Français · 5ème · Exercice

L’apologue en 5e — 5 fiches d’exercices (PDF + corrigés)

Une fable raconte pour instruire : ces fiches font voir où passe la ligne entre les deux.

5ème Français Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le même mot dans deux vers : « chacun » ouvre une leçon dans L’Enfant et le Maitre d’école, et un vers de récit dans Le Loup devenu berger.

Ce que ces fiches font travailler

Reconnaitre le mot par lequel une fable donne à un personnage un rang, un métier ou un état ; juger des copies qui se trompent sur le sens de ce mot, puis d'autres qui se trompent sur l'endroit de la leçon ; réécrire un passage à un autre temps ; et constater qu'un mot de leçon peut très bien raconter.

Chaque fiche imprime sa fable en entier, aux vers numérotés, avec son édition et sa page. Aucune ne porte de prose à lire en plus du texte.

Deux ou trois pages A4 par fiche selon la longueur de la fable, corrigé séparé, barème détaillé.

1 sur 5

Fiche 1 — quand la leçon nomme ceux qu’elle vise

Un enfant se noie, un maitre d’école lui fait la morale avant de le repêcher. La Fontaine ne laisse pas deviner qui il vise : il l’écrit, en trois mots.

Un enfant tombe dans la Seine et s'accroche à un saule. Un maitre d'école passe, entend l'appel — et fait un sermon avant de tendre la main.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Cette fable a ceci de rare qu'elle nomme elle-même ceux qu'elle vise : « Tout babillard, tout censeur, tout pédant ». Il n'y a rien à deviner, seulement à lire, et la fiche commence par un QCM qui l'oblige.

La transformation qui suit met deux vers du récit à l'imparfait. Deux, et pas trois : le troisième verbe retenu de cette fable appartient à la leçon, et le module refuse de mêler les deux dans un même passage.

Les questions d'explication portent sur l'autre personnage. L'enfant, lui, ne reçoit aucun mot de condition : il n'est qu'un enfant, et c'est le maitre d'école qui a un métier.

La fable nomme ceux qu'elle vise.

  • Trois questions sur la fable
  • Le même passage à l’imparfait
  • Qui est visé, et qui ne l’est pas

2 sur 5

Fiche 2 — un métier qu’on se donne

Un loup s’habille en berger pour approcher les brebis. Le costume est parfait ; c’est la voix qui le trahit — et c’est le costume, ensuite, qui l’empêche de fuir.

Un loup qui ne prend plus assez de brebis se déguise en berger : houlette, hoqueton, cornemuse, et jusqu'au nom du vrai berger écrit sur son chapeau.

Deux des 3 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

La fiche ouvre sur la transformation : deux vers du récit au présent. Le passage change de temps et continue de raconter la même approche.

Vient ensuite la chasse aux mots. Cinq copies affirment ce que désigne un mot de condition dans l'une des cinq fables ; trois se trompent, et le sens qu'elles donnent appartient à un mot que le tableau ne montre pas. On ne peut donc pas corriger par comparaison.

Le dernier exercice suit le déguisement jusqu'à son terme. Ce qui trahit le loup, c'est la seule chose qu'un costume ne fournit pas : la voix. Et ce qui l'empêche ensuite de fuir, c'est le costume lui-même.

Le costume trahit, puis retient.

  • Le même passage au présent
  • Cinq copies sur les mots du chapitre
  • Ce que le déguisement fait, et ce qu’il coute

3 sur 5

Fiche 3 — une fable dont la leçon est ailleurs

Une colombe sauve une fourmi, la fourmi sauve la colombe. La fable ne conclut rien : son premier vers renvoie la leçon à une autre fable du recueil.

Une colombe sauve une fourmi de la noyade ; la fourmi, plus tard, pique au talon le chasseur qui visait la colombe. Dix-neuf vers, et pas une ligne de morale.

Deux des 3 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Ce n'est pas un oubli : le premier vers l'annonce. « L'autre exemple est tiré d'animaux plus petits » — la leçon a été énoncée dans une autre fable du recueil, et celle-ci n'est là que pour la prouver une seconde fois.

La chasse de cette fiche porte donc sur l'endroit des leçons, et non plus sur le sens des mots. Deux copies déplacent l'intervalle ; une autre prétend que cette fable écrirait sa leçon à la fin.

La carte mentale range ensuite tout ce qu'on sait du texte : qui sont les personnages et à quelle place, où est la leçon — nulle part —, et à quels temps le récit est conduit. Trois mots désignent d'ailleurs le même homme : « croquant », « villageois », « vilain ».

Une leçon peut être ailleurs.

