Mathématiques · CM2 · Évaluation

Évaluation sur les Triangles CM2 (PDF + Corrigé)

Cinq évaluations à imprimer sur les triangles au CM2. Le programme demande de les reconnaître en s'appuyant sur leur définition, d'en connaître les propriétés, de les construire à la règle, à l'équerre et au compas, et d'élaborer un programme de construction.

CM2 Mathématiques Évaluation
Durée 25 min par évaluation
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois triangles nommés par leurs longueurs : isocèle, équilatéral, quelconque.

Reconnaître par la définition, puis construire

Le programme du CM2 demande de « reconnaître et nommer les figures suivantes en s'appuyant sur leur définition : triangle, triangle rectangle, triangle isocèle, triangle équilatéral ». La formule compte : reconnaître par la définition, et non à vue.

Il demande ensuite d'en « connaître les propriétés […] des égalités de longueurs et d'angles », puis de « reproduire ou construire » ces figures « avec une règle graduée, une équerre ou un compas », et enfin d'« élaborer un programme de construction ».

Quatre gestes, donc : nommer, décrire, construire, écrire. Le dernier est le plus exigeant, parce qu'il oblige à dire ce qu'on fait — et un programme incomplet se repère immédiatement : celui qui l'exécute n'obtient pas la figure.

Trois notions souvent enseignées à ce niveau n'y figurent pas : l'aire du triangle, le rapporteur et la somme des angles. Elles viennent plus tard, et les traiter ici prend la place de ce que le CM2 demande vraiment.

1 sur 5

Reconnaître par la définition

Trois longueurs, et la définition qui va avec.

Quatre triangles donnés par leurs seules longueurs, et deux colonnes à remplir : la nature, et la raison. C'est la raison qui compte — elle oblige à revenir à la définition.

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Aucun des quatre n'est rectangle, et une question dit pourquoi : trois longueurs ne disent pas s'il y a un angle droit. Au CM2, on le reconnaît sur la figure, à l'équerre. Le triangle rectangle est donc travaillé plus loin, sur des figures.

Une question porte sur un point que beaucoup de fiches tranchent mal : un triangle équilatéral est aussi isocèle, puisque la définition de l'isocèle demande au moins deux côtés égaux.

La dernière fait constater qu'un triplet de longueurs ne donne pas toujours un triangle. 1, 2 et 9 cm : les arcs de compas ne se croiseraient jamais.

La raison compte autant que le nom.

  • Quatre triangles
  • La raison
  • Équilatéral et isocèle
  • Un triangle impossible

2 sur 5

Les propriétés

Des égalités de longueurs, et des égalités d'angles.

Deux figures : un triangle rectangle de côtés 3 et 4 cm, et un triangle isocèle. Les propriétés se lisent sur elles, pas dans une leçon.

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Le programme demande de connaître « les égalités de longueurs et d'angles » de chaque figure usuelle. Pour l'isocèle, ce sont deux côtés de même longueur — et, moins souvent dit, deux angles égaux à la base.

Une question porte sur le troisième côté du triangle rectangle : il mesure 5 cm, et on le lit à la règle graduée. Au CM2, on mesure ; on ne calcule pas.

Le QCM ferme sur l'instrument : l'angle droit se vérifie à l'équerre. Le rapporteur ne relève pas de ce niveau.

Deux côtés égaux entraînent deux angles égaux.

  • Deux figures
  • Longueurs égales
  • Angles égaux
  • L'équerre

3 sur 5

Construire un triangle rectangle

La règle graduée, puis l'équerre.

Un modèle à reproduire, et le programme de construction qui l'accompagne. Quatre étapes, chacune avec un seul instrument.

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L'ordre n'est pas indifférent : on ne peut pas élever une perpendiculaire avant d'avoir le segment sur lequel l'élever. Une question le fait dire.

La vérification est intégrée : une fois la figure tracée, le troisième côté doit mesurer 5 cm. Si la mesure ne tombe pas, l'angle droit n'était pas droit.

C'est le contrôle que le CM2 peut faire lui-même, sans autre outil que sa règle.

