Français · CM2 · Exercice

Exercices accord du participe passé CM2 (PDF + corrigés)

Cinq fiches sur la seule règle du français où l'ordre des mots décide d'un accord : avec l'auxiliaire avoir, le participe s'accorde si — et seulement si — le complément est placé devant le verbe.

CM2 Français Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
« Léa a planté les fleurs. » puis « Les fleurs que Léa a plantées sentent bon. » : seule la place du complément a changé.

La règle que le CM2 ajoute

Le CM1 apprend déjà à « accorder le participe passé avec le sujet dans le cas de l'auxiliaire être ». Le programme du CM2 reprend cet objectif mot pour mot, et lui en ajoute un second : « accorder le participe passé avec le COD pour les verbes étudiés et conjugués avec l'auxiliaire avoir ».

Cette seconde règle a une particularité qu'aucune autre règle d'accord ne partage : elle dépend de la PLACE d'un mot. « Léa a planté les fleurs » — rien. « Les fleurs que Léa a plantées » — deux lettres de plus. Le verbe n'a pas changé, le complément non plus ; seul son rang dans la phrase a bougé.

Les cinq fiches font cinq gestes de cette règle : comparer les deux places, trouver le complément, écrire sa marque, choisir entre les deux auxiliaires, puis tout reprendre ensemble.

Aucune phrase n'a été écrite à la main. Chacune est assemblée par un module qui conjugue l'auxiliaire, pose la marque d'accord d'après le genre et le nombre, et cache ensuite le participe derrière une lacune — de sorte que le sujet ne puisse jamais imprimer sa propre réponse.

1 sur 5

Deux places, un seul participe

La même phrase, écrite deux fois : le complément passe devant, et le participe change.

Le tableau de l'exercice 1 aligne quatre phrases à compléter, et les quatre forment deux couples : le même verbe y revient deux fois, une fois avec son complément derrière, une fois devant. L'élève écrit d'abord où se trouve le complément, puis le participe qui convient. L'ordre compte — la place se lit avant que la marque s'écrive.

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La première question porte sur les deux premières lignes : pourquoi le même verbe ne s'écrit-il pas pareil ? Parce que le complément a changé de place, et rien d'autre. « Planté » devient « plantées », et le verbe, le sujet, le complément sont restés les mêmes. La seconde fait nommer le mot avec lequel le participe s'accorde à la quatrième ligne, avec son genre et son nombre.

Le QCM de l'exercice 2 énonce la règle en trois questions, et sa troisième écarte les fausses pistes : ce n'est ni la longueur de la phrase ni la présence d'un complément qui décide, c'est sa place. Le dernier exercice fait déplacer un complément soi-même, puis demande quel mot le fait passer devant le verbe — le pronom relatif « que », qui devient « qu' » devant une voyelle.

Le dernier exercice demande de déplacer soi-même un complément.

  • Le complément derrière
  • Le complément devant
  • Ce qui décide de l'accord

2 sur 5

Trouver le COD, puis sa place

On ne peut pas accorder avec un complément qu'on n'a pas trouvé — la recherche vient avant la règle.

On ne peut pas accorder avec un complément qu'on n'a pas trouvé. L'exercice 1 range six phrases selon la place de leur complément d'objet direct, et ses deux questions font la méthode : poser la question « qui ? » ou « quoi ? » après le verbe pour le trouver, puis repérer le mot qui annonce qu'il est passé devant.

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Ce mot est « que », ou « qu' » devant une voyelle. C'est le seul signal, et il est discret : rien d'autre dans la phrase ne dit que le complément a changé de place. Un élève qui ne le repère pas accorde au hasard, ou n'accorde pas du tout.

Les trois copies de l'exercice 2 ont toutes cru que le complément suivait toujours le verbe — c'est le cas le plus fréquent, et c'est pour cela que l'erreur est tenace. Le dernier exercice fait relever un complément avec son genre et son nombre, puis demande si une phrase donnée porte un accord. Elle n'en porte pas : son complément suit le verbe.

Le dernier exercice demande le genre et le nombre d'un complément.

  • La question à poser
  • Trois copies à corriger
  • Genre et nombre

3 sur 5

Genre, nombre, marque

Quatre compléments, quatre façons d'écrire le participe — et une où l'accord ne se voit pas.

Quatre compléments, quatre marques différentes. L'exercice 1 les relie : rien au masculin singulier, « e » au féminin singulier, « s » au masculin pluriel, « es » au féminin pluriel. Le participe se termine exactement comme un adjectif, et c'est la seule chose à retenir une fois le complément trouvé.

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Ses deux questions travaillent les deux bords de la règle. Deux compléments sont au pluriel et ne reçoivent pas la même marque, parce que le genre s'ajoute au nombre. Et un complément ne fait rien changer du tout : au masculin singulier, la marque est vide — ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas.

L'exercice 2 fait le chemin complet sur quatre phrases : genre du complément, nombre, puis participe écrit. Sa question fixe l'ordre de travail — chercher le complément, regarder sa place, relever son genre et son nombre, écrire la marque en dernier. Le dernier exercice montre un accord qui ne se voit pas, et demande s'il faut en conclure que la règle ne sert à rien.

Le dernier exercice porte sur un accord qui ne s'écrit pas.

  • Rien, « e », « s », « es »
  • Du complément à la forme
  • Quand l'accord ne se voit pas

4 sur 5

Avoir ou être : deux accords

Deux auxiliaires, deux règles — et l'auxiliaire se lit avant tout le reste.

