SVT · 6ème · Évaluation

Évaluation SVT 6ème : Les Êtres Vivants et la Cellule (PDF & Corrigé)

Cinq évaluations de SVT pour la classe de sixième, chacune sur 20 points, sur les êtres vivants et la cellule. Elles suivent les deux attendus du programme et rien d'autre : réaliser et représenter des observations microscopiques, et identifier la cellule comme l'unité commune à tous les êtres vivants. Chacune comporte une cellule à légender, un microscope à annoter ou un champ d'observation à lire.

6ème SVT Évaluation
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Un microscope optique de collège et, à côté, le champ circulaire que l'on voit dans l'oculaire, contenant plusieurs cellules arrondies pourvues d'un noyau.

Ce que la sixième demande vraiment sur la cellule

Beaucoup de fiches sur la cellule en sixième font apprendre la paroi, les chloroplastes, la vacuole et l'ADN. C'est la comparaison classique entre cellule animale et cellule végétale, celle qu'on retrouve partout. Elle n'est pas au programme de ce niveau : aucun de ces quatre mots n'apparaît une seule fois dans le programme de sciences et technologie du cycle 3.

Ce que le texte officiel demande tient en deux lignes. D'abord : « Réaliser et représenter des observations microscopiques de cellules, issues de tissus animaux et végétaux et d'organismes unicellulaires. » Ensuite : « Identifier la cellule comme l'unité structurale commune à tous les êtres vivants. » C'est tout, et c'est déjà beaucoup.

Le premier attendu contient un verbe qu'on oublie souvent : représenter. L'élève de sixième ne doit pas seulement regarder dans l'oculaire, il doit produire un dessin d'observation avec son titre, son grossissement et ses légendes. C'est une compétence, elle s'évalue, et elle est absente de la plupart des fiches disponibles.

Ces cinq évaluations s'en tiennent à ces deux attendus. Elles font légender des cellules, annoter un microscope, lire et compter des champs d'observation, corriger des dessins mal faits, et conclure sur l'unité du vivant.

1 sur 5

Évaluation 1 — l'épiderme d'oignon

La séance de travaux pratiques de bout en bout : une cellule à légender, le microscope à annoter, et un champ d'observation à lire.

Cette première évaluation suit l'ordre d'une séance réelle. L'exercice 1 pose la question du chapitre — qu'ont en commun un chêne, une souris et une levure ? — et la réponse attendue est celle du programme : tous les trois sont formés de cellules.

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L'exercice 2 fait légender une cellule d'épiderme d'oignon. Trois légendes seulement : membrane, noyau, cytoplasme. Ce sont les trois éléments que le microscope d'un collège permet de distinguer, et les seuls que la sixième demande de nommer.

L'exercice 3 fait annoter le microscope : oculaire, tube, vis de mise au point, objectif, platine, pied. Ce sont les pièces que l'élève manipule pendant la séance ; savoir les nommer, c'est pouvoir suivre un protocole.

L'exercice 4 donne un champ d'observation et demande de compter les cellules entières. C'est une question de lecture, pas de mémoire : la réponse est dans le dessin. La dernière question fait passer de l'observation à la conclusion.

Évaluation à donner juste après la séance de travaux pratiques : elle en reprend le déroulement, de la préparation au compte rendu.

  • Trois légendes, pas davantage
  • Six pièces du microscope
  • Compter dans le champ
  • De l'observation à la conclusion

2 sur 5

Évaluation 2 — la cellule de la joue

Un QCM sur l'unité cellulaire, le calcul du grossissement, une cellule animale à légender et un tri entre unicellulaires et pluricellulaires.

L'exercice 1 est un QCM dont la première ligne est la plus délicate : un être vivant est formé « d'au moins une cellule », et non « toujours de milliards ». La question qui suit demande d'expliquer pourquoi la seconde formule est fausse — un contre-exemple suffit.

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L'exercice 3 fait calculer un grossissement. Oculaire ×10 et objectif ×40 donnent ×400 ; le même oculaire avec l'objectif ×4 donne ×40. La dernière question inverse le problème : quel oculaire donne ×600 avec un objectif ×40 ? C'est une recherche de facteur manquant.

L'exercice 4 fait légender une cellule de la joue, avec les mêmes trois légendes que la cellule d'oignon de l'évaluation 1. La question qui suit demande de comparer les deux formes. C'est là que se joue le chapitre : les formes diffèrent, les éléments non.

Le tri final range six êtres vivants selon le nombre de leurs cellules, puis demande ce qu'ils ont malgré tout en commun. Le tableau donne lui-même la conclusion.

Les trois calculs de grossissement en font une évaluation utile aussi pour vérifier que le microscope est compris comme un instrument, et pas seulement comme un objet.

  • Au moins une cellule
  • Trois grossissements à calculer
  • Même éléments, formes différentes
  • Trier par le nombre de cellules

3 sur 5

Évaluation 3 — la goutte d'eau de mare

Le vocabulaire à relier, une paramécie à légender, l'usage du microscope, et quatre dessins d'observation à corriger.

