Ce que ces sujets évaluent
Reconnaitre les trois mots d'un groupe nominal, accorder toute la chaine avec le nom, nommer les trois marques de pluriel et dire laquelle s'entend, et reconnaitre les deux façons d'enrichir un nom.
L'expression « complément du nom » n'y figure nulle part : elle appartient au cycle 3, et un contrôle garantit qu'elle ne peut pas s'imprimer.
Les cinq couples de formats sont eux aussi les cinq que l'article d'exercices n'emploie pas.
1 sur 5
Sujet 1 — toute la chaine suit
Quatre groupes écrits par des élèves, dont trois où un mot n'a pas suivi. Puis six groupes à ranger selon ce qui les enrichit.
Quatre groupes nominaux écrits par des élèves. Dans trois d'entre eux, un seul mot de la chaine est resté au singulier, et le reste a suivi le nom.
Ces fautes ne sont pas inventées : le module reprend le groupe accordé et remet une seule de ses parties au singulier. Le décalage est visible à l'œil et inaudible à l'oreille — exactement l'erreur que l'élève commet en dictée.
Le module refuse d'ailleurs de poser la faute sur un mot invariable : « gris » s'écrit pareil aux deux nombres, et la copie sortirait correcte tout en étant comptée fausse.
Le tri qui suit fait observer les deux façons d'enrichir un nom. Les six groupes vont deux par deux — un chapeau neuf, un chapeau de paille — et la comparaison se fait toute seule.
Les questions finales font nommer les trois mots du groupe, dire lesquels changent au pluriel, et citer les deux façons d'enrichir un nom.
Les six groupes du tri vont deux par deux, sur le même nom.
- Quatre groupes à juger
- Six groupes à ranger
- Un seul mot n'a pas suivi
2 sur 5
Sujet 2 — un pluriel qui s'entend
Huit groupes au pluriel, dont quatre seulement dont on entend la marque. Puis trois noms à relier à leur marque.
Huit groupes au pluriel, et une question qui ne se lit pas sur la dernière lettre : entend-on la marque ?
Quatre l'entendent, quatre non. « Les bijoux » se prononce comme « le bijou » malgré son -x ; « les chevaux » ne se prononce pas comme « le cheval », parce que le mot entier change.
Le module tient cette propriété, et un contrôle vérifie qu'elle suit bien la famille de chaque nom : un corrigé ne peut donc pas ranger un nom du mauvais côté.
L'association qui suit relie trois noms aux trois marques que le programme nomme — -s, -x et -al qui devient -aux —, et un contrôle vérifie que les trois y sont toutes.
Les questions finales font compter les marques rencontrées, dire si le pluriel de « les bijoux » s'entend, et expliquer pourquoi celui de « les chevaux » s'entend.
Les trois marques du programme y sont toutes.
- Huit groupes à ranger
- Trois marques à relier
- Une seule s'entend
3 sur 5
Sujet 3 — le même nom, enrichi
Quatre noms à relier au groupe qui les enrichit, puis six groupes à mettre au pluriel.
Quatre noms nus, et quatre groupes qui les enrichissent d'un adjectif. Relier les deux, c'est voir ce que l'adjectif ajoute.
L'association est une bijection, et un contrôle le vérifie : deux groupes identiques à droite rendraient l'exercice incorrigible.
La liste qui suit fait passer six groupes au pluriel. Le déterminant change aussi — « le journal » devient « les journaux » —, et c'est bien toute la chaine qui suit.
Deux de ces six groupes portent un adjectif : leur pluriel demande donc trois accords au lieu d'un, et c'est là que la chaine se rompt le plus souvent.
Aucun de ces groupes n'est repris de l'article d'exercices, et aucun n'est enrichi par les mêmes mots que la couverture : un contrôle compare les jeux avant l'impression.
Les questions finales font corriger un ordre de mots impossible, dire ce qu'un adjectif apporte au nom, et écrire le pluriel d'un groupe en -x.
Le déterminant change au pluriel, lui aussi.
- Quatre noms à enrichir
- Six groupes au pluriel
- Le même nom, avant et après
4 sur 5
Sujet 4 — l'adjectif suit le nom
Huit adjectifs à accorder avec un nom déjà au pluriel, puis trois adjectifs à reconnaitre dans leur groupe.
Huit lignes, et sur chacune un groupe déjà au pluriel suivi d'un adjectif au masculin singulier. Il ne reste qu'à l'accorder.
C'est le geste le plus fréquent de la dictée, et le plus souvent manqué : le nom porte sa marque, l'adjectif l'oublie.
Les huit adjectifs couvrent les trois genres de difficulté — celui qui prend un -s, celui qui change de forme au féminin, et celui qui ne bouge pas.
Le questionnaire qui suit demande de désigner l'adjectif parmi les trois mots du groupe. Les deux mauvaises réponses sont le déterminant et le nom : un leurre venu d'ailleurs se rayerait sans réfléchir.
Les questions finales font nommer le mot avec lequel l'adjectif s'accorde, dire si cet accord s'entend, et désigner un déterminant dans un groupe donné.
