Ce que ces évaluations mesurent
Relier une quantité française à son groupe anglais ; compléter une chaîne qui va de l’étiquette à la phrase ; remplir une carte à deux chemins ; retrouver une étiquette effacée à partir de la seule phrase d’exemple.
Et deux faits que ce chapitre enseigne en propre : que le sens d’un mot ne dit pas s’il se compte, et que le français n’en dit pas davantage.
Deux ou trois pages A4 selon le sujet, en noir et blanc, corrigé séparé avec barème détaillé.
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Sujet 1 — six traductions, une chaîne
Six groupes français à relier à leur groupe anglais, puis une chaîne à finir : le même « beaucoup de », deux quantifieurs.
Le premier sujet met les deux langues face à face. Six quantités françaises à gauche, six groupes anglais à droite, et chaque groupe n’a qu’un seul correspondant.
La colonne française est presque identique d’une ligne à l’autre : « beaucoup de conseils », « beaucoup de tuyaux », « beaucoup de bagages », « beaucoup de valises ». C’est l’anglais qui change, et il change deux fois — le quantifieur et la forme du nom.
La chaîne causale qui suit part de « information », l’un des mots que le français compte et que l’anglais ne compte pas. Deux maillons manquent : la forme écrite du nom avec son verbe, puis la phrase entière.
Les trois questions d’explication portent sur ce que le français ne dit pas, sur l’absence de pluriel d’« information », et sur une phrase affirmative à écrire depuis l’extrait de dictionnaire du sujet.
Le même français, deux mots anglais.
- Six groupes à relier
- La chaîne de « information »
- Ce que le français ne dit pas
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Sujet 2 — trois maillons, deux chemins
Une chaîne dont trois maillons manquent, puis une carte à compléter : les deux chemins qu’ouvre une étiquette.
Ce sujet évalue la déduction dans son entier. Une chaîne s’ouvre sur ce que le dictionnaire écrit de « chair », et trois maillons manquent : la famille, la forme du nom avec son verbe, puis la phrase.
Chacun découle du précédent. Un élève qui écrirait la phrase juste sans les deux maillons intermédiaires n’aurait pas montré le chemin, et le barème le prend en compte : deux points par case, deux de plus pour la phrase finale entièrement correcte.
La carte mentale qui suit part d’un nom anglais quelconque et suit les deux chemins que son étiquette ouvre. Les branches vides portent la forme du nom, le quantifieur et la phrase, pour l’indénombrable comme pour le dénombrable.
La dernière branche est celle qui compte : ce que le sens en dit — rien. « bread » et « sandwich » se ressemblent, et ne sont pas dans la même famille. Les trois questions d’explication reprennent le couple « furniture » et « chair » pour le faire formuler.
Montrer le chemin, pas seulement la phrase.
- Trois maillons manquants
- Les deux chemins d’un nom
- Ce que le sens ne dit pas
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Sujet 3 — le quantifieur muet
Une carte de « some » à compléter, puis onze noms dont quatre ne se comptent pas non plus en français.
Ce sujet est celui du mot muet. « much » dit que le nom ne se compte pas, « many » dit qu’il se compte, et « some » ne dit ni l’un ni l’autre : il s’emploie devant les deux familles.
La carte mentale le démonte en quatre branches — ce que « some » permet avec chaque famille, ce qu’il ne dit pas, et ce qui renseigne encore à sa place : le -s du nom, et le choix entre « there is » et « there are ».
La liste qui suit donne les onze noms indénombrables du chapitre. Quatre d’entre eux ne se comptent pas non plus en français, et l’exercice demande de les relever, puis de dire ce que leur existence prouve.
Ce qu’elle prouve, c’est que la règle inverse est fausse. Un élève qui n’aurait vu que des pièges croirait que tout ce que le français compte est indénombrable en anglais. « du pain », « de la musique », « de la circulation » et « de l’argent » le démentent.
Ce que la liste ne dit pas.
