Ce que ces évaluations mesurent
Placer une question à son échelle, lire le résultat d'un vote, juger ce qu'un délégué rapporte, ranger une décision entre intérêt général et intérêt particulier, et dire si elle prend en compte les générations futures.
Le cas central du chapitre est évalué : un délégué qui a voté pour et qui rapporte pourtant le refus de sa classe. Un contrôle vérifie qu'il figure bien dans le jeu.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.
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Évaluation 1 — à quelle échelle se décide une question
Une question se décide là où sont ceux qu'elle concerne.
Le sujet ouvre sur les trois échelles que les fiches ne font pas remplir : le collège, le département et la région. Six cases, deux par ligne, le représentant et l'assemblée.
Une seconde question demande de ranger ces trois échelles de la plus proche à la plus large. L'ordre est celui du programme, et il n'est pas décoratif : il dit jusqu'où porte chaque décision.
L'association place ensuite quatre questions concrètes à leur échelle. Le critère est toujours le même — qui la question concerne-t-elle — et il suffit à trancher les quatre.
Le sujet se termine par une question rédigée sur la raison d'être de la démocratie représentative : pourquoi ne demande-t-on pas son avis à chacun avant chaque décision ?
Le programme nomme sept échelles, et sept seulement.
- Six cases à remplir
- Quatre questions à placer
- Pourquoi sept échelles
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Évaluation 2 — compter les voix
La majorité ne s'apprécie pas : elle se compte.
Quatre votes sont donnés avec leurs voix, et il faut relier chacun à son écart. Rien à retenir : une soustraction par ligne, et quatre écarts tous différents.
Le questionnaire vérifie ensuite trois choses distinctes : lire une majorité, additionner des votants, et savoir qu'une décision serrée s'applique comme une autre.
Cette dernière ligne n'est pas un calcul : c'est une règle, et c'est elle que la partie rédigée reprend. Un élève de la minorité doit-il respecter la décision ?
La réponse attendue distingue deux choses que les élèves confondent souvent : respecter une décision et l'approuver. La seconde question demande ce qui se passerait si l'on décidait qu'un vote gagné de peu ne compte pas.
Elle se répond en cherchant la conséquence de la règle contraire : il faudrait alors fixer un écart minimum, et toutes les décisions serrées deviendraient impossibles à prendre. C'est un raisonnement, pas une connaissance à restituer, et c'est ce qui en fait la question la plus discriminante du sujet.
Les quatre écarts sont différents : un seul trait est possible par vote.
- Quatre votes et leur écart
- Trois lignes à cocher
- Ce que le vote engage
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Évaluation 3 — porter la parole des autres
Un délégué rapporte ce que la classe a décidé, pas ce qu'il pense.
Le questionnaire pose la règle sous trois angles : ce qu'un délégué doit rapporter, s'il garde le droit d'être en désaccord, et devant qui il est responsable. Les trois disent la même chose, et un élève qui n'a pas compris se trompe aux trois.
Le tri met ensuite trois délégués devant leur conseil, avec le résultat du vote, leur propre vote et ce qu'ils ont rapporté. Deux colonnes : porter la parole de la classe, ou porter la sienne.
Le cas central est parmi eux. Théo a voté pour, sa classe a décidé contre, et il rapporte le refus : il fait exactement son travail. Un contrôle vérifie que ce cas figure bien dans le jeu.
La partie rédigée porte précisément sur lui, et la réponse attendue dit pourquoi son propre vote ne change rien à ce qu'il devait dire.
Le verdict se mesure contre la majorité, jamais contre le vote du délégué.
- Trois lignes à cocher
- Trois délégués à ranger
- Voter d'un côté, rapporter de l'autre
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Évaluation 4 — l'intérêt général, et ce qu'il coûte
Une décision peut servir tout le monde et coûter à certains.
Six décisions, deux colonnes, et une seule question pour les trancher : pour qui la décision est-elle prise ? Trois d'entre elles coûtent quelque chose à quelqu'un, et elles ne tombent pas toutes du même côté.
La chasse aux erreurs porte ensuite sur les deux fautes symétriques. Rayan refuse l'intérêt général à une décision parce qu'elle coûte ; Camille l'accorde à une autre parce qu'elle ne gêne personne. Les deux jugent sur le prix au lieu de juger sur les bénéficiaires.
La première copie, elle, est juste, et elle énonce le point du chapitre : une décision peut servir l'intérêt général même si elle gêne certains parents.
La partie rédigée demande d'expliquer la phrase du programme — l'intérêt général « n'est pas toujours compatible avec les intérêts de chacun » — avec un exemple de l'exercice 1.
