Cinq évaluations sur vingt, en noir et blanc
Ces cinq évaluations portent sur le troisième thème de géographie du CM1, tel que l'arrêté du 22 avril 2026 le définit. Elles sont tirées en noir et blanc pour être photocopiées sans perte, et chacune se note sur vingt.
Les formats sont ceux d'une évaluation, non ceux d'un exercice : planisphères à compléter, questionnaires à choix, copies à corriger, cartes mentales et textes à comprendre. Aucun n'est repris des fiches d'exercices.
Le barème est réparti en huit, six et six points. Sur plusieurs questions, l'opération choisie est notée à part du résultat : c'est elle qui servira au calcul suivant.
1 sur 5
Évaluation 1 — trois villes, deux trajets
Sur 20 · situer, puis mesurer.
La première évaluation demande de situer avant de mesurer. Un planisphère porte trois villes numérotées, et une ligne brisée qui passe par Paris — deux trajets tracés d'un seul trait.
L'exercice 1 fait écrire les trois noms, puis reconnaitre la ville de départ : c'est là que la ligne change de direction. La réponse doit dire ce qui, sur la carte, permet de le voir — non pas seulement nommer Paris.
L'exercice 2 est un questionnaire de quatre lignes sur les distances, les modes et le sens de « à vol d'oiseau ». La justification demandée porte sur cette expression : une distance à vol d'oiseau ne suit ni route ni rail, et le trajet réel est donc toujours un peu plus long. Le dernier exercice fait calculer une durée de vol, puis expliquer pourquoi un voyage dure plus longtemps que le vol.
Chaque boite du planisphère est calculée autour des coordonnées de sa ville : le moteur vérifie qu'elle la contient.
- Un planisphère
- Un QCM
- Calculer
2 sur 5
Évaluation 2 — lire les deux unités
Sur 20 · le kilomètre et le temps ne disent pas la même chose.
La deuxième évaluation porte sur le repère central du programme : les deux unités de mesure, et le fait qu'elles ne classent pas les trajets dans le même ordre.
L'exercice 1 est un questionnaire de quatre lignes, suivi d'une justification qui exige un exemple chiffré. Une phrase générale ne vaut pas les points : il faut citer deux trajets et leurs deux mesures.
L'exercice 2 propose trois copies. La première est juste. La deuxième affirme que le plus long en kilomètres dure forcément le plus longtemps — l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle consiste à oublier le mode. La troisième multiplie au lieu de diviser. Le dernier exercice fait calculer une durée, puis expliquer pourquoi deux unités valent mieux qu'une : elles ne répondent pas à la même question.
Toutes les valeurs citées viennent du noyau : un chiffre retapé finirait par contredire son calcul.
- Un QCM
- Trois copies
- Calculer
3 sur 5
Évaluation 3 — ce qu'on ne peut pas conclure
Sur 20 · un mode ne se choisit pas au hasard.
La troisième évaluation porte sur le choix d'un mode, et sur ce qu'on ne peut pas en conclure.
L'exercice 1 propose trois copies. L'une est juste. La deuxième croit qu'on peut aller très loin en train « à condition d'avoir le temps » : il n'y a pas de rail, et un mode ne fonctionne que là où son infrastructure existe. La troisième juge le vélo « mauvais parce que lent » — or un mode n'est ni bon ni mauvais en soi, il convient ou non à la distance.
L'exercice 2 est une carte mentale à deux branches : ce qui décide du choix d'un mode, et les deux unités de mesure. Le dernier exercice fait justifier un choix personnel, puis expliquer pourquoi aucun mode n'est meilleur qu'un autre. Deux exemples opposés sont attendus, un pour chaque bout de l'échelle des distances.
Les deux unités sont nommées telles que le programme les écrit : distance kilométrique, distance en temps.
- Trois copies
- Une carte mentale
- Justifier
4 sur 5
Évaluation 4 — d'un mode à l'autre
Sur 20 · un déplacement en enchaine plusieurs.
La quatrième évaluation porte sur l'enchainement des modes et sur les infrastructures où l'on change.
L'exercice 1 est une carte mentale à deux branches : les modes employés dans un trajet vers une autre ville, et les infrastructures traversées. Deux questions suivent, dont l'une demande dans quelles infrastructures se fait chaque changement — on attend l'infrastructure et le changement qu'elle permet, non l'une sans l'autre.