  • Cinq copies sur l’endroit des leçons
  • La fable en une carte
  • Trois mots pour un seul homme

4 sur 5

Fiche 4 — promettre beaucoup, et tenir peu

Une montagne en travail fait accourir tout le monde, et met au monde une souris. Quatorze vers, dont la moitié parle d’un écrivain.

Une montagne en travail fait un tel bruit que tout le monde accourt en attendant une ville. Il en sort une souris.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

La fable est courte — quatorze vers — et la moitié parle d'autre chose que de la montagne. À partir du vers 7, La Fontaine passe à un écrivain qui annonce la guerre des Titans et n'écrit rien.

La carte range les deux personnages, les vers de la leçon et les temps du texte. La liste qui suit donne les cinq mots de condition des fables de l'article : un seul se lit dans celle-ci.

Le dernier exercice tient en trois lectures : ce qui était promis, ce qui vient, et la question à laquelle répondent les deux mots du dernier vers.

Ce qui est promis, ce qui vient.

  • La fable en une carte
  • Les mots qui donnent une place
  • Ce qui est promis, ce qui vient

5 sur 5

Fiche 5 — le mot ne suffit pas à faire une leçon

Un lièvre se croit le plus peureux du monde, jusqu’à ce que des grenouilles fuient devant lui. La fiche fait aussi constater qu’un mot de leçon peut très bien raconter.

Un lièvre se lamente d'être le plus peureux des animaux. Il arrive au bord d'un étang ; les grenouilles plongent en le voyant ; il se découvre redoutable.

Deux des 3 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Cette fiche porte le fait que tout le chapitre refuse de laisser croire. La liste des mots qui font parler une leçon de tout le monde y figure — « on », « chacun », « il faut », « soi » —, mais en outil, jamais en réponse.

Car deux de ces mots se lisent dans cette fable, et pas du même côté. « Soi » ferme le dernier vers, qui énonce bien une leçon. « La crainte » ouvre le vers 4, qui ne fait que raconter l'humeur du lièvre. Le mot ne suffit donc pas : il faut lire le vers.

Le QCM et les questions finales reviennent au récit — ce que le lièvre découvre au bord de l'étang, et ce qu'il prétend être trente vers après avoir tremblé.

Le mot ne suffit pas : lis le vers.

  • Les mots qui font parler de tout le monde
  • Trois questions sur la fable
  • Le plus peureux trouve plus peureux

Compétences travaillées

  • Le mot qui donne une place

    « Magister », « berger », « croquant » : une fable situe ses personnages dans la société, et souvent en un seul mot.

  • Le mot ne prouve rien

    « Chacun » ouvre la leçon de L'Enfant et le Maitre d'école et le récit du Loup devenu berger. C'est le vers qu'il faut lire.

  • Une leçon peut être ailleurs

    La Colombe et la Fourmi n'en écrit aucune : son premier vers renvoie à celle d'une autre fable du recueil.

  • Réécrire un passage

    Mettre tout un passage à l'imparfait ne change pas ce qu'il raconte. C'est ce que la transformation fait voir.

La règle fausse que ce chapitre démonte

On apprend souvent à repérer la leçon d'une fable à ses mots : « on », « chacun », « il faut », « en toute chose ». La règle est commode et elle est fausse, et il suffit du corpus de ces cinq fiches pour le voir.

« Chacun » ouvre la leçon de L'Enfant et le Maitre d'école — « Chacun des trois fait un peuple fort grand » — et il ouvre aussi le vingt-sixième vers du Loup devenu berger, qui ne fait que raconter le réveil du troupeau. Le même mot, deux fois, et deux fois autre chose.

La cinquième fiche est bâtie là-dessus. Elle donne la liste des mots comme un outil, puis demande d'aller vérifier deux vers du texte : l'un énonce bien une leçon, l'autre raconte. Le nombre de ces cas est compté par le module, jamais recopié, et il s'imprime dans la légende de la liste.

Deux chasses à l'erreur, deux objets

Les fiches 2 et 3 portent le même format et le même corpus : cinq copies à juger, et à corriger quand elles sont fausses. Elles ne posent pourtant pas la même question. La première porte sur le SENS d'un mot de condition ; la seconde, sur l'ENDROIT où la leçon est écrite.

Aucune de ces copies n'est rédigée à la main. La copie juste est construite à partir du noyau — le mot, son vers, son sens ; la copie fausse est la même phrase où le sens a été remplacé par celui d'un mot que le tableau ne montre pas. Le premier jet empruntait ce sens à la fable voisine, et la ligne fausse se corrigeait alors par simple comparaison avec la ligne juste affichée deux rangs plus bas, sans lire une seule fable.