Si la mesure ne tombe pas, l'angle droit n'était pas droit.

  • Un modèle
  • Quatre étapes
  • L'équerre
  • La vérification

4 sur 5

Construire au compas

Deux arcs qui se croisent, et le sommet est trouvé.

Deux constructions au compas : un triangle isocèle 5-5-8, puis un équilatéral de 6 cm de côté. Les deux programmes sont donnés en entier.

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Une question explique ce que fait le compas : il reporte une longueur. Chaque arc contient tous les points situés à cette distance de l'extrémité, et leur intersection est donc à la bonne distance des deux à la fois.

Ce que les deux programmes ont en commun devient alors visible : même geste, deux ouvertures différentes.

La chasse à l'erreur reprend le triangle impossible et le rapporteur mal employé — les deux fautes que ces fiches visent.

Le compas reporte une longueur : c'est tout ce qu'il fait.

  • Deux programmes
  • Le compas
  • Deux ouvertures
  • Trois copies

5 sur 5

Élaborer un programme de construction

Écrire ce qu'un autre devra faire.

C'est l'objectif que la version précédente ne mentionnait pas une fois. L'élève écrit lui-même les étapes de construction d'un triangle quelconque de côtés 4, 6 et 7 cm.

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Une question donne le seul contrôle qui vaille : donner le programme à quelqu'un qui n'a pas vu la figure. S'il obtient le même triangle, le programme est complet.

Le tri final classe les étapes par instrument, et fait apparaître qu'une seule ne peut pas être déplacée — la première, puisque sans le segment de départ on ne sait pas d'où tracer les arcs.

La dernière question dit ce qui rend une étape exécutable : la mesure et l'instrument. « Trace un segment » ne suffit pas ; « trace un segment de 4 cm » suffit.

Un programme s'exécute, il ne se relit pas.

  • Écrire les étapes
  • Le contrôle
  • Par instrument
  • L'ordre

Compétences travaillées

  • Nommer

    Reconnaître un triangle rectangle, isocèle ou équilatéral en s'appuyant sur sa définition.

  • Décrire

    Connaître les égalités de longueurs et d'angles de chaque figure usuelle.

  • Construire

    Tracer un triangle à la règle graduée, à l'équerre ou au compas.

  • Écrire

    Élaborer un programme de construction exécutable par quelqu'un d'autre.

Trois notions qui ne sont pas au programme du cycle 3

L'aire du triangle d'abord. L'expression « aire d'un triangle » ne figure pas une seule fois dans le programme de mathématiques du cycle 3. Les objectifs d'aire du CM2 sont explicites : comparer des aires, en déterminer, connaître les unités cm², dm², m², convertir, et « déterminer l'aire d'un carré ou d'un rectangle ». Le triangle n'y est pas, et il n'y est pas davantage en sixième.

Le rapporteur ensuite. Le texte est direct : « l'utilisation d'un instrument de mesure des angles (rapporteur) ne relève pas du CM2 et sera introduite au collège ». Au cours moyen, l'angle droit se trace et se vérifie à l'équerre, et « les élèves ne travaillent qu'avec des angles saillants ».

La somme des angles enfin. L'expression compte zéro occurrence dans le programme du cycle 3. Elle appartient au collège, où elle se démontre.

Ces trois notions ne sont ni fausses ni inutiles : elles viennent plus tard. Les traiter au CM2 prend la place des quatre gestes que le niveau demande, et qui sont largement suffisants pour occuper l'année.

Pourquoi « en s'appuyant sur leur définition »

La formule revient plusieurs fois dans le programme, et elle vise une habitude précise : un élève reconnaît un carré parce qu'il ressemble à un carré, et se trompe dès que la figure est posée de travers.

Reconnaître par la définition, c'est vérifier la condition écrite. Un triangle isocèle a deux côtés de même longueur — on les mesure, ou on lit le codage. Un triangle rectangle a un angle droit — on l'éprouve à l'équerre.

