Ce qui s'accorde, et ce qui ne s'accorde avec rien
Le programme de 2025 demande au CM1 d'identifier et de nommer les articles définis et indéfinis, les déterminants possessifs et démonstratifs, les conjonctions de coordination et les adverbes les plus fréquents.
Sur ce site, les possessifs et les démonstratifs n'étaient nommés que dans une carte mentale sans exercices ; les conjonctions de coordination et l'invariabilité des adverbes ne l'étaient nulle part.
Ces cinq fiches les traitent par le critère qui les sépare : un déterminant s'accorde avec le nom, une conjonction et un adverbe ne s'accordent avec rien. Tout le reste s'en déduit.
1 sur 5
Fiche 1 — le déterminant s'accorde
Certains mots changent avec le nom qu'ils accompagnent. D'autres ne changent jamais.
La première fiche installe le critère sur lequel repose tout le chapitre.
Le document distingue deux sortes de mots : ceux qui changent avec le nom qu'ils accompagnent, et ceux qui ne changent jamais, quoi qu'il arrive autour d'eux. Il donne aussi la manipulation qui permet de trancher — essayer le mot dans les quatre accords.
L'exercice 1 fait remplir les quatre accords des quatre familles de déterminants : seize cases, et la découverte que chaque famille n'a que trois formes, le pluriel étant le même au masculin et au féminin.
L'exercice 2 range six mots selon qu'ils varient ou non. La réponse ne vient pas d'une liste apprise : le moteur produit les quatre accords de chaque mot et compte les formes distinctes. Le dernier exercice fait définir un mot invariable, puis dire avec quoi un déterminant s'accorde.
Le tri est rangé par le calcul : un mot dit invariable doit s'écrire pareil dans les quatre accords.
- Un tableau
- Un tri
- Rédiger
2 sur 5
Fiche 2 — quatre familles de déterminants
Articles, possessifs, démonstratifs : chacun dit autre chose du nom.
La deuxième fiche nomme les quatre familles et dit ce que chacune apporte.
Le document les oppose deux à deux : l'article défini annonce un nom qu'on connait déjà, l'indéfini un nom dont on parle pour la première fois ; le possessif dit à qui appartient la chose, le démonstratif la montre du doigt. Toutes occupent la même place, juste devant le nom.
L'exercice 1 range six déterminants entre les articles et les autres. Deux questions font ensuite nommer celui qui dit l'appartenance et celui qui montre.
L'exercice 2 relie chaque famille à la liste de ses formes, et fait constater qu'aucune n'en partage avec une autre — c'est ce qui permet de reconnaitre une famille sans se tromper. Le dernier exercice fait expliquer la différence entre le défini et l'indéfini, puis dire où se place un déterminant.
L'association est une bijection : deux familles qui partageraient une forme la rendraient incorrigible.
- Un tri
- Une association
- Rédiger
3 sur 5
Fiche 3 — quand le déterminant change de forme
Devant une voyelle, certains déterminants changent — pour la même raison qu'un radical de verbe.
La troisième fiche traite le seul cas où un déterminant change sans que le nom ait changé de genre ni de nombre.
Le document en donne la raison, et elle est la même qu'au chapitre précédent : deux voyelles qui se suivent ne se prononcent pas facilement, et le mot se transforme pour que le son reste. L'article défini prend une apostrophe, le possessif féminin et le démonstratif masculin changent de mot, l'article indéfini ne bouge pas.
L'exercice 1 relie quatre noms au groupe qu'ils forment avec l'article défini. Deux commencent par une voyelle, deux non : sans les seconds, l'élève croirait que l'article s'écrit toujours « l' ».
L'exercice 2 corrige trois copies, dont deux qui oublient l'élision. Le dernier exercice fait expliquer une orthographe, puis nommer la famille qui ne s'élide jamais.
Chaque groupe est composé par le noyau, espace ou apostrophe comprise, et un contrôle le recompose.
- Une association
- Trois copies
- Rédiger
4 sur 5
Fiche 4 — les conjonctions de coordination
Sept petits mots qui relient, et qui ne changent jamais.
La quatrième fiche donne les sept mots qui relient.
Le document explique ce qu'une conjonction de coordination fait : elle attache deux mots, deux groupes ou deux phrases de même nature. Elle ne les accompagne pas. Il donne aussi le moyen mnémotechnique que toute la France apprend, et qui ne figurait nulle part sur ce site.
