SVT · 5ème · Exercice

Évaluation SVT 5ème : La nutrition chez les animaux (PDF & Corrigé)

Cinq fiches sur ce qui découpe réellement les aliments. Deux ouvriers y travaillent, et le second manquait entièrement à la version précédente de cette page : les micro-organismes. Une vache ne digère pas l'herbe — ses microbes le font pour elle, et le programme du cycle 4 nomme cette interaction.

5ème SVT Exercice
Durée 30 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux colonnes comparées : ce que nos enzymes découpent — amidon, protéines, lipides — et ce que nos microbes découpent — cellulose, bois, fibres végétales.

Deux ouvriers, et la page n'en connaissait qu'un

Le programme de SVT du cycle 4 nomme deux entrées pour la nutrition. La première porte sur l'organisation fonctionnelle jusqu'à l'échelle cellulaire — c'est l'objet de l'autre article du site. La seconde tient en quatre mots : « Nutrition et interactions avec des microorganismes ».

Sur 10 796 caractères, la version précédente de cette page comptait « micro-organisme » 0, « microbiote » 0, « bactérie » 0, « symbiose » 0 et « cellulose » 0. La sous-entrée n'existait pas.

Ce qu'elle traitait bien est gardé : les enzymes, leur spécificité, et l'expérience à l'eau iodée avec son témoin. C'est du cycle 4, et l'attendu de fin de cycle le réclame explicitement — « expliquer quelques processus biologiques […] jusqu'au niveau moléculaire ».

Ce qui l'ouvrait, en revanche, est retiré : les régimes alimentaires et la dentition. Le nouveau programme de sciences et technologie du cycle 3, arrêté du 5 juin 2026, les place au cours moyen et en sixième.

1 sur 5

Une clé, une serrure

Chaque enzyme ne découpe qu'un seul type d'aliment.

L'amylase découpe l'amidon, la pepsine les protéines, la lipase les lipides. Aucune ne sait faire le travail d'une autre : c'est la spécificité enzymatique.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Les deux colonnes de l'exercice d'association sont décalées, de sorte qu'aucune enzyme ne fasse face à son propre aliment. Un contrôle refuse toute feuille où ce serait le cas.

Le tableau qui suit demande où chaque enzyme agit et ce qu'elle donne : des sucres simples, des acides aminés, des acides gras.

Une question ferme la fiche sur la conséquence de cette spécificité : il faut plusieurs enzymes pour digérer un repas, parce qu'un repas contient plusieurs sortes d'aliments.

Une enzyme, un aliment — jamais deux.

  • L'amylase
  • La pepsine
  • La lipase
  • La spécificité

2 sur 5

L'expérience de l'amidon

Trois tubes, une seule différence à la fois.

Trois tubes attendent trente minutes : de l'amidon avec de l'amylase, de l'amidon seul, et de l'amidon avec de l'amylase préalablement bouillie.

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L'eau iodée devient bleu-noir en présence d'amidon. Elle reste jaune-orangé dans le premier tube seulement : l'amidon y a disparu.

Les deux autres sont des témoins, et ils ne font pas double emploi. Le premier montre que l'amidon ne disparaît pas tout seul ; le second, qu'une enzyme bouillie ne le découpe plus.

Le questionnaire porte sur la méthode expérimentale elle-même : à quoi sert un témoin, et pourquoi on ne fait varier qu'une seule chose à la fois.

L'observation ne prouve rien seule : c'est la comparaison qui prouve.

  • Le témoin
  • L'eau iodée
  • L'ébullition
  • La comparaison

3 sur 5

Les microbes qui digèrent pour nous

Une vache ne digère pas l'herbe : ses microbes le font pour elle.

C'est la sous-entrée que le programme nomme, et qui manquait entièrement : « Nutrition et interactions avec des microorganismes ».

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Trois hôtes, trois services. La vache loge dans sa panse des microbes qui découpent la cellulose de l'herbe ; le termite, dans son intestin, ceux qui découpent le bois ; l'être humain, dans son gros intestin, ceux qui digèrent les fibres que ses propres enzymes laissent intactes.

Chacun y gagne : les microbes sont logés et nourris, l'hôte obtient des nutriments qu'il ne saurait pas tirer seul de ce qu'il mange. C'est ce que l'on appelle une symbiose.

La fiche demande enfin un paragraphe rédigé, appuyé sur une liste de mots du chapitre — et refuse la généralisation qui fait des microbes des ennemis : ceux du tube digestif sont utiles, et même nécessaires.

Une vache privée de ses microbes mourrait de faim au milieu d'un pré.

  • Le micro-organisme
  • La cellulose
  • La symbiose
  • Le microbiote

4 sur 5

De l'aliment au nutriment

Quatre étapes, et deux ouvriers différents.

Une chaîne en quatre maillons, dont deux manquent : l'aliment est broyé, les enzymes le découpent, les nutriments traversent la paroi de l'intestin, le sang les emporte.

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Le premier maillon est mécanique, le deuxième chimique. Découper en morceaux plus petits n'est pas transformer en d'autres molécules : c'est la distinction que le chapitre demande.

Les villosités de l'intestin grêle augmentent la surface d'échange entre l'intestin et le sang. La fiche dit ce qu'elles font sans avancer la comparaison au court de tennis, que les mesures récentes ne soutiennent pas.

La dernière question réunit les deux articles du chapitre : nommer les deux ouvriers, et dire ce que chacun sait faire que l'autre ne sait pas.

