapporté.
10 phrases et 2 textes courts, tous neufs : pas une phrase de l'article d'exercices du même chapitre n'est reprise, et un contrôle le refuse phrase par phrase.
Aucune phrase n'est tapée. On déclare un groupe sujet, un verbe, des compléments, un type et une forme ; le module assemble, et la ponctuation de fin en découle.
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Sujet 1 — découper la phrase
« La maitresse écrit la date au tableau. » Trois morceaux : qui fait l'action, ce qu'elle fait, et le reste. Le programme demande les compléments sans les distinguer entre eux, et le sujet s'y tient.
« La maitresse écrit la date au tableau. » Trois morceaux : qui fait l'action, ce qu'elle fait, et le reste. Le programme demande les compléments « sans distinguer ces derniers entre eux », et le sujet s'y tient : ils sont rendus ensemble, jamais nommés.
Deux cases sur trois sont vides à chaque ligne, et lesquelles change d'une ligne à l'autre : un élève qui verrait toujours la même case vide remplirait sans lire.
Une phrase impérative n'a pas de groupe sujet, et sa case porte un tiret. Le constater est encore identifier les constituants : c'est une réponse, pas un oubli, et le barème la compte.
Le QCM demande ensuite le type de trois phrases. Les trois types y figurent — un contrôle refuse un lot qui n'en montrerait que deux, car on ne reconnait que ce qui se distingue.
Les questions finales font nommer le constituant qu'aucune phrase ne perd, et dire si le signe de fin suffit à deviner le type.
Le verbe est le seul constituant qu'aucune phrase ne perd.
- Un tableau à trois colonnes
- Un QCM
- Le tiret des impératives
2 sur 5
Sujet 2 — trois types, deux formes
Déclarative, interrogative, impérative : trois types. Négative et exclamative : deux formes. L'exclamative n'est pas un type, et c'est l'erreur que ce sujet fait éviter avant de passer aux signes.
Déclarative, interrogative, impérative : trois types. Négative et exclamative : deux formes. L'exclamative n'est pas un type, et c'est l'erreur que ce sujet fait éviter.
Quatre questions : trois sur le type, une sur la forme. Les choix diffèrent selon la question — les trois types d'un côté, les deux formes et « ni l'une ni l'autre » de l'autre.
L'exercice suivant relie chaque signe à ce qu'il marque. Trois ferment une phrase ; les guillemets, eux, encadrent des paroles.
Le programme les cite dans la même ligne — « la ponctuation de fin de phrase (. ! ?) et les marques du discours rapporté (« … ») » — et c'est justement leur différence qui vaut d'être demandée.
Les questions finales portent sur le signe d'une interrogative et sur celui qui ne termine jamais rien.
Les guillemets ne ferment pas une phrase : ils encadrent des paroles.
- Un QCM
- Quatre signes à relier
- Une forme, pas un type
3 sur 5
Sujet 3 — le signe qui termine
Le point, le point d'interrogation, le point d'exclamation — et les guillemets, qui ne terminent rien mais marquent des paroles. Le sujet enchaine sur un texte où papa et Lina parlent tour à tour.
Le point, le point d'interrogation, le point d'exclamation — et les guillemets, qui ne terminent rien. Les relier à ce qu'ils marquent ouvre le sujet sur huit points.
Le texte vient ensuite : papa et Lina, une leçon de vélo, trois passages entre guillemets et trois lignes de narration.
Il faut les séparer. C'est exactement ce que le programme appelle « repérer dans un texte les passages au discours direct », et la marque est visible : les guillemets.
La typographie du texte est calculée, pas tapée. Le point tombe devant l'incise — « Tu roules toute seule », répond papa — mais le point d'exclamation reste : « Je vais tomber ! », crie Lina.
Les questions finales font compter les passages, dire qui prononce le premier, et nommer le signe qui ne termine jamais rien.
Le point tombe devant l'incise, le point d'exclamation reste.
- Quatre signes
- Un texte à trier
- La leçon de vélo
4 sur 5
Sujet 4 — qui parle ?
Au marché, trois passages sont entre guillemets et trois sont racontés par le narrateur. Les séparer, c'est repérer le discours direct — puis trois copies de transformation restent à corriger.
Au marché, la marchande et un client se répondent. Trois passages sont entre guillemets, trois sont racontés par le narrateur, et les séparer vaut huit points.
Aucun guillemet ne se cache dans la narration : un contrôle le refuse, car il rendrait le comptage faux sans que rien ne le signale.
