Ce que ces fiches font travailler
Rapporter neuf paroles de trois genres différents ; juger dix copies dont six sont fausses ; découper deux paroles morceau par morceau pour voir ce qui disparait et ce qui reste ; et écrire les deux formes correctes d’une affirmation rapportée.
Chaque fiche porte une leçon en tête — quatre ou cinq lignes, pas davantage — puis deux exercices avec schéma et trois questions d’explication.
Deux pages A4 par fiche, corrigé séparé, barème détaillé.
1 sur 5
Fiche 1 — d’une forme à l’autre
Cinq paroles à rapporter, puis cinq copies dont trois sont fausses : ce qui disparait, ce qui parait, ce qui ne bouge pas.
La première fiche met les deux formes côte à côte. Cinq paroles sont données entre guillemets, et la forme rapportée est à écrire sur la ligne d’en dessous.
Les trois genres y sont mêlés dès le départ, et l’ordre des lignes est contrôlé : un relevé qui donnerait d’abord les questions fermées, puis les ouvertes, se remplirait par tranches sans qu’une seule parole soit lue.
Cinq copies d’élèves suivent, dont trois sont fausses. Aucune n’est inventée : chacune sort d’une règle fautive nommée dans le module, et sa correction est la phrase d’origine.
Les trois questions d’explication portent sur le mot de liaison, sur la faute de temps de la copie D, et sur une phrase entière à écrire — une question ouverte en « be », le cas le plus trompeur.
Les trois genres, dès la première fiche.
- Cinq paroles à rapporter
- Cinq copies d’élèves
- Ce que le mot de liaison annonce
2 sur 5
Fiche 2 — ce que la question perd
Cinq copies de plus, puis une parole découpée morceau par morceau : ce qui disparait, ce qui parait, ce qui change.
Cette fiche sépare deux gestes qu’on confond : effacer et déplacer.
Avec « do » ou « does », l’auxiliaire disparait de la phrase rapportée, et le verbe reprend le -s qu’il lui avait pris. Avec « be », rien ne disparait : le verbe était devant le sujet, il repasse derrière.
Le schéma du découpage le montre morceau par morceau. Chaque case porte son sort — il disparait, il parait, il change, ou il reste —, et l’exercice fait recopier les trois premiers.
Les trois questions d’explication opposent le cas de « be » à celui de « does », puis reviennent sur la copie C, qui oublie le mot de liaison là où il est obligatoire.
L’ordre des cinq copies est contrôlé lui aussi : les fausses n’ouvrent pas la liste et les justes ne la ferment pas, sans quoi un élève corrigerait au rang plutôt qu’à la lecture.
Effacer n’est pas déplacer.
- Cinq copies de plus
- Une parole découpée
- Disparaitre, ou se déplacer
3 sur 5
Fiche 3 — quand rien ne disparait
Une affirmation découpée, puis le programme appliqué à une question ouverte : deux cas où presque rien ne change.
Les deux premières fiches montrent ce qui change. Celle-ci montre le contraire, et c’est le fait le plus utile du chapitre.
Une affirmation rapportée ne perd rien. Elle n’avait ni auxiliaire ni point d’interrogation : elle gagne seulement un verbe qui rapporte et le mot « that ». Le découpage le fait voir d’un coup d’œil — aucune case grisée, aucune case en pointillé.
Et « that » peut même s’omettre : « The guide says the library closes at six » est correct. C’est le seul mot de liaison dans ce cas ; « if », après « wonders », ne s’omet jamais. Les fiches n’appellent donc pas faute ce qui n’en est pas une.
La dernière question pose la frontière en clair : à quelle condition le verbe rapporté reculerait-il au passé ? Si le verbe qui rapporte y était lui-même — et ce n’est pas ce qu’on fait ici.
Gagner sans rien perdre.
- Une affirmation découpée
- Le programme, appliqué
- Ce que « that » a de particulier
4 sur 5
Fiche 4 — quatre gestes, toujours les mêmes
Le programme appliqué à une question fermée, puis une affirmation à réécrire de deux façons correctes.
Cette fiche rassemble les gestes en une procédure, et la fait appliquer deux fois.
Le programme part d’une parole et en déduit trois valeurs : le mot de liaison, la forme du verbe, la phrase entière. La parole de départ n’est pas redemandée — elle est écrite dans l’énoncé, et un exercice ne fait pas recopier ce qu’il donne.
La réécriture qui suit porte sur une affirmation, et demande donc DEUX lignes : avec « that », puis sans lui. Les deux sont correctes, et l’élève qui n’en donnerait qu’une n’aurait pas montré qu’il le sait.
Les trois questions finales isolent le geste qui trompe — celui qui fait écrire un -s — et opposent un sujet singulier à un sujet pluriel : « do » ne laisse rien à reprendre.
Le geste qui fait écrire un -s.
- Le programme sur une question fermée
- Une affirmation, deux écritures
- Le geste qui trompe
5 sur 5
Fiche 5 — récapituler par les deux bouts
Une affirmation à réécrire de deux façons, puis quatre paroles nouvelles à rapporter : les trois genres mêlés.
La dernière fiche reprend les deux bouts du chapitre : une affirmation à réécrire de deux façons, puis quatre paroles nouvelles à rapporter.
La parole de départ n’est pas celle de la fiche précédente, et les quatre paroles finales ne sont pas celles de la première : un élève qui aurait retenu les phrases ne peut pas s’en servir.
Les trois genres sont mêlés jusqu’au bout, et deux des quatre paroles sont des questions ouvertes — celles dont le mot de liaison est le mot interrogatif lui-même, qui cesse alors de poser une question pour relier deux morceaux de phrase.
