Français · CE2 · Évaluation

Évaluation le sujet du verbe CE2 : trouver le noyau, puis accorder (PDF + corrigés)

Le mot le plus proche du verbe n'est pas le sujet.

CE2 Français Évaluation
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Une phrase à deux noms, et les deux terminaisons possibles du verbe.

Ce que ces sujets évaluent

Trouver le groupe sujet quelle que soit sa place, lire son nombre sur le noyau et non sur le dernier mot, écrire la terminaison que ce nombre commande, remplacer un groupe par un pronom et l'inverse, et juger un raisonnement orthographique.

Aucune phrase de l'article d'exercices ne reparait ici : un contrôle compare les deux jeux. Une évaluation qui rejouerait les phrases de la séance ne mesurerait que la mémoire de la séance.

Les cinq couples de formats sont eux aussi les cinq que la séance n'emploie pas.

1 sur 5

Sujet 1 — le sujet change, le verbe suit

Une phrase à récrire quatre fois, puis trois terminaisons à choisir entre de vraies formes du même verbe.

Une phrase de départ, quatre transformations. Le sujet passe au pluriel, devient « nous », puis « tu » — et le verbe suit à chaque fois.

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La quatrième transformation est celle qui compte : le groupe sujet est rallongé de deux mots, « les lampes du couloir », et le verbe ne change pas. Ajouter des mots ne change pas le nombre d'un groupe.

Le questionnaire qui suit demande la terminaison. Les trois réponses proposées sont de vraies formes du même verbe, à d'autres personnes : un contrôle refuse tout choix que le moteur de conjugaison ne saurait produire.

Les trois sujets sont des pièges de nombre : « la boite de crayons » finit par un pluriel et commande un singulier, « le maitre et les élèves » est un sujet double.

Les questions finales font nommer la question qui trouve le sujet, la terminaison du pluriel, et dire pourquoi elle s'oublie si facilement.

Un groupe rallongé garde son nombre.

  • Quatre phrases à récrire
  • Trois terminaisons à choisir
  • Un groupe rallongé

2 sur 5

Sujet 2 — où est le groupe sujet ?

Quatre phrases dont deux ont leur sujet après le verbe, puis six groupes à ranger selon leur nombre.

Quatre phrases, et pour chacune trois morceaux proposés. Un seul est le groupe sujet complet, et les deux autres sont des morceaux de la phrase — un contrôle refuse tout choix venu d'ailleurs.

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Deux de ces phrases ont leur sujet APRÈS le verbe : « Devant l'école patientent les parents ». La consigne l'annonce, et un contrôle vérifie qu'il y en a bien au moins deux.

C'est le cas que la place seule ne permet pas de résoudre : il faut poser la question, pas regarder devant le verbe.

Le tri qui suit demande le nombre de six groupes. Chacun porte un dernier mot qui contredit son noyau, et un contrôle refuse tout groupe qui ne piègerait personne : sans ce piège, le tri se ferait sur la dernière lettre.

Les questions finales font nommer le mot qui commande, dire si le sujet est toujours devant, et encadrer un sujet pluriel par « ce sont … qui ».

Deux phrases ont leur sujet après le verbe.

  • Quatre groupes à repérer
  • Six groupes à ranger
  • Le sujet passe derrière

3 sur 5

Sujet 3 — une terminaison qui ne s'entend pas

Huit formes verbales à ranger selon le nombre de leur sujet, puis trois groupes à remplacer par un pronom.

Huit formes verbales, quatre au singulier et quatre au pluriel, toutes à la troisième personne. Ce sont celles qui se prononcent pareil et s'écrivent autrement.

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Deux verbes irréguliers du programme y figurent, aller et prendre, dont le pluriel s'entend : « il va » et « ils vont » ne se confondent pas. La comparaison rend la marque muette plus visible.

Toutes les formes sont produites par le moteur de conjugaison, jamais saisies : le corrigé ne peut donc pas contredire l'énoncé.

L'association qui suit va du groupe nominal vers le pronom. Trois groupes, trois pronoms, et « toi et moi » qui se remplace par « nous » — la substitution la plus difficile du niveau.

Les questions finales font donner la terminaison du pluriel, remplacer un groupe féminin pluriel, et trancher entre « ils » et « elles » quand le groupe est mêlé.

Les huit formes sortent du moteur de conjugaison.

  • Huit formes à ranger
  • Trois pronoms à relier
  • Deux irréguliers pour comparer

4 sur 5

Sujet 4 — du pronom au groupe

Quatre pronoms à relier au groupe qu'ils remplacent, puis trois dictées à corriger.

Le programme demande la substitution « et inversement ». Le sujet 3 allait du groupe vers le pronom ; celui-ci fait le chemin inverse, et un contrôle vérifie que les deux ne vont pas dans le même sens.

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Quatre pronoms, quatre groupes, et le genre comme le nombre décident seuls : « elles » ne peut relier que « les abeilles ».

La chasse aux erreurs qui suit montre trois phrases écrites sous la dictée. Juste ou faux se calcule : on compare la personne employée à celle que le sujet commande.

Les deux fautes sont la même, et c'est celle du niveau : accorder avec le mot le plus proche. « Le bouquet de roses durent » et « Sur la table restent un cahier » se trompent de noyau.

Les questions finales font donner un exemple du sens inverse, nommer le mot qui donne son nombre au verbe, et récrire une phrase avec « ils ».

Les deux associations vont en sens contraire.

  • Quatre pronoms à relier
  • Trois dictées à corriger
  • Du pronom vers le groupe

5 sur 5

Sujet 5 — le raisonnement lui-même

Quatre élèves disent pourquoi ils ont écrit cette terminaison. Deux ont invoqué le mauvais mot.

