Ce que ces évaluations mesurent
Écrire un mot appris sous la dictée ; compléter de mémoire trois familles de mots ; retrouver des mots appris dans un petit récit ; ranger six mots selon la question à laquelle ils répondent ; choisir la bonne orthographe entre trois écritures ; juger et corriger six mots d'élèves ; employer un mot dans une phrase ; et compléter huit mots à trous.
Aucune fiche ne porte de leçon : tous les exercices demandent de restituer, et un rappel donnerait les réponses. Les dix-sept mots sont listés sur cette page, pour le maitre.
Le tout en dix formats différents, chacun employé une seule fois, et aucun des cinq couples n'est employé par l'article d'exercices du même chapitre.
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La dictée des mots appris
Une courte dictée où six mots appris doivent tomber juste, trois familles de mots à compléter de mémoire, puis ce que ranger en familles apporte.
La dictée est la première des pratiques que le programme cite : « épellation, copie, mise en mémoire ». C'est aussi la plus exigeante, parce qu'elle demande d'écrire un mot sans l'avoir sous les yeux.
Le texte fait vingt-deux mots et en contient six à retenir : ensemble, trop, vite, encore, pour, bien. Il figure sur le corrigé, qui est la fiche du maitre — celui-ci le dit deux fois, puis le relit lentement.
Le barème sépare ce qui est évalué du reste : un point par mot à retenir bien écrit, et deux points seulement pour l'ensemble de la dictée. Une erreur sur « chaise » ne coûte donc pas autant qu'une erreur sur « encore ».
La seconde partie demande de compléter trois familles. Chaque branche porte en titre un mot que l'élève connait — comme, pour, encore — et les deux autres mots de la famille sont à écrire. Le mot du titre n'est jamais l'un des deux : le module le vérifie.
Six mots qui comptent, et deux points pour tout le reste.
- La dictée
- Trois familles
- Pourquoi des familles ?
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Où l'on retrouve ces mots
Un petit texte aux lignes numérotées où les mots appris se cachent, six mots à ranger selon la question à laquelle ils répondent, puis deux phrases à écrire.
Un mot appris ne sert à rien s'il reste dans une liste. Cette fiche le fait retrouver dans un petit récit — le rangement d'une classe — où il est écrit parmi les autres.
Les lignes du texte sont numérotées, et les trois questions s'appuient dessus : relever les trois mots qui commencent par « en », compter les fois où l'on lit « vite », et repérer les deux mots qui disent COMBIEN.
La première question a demandé une correction avant l'impression. Le récit portait « et il EN oublie deux » : quatre mots commençaient alors par « en », et la question en annonçait trois. Un contrôle compte maintenant TOUS les mots du récit qui commencent par « en », et non seulement ceux du corpus.
La seconde partie fait ranger six mots selon la question à laquelle ils répondent — COMBIEN ou COMMENT. C'est la seconde organisation que le programme demande : la liste thématique.
Un mot appris se reconnait au milieu des autres.
- Lis le texte
- Combien, ou comment ?
- À toi d'écrire
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La bonne orthographe
Quatre mots dont il faut choisir la bonne écriture, six mots écrits par des élèves à juger et à corriger, puis un mot à employer dans une phrase.
Ces mots ne s'entendent pas : ils se voient. « beaucoup » finit par un p qu'on ne prononce pas, « assez » par un z, « mieux » par un x. C'est exactement ce qui rend leur mémorisation nécessaire.
La première partie propose trois écritures d'un même mot, et une seule est juste. Chaque leurre est une orthographe FAUSSE du mot attendu — jamais un autre mot du corpus, ce que le module vérifie : un leurre qui serait un vrai mot rendrait la question ambigüe.
La seconde partie fait juger six mots écrits par des élèves. Trois sont justes, trois ne le sont pas, et les erreurs sont celles qu'on voit vraiment : « encor » sans son e, « combiens » avec un s, « ansuite » avec an au début.
Le module contrôle chaque verdict à l'envers : une copie est juste si, et seulement si, elle appartient au corpus. Une erreur de verdict arrêterait la production.
Ces mots ne s'entendent pas : ils se voient.