Le CM2 garde l'accord avec le sujet appris au CM1 et lui ajoute l'accord avec le complément. Les deux règles coexistent, et rien ne les sépare sinon l'auxiliaire. L'exercice 1 range six phrases en trois colonnes : accord avec le sujet, accord avec le complément placé avant, aucun accord.

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Sa première question désigne le mot qu'il faut lire en premier : l'auxiliaire. « Est » ou « sont » d'un côté, « a » ou « ont » de l'autre. La seconde porte sur les deux phrases qui se conjuguent avec avoir sans recevoir aucune marque — leur complément suit le verbe, et placé après, il ne commande rien.

Le QCM de l'exercice 2 met en mots cet ordre des gestes. Le dernier exercice fait changer le sujet d'une phrase construite avec être, et regarder ce que devient le participe : il perd sa marque, parce que le nouveau sujet est masculin singulier. Avec être, c'est le sujet qui donne le genre et le nombre — pas le complément.

Le dernier exercice fait changer le sujet d'une phrase en « être ».

  • Lire l'auxiliaire d'abord
  • Trois colonnes
  • Changer de sujet

5 sur 5

Bilan : sept phrases, sept accords

Les deux auxiliaires, les deux places et l'accord qui ne se voit pas — tout le chapitre en sept phrases.

Sept phrases pour finir, et deux exercices qui n'en partagent aucune. Les trois copies de l'exercice 1 portent sur les phrases 5 à 7 : l'une n'a pas accordé alors que le complément était devant, l'autre a accordé alors qu'il suivait. Les deux erreurs sont symétriques, et aucune ne se corrige par la même remarque.

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L'exercice 2 travaille sur les quatre premières phrases et demande de relier chacune au participe qui la complète. Deux d'entre elles portent le même verbe et deux formes différentes : c'est la place du complément qui les sépare, et rien d'autre.

Le dernier exercice fait écrire la règle de l'auxiliaire avoir en une phrase — deux conditions, et les deux comptent —, puis demande si elle change quelque chose à la quatrième phrase. Elle s'y applique, mais la forme écrite ne bouge pas : le participe finit déjà par « s ». Un accord peut être muet sans cesser d'exister.

Le dernier exercice demande d'écrire la règle en une phrase.

  • Trois copies à corriger
  • Quatre phrases, quatre formes
  • Dire la règle

Compétences travaillées

  • Avec avoir, la place décide

    Le participe s'accorde avec le complément d'objet direct, et seulement si ce complément est placé avant le verbe. Placé après, il ne commande rien.

  • Avec être, c'est le sujet

    L'auxiliaire être fait accorder le participe avec le sujet, toujours. Lire l'auxiliaire est donc le premier geste, avant même de chercher un complément.

  • Quatre marques possibles

    Rien au masculin singulier, « e » au féminin singulier, « s » au masculin pluriel, « es » au féminin pluriel — exactement comme un adjectif.

  • Un accord peut être muet

    « Les journaux que Paul a pris » : la règle s'applique, mais « pris » finit déjà par « s » et n'en prend pas un second. La marque est vide, elle existe quand même.

Une évaluation qui n'avait pas d'entraînement

Le site publiait déjà cinq sujets notés sur ce chapitre, sous le titre « Évaluation passé composé CM2 ». Aucune fiche d'exercices ne les précédait : le CM2 était évalué sur une règle que rien ne lui faisait travailler.

Ces cinq fiches comblent ce vide, avec d'autres phrases, d'autres formats de travail et une progression qui va de la comparaison au bilan.

Ce que la sixième ajoutera

Le programme de sixième reprend le même objectif et lui ajoute une précision entre parenthèses : le « pronom personnel antéposé ». C'est le cas de « il les a cueillies », où le complément est un pronom placé devant le verbe.

Au CM2, le complément passe devant par le pronom relatif « que », et rien d'autre. Les verbes pronominaux et l'accord avec « en » relèvent, eux, du cycle 4.

Le module qui produit ces fiches refuse les mots correspondants : ce sont des mots de collège, et une fiche de CM2 qui les emploierait sortirait du programme.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 3 en vigueur, « Cours moyen deuxième année — Acquérir l'orthographe grammaticale ». Aucune phrase n'est écrite à la main : un module conjugue l'auxiliaire, calcule le participe passé, pose la marque d'accord d'après le genre et le nombre du complément, puis remplace le participe par une lacune sur la feuille de l'élève. Trois contrôles ont mordu à la production : un QCM citait une phrase du tableau situé au-dessus de lui, participe compris ; une association proposait un complément masculin pluriel dont le participe finit par « s », si bien que deux réponses se défendaient ; et les copies à corriger d'une fiche portaient les formes mêmes que l'exercice suivant demandait de retrouver.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Quand le participe passé s'accorde-t-il avec le COD ?
Avec l'auxiliaire avoir, et seulement si le complément d'objet direct est placé avant le verbe. Placé après, le participe reste invariable.
Pourquoi « Léa a planté les fleurs » ne prend-il pas de marque ?
Parce que « les fleurs » suit le verbe. Déplacé devant — « les fleurs que Léa a plantées » — le même complément fait apparaître la marque du féminin pluriel.
Comment trouver le COD d'une phrase ?
On pose la question « qui ? » ou « quoi ? » juste après le verbe. Quand la réponse ouvre la phrase et se trouve reprise par « que », le complément est placé avant.
Et avec l'auxiliaire être ?
Le participe s'accorde avec le sujet, quelle que soit la place des autres mots. C'est la règle apprise au CM1, que le CM2 conserve.
Où sont les évaluations sur ce chapitre ?
Dans l'article « Évaluation passé composé CM2 » : cinq sujets notés sur vingt, qui ajoutent le plus-que-parfait et la forme négative des temps composés.