Ce que ces fiches font travailler
Huit actions de la classe et de la cour à ranger selon qu'elles profitent au groupe ou à soi seul, quatre services publics et les quatre enjeux d'intérêt collectif que le programme énumère.
Aucune des huit actions n'est méchante : ce qui les sépare, c'est leur suite pour les autres. « Quelqu'un d'autre devra le ramasser » n'est pas un jugement, c'est un fait.
Aucun énoncé ne demande son avis à l'élève : un contrôle refuse « à ton avis », « es-tu d'accord », « préfères-tu » sur tout ce que les fiches impriment.
1 sur 5
Fiche 1 — des services au service de tous
L'école, les pompiers, la bibliothèque : quatre services dont personne n'est propriétaire, et dont tout le monde profite.
L'école, les pompiers, les agents qui ramassent les déchets, la bibliothèque de la commune : quatre services dont personne n'est propriétaire, et dont tout le monde profite.
Le tableau demande ce que chacun assure. La réponse n'est pas une définition à apprendre : c'est ce qu'on voit faire.
Le programme demande justement de « présenter une institution ou une association servant l'intérêt général », et cite les pompiers, la police, les métiers de la santé.
Le QCM qui suit passe aux actions de la cour : pour chacune, laquelle des trois suites est la sienne ? Les trois existent, et les trois viennent du même corpus.
Les questions finales font définir un bien commun, citer un service qui aide n'importe qui, et dire à quoi sert l'école pour la société.
Les trois suites proposées existent toutes.
- Quatre services publics
- Trois actions et leurs suites
- Ce que personne ne possède
2 sur 5
Fiche 2 — que se passe-t-il alors ?
Chaque action a une suite. La regarder, c'est déjà savoir si elle sert le groupe ou soi seul.
Chaque action a une suite. « Ramasser les papiers tombés dans la cour » : la cour reste propre pour toute l'école. « Garder le ballon pour soi » : les autres ne peuvent pas jouer.
Le QCM propose trois suites par action, et les trois sont réelles — ce sont les suites d'autres actions du même corpus. Un leurre inventé se repèrerait à son style.
L'ensemble est équilibré : chaque suite est bonne réponse une fois et leurre deux fois. Compter les occurrences n'apprend donc rien, et il faut lire.
Le tri qui suit range six actions selon qu'elles profitent au groupe ou à soi seul. Trois de chaque côté : un tri qui pencherait se remplirait à l'aveugle.
Les questions finales font expliquer pourquoi penser aux autres, définir l'intérêt général, et donner un exemple d'action qui ne profite qu'à soi.
Chaque suite est réponse une fois et leurre deux fois.
- Quatre actions et leurs suites
- Six actions à ranger
- La suite dit l'intérêt
3 sur 5
Fiche 3 — pour le groupe, ou pour soi seul ?
Huit actions de la cour et de la classe. Aucune n'est méchante ; quatre seulement tiennent compte des autres.
Huit actions de la classe et de la cour, quatre de chaque sorte. Aucune n'est méchante, et c'est ce qui rend l'exercice utile : jeter un papier n'est pas un crime, mais quelqu'un devra le ramasser.
Le programme demande de faire « différencier l'intérêt particulier de l'intérêt général dans des situations concrètes ». Celles-ci le sont toutes.
La chasse aux erreurs qui suit montre trois classements d'élèves, chacun avec la situation qu'il classe. Sans elle, la ligne serait injugeable.
Les deux fautes vont dans les deux sens : prendre un geste collectif pour un geste égoïste, et l'inverse. N'en montrer qu'un laisserait croire que l'erreur va toujours du même côté.
Les questions finales font dire si une action peut être interdite sans être méchante, définir l'intérêt particulier, et donner le moyen de trancher.
Les deux fautes vont dans les deux sens.
- Huit actions à ranger
- Trois classements à corriger
- Aucune n'est méchante
4 sur 5
Fiche 4 — trois classements à corriger
Se tromper de classement n'est pas grave. Ne pas savoir dire qui profite de l'action, si.
Se tromper de classement n'est pas grave. Ne pas savoir dire qui profite de l'action, si — et c'est ce que cette fiche fait travailler sur huit points.
Chaque correction du corrigé est calculée : elle reprend la suite que la situation déclare, et l'intérêt que le bénéficiaire désigne. Rien n'est écrit à la main.
L'association qui suit relie chaque service à ce qu'il assure pour tout le monde. Quatre services, quatre réponses différentes.
Deux services qui assureraient la même chose rendraient l'association incorrigible, et un contrôle du site le refuse.