- La bonne écriture
- Six mots d'élèves
- Recopier, puis employer
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Chaque mot à sa place
Quatre phrases à trou et quatre mots à relier, un tableau de familles à compléter, puis un mot à employer.
Savoir écrire un mot ne suffit pas : il faut savoir où il va. Quatre phrases attendent chacune un mot, et un seul des quatre proposés convient.
Le module le vérifie phrase par phrase, parce qu'une phrase à trou qui accepterait deux réponses ne pourrait pas se corriger. La colonne de droite est en outre renversée : aucun mot ne se trouve en face de sa phrase, et le renversement n'est pas un simple décalage d'un cran.
La seconde partie revient aux familles, mais par un tableau. Le premier mot de chaque ligne est donné ; l'élève écrit le morceau commun, puis un autre mot de la même famille.
Là encore, rien n'est laissé au hasard : le module vérifie que le morceau annoncé est bien le début du mot, et que le mot cité en exemple commence par ce morceau ET appartient au corpus.
Un seul mot convient à chaque phrase, et c'est vérifié.
- Relie la phrase et le mot
- Le tableau des familles
- Employer et retrouver
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Écrire tout le corpus
Huit mots à compléter lettre par lettre, trois phrases à écrire sur des lignes réglées, puis les mots d'une même famille à retrouver.
La dernière fiche fait écrire, et rien d'autre. Huit mots du corpus sont imprimés avec un trou d'une ou deux lettres, sur huit lignes, et l'élève les complète.
Chaque trou ne peut désigner qu'un seul mot, et c'est prouvé avant l'impression : le module compare chaque motif à tous les mots du corpus et refuse celui qui en désignerait deux. « ens...ble » ne peut être qu'« ensemble » ; « ensu...e » ne peut être qu'« ensuite ».
La seconde partie donne trois lignes d'écriture réglées, du lignage que le CE1 emploie, et demande une phrase par ligne avec un mot de la liste dans chacune. C'est la production qui suit la mémorisation.
La dernière question ramène aux familles une dernière fois : parmi les huit mots de la liste, trois commencent par « com » ou « pour ». Les retrouver, c'est montrer que le rangement a servi.
Huit trous, huit mots, et un seul possible à chaque fois.
- Huit mots à trous
- Trois phrases
- Les familles, encore
Compétences travaillées
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Un corpus organisé, pas une liste
Le programme demande des listes analogiques et des listes thématiques : ranger fait partie de l'apprentissage.
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Trois familles qui commencent pareil
comme, pour et encore ouvrent chacune deux autres mots — six mots retenus pour trois morceaux appris.
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Deux listes qui répondent à une question
Les uns disent COMBIEN, les autres disent COMMENT : c'est la question qui les range, pas la grammaire.
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Restituer, c'est écrire sans modèle
Une dictée, une carte à compléter, huit mots à trous : trois façons d'écrire un mot appris sans l'avoir sous les yeux.
Les dix-sept mots évalués, et pourquoi ce ne sont pas les autres
Trois familles de mots qui commencent pareil : la famille de « comme » (comment, combien) ; la famille de « pour » (pourquoi, pourtant) ; la famille de « encore » (ensemble, ensuite). Et deux listes rangées par la question à laquelle elles répondent : ils disent COMBIEN — beaucoup, peu, trop, plus « assez » — ou ils disent COMMENT — bien, mal, vite, plus « mieux ».
Ce ne sont pas les mots de l'article d'exercices du même chapitre, et c'est voulu. Celui-ci fait apprendre la famille de « tôt », celle de « de », les mots de l'espace et ceux du temps. Une évaluation qui reprendrait ce corpus mesurerait ce que la fiche vient de donner, non ce que l'élève a retenu.
Le module le vérifie au lieu de le promettre : il relève les mots employés par les schémas de l'article voisin et s'arrête si l'un des dix-sept s'y trouve. Les deux corpus se complètent donc, et un élève qui a travaillé les deux articles connait une trentaine de mots rangés.
Les familles retenues ici se reconnaissent au DÉBUT du mot, quand celles de l'article d'exercices se reconnaissaient à la fin. C'est la même idée — un morceau appris une fois sert plusieurs mots — prise par l'autre bout.
