Cinq évaluations, et un seul critère derrière
Ces cinq évaluations couvrent les quatre familles de déterminants, les sept conjonctions de coordination et les catégories d'adverbes. Chacune vaut vingt points, répartis en trois exercices.
Aucun nom ni adverbe n'est celui des fiches d'exercices : un contrôle du moteur refuse tout recouvrement, faute de quoi l'évaluation mesurerait la mémoire.
La dernière rassemble tout le chapitre en un critère : le déterminant s'accorde, les deux autres classes non. Une fois cela su, il reste une seule question — relier ou préciser ?
1 sur 5
Évaluation 1 — les quatre accords
Un déterminant change avec le nom : quatre accords, et une élision.
La première évaluation porte sur ce qui décide de la forme d'un déterminant.
Le document en donne trois choses : le genre du nom, son nombre, et sa première lettre. Les deux premières font les quatre accords ; la troisième déclenche l'élision, et pas de la même façon dans toutes les familles.
L'exercice 1 fait remplir les quatre accords de deux familles, et fait constater qu'aucune n'a plus de trois formes différentes.
L'exercice 2 relie quatre noms au groupe qu'ils forment avec l'article défini : deux commencent par une voyelle, deux non. Le dernier exercice fait écrire un groupe avec le déterminant possessif — celui qui change de mot devant une voyelle — puis nommer la famille qui ne s'élide jamais.
L'association montre les deux cas : sans les noms à consonne, la règle n'aurait pas de contre-exemple.
- Un tableau
- Une association
- Justifier
2 sur 5
Évaluation 2 — reconnaitre la famille d'un déterminant
Articles, possessifs, démonstratifs : chacun a ses formes à lui.
La deuxième évaluation demande de reconnaitre la famille d'un déterminant à sa seule forme.
Le document rappelle ce que chacune apporte — le connu, le nouveau, l'appartenance, la désignation — et le fait qui rend la reconnaissance possible : aucune famille ne partage de forme avec une autre.
L'exercice 1 relie chaque famille à la liste de ses formes, et la question qui suit fait énoncer ce fait.
L'exercice 2 est un questionnaire de trois lignes : deux portent sur la famille d'un déterminant donné, la troisième sur sa place dans le groupe nominal. Chaque case cochée est comparée à la classe que le moteur donne au mot, de sorte qu'une bonne réponse mal placée serait refusée avant l'impression.
Le dernier exercice fait choisir le déterminant qui montre du doigt, puis dire où se place un déterminant dans le groupe nominal — devant le nom, éventuellement séparé de lui par un adjectif.
La case cochée de chaque question est comparée à la classe que le noyau donne au mot.
- Une association
- Un QCM
- Justifier
3 sur 5
Évaluation 3 — les conjonctions de coordination
Sept mots qui relient — et qui ne se confondent pas avec les adverbes.
La troisième évaluation sépare les conjonctions des adverbes, qui ont le même air.
Le document pose la question qui tranche : le mot relie-t-il deux choses, ou apporte-t-il une précision ? Les deux classes sont invariables, et c'est bien là ce qui les rend difficiles à distinguer.
L'exercice 1 est un questionnaire de trois lignes portant sur le nombre des conjonctions, leur rôle et leur invariabilité, suivi du moyen mnémotechnique à écrire en entier.
L'exercice 2 range six petits mots invariables en deux colonnes, trois de chaque sorte. Le classement vient du moteur, qui connait la classe de chaque mot du corpus : un mot qui changerait de classe changerait de colonne tout seul.
Le dernier exercice fait dire ce qu'une conjonction relie — deux éléments de même nature —, puis nommer le point commun des deux classes, qui est précisément ce qui les rend difficiles à séparer : leur invariabilité.
Le classement des six mots vient du noyau : un mot qui changerait de classe changerait de colonne tout seul.
- Un QCM
- Un tri
- Justifier
4 sur 5
Évaluation 4 — les adverbes et leurs catégories
Quand, où, comment, combien — quatre précisions, aucun accord.
La quatrième évaluation porte sur les catégories d'adverbes et sur leur invariabilité.
Le document énonce les quatre catégories sans employer les mots que l'exercice fait écrire, puis donne les deux moyens de reconnaitre un adverbe : l'essayer dans les quatre accords, ou le supprimer.
