Quatre sujets d'étude, et le professeur en choisit deux
Le programme du CM2 nomme quatre sujets d'étude pour ce thème : les énergies majeures et les machines, le travail à la mine, à l'usine, à l'atelier et au grand magasin, la ville industrielle, le monde rural. Et il précise : « parmi les sujets d'étude proposés, le professeur en choisit deux ».
Ces fiches portent donc les quatre, une par fiche, et aucune ne présuppose une autre. Une classe qui n'aura traité que deux sujets d'étude trouvera les deux fiches correspondantes utilisables telles quelles.
Le programme demande aussi de montrer que « l'industrialisation est un processus qui s'inscrit dans la durée ». C'est la ligne de conduite de tout l'article : entre le premier chemin de fer français, en 1827, et la journée de huit heures, en 1919, il s'écoule quatre-vingt-douze ans.
La quatrième fiche attaque de front l'idée contraire — celle d'une campagne vidée en quelques années. Les chiffres la démentent : en 1901, plus de la moitié des Français vivaient encore à la campagne.
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Fiche 1 — les énergies et les machines
Placer quatre repères, nommer les deux énergies majeures dans leur ordre.
Avant l'âge industriel, on se sert de la force des bras, des animaux, de l'eau et du vent. Puis vient le charbon : brûlé, il chauffe de l'eau, la vapeur pousse un piston, et le piston fait tourner une machine.
Quatre repères sont à placer sur une frise, et une question porte sur le piège des siècles : 1900 appartient encore au dix-neuvième.
- Le charbon puis le pétrole
- La vapeur, et ce qu'elle fait tourner
- 1900 est du dix-neuvième siècle
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Fiche 2 — quatre lieux de travail
Distinguer la mine, l'usine, l'atelier et le grand magasin ; situer les lois sur le travail des enfants.
Un tableau met les quatre lieux côte à côte : ce qu'on y fait, qui y travaille. Deux cases ont été effacées.
Le programme nomme les quatre : l'usine ne remplace pas l'atelier, elle s'y ajoute.
- Quatre lieux, quatre façons de travailler
- L'atelier ne disparaît pas
- Huit ans, douze ans, treize ans
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Fiche 3 — la ville industrielle
Lire l'évolution de la population urbaine et relier l'industrie à la croissance des villes.
Un diagramme donne, pour quatre années, la part des Français qui vivent en ville : 19 sur cent en 1806, 41 en 1901, 51 en 1931.
Une chaîne de causes conduit des usines qui s'installent jusqu'au basculement de 1931. Une étape a été effacée.
- De 19 à 51 sur cent
- Ville et campagne font cent
- 1931, la ville l'emporte
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Fiche 4 — le monde rural
Comprendre que l'industrialisation dure plus d'un siècle, et que la campagne change elle aussi.
On imagine souvent que les campagnes se sont vidées en quelques années. En 1901, 59 Français sur cent y vivaient encore.
Trois copies sont à corriger : l'une croit à un départ soudain, l'autre à la disparition de l'atelier.
- Rien n'arrive d'un coup
- En 1901, la campagne est encore majoritaire
- La campagne change autant que la ville
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Fiche 5 — synthèse du chapitre
Organiser le chapitre en quatre branches et lire la frise complète.
La carte mentale rassemble les quatre sujets d'étude. La frise complète porte les neuf repères du chapitre.
Une question fait compter les lois sur le travail et mesurer sur combien d'années elles s'échelonnent.
- Quatre branches pour tout le chapitre
- Neuf repères sur quatre-vingt-douze ans
- Une période n'est pas un événement
Compétences travaillées
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Le charbon puis le pétrole
Le charbon fait tourner les machines pendant tout le XIXe siècle ; le pétrole ne prend le relais qu'au XXe.
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Quatre lieux de travail
La mine, l'usine, l'atelier et le grand magasin. L'usine ne remplace pas l'atelier : elle s'y ajoute.
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La ville dépasse la campagne en 1931
De 19 Français sur cent en ville en 1806 à 51 en 1931. Le basculement a demandé cent vingt-cinq ans.
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Un processus, pas un événement
Entre le premier chemin de fer, en 1827, et la journée de huit heures, en 1919, quatre-vingt-douze ans s'écoulent.
Ce que trois séries de nombres permettent de vérifier
L'histoire ne se calcule pas comme une distance. Mais trois séries se tiennent, et elles doivent se tenir ensemble : l'âge minimum pour travailler monte — huit ans en 1841, douze en 1874, treize en 1892 ; la durée maximale de la journée descend — dix heures en 1900, huit en 1919 ; et la part des Français vivant en ville monte à chaque relevé.
Une date mal recopiée casse au moins l'une de ces trois montées. Le module de calcul qui produit ces fiches les vérifie toutes les trois avant chaque génération, et refuse de produire si l'une s'inverse.
C'est le seul contrôle qu'une frise permette, et il vaut mieux qu'une relecture : il ne se fatigue pas, et il ne reconnaît pas une date « qui a l'air juste ».
Le piège du siècle
La première ligne du métro de Paris date de 1900. En quel siècle ? La réponse spontanée est « le vingtième », et elle est fausse.
Un siècle va de l'an 1 à l'an 100 : le premier siècle s'achève en l'an 100, le dix-neuvième en 1900, et le vingtième commence en 1901. Le métro appartient donc encore au dix-neuvième siècle.
Le module calcule le siècle au lieu de le retenir, et le contrôle l'éprouve précisément sur cette année-là — celle où l'erreur se produit.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027, thème 2 du CM2. Aucun texte d'auteur n'est cité : les documents sont écrits à partir de faits datés et de chiffres relevés. Un module vérifie que l'âge minimum pour travailler monte de loi en loi, que la journée de travail descend, et que la part urbaine monte à chaque relevé ; il refuse toute date hors de la période et calcule l'année du basculement ville-campagne au lieu de la déclarer.