Les questions finales font dire ce qu'il faut donner en plus du classement, nommer les quatre enjeux du programme, et expliquer pourquoi l'école sert l'intérêt général. La réponse attendue tient en trois mots : elle instruit tous les enfants, et pas seulement ceux dont la famille pourrait payer.
Chaque copie montre la situation qu'elle classe.
- Trois classements à corriger
- Quatre services à relier
- Dire qui en profite
5 sur 5
Fiche 5 — qui sert quel enjeu ?
Quatre enjeux, quatre services. Le programme nomme les enjeux ; les services, on les croise tous les jours.
« L'éducation pour tous, l'environnement, la sécurité, l'information » : le programme énumère quatre enjeux d'intérêt collectif, et n'en ajoute pas.
L'association les relie aux quatre services de la fiche. Un cinquième enjeu est impossible à écrire : le module refuse ce qui n'est pas dans la liste du texte officiel.
Le tableau ferme la fiche en demandant l'enjeu de chaque service, pour six points au lieu de huit. Ce n'est ni la même question ni le même barème que la fiche 1.
Le barème se calcule sur les points de l'exercice ; il ne se recopie pas d'une fiche à l'autre.
Les questions finales font définir un service public, expliquer pourquoi trier sert l'environnement, et nommer un service qui sert l'information.
Un cinquième enjeu est impossible à écrire.
- Quatre enjeux à relier
- Quatre enjeux à écrire
- La liste est fermée
Compétences travaillées
Une action se juge à sa suite
Le programme demande de « sensibiliser à la notion de bien commun et amener les élèves à prendre conscience que les actions individuelles doivent tenir compte de l'intérêt collectif ».
Aucune des huit actions de ces fiches n'est méchante. Jeter un papier par terre parce que la poubelle est loin, passer devant tout le monde à la cantine, garder le ballon toute la récréation : ce sont des gestes ordinaires.
Ce qui les sépare des quatre autres, c'est leur suite. « Quelqu'un d'autre devra le ramasser », « chacun attend plus longtemps » — et cette suite-là se constate, elle ne s'opine pas.
Ce qu'on peut noter en EMC, et ce qu'on ne peut pas
La question se pose dès qu'on met une note sur 20 à côté d'un sujet d'EMC. Le programme y répond dans son préambule : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ».
Sont donc notables : qui profite d'une action, ce qu'un service assure, quel enjeu il sert. Chacun a une seule bonne réponse, et elle se démontre.
Ne le sont pas : ce que l'élève ressent, ce qu'il préfère, ce qu'il croit. Un contrôle refuse ces tournures sur l'ensemble des fiches — il ne suffit pas de ne pas y penser.
Quatre enjeux, et le programme les nomme
« Aborder des enjeux d'intérêt collectif : l'éducation pour tous, l'environnement, la sécurité, l'information. » La liste est close, et le module refuse d'en écrire un cinquième.
À chacun correspond un service qu'un élève de CE2 croise vraiment : l'école, les agents qui ramassent les déchets, les pompiers, la bibliothèque de la commune.
Le programme demande justement de « présenter une institution ou une association servant l'intérêt général », et ajoute qu'il faut « montrer que la fonction de l'école est d'être elle aussi au service de l'intérêt général ».
Méthode et vérification
Une évaluation d'EMC ne peut pas noter une opinion, et le programme le dit lui-même : la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances utiles à la formulation claire d'arguments rigoureux ». Le contrôle écrit pour les quatre articles d'EMC du cours moyen est donc appelé ici sur TOUT ce que les fiches impriment — titres, consignes, questions, réponses, tableaux et étiquettes. Il refuse « à ton avis », « es-tu d'accord », « préfères-tu », et laisse passer « explique pourquoi », « que se passe-t-il alors ». Ce qui est noté ici a une seule bonne réponse : qui profite d'une action, ce qu'un service assure, quel enjeu il sert. Le classement d'une situation, d'ailleurs, ne se déclare pas — il se déduit du bénéficiaire, si bien qu'écrire « intérêt général » à côté d'une action qui ne profite qu'à soi est impossible dans ce module. Les leurres du QCM ne sont pas inventés non plus : ce sont les conséquences des autres actions du même corpus, et l'ensemble est équilibré — chaque conséquence est réponse une fois et leurre deux fois, de sorte que compter les occurrences n'apprend rien. Enfin la liste des quatre enjeux est FERMÉE : le programme les énumère, et le module refuse un cinquième.
- Programme d'enseignement moral et civique, arrêté du 1er août 2024 (BO nº 31 du 22 août 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, thème « Apprendre ensemble et vivre ensemble », premier volet : « L'engagement pour le bien commun ».