Découper n'est pas transformer.

  • La digestion mécanique
  • La digestion chimique
  • La villosité
  • L'absorption

5 sur 5

Rédiger une conclusion

Quatre temps, toujours les mêmes, toujours dans cet ordre.

Une conclusion d'expérience tient en quatre temps : l'observation, la comparaison avec le témoin, l'interprétation, la conclusion.

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L'ordre n'est pas une convention d'écriture : c'est le raisonnement lui-même. On ne peut interpréter que ce qu'on a vu, et interpréter d'abord revient à décider du résultat avant de regarder.

La confusion la plus coûteuse en SVT sépare précisément l'observation de l'interprétation. La couleur de l'eau iodée se voit ; la disparition de l'amidon se déduit.

Le tableau applique les quatre temps à l'expérience de la fiche 2, ligne par ligne, et la dernière question demande de les rédiger d'affilée.

Ce qui se voit et ce qui se déduit ne s'écrivent pas au même endroit.

  • L'observation
  • La comparaison
  • L'interprétation
  • La conclusion

Compétences travaillées

  • Comprendre la spécificité enzymatique

    Savoir qu'une enzyme n'agit que sur un type d'aliment, et en tirer pourquoi il en faut plusieurs.

  • Interpréter une expérience à témoin

    Distinguer le tube testé des témoins, et dire ce que chacun écarte comme explication.

  • Expliquer une symbiose digestive

    Dire ce que l'hôte apporte aux micro-organismes, et ce que les micro-organismes lui rendent.

  • Rédiger une conclusion

    Écrire les quatre temps dans l'ordre, sans confondre ce qui se voit et ce qui se déduit.

Ce que nos enzymes ne savent pas faire

Nos enzymes découpent l'amidon, les protéines et les lipides. Elles ne savent pas découper la cellulose — la matière dont les végétaux font leurs parois.

C'est pourquoi une vache, qui ne mange que de l'herbe, ne digère pas l'herbe elle-même. Ce sont les micro-organismes logés dans sa panse, le premier de ses quatre estomacs, qui découpent la cellulose et libèrent des nutriments qu'elle peut ensuite absorber.

Le termite fait de même avec le bois, et l'être humain avec les fibres des végétaux : notre gros intestin héberge des micro-organismes qui digèrent ce que nos enzymes laissent intact, et qui fabriquent au passage certaines vitamines.

Le programme appelle cela des « interactions avec des microorganismes », et l'exemple de la vache en donne la mesure : privée de ses microbes, elle mourrait de faim au milieu d'un pré.

Pourquoi deux témoins, et pas un

Dans l'expérience de l'amidon, le tube qui compte est celui qui contient de l'amidon et de l'amylase active. À la fin, l'eau iodée y reste jaune-orangé : l'amidon a disparu.

Ce seul tube ne prouve rien. Peut-être l'amidon disparaît-il tout seul en trente minutes. Le premier témoin — de l'amidon seul — écarte cette explication : l'eau iodée y devient bleu-noir, donc l'amidon est toujours là.

Reste une seconde explication : peut-être n'est-ce pas l'action de l'enzyme, mais sa simple présence, ou la chaleur du bain-marie. Le second témoin — de l'amylase bouillie — l'écarte à son tour : l'enzyme y est bien présente, mais détruite, et l'amidon reste.

Deux témoins pour deux explications concurrentes. C'est la règle générale : on ne fait varier qu'une chose à la fois, et il faut autant de témoins que d'explications à écarter.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4 (BO n° 31 du 30 juillet 2020), sous-entrée « Nutrition et interactions avec des microorganismes » et attendu de fin de cycle « jusqu'au niveau moléculaire ». Le résultat du test à l'eau iodée est déduit de la composition de chaque tube ; la spécificité enzymatique est vérifiée dans la table avant production.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de sciences de la vie et de la Terre du cycle 4, BO n° 31 du 30 juillet 2020 (annexe 3 de l'arrêté du 17 juillet 2020).
  • Programme de sciences et technologie des cycles 2 et 3, arrêté du 5 juin 2026 — pour établir ce qui relève du cycle 3.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la spécificité enzymatique ?
C'est le fait qu'une enzyme n'agit que sur un seul type d'aliment. L'amylase découpe l'amidon, la pepsine les protéines, la lipase les lipides — et aucune ne sait faire le travail d'une autre. C'est pourquoi il faut plusieurs enzymes pour digérer un repas.
Pourquoi faut-il un témoin dans une expérience ?
Parce que l'observation seule ne prouve rien. Si l'amidon disparaît dans un tube contenant de l'amylase, il faut encore écarter l'idée qu'il disparaîtrait tout seul : c'est le rôle du tube témoin, identique en tout sauf sur le point que l'on teste.
Une vache digère-t-elle vraiment l'herbe ?
Pas elle-même. Aucune de ses enzymes ne sait découper la cellulose de l'herbe. Ce sont les micro-organismes logés dans sa panse qui s'en chargent et libèrent des nutriments qu'elle peut absorber. Privée de ces microbes, elle mourrait de faim au milieu d'un pré.
Les micro-organismes sont-ils dangereux ?
Certains seulement. Ceux du tube digestif sont utiles, et même nécessaires : ils digèrent des fibres que nos propres enzymes laissent intactes et fabriquent certaines vitamines. Confondre tous les micro-organismes avec des microbes pathogènes est une généralisation abusive.

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