Les trois questions finales font nommer les mots de liaison des questions ouvertes, repérer la parole qui ne perd rien, et rappeler le signe qui termine toujours une phrase rapportée.
Refaire le raisonnement, pas le retenir.
- Une affirmation, deux écritures
- Quatre paroles de plus
- Les quatre vérifications
Compétences travaillées
-
Trois choses changent
L’auxiliaire disparait, le point d’interrogation aussi, et un mot de liaison parait.
-
Le -s revient
C’est « does » qui l’avait pris au verbe. Sans « does », le verbe le retrouve — et seulement là.
-
Le temps ne bouge pas
Le verbe qui rapporte est au présent : le verbe rapporté y reste. C’est toute la frontière avec la quatrième.
-
« that » peut s’omettre
Après un verbe de déclaration seulement. Après « wonders », « if » est obligatoire.
Ce que la question perd, et ce qu’elle ne perd pas
Rapporter une parole, ce n’est pas la récrire au hasard : c’est faire disparaitre l’appareil de la question, en faire paraitre un mot de liaison, et ne toucher à rien d’autre.
Avec « do » ou « does », l’auxiliaire s’efface pour de bon, et le verbe reprend le -s qu’il lui avait pris. Avec « be », rien ne s’efface : le verbe était devant le sujet, il repasse derrière. Une affirmation, elle, ne perd rien du tout.
Le schéma du découpage montre ces trois cas côte à côte, morceau par morceau, avec le sort de chacun : il disparait, il parait, il change, ou il reste. Et c’est le dernier qui compte le plus.
Pourquoi le verbe ne recule jamais ici
Le programme donne deux phrases d’exemple pour la même rubrique, une en cinquième et une en quatrième, et la différence saute aux yeux. En cinquième, « The author wonders if the city ever sleeps » : le verbe qui rapporte est au présent, et le verbe rapporté aussi.
En quatrième, « He asked me if I wanted to go to the cinema » : le verbe qui rapporte est au passé, et le verbe rapporté recule avec lui. C’est la concordance des temps, et elle n’est pas de ce niveau.
Le module refuse donc tout verbe rapporteur au passé — « asked », « told », « wondered ». On ne surveille pas la concordance : on retire le moyen de l’appeler, et un contrôle éprouve la garde sur les deux phrases du programme elles-mêmes.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'anglais du collège fixé par l'arrêté du 5 mai 2025, en vigueur en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. LE CHAPITRE N'EST NULLE PART SUR LE SITE, et cela a été mesuré : sur les articles d'anglais, « discours indirect », « wonders if » et « wonders where » comptent zéro occurrence. Un contrôle refait cette mesure à chaque production, et il porte sur les articles d'ANGLAIS — le discours indirect français est une autre notion, enseignée ailleurs. TROIS RÈGLES SONT EMPRUNTÉES, AUCUNE RECOPIÉE : le chapitre de sixième construit la question directe et choisit son auxiliaire — « be » s'inverse seul, tout autre verbe demande « do » ; la règle du CM1 donne le -s de la troisième personne ; le chapitre du prétérit donne le passé qui sert à montrer la faute de concordance. LE FAIT CENTRAL SE CALCULE : le -s que « does » avait pris revient au verbe, et le module le lit sur l'auxiliaire que la sixième a choisi, jamais sur une déclaration. DOUZE PAROLES composent le corpus, réparties sur les trois genres — affirmation, question fermée, question ouverte. UNE CONTRAINTE DU CORPUS SE DIT : aucune parole ne contient de pronom de première ou de deuxième personne, parce que leur déplacement accompagne la concordance et suit la même frontière. CINQ RÈGLES FAUTIVES sont nommées, et chacune doit être refusée par SON propre motif. UNE FAUTE QUI N'EN ÉTAIT PAS UNE a d'ailleurs été retirée : « The author says the library closes at six » est du bon anglais — après un verbe de déclaration, « that » peut s'omettre —, et le module sait construire les DEUX écritures correctes d'une affirmation. Les cinq couples de formats sont tous différents de ceux de l'article d'évaluations, et deux schémas neufs ont été écrits pour ce chapitre. Corrigé séparé, total vérifié à 20 points.
- Programme d'anglais des classes de collège, arrêté du 5 mai 2025 (BO nº 22 du 29 mai 2025), section « Classe de cinquième », « Outils linguistiques → Grammaire A1+ / A2 », rubrique « La phrase et son organisation ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. L'apport du niveau, cité mot pour mot : « (A2) Passer du discours direct au discours indirect : The author wonders if the city ever sleeps, etc. » LA FRONTIÈRE AVEC LA QUATRIÈME EST DANS LES DEUX PHRASES D'EXEMPLE, et elle se lit à l'œil nu : cette classe porte la même rubrique avec un autre exemple, « (A2+) Passer du discours direct au discours indirect : He asked me if I wanted to go to the cinema ». En cinquième le verbe qui rapporte est au PRÉSENT et le verbe rapporté ne recule pas ; en quatrième il est au passé, et la concordance des temps commence. LA QUESTION DIRECTE EST CELLE DE LA SIXIÈME, que le même programme fixe : « Reconnaitre les mots interrogatifs usuels : who?, what?, where?, when?, (A1+) why?, how? » et « Le présent simple : forme affirmative, négative et interrogative ». Le décor des phrases relève de l'axe culturel obligatoire de la cinquième, « Axe 6. Le Royaume-Uni ».