L'exercice 1 fait relier quatre mots à leur définition, puis demande lequel ne désigne pas une partie de la cellule. La réponse est « la cellule » elle-même : distinguer le tout de ses parties évite la confusion la plus fréquente du chapitre.

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L'exercice 2 fait légender une paramécie. L'intérêt est ailleurs que dans les légendes : cet être vivant tient tout entier dans une seule cellule, et le dessin montre donc l'organisme complet.

L'exercice 4 est le cœur de l'évaluation. Quatre élèves ont rendu un dessin d'observation : l'un a colorié au feutre, l'autre a tracé ses légendes en travers du dessin, le troisième n'a rien écrit du tout. Il faut dire ce qui ne va pas et pourquoi.

C'est le verbe « représenter » du programme, mis à l'épreuve. Un dessin d'observation porte un titre, un grossissement et des légendes ; sans eux, il ne se comprend pas sans son auteur.

La chasse à l'erreur de l'exercice 4 est la plus utile de la série : elle traite une compétence que les fiches habituelles n'évaluent pas.

  • Le tout et ses parties
  • Un être vivant en une cellule
  • Les règles du dessin d'observation
  • Conclure en deux phrases

4 sur 5

Évaluation 4 — le carnet du naturaliste

Un tri entre ce qui est formé de cellules et ce qui ne l'est pas, un champ à identifier, le microscope, et un paragraphe à rédiger.

L'exercice 1 range six éléments selon qu'ils sont formés de cellules ou non, puis demande de nommer le critère employé. Nommer son critère est aussi important que trier juste.

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L'exercice 2 donne un champ d'observation et demande d'en déduire s'il s'agit d'une préparation animale ou végétale. La réponse tient à deux indices visibles : la forme des cellules et leur alignement. Elle se lit sur le dessin, pas dans le cours.

L'exercice 4 demande un court paragraphe avec quatre mots imposés : cellule, microscope, végétal, animal. C'est l'écrit attendu au cycle 3 — trois ou quatre phrases, une idée par phrase, un exemple à chaque fois.

L'évaluation se termine sur une cellule d'élodée à légender, avec une question sur ce qui, dans le dessin, indique qu'elle est végétale. La réponse est un critère d'observation, pas une connaissance à réciter.

C'est l'évaluation la plus complète des cinq : elle demande de trier, de lire une figure, d'annoter, de rédiger et de légender.

  • Nommer son critère de tri
  • Animale ou végétale ?
  • Un paragraphe, quatre mots imposés
  • Ce que le dessin montre

5 sur 5

Évaluation 5 — trois lames à identifier

Quatre affirmations à valider, le lexique du chapitre, une lame à identifier, un grossissement à retrouver, et la conclusion du chapitre.

L'exercice 1 propose quatre affirmations dont deux sont justes. Les deux fausses partagent le même défaut : elles généralisent trop. « Seuls les animaux sont formés de cellules » oublie les végétaux ; « un être vivant a toujours des milliards de cellules » oublie les unicellulaires.

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La question qui suit demande ce que ces deux erreurs ont en commun. C'est un réflexe utile bien au-delà de ce chapitre : une phrase qui commence par « seuls » ou « toujours » mérite qu'on lui cherche un contre-exemple.

L'exercice 3 donne un champ et demande d'identifier la préparation, puis pose une question que peu de fiches posent : en passant de ×100 à ×400, verra-t-on plus ou moins de cellules ? Moins — grossir, c'est voir mieux une petite partie, pas voir davantage.

L'évaluation se termine par la conclusion du chapitre, à écrire mot pour mot, et par une dernière question : cette conclusion repose-t-elle sur des observations ou sur une croyance ? Distinguer les deux fait partie des objectifs du thème.

Évaluation de fin de chapitre : elle suppose les trois observations faites et demande d'en tirer la conclusion générale.

  • Se méfier de « seuls » et « toujours »
  • Identifier une lame
  • Grossir, c'est voir moins
  • La conclusion du chapitre

Compétences travaillées

  • La cellule, unité commune

    Identifier la cellule comme l'unité structurale commune à tous les êtres vivants, végétaux comme animaux.

  • Observer au microscope

    Nommer les pièces de l'instrument, calculer un grossissement total, lire un champ d'observation.

  • Représenter une observation

    Produire un dessin d'observation complet : un titre, le grossissement employé, des légendes tracées vers l'extérieur.

  • Une cellule ou des milliards

    Distinguer les êtres vivants unicellulaires, comme la levure ou la paramécie, des êtres vivants pluricellulaires.

Pourquoi la paroi et les chloroplastes n'y sont pas

La comparaison entre cellule animale et cellule végétale, avec sa liste d'organites, est le passage obligé de presque toutes les fiches de sixième que l'on trouve en ligne. Elle vient d'un programme antérieur, et elle a survécu par habitude.

Le programme de sciences et technologie du cycle 3 ne la demande pas. Vérification faite sur le texte intégral : « paroi » n'y figure pas, « chloroplaste » non plus, ni « vacuole », ni « organite », ni « photosynthèse », ni « ADN ». Zéro occurrence pour chacun de ces six mots. La photosynthèse et les chloroplastes relèvent de la cinquième, l'ADN de la troisième.