Pour les leçons, la copie fausse déplace l'intervalle d'un tiers du poème, puis le module vérifie qu'il diffère bien du vrai. Une « faute » ne peut donc pas se trouver juste.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 4 fixé par l'arrêté du 18 février 2026, en vigueur en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. CE QUE CES FICHES REFUSENT D'ENSEIGNER : la règle commode selon laquelle « un vers qui dit on, chacun ou il faut énonce la leçon ». Elle est fausse, et le module le MESURE — 6 mots de la liste se lisent aussi dans des vers qui racontent. La cinquième fiche le fait constater sur un vers précis, et la couverture de l'article oppose deux fois le même mot à lui-même. LES DEUX CHASSES À L'ERREUR NE POSENT PAS LA MÊME QUESTION : l'une porte sur le sens d'un mot de condition, l'autre sur l'endroit où la leçon est écrite ; un contrôle compare les deux tableaux copie par copie. Les sens empruntés par les copies fautives sont pris HORS du tableau — sans quoi la ligne fausse se corrigerait par comparaison avec une ligne juste, sans lire une seule fable. TOUTE FORME VERBALE IMPRIMÉE EST CALCULÉE : les fiches ne portent que le vers troué, l'infinitif, le temps visé et la personne, et c'est le schéma de conjugaison qui écrit la forme. Les cinq couples de formats sont tous différents de ceux de l'article d'évaluations, les cinq fables aussi, et aucune des dix n'a servi au chapitre de CM1 sur la morale des fables. Les notions des classes suivantes — la thèse, l'argumentation, le réquisitoire — sont exclues, et ce contrôle est automatisé sur l'ensemble des consignes, questions, réponses et méthodes. Deux ou trois pages A4 par fiche selon la longueur de la fable, corrigé séparé, total vérifié à 20 points.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français du cycle 4, annexe 1 de l'arrêté du 18 février 2026 (BOEN nº 10 du 5 mars 2026) — classe de cinquième, « Culture littéraire et artistique », entrée « Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire (récit, fiction) ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième cette année. Les trois passages qui commandent ces fiches, cités mot pour mot : « l'univers du conte ou de la fable allie les charmes de la narration à la réflexion morale » ; l'élève « comprend que les personnages incarnent différentes facettes de l'être humain, interroge leur conduite et le fonctionnement social qu'ils dévoilent » ; et il y parvient « par des débats, des écritures ou réécritures d'apologues ». LES CINQ FABLES SONT DÉCOUPÉES DANS LEUR FAC-SIMILÉ — fr.wikisource.org, Fables de La Fontaine, Bernardin-Béchet, Libraire-Éditeur, Paris, 1874 —, et chacune est citée avec sa page : L’Enfant et le Maître d’école — Fables, Bernardin-Béchet, 1874, p. 54-55. Le Loup devenu berger — Fables, Bernardin-Béchet, 1874, p. 96-97. La Colombe et la Fourmi — Fables, Bernardin-Béchet, 1874, p. 75-76. La Montagne qui accouche — Fables, Bernardin-Béchet, 1874, p. 164-165. Le Lièvre et les Grenouilles — Fables, Bernardin-Béchet, 1874, p. 78-79. Jean de La Fontaine est mort en 1695 : le module des droits ajoute soixante-dix ans à cette année et refuserait le corpus si le délai courait encore.

Questions fréquentes

Qu'appelle-t-on un apologue ?
Un récit bref qui porte une leçon : la fable et le conte en sont les deux formes que le programme de cinquième nomme. L'apologue plait par le récit et instruit par la leçon — c'est ce double régime que ces fiches font travailler.
Faut-il connaitre les fables par cœur ?
Non. Chaque fiche imprime sa fable en entier, aux vers numérotés, avec l'édition et la page d'où le texte est découpé. Les questions renvoient toutes à un numéro de vers, et se traitent le texte sous les yeux.
Une fable écrit-elle toujours sa leçon ?
Non. La Colombe et la Fourmi n'en écrit aucune : son premier vers, « L'autre exemple est tiré d'animaux plus petits », renvoie à la leçon d'une autre fable du recueil. La troisième fiche est bâtie sur ce cas, et la chasse aux leçons oblige à le reconnaitre.
Ces fiches et les évaluations se recouvrent-elles ?
Non, ni par les textes ni par les formats. Les cinq fables sont autres, les cinq couples de formats aussi, et un contrôle compare les deux articles avant chaque production. Un élève qui a fait les fiches trouve donc, à l'évaluation, d'autres textes et d'autres tâches.