Ce que ces sujets évaluent
Les deux transformations que le programme nomme — de personne et de temps —, l'infinitif et le temps d'un verbe conjugué, la distinction entre un verbe conjugué et ce qui n'en est pas un, et les trois constituants de la phrase simple.
Aucune phrase de l'article d'exercices ne reparait ici : un contrôle compare les deux jeux. Une évaluation qui rejouerait les phrases de la séance ne mesurerait que la mémoire de la séance.
Les cinq couples de formats sont eux aussi les cinq que la séance n'emploie pas.
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Sujet 1 — le verbe bouge quand le sujet change
Quatre phrases à analyser, puis une phrase à récrire trois fois. Un seul mot bouge à chaque fois.
Quatre phrases ouvrent l'évaluation, une par temps du programme. Pour chacune, l'élève écrit l'infinitif du verbe conjugué et le temps auquel il est employé : deux cases par ligne, huit en tout.
Aucune de ces phrases ne vient de l'article d'exercices, et un contrôle compare les deux jeux mot pour mot.
La transformation qui suit ne change qu'une chose : le sujet. Le temps reste le présent d'un bout à l'autre, et un contrôle le vérifie — sans quoi le sujet mesurerait deux compétences à la fois sans le dire.
Trois sujets différents, trois personnes différentes : les patineurs, nous, tu. La terminaison change à chaque fois, et c'est elle qui montre l'accord.
Les questions finales font nommer les deux transformations du programme, récrire une phrase avec « nous », et dire si le verbe est toujours placé juste après le sujet. La dernière attend un non nuancé : c'est le test qui décide, pas la place du mot.
La transformation ne change que la personne, jamais le temps.
- Huit cases à remplir
- Trois phrases à récrire
- Seule la personne change
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Sujet 2 — le verbe bouge quand le temps change
Une phrase, quatre transformations, et trois phrases où il faut désigner le verbe parmi trois mots.
« Je vois la mer » est la phrase de départ. Elle se récrit à l'imparfait, au futur, au passé composé, puis avec « nous » au présent : le temps trois fois, la personne une fois.
C'est l'exemple du programme, transposé — « Je joue au ballon / les enfants jouent au ballon / nous avons joué au ballon ». Au passé composé, le verbe tient en deux mots, et le pronom s'élide.
Le questionnaire qui suit renverse la question : on donne la phrase, et l'élève désigne le verbe parmi trois mots.
Les trois réponses proposées sont toujours des mots de la phrase, et un contrôle le vérifie : un leurre venu d'ailleurs se raye sans réfléchir. L'un d'eux au moins peut être un verbe dans une autre phrase — « la porte » est un nom, « il porte un sac » un verbe.
Les questions finales font dire ce qui change quand on change le temps, si un même mot peut être verbe ici et nom ailleurs, et récrire une phrase au passé composé.
Les bonnes réponses du questionnaire ne sont pas toutes à la même place.
- Quatre phrases à récrire
- Trois verbes à désigner
- Le verbe en deux mots
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Sujet 3 — à quel temps est-ce écrit ?
Quatre phrases dont il faut nommer le temps, puis six étiquettes à séparer.
Quatre phrases, quatre temps différents, et pour chacune trois réponses possibles. Les deux leurres sont toujours des temps du programme, jamais des mots inventés.
Un mot comme « hier » ou « bientôt » aide, mais il ne décide pas : c'est la forme du verbe qui donne le temps, et la consigne le dit.
Les quatre temps du CE2 sont tous employés dans l'évaluation, et un contrôle le vérifie sur les cinq sujets : n'en évaluer que trois laisserait un quart du programme hors de la note.
Le tri qui suit mêle trois formes conjuguées à un nom, un adjectif et un adverbe. Les trois formes sont produites par le moteur de conjugaison, et un contrôle refuse toute étiquette qu'il n'aurait pas pu produire.
Les questions finales font citer les quatre temps, donner un test pour reconnaitre un verbe conjugué, et dire si un infinitif en est un.
Les étiquettes de la consigne sont alternées, jamais rangées par colonne.
- Quatre temps à nommer
- Six étiquettes à ranger
- La forme décide
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Sujet 4 — les trois constituants de la phrase
Huit étiquettes à séparer, puis deux phrases à découper en trois.
Le tri ouvre ce sujet sur huit étiquettes, deux fois plus que celui du sujet précédent, et sur d'autres verbes.
Quatre sont des formes conjuguées produites par le moteur, quatre n'en sont pas : un nom, un adjectif, un adverbe et un groupe nominal. La consigne les énumère en les alternant, sans quoi elle donnerait le tri avant qu'il commence.
Le tableau qui suit demande le découpage complet : groupe sujet, verbe, complément. Le programme demande de reconnaitre ces trois constituants sans distinguer les compléments entre eux, et l'évaluation s'y tient.
Deux phrases seulement, pour six points : le découpage complet est long à écrire, et le barème en tient compte plutôt que de multiplier les lignes.
Les questions finales font nommer les deux constituants obligatoires, dire si le complément l'est aussi, et donner un exemple de verbe en deux mots.