La chasse aux erreurs suit. Trois élèves ont mis une phrase à la forme négative ; l'un a réussi, les deux autres ont oublié le second mot.
La bonne réponse n'est pas écrite : elle est assemblée par les mêmes règles que la phrase de départ. Et chaque copie fausse casse UNE règle nommée, de sorte que le corrigé puisse dire laquelle.
Les questions finales font compter les passages, dire qui parle, et nommer les deux mots de la négation.
Les deux mots de la négation encadrent le verbe.
- Un texte à trier
- Une chasse aux erreurs
- Au marché
5 sur 5
Sujet 5 — transformer une phrase
Le programme dit « reconnaitre ET produire ». Trois élèves ont transformé une phrase en question ; l'un a réussi. Le dernier exercice revient au découpage, sur quatre phrases neuves.
Le programme dit « reconnaitre ET produire les trois types de phrases ». Ce dernier sujet fait les deux : juger trois transformations, puis découper quatre phrases neuves.
Trois élèves ont transformé une phrase en question. Il fallait ajouter « est-ce que » au début et un point d'interrogation à la fin ; deux copies ont manqué l'un des deux.
Le module ne transforme jamais une phrase en impérative : le verbe devrait changer de forme, et il ne conjugue pas. Une transformation qu'on ne sait pas calculer ne se propose pas.
Le tableau ferme le sujet sur six points, et sa répartition n'est pas celle du sujet 1, où il valait huit. Le barème se calcule sur les points de l'exercice, il n'est pas recopié.
Les questions finales font nommer le constituant qu'aucune phrase ne perd, dire ce qu'ajoute une transformation en question, et écrire deux phrases.
Le barème du tableau change avec les points de l'exercice.
- Une chasse aux erreurs
- Un tableau
- Reconnaitre et produire
Compétences travaillées
L'exclamative n'est pas un type
C'est la confusion la plus fréquente du chapitre. Le programme range l'exclamative avec la négative parmi les FORMES, et n'en compte que trois parmi les types : déclarative, interrogative, impérative.
La conséquence se voit tout de suite : une même phrase peut être impérative ET négative — « N'oublie pas ton cartable. » — ou déclarative ET exclamative — « Le spectacle commence ! ». Deux étiquettes, pas une.
Le signe de fin, lui, ne se choisit pas : il découle du type et de la forme. Un point d'interrogation ferme toute interrogative ; un point d'exclamation, toute exclamative.
Ce que le CE2 fait du discours rapporté, et ce qu'il n'en fait pas
Le programme demande deux choses, et deux seulement : « reconnaitre les marques du discours rapporté (« … ») » et « repérer dans un texte les passages au discours direct ».
Il ne dit rien du discours indirect, ni de la transposition de l'un à l'autre, ni de la concordance des temps : ce sont des objectifs du cycle 3. Un contrôle refuse ce vocabulaire sur toute la fiche — il ne suffit pas de ne pas y penser.
De même, les compléments sont demandés « sans distinguer ces derniers entre eux ». Nommer un complément d'objet serait sortir du niveau, et le même contrôle le refuse.
Méthode et vérification
Aucune phrase de cette évaluation n'est tapée : elle est assemblée. On déclare un groupe sujet, un verbe, des compléments, un type et une forme, et le module colle les morceaux. La ponctuation de fin en découle — point d'interrogation pour une interrogative, point d'exclamation pour une exclamative, point sinon — et la négation encadre le verbe avec son élision : « les élèves ne bavardent pas », « n'oublie pas ». Chaque phrase déclare aussi sa forme attestée, et la déclaration est refusée si l'assemblage ne la retrouve pas. Le corrigé ne peut donc ni découper autrement que le sujet, ni ponctuer autrement. Les transformations que la chasse aux erreurs fait juger sont calculées par les mêmes règles, et chaque copie fausse casse UNE règle nommée — le second mot de la négation, ou le signe de fin — de sorte que le corrigé puisse dire laquelle. La typographie du discours rapporté se calcule elle aussi : le point tombe devant l'incise — « J'en prendrai une barquette », dit le client — mais le point d'exclamation reste : « Je vais tomber ! », crie Lina. Enfin la phrase du barème est calculée à partir des points de l'exercice, de sorte qu'un même format servant tantôt sur huit points, tantôt sur six, ne puisse pas annoncer une répartition qui ne fait pas le total.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Se repérer dans la phrase simple ».