Cette exigence explique aussi le codage, que le programme range parmi les notations usuelles : les traits sur deux côtés disent qu'ils sont égaux, le petit carré dit l'angle droit. Le codage porte l'information que le dessin ne garantit pas.

Elle explique enfin pourquoi ces fiches donnent des longueurs plutôt que des figures à l'échelle. Un dessin d'imprimante n'est jamais exact ; une longueur écrite, si.

Le programme de construction, un objectif à part entière

« Élaborer un programme de construction » figure parmi les objectifs de géométrie du CM2, à côté de « construire » et de « reproduire ». Ce n'est pas la même compétence.

Construire, c'est faire. Élaborer un programme, c'est dire comment faire — à quelqu'un qui ne voit pas la figure. L'élève doit alors expliciter ce qu'il faisait sans y penser : quel segment d'abord, quelle ouverture de compas, quel instrument.

Le contrôle est immédiat et il ne demande pas d'enseignant : on donne le programme à un camarade. S'il obtient la même figure, le programme est complet ; sinon, il manque une mesure ou une étape.

C'est aussi le meilleur exercice de langage géométrique que le niveau propose, et le programme y insiste : « il est particulièrement important que le professeur s'exprime dans un langage adéquat utilisant un vocabulaire géométrique précis et qu'il encourage les élèves à se l'approprier ».

Méthode et vérification

Le programme de référence est l'arrêté du 10 avril 2025 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), publié au BO n° 16 du 17 avril 2025 ; son article 3 en fixe l'application au cours moyen deuxième année à la rentrée 2026-2027. Recherche sur le texte intégral : « aire d'un triangle » et « somme des angles » comptent zéro occurrence ; « rapporteur » en compte une, pour en exclure l'usage au CM2 — « son utilisation ne relève pas du CM2 et sera introduite au collège ». La version précédente traitait ces trois notions (aire 13, hauteur 5, rapporteur 2, somme des angles 1) et ne mentionnait pas les objectifs réels du niveau : définition 0, codage 0, reproduire 0, programme de construction 0, construire 1, propriété 1. L'article a été rebâti sur les quatre gestes que le programme demande : reconnaître en s'appuyant sur la définition, connaître les propriétés d'égalité de longueurs et d'angles, construire à la règle graduée, à l'équerre ou au compas, et élaborer un programme de construction. Le module de production déduit la nature d'un triangle de ses trois longueurs déclarées, vérifie son existence par l'inégalité triangulaire, produit les programmes de construction avec l'instrument que chaque étape demande, et refuse les trois notions hors programme en indiquant leur niveau. Les triangles rectangles dessinés sont des triplets pythagoriciens, de sorte que leurs sommets tombent sur des coordonnées entières.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Quels triangles le CM2 doit-il connaître ?
Le triangle, le triangle rectangle, le triangle isocèle et le triangle équilatéral. Le programme demande de les reconnaître « en s'appuyant sur leur définition ».
Un triangle équilatéral est-il isocèle ?
Oui. La définition de l'isocèle demande au moins deux côtés de même longueur ; l'équilatéral en a trois. On le nomme cependant par sa nature la plus précise.
Calcule-t-on l'aire d'un triangle au CM2 ?
Non. L'expression « aire d'un triangle » ne figure pas dans le programme du cycle 3 : les objectifs d'aire du CM2 s'arrêtent à l'aire d'un carré ou d'un rectangle.
Utilise-t-on le rapporteur au CM2 ?
Non. Le programme précise que « l'utilisation d'un instrument de mesure des angles (rapporteur) ne relève pas du CM2 et sera introduite au collège ». L'angle droit se vérifie à l'équerre.
Comment construire un triangle isocèle ?
On trace la base à la règle graduée, puis on ouvre le compas de la longueur des côtés égaux et on trace un arc depuis chaque extrémité. Leur intersection est le sommet.
Qu'est-ce qu'un programme de construction ?
La suite des étapes à suivre pour tracer une figure, écrite pour quelqu'un qui ne l'a pas vue. Chaque étape donne une mesure et un instrument. On le vérifie en le faisant exécuter.

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