- Ce que « some » ne dit pas
- Onze noms qui ne se comptent pas
- Ce qui parle encore
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Sujet 4 — onze pluriels, quatre étiquettes
Une liste de pluriels dont deux ne suivent pas le cas ordinaire, puis quatre articles dont l’étiquette a été effacée.
Ce sujet sépare deux choses qu’on confond volontiers. La famille d’un nom se LIT dans le dictionnaire ; son pluriel, lui, se CALCULE avec la règle de sixième.
La liste donne les onze pluriels du corpus. Neuf s’écrivent avec un simple -s ; deux ne le font pas, et l’exercice demande lesquels, puis la règle que chacun suit. Ce sont exactement les deux que la règle de sixième traite à part, et non deux exceptions à retenir.
L’exercice suivant efface les étiquettes de quatre articles de dictionnaire et laisse les phrases d’exemple intactes. « many » et un pluriel annoncent un nom qui se compte ; « much » et un nom sans -s annoncent le contraire.
Les trois questions d’explication font nommer les deux indices sur lesquels l’élève s’est appuyé, demandent si un indénombrable a un pluriel, et font écrire une phrase affirmative de bout en bout.
Ce qui se lit, ce qui se calcule.
- Onze pluriels
- Quatre étiquettes effacées
- Lire, calculer
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Sujet 5 — quatre entrées, cinq règles
Écrire quatre phrases négatives depuis le dictionnaire, puis relier chaque mot du chapitre à ce qu’il gouverne.
Le dernier sujet demande d’écrire, puis de juger. Quatre entrées de dictionnaire donnent l’étiquette et une phrase affirmative ; il faut produire la phrase négative de chacune, avec le lieu que le dictionnaire donne.
Deux points par phrase, et la phrase doit être entièrement juste : le quantifieur, la forme du nom et l’accord de « there be » se tiennent, et une erreur sur l’un des trois se voit sur les autres.
L’association qui suit ne relie pas des mots à des mots, mais chaque mot du chapitre à ce qu’il gouverne. On y trouve « much », « many », « some », et aussi « There is » et « There are » — que la famille commande tout autant que le quantifieur.
Les trois questions ferment le chapitre. Le s de « news », qui n’en est pas un ; le seul des trois quantifieurs qui ne renseigne sur rien ; et une phrase fausse à diagnostiquer, dont un contrôle vérifie qu’elle est bel et bien fausse.
Écrire, puis vérifier.
- Quatre phrases négatives
- Cinq mots, cinq règles
- Le s qui ne compte pas
Compétences travaillées
-
Déduire, pas retenir
L’étiquette [C] ou [U] est donnée. Ce qui se note, c’est le quantifieur, le -s et l’accord qui en découlent.
-
Le français ne renseigne pas
« beaucoup de » se dit des deux côtés. Le premier sujet fait relier six groupes français à leur groupe anglais.
-
Some est muet
Le troisième sujet le démonte : « some » va devant les deux familles, et ne dit donc pas laquelle.
-
Ce que le chapitre refuse d’enseigner
Quatre noms ne se comptent pas non plus en français. La règle inverse est fausse, et cela s’évalue.
Une évaluation qui ne teste pas la mémoire du dictionnaire
La famille d’un nom anglais ne s’attrape par aucune règle. Elle est écrite dans le dictionnaire, et un élève qui ne l’a jamais rencontrée ne peut pas la deviner — c’est un fait de vocabulaire, pas de grammaire.
Les trois premiers sujets portent donc un extrait de dictionnaire en tête, avec les étiquettes visibles. Ce que les questions demandent est ailleurs : le quantifieur, la forme du nom, le choix entre « there is » et « there are ». Aucun de ces trois renseignements n’est écrit dans l’extrait.
Le quatrième sujet fait le chemin inverse. Les étiquettes de quatre articles sont effacées, les phrases d’exemple restent : l’élève remonte de la phrase à l’étiquette, ce qu’un lecteur fait vraiment quand il rencontre un mot nouveau.