L'exercice 2 donne un texte sur le dernier kilomètre : plus un mode va loin, plus l'infrastructure qu'il demande est grande, et plus elle est loin des maisons. Un aéroport occupe des kilomètres carrés ; on ne le construit pas au milieu d'un quartier. Le dernier exercice fait décrire un trajet à trois modes en nommant chaque changement.
Les mots-clés du programme figurent dans les documents visibles, non dans les seules réponses cachées.
- Une carte mentale
- Un texte
- Décrire
5 sur 5
Évaluation 5 — tout le chapitre
Sur 20 · les modes, les unités, les infrastructures.
La cinquième évaluation reprend le chapitre entier et pose sa question directrice : comment se déplace-t-on dans le monde ?
L'exercice 1 donne un texte sur une inégalité que le chapitre n'avait pas encore nommée. Dans une grande ville, les infrastructures sont nombreuses et l'on passe d'un mode à l'autre sans y penser. Dans un village éloigné, sans gare ni ligne régulière, la voiture devient presque la seule solution — et ceux qui n'en ont pas se déplacent difficilement.
L'exercice 2 est un second planisphère, de quatre villes lettrées, différentes de celles de la première évaluation : il ne s'agit plus de suivre une ligne, mais de situer seul. Le dernier exercice fait donner deux idées du chapitre, expliquées — deux expliquées valent mieux que cinq citées, et le barème le dit en toutes lettres.
Le total de chaque évaluation est vérifié à vingt points avant l'impression.
- Un texte
- Un planisphère
- Rédiger
Compétences travaillées
-
Les deux unités
Mesurer un déplacement en kilomètres et en temps, et savoir que le plus court n'est pas toujours le plus rapide.
-
Six modes, six infrastructures
Nommer chaque mode de transport et l'aménagement qu'il demande, et savoir que la marche n'en demande aucun.
-
Calculer une durée
Diviser une distance par une vitesse, et écrire le résultat en heures et en minutes.
-
Un trajet enchaine des modes
Décrire un déplacement qui passe d'un mode à l'autre, et nommer l'infrastructure où se fait chaque changement.
Deux unités, et elles ne classent pas pareil
Le programme donne deux unités pour mesurer un déplacement : la distance kilométrique et la distance en temps. Ce n'est pas une redondance, et c'est là que ces fiches passent du vocabulaire au raisonnement.
Douze kilomètres en voiture prennent dix minutes ; trois kilomètres à vélo en prennent douze. Le plus court en kilomètres est donc le plus long en temps. La première fiche fait trouver cette inversion, et la couverture la dessine : deux colonnes, un trait par trajet, et les traits se croisent.
Le moteur va plus loin qu'illustrer. Il refuse de produire si aucune paire de trajets n'est classée en sens contraire par les deux unités. Sans cette inversion, les deux unités diraient toujours la même chose, et l'élève en retiendrait qu'elles sont interchangeables.
La marche n'a pas d'infrastructure, et le programme le dit
Le texte officiel apparie six modes à six infrastructures, avec une barre oblique : avion/aéroport, bateau/port, train/gare, voiture/route, métro/station, vélo/voie cyclable. La marche, elle, figure ailleurs — parmi les modalités de déplacement des élèves, et sans infrastructure associée.
Cette asymétrie n'est pas un oubli : c'est ce qui fait de la marche le mode qui commence et termine presque tous les trajets. Aucun autre ne dépose devant la porte, et il reste toujours quelques mètres à faire à pied.
Le moteur vérifie que la marche est bien le seul mode sans infrastructure. Si un autre la rejoignait, la couverture placerait deux modes à part sans pouvoir dire pourquoi.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Les distances entre villes sont calculées à partir des coordonnées géographiques réelles, par la formule de haversine : ce sont des distances à vol d'oiseau, et les fiches le disent. Les durées sont des divisions, faites à partir de vitesses moyennes déclarées en toutes lettres sur la fiche — ce ne sont pas des horaires relevés. Le moteur refuse de produire si aucune paire de trajets n'est classée en sens contraire par les deux unités : sans cette inversion, le repère du programme serait décoratif.