Cinq sujets, cinq milieux
Un élève qui a retenu que le renard mange le mulot ne doit pas pouvoir répondre de mémoire. Chaque sujet apporte donc ses propres organismes, et aucun n'en partage un seul avec un autre sujet ni avec les fiches d'exercices du même chapitre.
Les cinq milieux subissent en revanche exactement les mêmes contrôles : un producteur primaire ne mange personne, le réseau ne boucle pas, il a des embranchements — sans quoi ce serait une chaîne — et l'interdépendance s'y montre.
Chaque sujet traverse les trois attendus du point évalué : qui mange qui, le rôle de chacun dans le réseau, et ce qui arrive quand un organisme disparaît. Le barème fait vingt points à chaque fois.
Les sujets sortent en noir et blanc, comme toutes les évaluations du site : ils sont faits pour être photocopiés.
1 sur 5
Évaluation 1 — le réseau trophique du potager
Compléter un réseau, ranger les organismes selon leur rôle, prévoir une disparition.
La salade, le chou, le puceron, la limace, la coccinelle et le merle. Deux étiquettes ont été effacées, à retrouver par les flèches.
Le cloporte vit aussi dans ce potager, mais il ne figure pas sur le schéma : il ne mange aucun être vivant.
- Retrouver un animal par ses flèches
- Producteur primaire ou consommateur
- Ce qu'une disparition entraîne
2 sur 5
Évaluation 2 — le réseau trophique de l'étang
Remplir un tableau de relations, repérer une flèche lue à l'envers, nommer les quatre besoins.
L'algue, le roseau, la daphnie, le têtard, la carpe et le héron. Un tableau donne ce que chacun mange et qui le mange ; deux cases ont été effacées.
Trois copies d'élèves sont ensuite soumises à la correction.
- Ce qu'il mange, qui le mange
- La flèche lue à l'envers
- Le milieu de vie n'est pas le rôle
3 sur 5
Évaluation 3 — le réseau trophique du sous-bois
Relier chaque animal à ce qu'il mange, et comprendre pourquoi manger deux choses rend moins fragile.
La ronce, le lierre, le chevreuil, le lapin, la martre et la buse. Le chevreuil broute les deux végétaux ; le lapin ne mange que la ronce.
Un questionnaire fait prévoir ce qui arriverait si le lapin disparaissait.
- Relier un animal à sa nourriture
- Manger deux choses, être moins fragile
- Compter les chemins
4 sur 5
Évaluation 4 — le réseau trophique du champ
Lire un diagramme, prévoir une disparition, suivre la matière jusqu'au sol.
Le blé, le coquelicot, le hamster, le lièvre, la perdrix et le busard. Un diagramme compte, pour chaque organisme, le nombre d'animaux qui le mangent.
Le réseau complet est ensuite donné avec le bousier à part.
- La barre la plus haute
- Privé de tout, ou seulement appauvri
- La matière fait un tour
5 sur 5
Évaluation 5 — le réseau trophique du verger
Retrouver une étape effacée dans une suite de conséquences, et organiser le chapitre.
Le pommier, le pissenlit, la chenille, le lérot, le rouge-gorge et la fouine. On retire le pommier et l'on suit ce qui arrive.
La carte mentale rassemble ensuite les trois rôles du programme et la règle de lecture de la flèche.
- Une suite de conséquences, pas un chemin de nourriture
- Deux nourritures valent mieux qu'une
- Les trois rôles du réseau
Compétences travaillées
-
Qui mange qui
Une flèche se lit « est mangé par » : elle part de ce qui est mangé. Aucune n'arrive sur un organisme chlorophyllien.
-
Trois rôles
Les producteurs primaires prélèvent dans le milieu, les consommateurs prélèvent sur d'autres êtres vivants, les décomposeurs rendent la matière au sol.
-
L'interdépendance
Retirer un organisme prive ceux qui ne mangeaient que lui, et appauvrit seulement ceux qui mangeaient aussi autre chose.
-
Compter n'est pas prévoir
Un organisme mangé par beaucoup d'animaux n'est pas forcément indispensable. Pour le savoir, il faut regarder ce qu'il reste à manger à chacun.
Pourquoi les cinq sujets ne partagent aucun organisme
Une évaluation qui reprendrait la haie des fiches d'exercices mesurerait surtout la mémoire. Le chapitre demande autre chose : relire un réseau qu'on n'a jamais vu.
Chaque sujet porte donc son propre milieu — un potager, un étang, un sous-bois, un champ, un verger — et un contrôle vérifie avant chaque génération qu'aucun organisme n'apparaît dans deux sujets, ni dans les fiches d'exercices, ni même cité par erreur dans le texte d'un autre sujet.
Les cinq milieux passent en revanche les mêmes contrôles que la haie. Un sujet ne peut pas contourner la règle du chapitre en apportant ses propres organismes.
Ce que les évaluations mesurent vraiment
Lire une flèche dans le bon sens, d'abord. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle donne des phrases qui se tiennent : « l'algue mange la daphnie » a l'air d'une phrase.
Distinguer ensuite le milieu de vie du rôle dans le réseau. Un têtard vit dans l'eau comme l'algue, et n'est pas pour autant un producteur primaire : il mange.
Prévoir enfin. Retirer un organisme et dire qui n'a plus rien, qui résiste, et pourquoi. C'est ce que le programme appelle « mettre en évidence l'interdépendance », et c'est ce qu'aucun comptage ne remplace.
Méthode et vérification
Cinq sujets originaux notés sur vingt, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Chaque sujet repose sur un réseau qui lui est propre ; tous subissent les mêmes contrôles automatiques — producteur qui ne mange personne, absence de boucle, embranchements réels, interdépendance vérifiable. Les relations et les conséquences imprimées sont calculées, jamais saisies. Ni photosynthèse ni micro-organismes. Sujets et corrigés en noir et blanc.