Ce que la sixième doit reconnaître dans une cellule, c'est ce que l'on distingue avec le microscope d'un collège : un contour, un intérieur, un noyau. Les cellules de ces évaluations n'en montrent pas davantage, ce qui n'appauvrit rien — cela laisse la place à ce que le programme demande vraiment, et qui manquait : le dessin d'observation.

Le dessin d'observation, une compétence qui s'évalue

Le premier attendu du programme commence par deux verbes : « Réaliser et représenter des observations microscopiques ». Le second est le plus souvent oublié. Regarder dans l'oculaire ne suffit pas ; il faut rendre compte de ce que l'on a vu, et ce compte rendu obéit à des règles.

Un dessin d'observation porte un titre, qui dit ce que l'on a observé. Il porte le grossissement employé, sans lequel la taille de ce qui est dessiné ne veut rien dire. Il porte des légendes, tracées à la règle vers l'extérieur du dessin, jamais en travers. Il se fait au crayon, sans couleur.

La troisième évaluation fait corriger quatre dessins d'élèves qui enfreignent chacun une de ces règles. Diagnostiquer l'erreur d'un autre est plus efficace que de recevoir la règle : on ne la refait plus quand on sait la nommer.

Comment ces figures ont été produites

Les illustrations au trait de ces évaluations — le microscope, la cellule, le champ d'observation — sont des dessins au trait noir, produits pour cet article et annotés ici. Les traits de légende, eux, sont posés par calcul : chaque repère est une position fixe sur la figure, contrôlée sur le rendu, de sorte que le trait « noyau » aboutit bien sur le noyau.

Le nombre de cellules du champ d'observation a été compté sur la figure avant que la question ne soit écrite. C'est l'ordre qui compte : la question suit le dessin, jamais l'inverse. Une réponse ne peut donc pas contredire ce que l'élève a sous les yeux.

Les figures sont en noir et blanc pur, avec une charge d'encre comprise entre 1 % et 4 % : elles sortent nettes en photocopie, et ne noircissent pas la page.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur (Bulletin officiel n° 25 du 22 juin 2023), thème « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent », colonne « fin de sixième ». Vérification faite sur le texte officiel avant rédaction. Ce niveau n'attend que deux choses sur ce point : réaliser et représenter des observations microscopiques de cellules issues de tissus animaux, végétaux et d'organismes unicellulaires ; identifier la cellule comme l'unité structurale commune à tous les êtres vivants. Les cinq évaluations s'y tiennent. Les notions de paroi, chloroplaste, vacuole, organite, photosynthèse et ADN sont écartées : aucune n'apparaît une seule fois dans le programme du cycle, et le contrôle automatique refuse désormais toute fiche de sixième qui les emploierait. Les cellules montrées — épiderme d'oignon, cellule de la joue, paramécie, levure — possèdent toutes un noyau, et aucune fiche n'affirme que toute cellule en possède un, ce qui serait faux. Chaque chaîne de calcul des corrigés est recalculée par script avant publication, y compris les grossissements, et le total de chaque évaluation vérifié à 20 points.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une cellule ?
C'est l'unité qui compose tous les êtres vivants. Au microscope d'un collège, on y distingue une membrane qui l'entoure, un cytoplasme qui la remplit, et un noyau. Une cellule mesure quelques centièmes de millimètre : elle est invisible à l'œil nu.
Faut-il connaître la paroi et les chloroplastes en 6ème ?
Non. Ces mots n'apparaissent pas dans le programme de sciences et technologie du cycle 3, pas plus que « vacuole », « organite », « photosynthèse » ou « ADN ». La photosynthèse et les chloroplastes relèvent de la cinquième, l'ADN de la troisième. En sixième, on identifie la cellule comme unité commune, et on apprend à observer et à représenter.
Qu'est-ce qu'un dessin d'observation ?
C'est le compte rendu écrit de ce que l'on a vu au microscope. Il porte un titre, le grossissement employé et des légendes tracées à la règle vers l'extérieur du dessin. Il se fait au crayon, sans couleur. Le programme le demande explicitement : « réaliser et représenter des observations microscopiques ».
Comment calcule-t-on un grossissement ?
On multiplie le grossissement de l'oculaire par celui de l'objectif. Un oculaire ×10 avec un objectif ×40 donne un grossissement total de ×400 : l'objet apparaît quatre cents fois plus grand qu'à l'œil nu. Attention, plus on grossit, plus le champ observé est petit.
Un être vivant peut-il n'avoir qu'une seule cellule ?
Oui. La levure et la paramécie sont formées d'une seule cellule qui assure toutes les fonctions : se nourrir, se déplacer, se reproduire. On les dit unicellulaires. Le chêne, la souris et l'être humain sont pluricellulaires.
Comment distinguer une cellule animale d'une cellule végétale au microscope ?
Par ce que l'on voit, et non par une liste à réciter. Les cellules végétales, comme celles de l'épiderme d'oignon, sont allongées, à contour rectiligne, et rangées les unes contre les autres comme un mur de briques. Les cellules animales, comme celles de la joue, sont arrondies et disposées sans alignement.