Les quatre formes conjuguées sont produites par le moteur.
- Huit étiquettes à ranger
- Deux phrases à découper
- Ce qu'une phrase ne perd pas
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Sujet 5 — le groupe sujet et le verbe
Quatre phrases à découper en deux, dont l'une porte un verbe en deux mots, puis trois phrases à analyser.
Quatre phrases à découper, mais en deux seulement cette fois : le groupe sujet et le verbe. Le complément reste dans la phrase.
L'une des quatre porte un verbe au passé composé, donc en deux mots. La consigne l'annonce, et un contrôle vérifie que le tableau en porte bien un : une consigne qui annonce sans montrer serait un piège.
C'est la difficulté propre au CE2, qui découvre les temps composés. Un élève qui n'écrit qu'un des deux mots n'a pas isolé le verbe.
L'analyse qui ferme l'évaluation reprend le geste du premier sujet — l'infinitif et le temps — sur trois phrases neuves, et pour six points au lieu de huit. Le barème se calcule sur les points de l'exercice, il ne se recopie pas d'un sujet à l'autre.
Les questions finales font dire où se trouve le verbe le plus souvent, ce qui arrive quand on se trompe de verbe, et donner l'infinitif d'une forme conjuguée.
Aucune phrase n'est reprise du sujet 1.
- Huit cases à remplir
- Trois verbes à analyser
- Un verbe en deux mots
Compétences travaillées
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Les deux transformations
Changer le temps d'une phrase, changer son sujet — et voir que le même mot bouge dans les deux cas.
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L'infinitif et le temps
Donner l'infinitif d'un verbe conjugué et nommer le temps auquel il est employé, parmi les quatre du programme.
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Conjugué ou non
Distinguer un verbe conjugué d'un infinitif, d'un nom ou d'un adverbe — et savoir qu'un mot n'a pas de classe hors d'une phrase.
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Les trois constituants
Reconnaitre le groupe sujet, le verbe et le complément, et savoir lesquels une phrase ne peut pas perdre.
Deux transformations, pas une
Tout le monde enseigne le changement de temps : « le chat dort » devient « le chat dormait », et le mot qui a bougé est le verbe. Le programme en nomme un second, et il le nomme dans la même phrase : « des transformations de personne et de temps ».
Ces cinq sujets les séparent. Le premier ne change que la personne, et rien d'autre — un contrôle le vérifie. Le second change le temps trois fois, puis la personne : c'est l'exemple du texte officiel, transposé.
Séparer les deux permet de voir laquelle est acquise. Un élève peut réussir le changement de temps et échouer sur la personne, parce que le second demande en plus de faire l'accord.
Le verbe qui tient en deux mots
Au passé composé, le verbe occupe l'auxiliaire et le participe passé. C'est la difficulté que le CE2 rencontre pour la première fois, et le programme met ce temps au même rang que les trois autres.
Le cinquième sujet fait donc découper quatre phrases en groupe sujet et verbe, dont l'une porte un verbe composé. Sa consigne l'annonce, et un contrôle vérifie que le tableau en porte bien un : une consigne qui annonce sans montrer serait un piège.
Le deuxième sujet le rencontre autrement, dans la transformation : « Je vois la mer » devient « J'ai vu la mer ». Deux mots au lieu d'un, et l'élision en prime.
Un mot n'a pas de classe hors d'une phrase
« La porte » est un nom ; « il porte un sac » est un verbe. C'est le même mot, et c'est la phrase qui décide. Un élève qui cherche le verbe dans une liste de mots ne peut pas répondre.
Le questionnaire du deuxième sujet est bâti là-dessus : les trois réponses proposées sont toujours des mots de la phrase, jamais des mots venus d'ailleurs, et l'un d'eux au moins peut être un verbe dans une autre phrase.
Le tri du troisième sujet pose la même question autrement : il mêle des formes conjuguées à des noms et à des adverbes, et demande de séparer les deux. Les formes conjuguées y sont toutes produites par le moteur, jamais saisies.
Méthode et vérification
Aucune forme verbale n'est écrite dans le module : chaque phrase déclare un verbe, un temps et une personne, et le moteur de conjugaison calcule la forme. Le corrigé la recalcule par le même chemin, si bien qu'il ne peut pas contredire son énoncé. Les deux transformations que le programme nomme sont séparées : le premier sujet ne change que la personne, le second change le temps puis la personne, comme l'exemple du texte officiel. Un contrôle vérifie que les quatre temps du CE2 sont tous évalués et qu'aucun temps du cycle 3 ne s'est glissé dans un sujet — le moteur sait le passé simple, le programme ne le demande pas ici. Un autre compare les phrases à celles de l'article d'exercices : aucune ne reparait. Un troisième vérifie qu'un exercice n'imprime jamais ce que son voisin demande de trouver, et un quatrième que la bonne réponse d'un questionnaire ne reste pas à la même place. Enfin, les leurres d'un questionnaire sont toujours des mots de la phrase, et l'un d'eux au moins est un mot qui peut être un verbe ailleurs.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, parties « Étude de la langue » et « Se repérer dans la phrase simple ».