Ce qui varie d'un sujet à l'autre
Les chapitres précédents donnaient à chaque sujet ses propres organismes. Le système solaire, lui, est unique : on ne peut pas en inventer un second.
Ce qui distingue les cinq sujets est donc ailleurs — dans la question posée, dans les planètes sur lesquelles elle porte, et dans les données du schéma. Un contrôle vérifie avant chaque génération qu'aucun schéma d'évaluation ne porte les mêmes données que son homologue des fiches d'exercices.
L'axe masque Vénus et Uranus là où les fiches masquaient la Terre et Saturne. Le tableau porte sur quatre autres planètes. Et le tri change de critère : il range par la taille, non par la distance.
Les sujets sortent en noir et blanc, comme toutes les évaluations du site : ils sont faits pour être photocopiés.
1 sur 5
Évaluation 1 — situer la Terre dans le système solaire
Compléter un axe de vraies distances, ranger les planètes par leur taille.
Le premier sujet fait compléter un axe des distances, deux noms effacés, puis donner le rang de la Terre et sa distance au Soleil. Situer, c'est donner un rang et une mesure, pas seulement pointer une position.
L'exercice 2 range sept planètes par leur taille, la Terre exclue, et sa question examine une corrélation apparente : les plus proches sont-elles les plus petites ? Presque — les trois plus petites sont bien proches, mais la règle n'est pas parfaite, et le sujet demande de le dire.
Le dernier exercice fait citer les huit planètes dans l'ordre, puis compter celles qui séparent le Soleil de la ceinture d'astéroïdes. Compter suppose de savoir si l'on inclut ou non les extrémités, et c'est une source d'erreur que le sujet met à l'épreuve.
Une remarque n'est une règle que si elle vaut pour les huit sans exception.
- Retrouver une planète par son rang
- Ranger par la taille, non par la distance
- Les huit planètes dans l'ordre
2 sur 5
Évaluation 2 — comparer les planètes
Relier l'éloignement à la durée du tour, et distinguer la taille de la distance.
Le tableau de l'exercice 1 croise distances et durées de révolution, deux cases effacées. Sa seconde question fait constater que les deux colonnes montent ensemble : quand la distance augmente, la durée du tour augmente aussi.
Le QCM de l'exercice 2 fait choisir des conclusions tirées du tableau, et exige une justification chiffrée : Mars met 687 jours, contre 365 pour la Terre. Citer les deux nombres est ce qui transforme une affirmation en démonstration.
Le dernier exercice sépare deux classements qu'on confond volontiers. Mercure est la plus proche, Neptune la plus lointaine ; mais la plus grande, Jupiter, n'est ni l'une ni l'autre — elle est la cinquième. Taille et distance sont deux grandeurs indépendantes.
Comparer, ce n'est pas estimer : on pose les deux nombres.
- Plus loin, plus longtemps
- Une année sur Mars
- La taille ne suit pas la distance
3 sur 5
Évaluation 3 — le jour et la nuit
Relier la forme de la Terre et sa rotation à ce qu'on observe.
Le schéma de l'exercice 1 montre la Terre éclairée par un Soleil lointain. Le sujet fait expliquer pourquoi une moitié seulement est éclairée — parce que la Terre est une sphère — puis nommer le mouvement qui fait passer un endroit de la lumière à l'ombre.
L'exercice 2 relie chaque cause à son effet, et sa question redit pourquoi il ne fait pas nuit partout en même temps. La lumière du Soleil n'éclaire jamais qu'une moitié du globe, et l'autre moitié est dans la nuit au même instant.
Le dernier exercice corrige deux formulations. « Le Soleil se lève » décrit ce qu'on voit, non ce qui se passe : c'est la Terre qui tourne. Et la nuit ne vient pas de ce que le Soleil s'éteindrait ou s'éloignerait — elle vient de la rotation, et d'elle seule.
C'est aussi pour cela qu'il n'est pas la même heure partout sur la Terre.
- La forme impose, le mouvement produit
- Ce n'est pas le Soleil qui se lève
- La nuit ne vient pas d'un éloignement
4 sur 5
Évaluation 4 — le cycle des saisons
Nommer les quatre saisons sur le cercle, et donner deux arguments contre l'explication par la distance.
L'exercice 1 fait nommer les quatre saisons sur un schéma du tour de la Terre, dans l'ordre, puis mesurer le temps qui sépare deux passages par la même position : 365 jours, une année complète.