Quatre élèves disent pourquoi ils ont écrit cette terminaison. Ce n'est plus la forme qu'on juge, c'est le raisonnement : quel mot ont-ils invoqué ?

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Deux se sont trompés de mot. Alba a regardé « les voisins », Timo « les marchandises » — dans les deux cas le mot le plus proche du verbe, dans les deux cas un mot du groupe sujet sans en être le noyau.

Chaque copie montre la phrase dont elle parle. C'est une correction faite en cours de route : sans la phrase, le raisonnement était injugeable, et l'élève n'avait que l'affirmation de son camarade à croire ou à refuser.

La transformation qui ferme l'évaluation part du pluriel pour aller au singulier — le chemin inverse du premier sujet, et un contrôle vérifie que les deux ne partent pas du même nombre.

Les questions finales font dire ce qu'on cherche en premier, ce qu'on se dit dans sa tête avant d'écrire un verbe, et si le mot le plus proche est toujours le sujet.

Chaque copie montre la phrase dont elle parle.

  • Quatre raisonnements à juger
  • Trois phrases à récrire
  • La phrase est montrée

Compétences travaillées

  • Le noyau du groupe

    Trouver le mot qui commande le verbe, même quand un autre nom se glisse juste avant lui.

  • Une marque qu'on n'entend pas

    Écrire -nt quand le sujet est au pluriel — la terminaison que l'oreille ne signale jamais.

  • Le pronom, dans les deux sens

    Remplacer un groupe nominal par un pronom personnel sujet, et retrouver un groupe à partir d'un pronom.

  • Dire son raisonnement

    Expliquer pourquoi on a écrit cette terminaison — et reconnaitre un raisonnement qui s'est trompé de mot.

Le mot le plus proche n'est pas le sujet

« Le chien des voisins aboient » est l'erreur la plus fréquente du CE2, et elle n'a rien d'une étourderie : l'élève accorde avec le mot qu'il vient de lire, celui qui touche le verbe.

Les cinq sujets la mettent en jeu d'un bout à l'autre. Chaque groupe à trier porte un dernier mot qui contredit son noyau — « le bouquet de roses » finit par un pluriel et commande un singulier — et un contrôle refuse tout groupe qui ne piègerait personne.

Le remède n'est pas une règle de plus, c'est une question : « qui est-ce qui… ? », posée avant d'écrire.

Une terminaison qui ne s'entend pas

Le programme nomme cette marque depuis le CP : « marque de pluriel des verbes = nt ». Elle est muette, et c'est ce qui la rend difficile : rien dans la dictée ne la signale.

Le troisième sujet fait ranger huit formes verbales selon le nombre de leur sujet. Toutes sont produites par le moteur de conjugaison — la troisième personne des deux nombres, celle qui se prononce pareil au singulier et au pluriel.

Deux verbes irréguliers du programme y figurent, aller et prendre, dont le pluriel s'entend : « il va » et « ils vont » ne se confondent pas. La comparaison rend la marque muette plus visible.

Juger un raisonnement, pas seulement une réponse

Le programme demande que l'élève « verbalise des raisonnements orthographiques ». Le cinquième sujet évalue donc le raisonnement lui-même : quatre élèves disent pourquoi ils ont écrit cette terminaison, et deux ont invoqué le mauvais mot.

Chaque copie montre la phrase dont elle parle. C'est une correction faite en cours de route : sans la phrase, le raisonnement était injugeable, et l'élève n'avait que l'affirmation de son camarade à croire ou à refuser.

Corriger la réponse d'un autre est une compétence distincte de celle d'écrire juste, et c'est la plus efficace pour désinstaller une erreur : on ne la commet plus quand on sait la nommer.

Méthode et vérification

Aucune forme verbale n'est écrite dans le module : chaque phrase déclare un verbe et une personne, et le moteur de conjugaison calcule la forme. Les mauvaises réponses des questionnaires sont donc de vraies formes du même verbe, à d'autres personnes — un contrôle refuse tout choix que le moteur ne saurait produire. Les copies à corriger se jugent de la même façon : on compare la personne employée à celle que le sujet commande, et la correction est la forme rendue pour la bonne personne. Le cinquième sujet fait juger le raisonnement lui-même, et chaque copie y montre la phrase dont elle parle — sans elle, l'élève n'aurait que l'affirmation de son camarade et aucun moyen de la vérifier. Un contrôle vérifie aussi que chaque groupe sujet du tri porte un dernier mot qui contredit son noyau : sans ce piège, le tri se ferait sur la dernière lettre et ne mesurerait rien. Un autre vérifie que deux phrases au moins ont leur sujet placé après le verbe, comme la consigne l'annonce, et que les deux transformations vont en sens contraire.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, parties « Étude de la langue » et « Orthographe ».

Questions fréquentes

Comment trouver le sujet d'un verbe ?
En posant la question « qui est-ce qui… ? » juste avant le verbe, ou en encadrant le groupe par « c'est … qui ». Les deux donnent le groupe entier, pas seulement le mot le plus proche.
Pourquoi écrit-on « le chien des voisins aboie » ?
Parce que le sujet est « le chien », au singulier. « Voisins » est au pluriel mais ne commande rien : il fait partie du groupe sans en être le noyau.
Le sujet est-il toujours avant le verbe ?
Non. Quand la phrase commence par un complément — « Sur le toit chante une pie » —, le sujet passe souvent derrière le verbe. La question « qui est-ce qui… ? » fonctionne quand même.
Quelle terminaison prend un verbe au pluriel ?
La marque -nt à la troisième personne. Elle ne s'entend pas : c'est pourquoi il faut chercher le sujet avant d'écrire la fin du verbe.