Les trois choix sont toujours les trois mots du groupe.
- Huit adjectifs à accorder
- Trois adjectifs à reconnaitre
- Le nom est déjà au pluriel
5 sur 5
Sujet 5 — lequel est bien accordé ?
Quatre groupes à choisir parmi trois écritures, puis trois derniers groupes à juger.
Quatre lignes, et sur chacune trois écritures du même groupe. Une seule est bien accordée ; dans les deux autres, un mot de la chaine est resté au singulier.
Les deux fautes sont produites par le module, pas inventées : l'une sur le nom, l'autre sur l'adjectif. Le module refuse la ligne s'il ne peut pas produire deux fautes visibles.
C'est l'exercice le plus proche de la relecture réelle : on ne cherche pas la faute, on compare trois écritures et l'on reconnait la bonne.
La chasse aux erreurs qui ferme l'évaluation reprend trois derniers groupes, dans un ordre de verdicts différent de celui du premier sujet — un contrôle le vérifie, sans quoi la seconde se réussirait en recopiant la première.
Les questions finales font nommer le mot qui commande, corriger un pluriel irrégulier, et dire pourquoi il faut relire un groupe nominal.
Les verdicts ne suivent pas l'ordre du premier sujet.
- Quatre groupes à choisir
- Trois derniers à juger
- Deux écritures fautives
Compétences travaillées
-
Les trois mots du groupe
Reconnaitre le déterminant, le nom et l'adjectif — et savoir lequel commande les deux autres.
-
Toute la chaine suit
Accorder le déterminant et l'adjectif avec le nom, au singulier comme au pluriel.
-
Trois marques de pluriel
Nommer -s, -x et -al qui devient -aux, et dire laquelle des trois s'entend.
-
Deux façons d'enrichir
Un adjectif, ou un petit mot suivi d'un autre nom — la seconde s'observe au CE2, elle se nomme au CM1.
Ce que le CE2 ne fait pas
L'expression « complément du nom » n'apparait pas une seule fois dans le programme de français du cycle 2. Elle figure dans la terminologie du cycle 3 : « Au sein du groupe nominal, ils identifient le complément du nom ».
Une évaluation qui la ferait nommer noterait donc une notion du CM1. Le titre de cet article la porte parce que c'est ce que les enseignants cherchent ; les cinq sujets, eux, s'en tiennent au groupe nominal tel que le CE2 le connait — déterminant, nom, adjectif.
Les groupes introduits par « de » y sont donc observés et jamais nommés, comme on observe une chose avant de l'étudier. Un contrôle interdit à l'expression de figurer dans ce que les fiches impriment, titres de colonnes compris.
Une chaine dont aucun maillon ne s'entend
« Les petits chats » se prononce comme « le petit chat » à l'article près. Le -s du nom, celui du déterminant et celui de l'adjectif sont tous muets : rien dans la dictée ne les signale.
C'est pourquoi la chasse aux erreurs du premier sujet remet un seul mot au singulier et laisse le reste accordé. Le décalage est visible à l'œil et inaudible à l'oreille — exactement l'erreur que l'élève commet.
Le module refuse d'ailleurs de poser la faute sur un mot invariable : « gris » s'écrit pareil aux deux nombres, et la copie serait correcte tout en étant comptée fausse.
Le seul pluriel qui s'entende
Sur les trois marques que le programme nomme — -s, -x et -al qui devient -aux —, une seule s'entend. « Les bijoux » se prononce comme « le bijou » ; « les chevaux » ne se prononce pas comme « le cheval ».
Le deuxième sujet fait ranger huit groupes selon ce critère. La réponse ne se lit pas sur la dernière lettre : elle se lit sur le mot entier, qui change ou ne change pas.
Le module tient cette propriété, et un contrôle vérifie qu'elle suit bien la famille de chaque nom employé : un corrigé ne peut donc pas ranger un nom du mauvais côté.
Méthode et vérification
Aucun groupe nominal n'est écrit dans le module : le moteur d'accords les accorde tous, et le corrigé les recalcule par le même chemin. Les fautes de la chasse aux erreurs ne sont pas inventées non plus — on reprend le groupe accordé et l'on remet une seule de ses parties au singulier, celle qui doit être vue. Le module refuse un mot invariable à cet endroit : « gris » s'écrit pareil au singulier et au pluriel, la faute n'y laisserait aucune trace, et la copie sortirait correcte en étant marquée fausse. La borne du niveau est garantie par un calcul : l'expression du cycle 3 ne peut pas figurer dans ce que les fiches impriment, titres de colonnes compris. Le tri du pluriel s'appuie sur une propriété du moteur — seule la famille des noms en -al entend son pluriel — et un contrôle vérifie que cette propriété suit bien la famille de chaque nom employé.
- Programme d'enseignement de français du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Cours élémentaire deuxième année, partie « Étude de la langue ». L'expression « complément du nom » n'y figure pas ; elle appartient à la terminologie du cycle 3.