L'exercice 2 demande la carte des deux mouvements en quatre branches. Les distinguer est le point du sujet : la rotation donne le jour et la nuit, la révolution donne les saisons, et l'une n'explique jamais ce que l'autre produit.
Le dernier exercice écarte l'explication fausse. Quand c'est l'été en France, c'est l'hiver en Australie, alors que la distance au Soleil est la même pour les deux. Et cette distance ne varie que de cinq millions de kilomètres sur cent cinquante — bien trop peu pour expliquer les saisons.
La troisième branche de la carte est celle qu'il ne faut pas oublier : elle dit ce qui NE fait PAS les saisons.
- Les quatre saisons dans l'ordre
- Deux arguments, un seul suffit
- Moins de quatre pour cent d'écart
5 sur 5
Évaluation 5 — tout relier
Reconstituer une chaîne de causes et repérer une confusion entre les deux mouvements.
Le dernier sujet reconstitue une chaîne de causes, une étape effacée, et demande quelle serait la dernière étape si l'on suivait l'autre mouvement. La réponse est le cycle des saisons : les deux chaînes sont parallèles et ne se croisent pas.
Les trois copies de l'exercice 2 contiennent la confusion attendue — attribuer les saisons à la rotation, ou le jour et la nuit à la révolution. Nommer la confusion demande de savoir quel mouvement produit quel effet, et en combien de temps.
Le dernier exercice fait situer la Terre en une phrase, puis énoncer les trois conditions qui rendent la vie possible : une atmosphère, une température qui laisse l'eau liquide, et cette eau elle-même. Les trois tiennent à la distance au Soleil, ce qui referme le chapitre sur son point de départ.
Retenir les deux durées suffit à ne plus confondre les deux mouvements.
- Une chaîne de causes complète
- Deux mouvements, deux durées
- Huit planètes, pas neuf
Compétences travaillées
-
Situer la Terre
Troisième planète depuis le Soleil, à 150 millions de kilomètres, entre Vénus et Mars.
-
Deux mouvements, deux conséquences
Un tour sur elle-même en 24 heures donne le jour et la nuit ; un tour du Soleil en 365 jours donne le cycle des saisons.
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La forme impose, le mouvement produit
La Terre est une sphère : le Soleil n'en éclaire qu'une moitié. C'est sa rotation qui fait passer chaque endroit de l'une à l'autre.
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Pas la distance
Elle ne varie que de moins de quatre pour cent dans l'année, et la Terre est au plus près du Soleil début janvier.
Comment ces sujets évitent la réponse apprise par cœur
Un élève qui aurait retenu les deux planètes effacées des fiches d'exercices ne doit pas s'en servir ici. Un contrôle compare, schéma par schéma, les données des deux articles : si l'une était identique, la génération s'arrête.
L'axe masque donc Vénus et Uranus, quand les fiches masquaient la Terre et Saturne. Le tableau porte sur Vénus, Mars, Saturne et Uranus, quand les fiches portaient sur Mercure, la Terre, Jupiter et Neptune.
Le tri, lui, change carrément de critère : il range les planètes par leur taille et non par leur distance. Cela mesure autre chose, et cela apprend quelque chose de plus — la Terre est plus grande que les trois autres planètes intérieures.
L'erreur que quatre sujets sur cinq font travailler
Confondre les deux mouvements de la Terre est l'erreur la plus fréquente du chapitre. Elle donne des phrases qui se tiennent : « la Terre fait le tour du Soleil en vingt-quatre heures, ce qui donne le jour et la nuit ».
Les deux durées suffisent à la défaire : vingt-quatre heures pour le tour sur elle-même, trois cent soixante-cinq jours pour le tour du Soleil. Le premier donne le jour et la nuit, le second les saisons.
La seconde erreur, plus tenace, attribue les saisons à la distance. Le module de calcul refuse de la produire, et les corrigés donnent deux arguments pour l'écarter — dont un qu'on peut se rappeler sans rien calculer.
Méthode et vérification
Cinq sujets originaux notés sur vingt, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Distances, durées et rangs sont calculés par un module qui vérifie que l'ordre par la distance coïncide avec l'ordre déclaré et que la durée du tour augmente avec l'éloignement. Un contrôle compare les données de chaque schéma à celles des fiches d'exercices et refuse toute reprise. Sujets et corrigés en noir et blanc.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Sciences et technologie », thème « La planète Terre. Les êtres vivants dans leur environnement ».
- Arrêté du 5 juin 2026, article 3 — nouveau programme de sciences applicable au CM2 à la rentrée 2027-2028 seulement.