L'exercice 1 range six adverbes selon qu'ils disent quand ou autre chose, puis fait préciser ce que dit chacun de la seconde colonne. Le classement vient du noyau : chaque adverbe du corpus y porte sa catégorie.
L'exercice 2 corrige trois copies, dont l'une se trompe de catégorie et l'autre accorde un adverbe. La question qui suit fait comparer la gravité des deux erreurs. Le dernier exercice fait citer les quatre catégories et dire comment vérifier qu'un mot est un adverbe.
Un contrôle vérifie que la copie fausse ne dit pas par hasard quelque chose de vrai.
- Un tri
- Trois copies
- Justifier
5 sur 5
Évaluation 5 — qui varie, qui ne varie pas
Un seul critère sépare les trois classes du chapitre.
La cinquième évaluation rassemble les trois classes du chapitre en un seul critère.
Le document l'énonce en trois phrases : le déterminant s'accorde avec le nom, les deux autres classes ne s'accordent avec rien ; pour trancher, on essaie le mot dans les quatre accords ; s'il ne change pas, il reste à savoir s'il relie ou s'il précise.
L'exercice 1 corrige trois copies qui nomment la classe d'un mot. Les deux fausses commettent les deux erreurs possibles : prendre une conjonction pour un adverbe, et croire qu'un invariable varie.
L'exercice 2 fait remplir un tableau à deux colonnes — la classe du mot, puis « varie-t-il ? » — sur quatre mots des trois classes. Le dernier exercice fait énoncer le critère, puis dire ce qu'il reste à vérifier une fois qu'on sait qu'un mot est invariable.
Le document nomme les trois classes — c'est sa leçon — mais ne cite aucun des quatre mots que le tableau fait classer.
- Trois copies
- Un tableau
- Justifier
Compétences travaillées
-
Le déterminant s'accorde
Il change avec le genre et le nombre du nom : le, la, les.
-
Quatre familles
Articles définis et indéfinis, déterminants possessifs et démonstratifs.
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Sept conjonctions
mais, ou, et, donc, or, ni, car — elles relient, et ne changent jamais.
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Les adverbes précisent
Quand, où, comment, combien — et ils sont invariables eux aussi.
Un critère, et il partage les trois classes en deux
Le programme demande d'identifier les déterminants — articles définis et indéfinis, possessifs et démonstratifs —, les conjonctions de coordination et les adverbes. Trois listes, en apparence.
Un seul critère les partage. Le déterminant s'accorde avec le nom qu'il accompagne : il change selon le genre et le nombre. Les deux autres classes ne s'accordent avec rien, et ce sont précisément les deux que le programme dit invariables.
La vérification tient en une manipulation : essayer le mot dans les quatre accords. S'il change, c'est un déterminant. S'il ne change pas, il reste une question — relie-t-il, ou précise-t-il ?
L'élision, ou la même raison qu'un radical de verbe
On n'écrit pas « le arbre ». Deux voyelles qui se suivent ne se prononcent pas facilement, et l'écriture suit la langue : l'article défini perd sa voyelle, le possessif féminin change de mot, le démonstratif masculin aussi.
L'article indéfini, lui, ne bouge jamais : « un arbre » et « une école » se disent très bien. Une règle qui vaudrait pour les quatre familles serait donc fausse, et le corpus des fiches montre les deux cas.
C'est exactement la raison qui fait changer le radical d'un verbe au chapitre précédent : le mot se transforme pour que le son reste. Deux chapitres, une seule idée.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Un déterminant n'est jamais écrit à la main : le module reçoit une famille, un genre et un nombre, et rend la forme — puis applique l'élision si le nom commence par une voyelle. Le groupe entier, « l'arbre » ou « les chevaux », est composé de la même façon, et un contrôle le recompose morceau par morceau pour vérifier que rien ne s'est perdu, espace comprise. L'invariabilité, elle, n'est pas une étiquette : le module produit les quatre accords de chaque mot et compte les formes distinctes. Un déterminant en a plusieurs, une conjonction et un adverbe une seule — et c'est le calcul, non la déclaration, qui range chaque mot dans sa colonne. Les pluriels irréguliers sont déclarés, et un contrôle refuse un pluriel déclaré qui serait en fait régulier. Enfin, aucun nom commençant par un h ne figure dans le corpus : « l'homme » s'élide et « le hibou » non, sans que rien dans l'écriture ne les sépare.