Pourquoi ces fiches n'ont pas de leçon
Toutes les évaluations du site ne se ressemblent pas sur ce point : beaucoup portent en tête un rappel de leçon. Celles-ci n'en ont aucune, et un contrôle du module refuse la production si l'une en reçoit une.
La raison est simple : tous les exercices demandent de RESTITUER un mot. Une leçon qui rappellerait les dix-sept mots donnerait la réponse de la carte à compléter, celle du tri, celle des orthographes à juger et celle des mots à trous — il ne resterait rien à évaluer.
Le corpus est donc celui que le maitre a fait apprendre, et c'est cette page qui le lui dit. La liste ci-dessus est faite pour être lue avant de distribuer les fiches, pas par l'élève.
Une seule fiche fait exception à la restitution pure : celle qui porte un petit récit. Les mots y sont écrits, et le travail est de les y retrouver — c'est une autre compétence, et le programme la demande aussi.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 2 fixé par l'arrêté du 22 octobre 2024, en vigueur au CE1. Ces cinq fiches sont les premières ÉVALUATIONS du chapitre : le site n'en portait que des exercices. LE CORPUS ÉVALUÉ N'EST PAS CELUI QU'ON VIENT D'ENSEIGNER, et c'est mesuré : le module relève les mots employés par l'article d'exercices — la famille de « tôt », celle de « de », les mots de l'espace et ceux du temps — et refuse la production si l'un des dix-sept mots évalués s'y trouve. Évaluer sur le corpus qu'un article vient d'enseigner mesurerait la fiche, pas l'élève. AUCUNE FICHE NE PORTE DE LEÇON, et un contrôle le vérifie : une leçon qui rappellerait les mots donnerait la réponse de la carte à compléter, du tri, des orthographes à juger et des mots à trous. LES FAITS QUE LES FICHES AFFIRMENT SONT PROUVÉS AVANT L'IMPRESSION : que les six mots de la dictée soient bien DANS le texte dicté et que le bandeau annonce le bon nombre de mots ; que le mot donné en titre d'une branche ne soit pas une des feuilles à écrire ; que les trois mots du récit qui commencent par « en » soient bien trois — ce contrôle a mordu, le premier jet portait « il EN oublie deux » et la réponse juste en comptait quatre ; que chaque leurre du QCM soit une orthographe FAUSSE et non un autre mot du corpus ; que chaque copie de la chasse soit jugée dans le bon sens ; que chaque phrase à trou n'accepte qu'un seul des quatre mots proposés ; et que chacun des huit mots à trous ne puisse désigner qu'un seul mot. UNE RETOUCHE DU MOTEUR A ÉTÉ NÉCESSAIRE : le bandeau de la dictée écrivait « verbes à l'imparfait » quel que fût le texte dicté, ce qui aurait annoncé ici des verbes absents ; l'étiquette vient maintenant de la donnée, son défaut reste la chaine d'origine, et les vingt-quatre aperçus de la dictée déjà en ligne sont identiques au bit près. Le contrôle des couples ÉNUMÈRE les articles voisins depuis la base. Le total de chaque fiche est vérifié à 20 points.
- Programme de français du cycle 2, annexe 3 de l'arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025. C'est le texte EN VIGUEUR au CE1 à la rentrée 2026-2027. L'exemple de réussite du CE1, cité mot pour mot dans « Mémoriser l'orthographe des mots » : « L'élève mémorise et restitue (grâce à des pratiques variées : épellation, copie, mise en mémoire, etc.) un corpus organisé de mots invariables (listes analogiques : tôt/aussitôt/plutôt/etc. ; listes thématiques, vocabulaire spatial : ici/là-bas/loin/près/etc.). » CE QUE LE MÊME TEXTE RÉSERVE AU CE2, et qui n'apparait donc nulle part sur ces fiches : « Il observe la différence entre les mots variables et invariables et découvre la classe grammaticale de l'adverbe. » Le mot « adverbe » n'est écrit sur aucune fiche, aucune ne fait repérer un mot invariable dans une phrase, et aucune n'explique que ces mots ne changent jamais : le module refuse ces trois formulations.