Une seule question range une décision, et ce n'est pas celle du coût.
- Six décisions à ranger
- Trois copies à juger
- Ce que le coût ne dit pas
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Évaluation 5 — aujourd'hui et demain
L'intérêt général compte aussi ceux qui ne sont pas encore nés.
Ce sujet porte sur la seconde phrase du programme : « dans une perspective de développement durable, la définition de l'intérêt général prend en compte les générations futures ».
Les trois copies mettent en jeu la confusion la plus tenace du chapitre. Sarah juge inutile une plantation dont l'ombre n'arrivera que dans quinze ans ; Noé croit qu'une décision qui ne coûte rien aujourd'hui est forcément durable. Les deux confondent le prix d'aujourd'hui et ce qui reste pour demain.
Le tableau fait ensuite relier les cinq besoins collectifs que le programme énumère à cinq décisions concrètes, données en désordre. Chacune ne répond qu'à un seul besoin.
La partie rédigée demande de juger une décision sur les deux questions à la fois : pour qui est-elle prise, et jusqu'à quand vaut-elle ? Une décision peut être d'intérêt général sans être durable.
Les deux questions ne se déduisent pas l'une de l'autre.
- Trois copies à juger
- Cinq besoins à relier
- Deux questions, pas une
Compétences travaillées
-
Placer une question à son échelle
Nommer le représentant et l'assemblée d'une échelle, et dire où se décide une question donnée.
-
Lire un vote
Compter une majorité, un écart, un nombre de votants, et savoir ce qu'une décision engage.
-
Juger un rapport de délégué
Comparer ce qu'un délégué rapporte à ce que sa classe a décidé — et non à ce qu'il a lui-même voté.
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Ranger une décision
Différencier l'intérêt général de l'intérêt particulier sur les bénéficiaires, et juger séparément si la décision prend en compte les générations futures.
Ce que ces sujets permettent de voir
Les cinq sujets sont indépendants et notés chacun sur vingt. Ils peuvent servir de sujet unique, de rattrapage, ou de série progressive au fil de la séquence.
Chacun combine deux formats — un tableau et une association, un questionnaire et un tri, une chasse aux erreurs et un tableau — et aucun couple ne se répète d'un sujet à l'autre. Un élève ne peut donc pas réussir par habitude de la présentation.
Le dernier exercice de chaque sujet se rédige en français sur plusieurs lignes. C'est là qu'on voit si la règle est comprise ou seulement appliquée.
Pourquoi d'autres données que celles des fiches
Un élève qui a travaillé les six décisions des fiches peut les ranger de mémoire sans avoir compris ce qui les range. L'évaluation ne mesurerait alors qu'un souvenir.
Ces sujets emploient donc d'autres délibérations, d'autres délégués, d'autres décisions et d'autres réponses aux besoins collectifs, et un contrôle refuse tout chevauchement.
Les sept échelles font exception, et pour une raison qui n'en est pas une : le programme en nomme sept, et sept seulement. Les fiches en travaillent quatre, ces sujets les trois autres.
Méthode et vérification
Ces cinq sujets ne reprennent AUCUNE donnée des fiches : ni une délibération, ni un nom de délégué, ni une décision, ni une réponse à un besoin collectif. Un contrôle compare les deux modules et refuse le moindre chevauchement — une évaluation bâtie sur les données de la séance ne mesurerait que la mémoire de la séance. Les sept échelles, elles, sont celles du programme et on ne peut pas en inventer d'autres : les fiches en font remplir quatre, ces sujets les trois qui restent, et un contrôle vérifie que les deux articles couvrent la liste exactement une fois. Ce qui est noté se calcule. Une majorité se compte depuis les voix imprimées ; la fidélité d'un délégué se mesure contre cette majorité et jamais contre son propre vote ; l'intérêt que sert une décision se déduit de ses seuls bénéficiaires, sans aucun accès à ce qu'elle coûte ; sa durabilité se lit sur son seul horizon. Un contrôle exige de plus que le jeu de décisions porte les deux cas opposés — une décision d'intérêt général qui coûte à certains, et une qui ne coûte à personne — parce que l'un et l'autre défont une erreur symétrique. Enfin, aucune question ne demande à l'élève ce qu'il pense : le contrôle d'opinion commun aux articles d'EMC du site est appelé sur tout ce que ces sujets impriment, et les cinq couples de formats sont ceux que les fiches n'emploient pas.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024). Son article 3 l'applique à la classe de sixième à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Section « Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique », première partie, « Représenter les autres et servir l'intérêt général » (5 à 6 heures).