L'exercice 1 corrige trois copies d'élèves qui nomment la classe d'un mot. L'une est juste ; les deux autres confondent conjonction et adverbe, dans les deux sens. La question qui suit demande la question à se poser pour trancher — relie-t-il deux choses ?
L'exercice 2 est un questionnaire de trois lignes portant sur leur nombre, leur rôle et leur invariabilité. Le dernier exercice fait dire ce qu'elles relient, puis comment vérifier qu'un mot est invariable.
Un contrôle vérifie qu'aucune conjonction ne figure aussi dans les adverbes : deux classes qui se recouperaient rendraient tout tri faux.
- Trois copies
- Un QCM
- Rédiger
5 sur 5
Fiche 5 — les adverbes, et leur invariabilité
Ils disent quand, où, comment, combien — et ils ne changent jamais.
La cinquième fiche donne les adverbes, leurs catégories et leur invariabilité.
Le document énonce les quatre catégories les plus fréquentes — quand, où, comment, combien — sans les nommer avec les mots que l'exercice fait écrire. Il rappelle surtout qu'un adverbe ne s'accorde avec rien, et donne une seconde façon de le reconnaitre : on peut le supprimer sans casser la phrase.
L'exercice 1 est un questionnaire de trois lignes portant sur l'invariabilité, sur la catégorie d'un adverbe et sur la manipulation qui permet de l'identifier.
L'exercice 2 fait écrire ce que dit chacun de six adverbes, et fait remarquer que deux d'entre eux disent la même chose. Le dernier exercice fait citer les quatre catégories, puis répondre à la question qui compte : un adverbe s'accorde-t-il avec le verbe ?
Chaque catégorie du tableau vient du noyau, et le tableau en montre au moins trois différentes.
- Un QCM
- Un tableau
- Rédiger
Compétences travaillées
-
Le déterminant s'accorde
Il change avec le genre et le nombre du nom : le, la, les.
-
Quatre familles
Articles définis et indéfinis, déterminants possessifs et démonstratifs.
-
Sept conjonctions
mais, ou, et, donc, or, ni, car — elles relient, et ne changent jamais.
-
Les adverbes précisent
Quand, où, comment, combien — et ils sont invariables eux aussi.
Un critère, et il partage les trois classes en deux
Le programme demande d'identifier les déterminants — articles définis et indéfinis, possessifs et démonstratifs —, les conjonctions de coordination et les adverbes. Trois listes, en apparence.
Un seul critère les partage. Le déterminant s'accorde avec le nom qu'il accompagne : il change selon le genre et le nombre. Les deux autres classes ne s'accordent avec rien, et ce sont précisément les deux que le programme dit invariables.
La vérification tient en une manipulation : essayer le mot dans les quatre accords. S'il change, c'est un déterminant. S'il ne change pas, il reste une question — relie-t-il, ou précise-t-il ?
L'élision, ou la même raison qu'un radical de verbe
On n'écrit pas « le arbre ». Deux voyelles qui se suivent ne se prononcent pas facilement, et l'écriture suit la langue : l'article défini perd sa voyelle, le possessif féminin change de mot, le démonstratif masculin aussi.
L'article indéfini, lui, ne bouge jamais : « un arbre » et « une école » se disent très bien. Une règle qui vaudrait pour les quatre familles serait donc fausse, et le corpus des fiches montre les deux cas.
C'est exactement la raison qui fait changer le radical d'un verbe au chapitre précédent : le mot se transforme pour que le son reste. Deux chapitres, une seule idée.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Un déterminant n'est jamais écrit à la main : le module reçoit une famille, un genre et un nombre, et rend la forme — puis applique l'élision si le nom commence par une voyelle. Le groupe entier, « l'arbre » ou « les chevaux », est composé de la même façon, et un contrôle le recompose morceau par morceau pour vérifier que rien ne s'est perdu, espace comprise. L'invariabilité, elle, n'est pas une étiquette : le module produit les quatre accords de chaque mot et compte les formes distinctes. Un déterminant en a plusieurs, une conjonction et un adverbe une seule — et c'est le calcul, non la déclaration, qui range chaque mot dans sa colonne. Les pluriels irréguliers sont déclarés, et un contrôle refuse un pluriel déclaré qui serait en fait régulier. Enfin, aucun nom commençant par un h ne figure dans le corpus : « l'homme » s'élide et « le hibou » non, sans que rien dans l'écriture ne les sépare.