Les deux faits qui se notent, et qu’un contrôle exige
Une évaluation de ce chapitre pourrait se réduire à une mécanique : voir [U], écrire « much ». Elle passerait à côté de ce que le chapitre enseigne.
Le premier fait est que le sens ne dit pas la famille. Le deuxième sujet le fait formuler : « furniture » et « chair » désignent des choses voisines et ne sont pas dans la même famille.
Le second est que la règle inverse est fausse. Le troisième sujet fait relever, dans une liste de onze noms indénombrables, les quatre que le français ne compte pas non plus — et fait dire ce que leur existence prouve. Un contrôle refuse de produire l’article si l’un de ces deux faits n’est évalué nulle part.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'anglais du collège fixé par l'arrêté du 5 mai 2025, en vigueur en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. CE QUI EST ÉVALUÉ, ET CE QUI NE L'EST PAS. La famille d'un nom ne se déduit d'aucune règle : elle se lit dans un dictionnaire. Les trois premiers sujets en portent donc un extrait, et aucune question ne demande de retenir une étiquette par cœur. Ce qui se note, c'est ce qui s'en DÉDUIT — le quantifieur, la forme du nom, celle de « there be » — et les deux faits que ce chapitre enseigne en propre : que le sens ne dit pas la famille, et que la règle inverse est fausse. Un contrôle vérifie que ces deux faits sont bel et bien notés quelque part, faute de quoi l'évaluation ne porterait que sur une mécanique. LE CORPUS COMPTE 11 PAIRES de mots proches par le sens et opposés par la famille, dont 7 où le français compte là où l'anglais ne compte pas, et 4 qui défont cette règle. LE PLURIEL EST IMPORTÉ DU CHAPITRE DE SIXIÈME, non recopié : le quatrième sujet fait justement retrouver les deux pluriels du corpus qui ne s'écrivent pas avec un simple -s, et ce sont les deux que la règle de sixième calcule. TOUTE PHRASE ANGLAISE IMPRIMÉE SORT DU NOYAU, y compris la phrase fausse que le dernier sujet fait diagnostiquer : elle est PRODUITE par une règle fautive nommée, et un contrôle exige qu'elle soit refusée pour la vérification même que la réponse nomme. Les cinq couples de formats sont tous différents de ceux de l'article d'exercices. Évaluations en noir et blanc, corrigé séparé avec barème détaillé, total vérifié à 20 points.
- Programme d'anglais des classes de collège, arrêté du 5 mai 2025 (BO nº 22 du 29 mai 2025), section « Classe de cinquième », « Outils linguistiques → Grammaire A1+ / A2 », rubrique « Les pronoms ». C'est le texte EN VIGUEUR en cinquième depuis la rentrée 2026-2027. L'apport du niveau, cité mot pour mot : « (a2) Les quantifieurs : much, many, some ». LA LISTE EST FERMÉE, ET CELA A ÉTÉ MESURÉ SUR LES QUATRE SECTIONS DU PROGRAMME : « any » n'est un point de grammaire d'aucune classe du collège — il n'apparait que dans des phrases d'exemple ; « a lot of », « little » et « plenty of » n'y figurent nulle part. LES FRONTIÈRES SONT DANS LE MÊME DOCUMENT : la quatrième ajoute « (A2+) Les structures partitives : some of them, most of us, etc. », et la troisième « (B1) Les éléments interrogatifs portant sur la fréquence (How often? / How many times?), le degré (How much? / How well?) ». LE PLURIEL EST CELUI DU CHAPITRE DE SIXIÈME, que le même programme fixe : « Appliquer les règles d'accord élémentaire sur un champ lexical plus large : person/people, knife/knives, mouse/mice, box/boxes, etc. » LE CADRE DE PHRASE EST CELUI DU PROGRAMME, qui l'écrit trois fois dans sa description de Chartwell : « Outside the house, there are beautiful gardens. […] there is a big wooden desk. On this desk, you can see some documents. » Le décor relève de l'axe culturel obligatoire de la cinquième, « Axe 6. Le Royaume-Uni ».